Par définition, le mot presse est  "l'action de presser sur un support."[1]  Dans le cadre de la publication , le mot presse signifie, l'ensemble des publications périodiques et des organismes qui s' y attachent. Souvent  lorsque on parle de la presse, on pense à la  presse écrite (journaux, revues) . D'une manière générale, le mot presse regroupe à la fois la presse écrite et la presse audiovisuelle(radio et télévision).

La presse congolaise, dans son histoire, a connu trois grandes périodes, notamment:

[1] Larousse

- “De 1891 à 1911: Presse missionnaire

Cette presse, qui a connu plusieurs titres, était caractérisée par un journalisme d'évangélisation. Elle était dirigée par des missionnaires auprès desquels les premiers journalistes congolais faisaient leurs premiers pas. L'introduction de la presse par le réseau missionnaire était liée à l'histoire de l'État Indépendant du Congo.

Parmi ces journaux de l'époque, nous avons: Misamu Miayanga, Se Kukianga, Ntembo Eto et Kasai Herald.

 - De 1911 à 1956: Presse coloniale belge

Créée à Elisabethville (Lubumbashi) par M. Paul Das, un sujet hollandais, fondateur du Journal “ Etoile du Congo ”, cette presse dépendait de la politique coloniale belge et était le reflet des querelles  des partis politiques métropolitains.

Nous avons Le courrier d'Afrique, l'Avenir, La croix du Congo, L'Echo de Stan, Le Stanleyvillois, La voix du Congo, Nos images, L'Etoile Nyota et Mbandaka etc.

 - De 1956 à ce jour

 Au début de cette période, les premiers journaux autochtones ont vu le jour avec les journalistes comme Jean-Jacques Kande, Denis Sakombi, Justin Nzeza, Muissa Camus, Philippe Kanza... Cette période marqua un tournant décisif dans l'histoire du journalisme en RDC. Malgré cela, la presse congolaise a connu aussi des générations qui ont fait  la fierté du journalisme congolais:

Première génération : des origines au début des années 70. Cette période a vu émerger les premiers éditorialistes et reporters congolais ;

Deuxième génération : de 1970 à 1975, plus précisément à la naissance de l'Upc ( Union de la presse congolaise) en 1971 jusqu'en 1980, c'est la génération des  grands journalistes et de Horizon des journaux spécialisés ;

Troisième génération : de 1980 à ce jour:

Journalisme amateur en quête du sensationnel, et mauvaise gestion des organes de presse.[1]

          Aujourd'hui, "la presse est devenue une véritable institution sociale, un “service public”, en ce sens qu'elle remplit une fonction d'intérêt général. Celle d'informer et d'éduquer la masse."[2] Partant de cette mission, la presse est considérée comme "le quatrième pouvoir dans le monde après les trois pouvoirs classiques:, exécutif, législatif et  judiciaire. La presse constitue donc, si elle est bien faite et parfaitement organiser, un pouvoir parmi d’autres pouvoirs qu’elle peut à loisir bousculer ou basculer ; elle peut même créer mais aussi anéantir incube et succube. C’est ainsi qu’elle considéré, au regard de ceux qui ne réussissent pas à l’amadouer ou qui ne parviennent pas à l’asservir, comme un élément dangereux à surveiller de près”[3]

          Dans la formation et l'éducation des masses, "la presse s'efforcera toujours de trouver la vérité et de présenter au public non pas les choses qu'on voudrait leur faire croire et connaître, mais la vérité de ces choses dans toute la mesure du possible. Ce qui fera de la presse" machine à fabriquer l'opinion publique."[4]

 Delphin Bateko (delphinbateko@yahoo.fr) 0812237393



[1] Compte-rendu de la première journée de l'atelier d'analyse Institutionnelle de l'Upc et de préparation du Congrès de la presse, Centre Bondeko du 17 au 19 septembre 2003.

[2] Raphaël Mpanu-Mpanu. – Quel est le rôle de la presse ?, In : Congo-Afrique n°7 du Janvier-février 1962. – p39.

[3] Kande D’Zambulaté. – le quatrième pouvoir se conscientise, In : Journal Le Phare n°2178 du vendredi 26 septembre 2003. – pp.1 et 5.

[4] Raphaël Mpanu-Mpanu. – Opcit p.40.