Documentation et archives

26 février 2019

RDC : Félix-Antoine Tshisekedi, un espoir pour les secteurs des archives et de la documentation

Si hier la classe politique congolaise ne se préoccupait pas du sort des archives et de la documentation, l’avènement du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est aujourd’hui un espoir pour la valorisation  des archives et la documentation en RDC. Au fait, l’actuel chef de l’Etat, a-ton appris de bonnes sources, connaît l’importance de l’archivage et surtout aime les archives. Le dernier témoignage est celui de sa visite des archives de la Clinique Ngaliema où s’est déclaré un incendie. Une attitude qu’apprécient les archivistes, les bibliologues et documentalistes congolais car les archives constituent un instrument sûr dans la lutte contre la corruption. Un fléau que l’actuel régime a, d’ailleurs,  promis de combattre.

Après les élections du 30 décembre 2019, les Congolais de différentes couches sociales n’attendent que le changement promis par la plateforme électorale CASH. Parmi les couches sociales qui se rassurent, il y a les archivistes et les documentalistes congolais qui plaident pour la valorisation de leur métier, car l’actuel Chef de l’Etat connait l’importance de l’archivage des documents. Cela est confirmé par sa volonté de lutter contre la corruption en RDC. Laquelle est devenue un frein au développement. La réussite  de la vision du chef de l’Etat ne repose que sur la réorganisation des secteurs  des archives et de la documentation à travers les archivistes congolais. Raison pour laquelle on estime que sa présence à la tête du pays est un espoir pour les documentalistes (archivistes, documentaliste, bibliothécaires, bibliologues…) congolais pour la valorisation de ce domaine clé du développement pour ce pays-paradis.

Mais bien avant son élection à la tête du pays, les gouvernements précédents ont pu former plus des milliers d’archivistes, documentalistes, bibliothécaires, bibliologues à travers les institutions publiques de formation supérieurs et universitaires, à l’instar de l’Institut supérieur de Statistique (ISS/Kin) et de l’Université de Kinshasa(UNIKIN) sans les utiliser. Dommage ! Aujourd’hui, ce sont d’autres pays du monde qui bénéficient de savoir-faire des archivistes et des documentalistes congolais, et non  la RDC, leur propre pays.  

Archives c’est le pouvoir !   

Les archivistes, les bibliothécaires et les documentalistes ont été toujours parmi les trois premiers conseillers des rois et des chefs d’État dans les grandes civilisations et les pays puissants (1 Rois 4:3 et 2 Rois 18 : 18) que l’Humanité a connus pour la gestion, la conservation et la protection des documents importants, afin de favoriser la communication concrète et exacte des informations confidentielles. Dans la Bible, on constate que  ce sont les archivistes qui ont pu donner au roi Hérode avec l’exactitude les informations tenues cachées depuis des siècles sur le lieu de la naissance de Jésus-Christ quand les mages venus de l’Orient voulaient en savoir un peu plus.

Ce fut aussi grâce à l’archiviste-bibliothécaire- bibliographe, Emile-Banning que le roi Léopold II a pu accepter de prendre l’Etat indépendant du Congo (actuellement République démocratique du Congo).

Pour garantir le bon fonctionnement des structures des documents en RDC, le président de la République a intérêt à nommer lui-même les archivistes formés auprès des institutions et entreprises publiques et comme sous d’autres cieux. Cela afin d’éviter la destruction de la mémoire du pays et la fuite des documents importants ou des informations secrètes. Sans oublier la valorisation de métier des documentalistes en mettant en place le centre de documentation et réhabilitation des bibliothèques universitaires et publiques à travers le pays.   

L’histoire nous rappelle que les nations qui ont pu  bien gérer leurs archives et documentations sont devenues puissantes et avec de services de renseignement et d’intelligence très puissants qui contrôlent le monde. Il s’agit, entre autres, de l’Égypte ancienne, des États-Unis d’Amérique, d’Israël, de Vatican, de la Fédération de Russie, de la France, de la République Fédérale d’Allemagne, les deux Corées, Chine et de la Grande-Bretagne.     

Contrairement à la RDC, depuis des décennies, les secteurs des archives et de la documentation ont été toujours négligés par les décideurs politiques. Cette négligence a occasionné la destruction des documents importants du pays ; l’évolution spectaculaire de la corruption à tous les niveaux de la vie nationale ; et n’a pas permis au pays d’évaluer les actions menées dans beaucoup de secteurs de la vie nationale. Sans oublier la fuite des informations secrètes des services et de la nation.

Et pourtant, la sécurité, le développement, la formation primaire, secondaire et universitaire, la médicine, la justice, la diplomatie, l’audit, la lutte contre la corruption et l’évaluation des actions ainsi que l’information et la communication sont des domaines qui reposent sur les archives et la documentation.  

Pour y arriver, la formation actuelle sur la gestion des archives et autres documents repose plus sur l’approche bibliologique (analyse approfondie des documents) que la simple conservation et la communication des documents.

La bonne gestion et circulation des informations documentaires dans un pays garantissent la confiance  entre les décideurs et les populations, et entre les décideurs et ses partenaires. Elles permettent aussi l’échange des données entre les systèmes. Les archives dans un pays mettent l’accent sur le réveil, le centre/Service de documentation s’intéresse à l’éveil avec comme soubassement la veille ou l’alerte informationnelle.

D’où ce sont des archivistes et documentalistes qui définissent le système et la politique de circulation des informations administratives et secrètes du pays, de la présidence de la République au chef de rue. Seulement ici en RDC, qu’après une manifestation publique, des attachées de presse et chargés de communication se permettent de distribuer des documents liés à cette activité. Et pourtant, pour des raisons de sécurité et de contrôle des informations, ce sont des documentalistes qui ont l’obligation de faire cette opération de distribution. C’est ainsi que prévalent le principe de perpendicularité et la théorie de la ligne brisée ou théorie de Zigzag.

Le principe de perpendicularité stipule que tous les domaines de la vie quotidienne reposent sur la documentation (archives, documentation et livre). Cette relation est perpendiculaire dans le sens que la documentation est la base où repose un pilier appelé les domaines scientifiques.

La théorie de la ligne brisée ou théorie de Zigzag stipule que l’importance des archives est illimitée dans la vie d’une organisation ou d’État. On crée les archives, on les utilise et on les enterre. Mais après, on les ressuscite pour une intervention éventuelle. Cette théorie s’appuie sur le  coefficient de restitution d’Isaac Newton.

Le professeur Bob Bobutaka précise, dans son livre intitulé ‘‘Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville : Développement, langue, musique, sport, politique et bibliologie, Paris, Edilivre, 2017 que la République démocratique du Congo n’a pas son acte d’indépendance du 30 juin 1960. À en croire Bob Bobutaka, la RDC  a perdu son acte d’indépendance le jour même de sa signature, le 30 juin 1960 à Kinshasa.

59 ans après l’indépendance, des Congolais continuent à négliger les documents. Ils ne parviennent pas toujours à gérer les archives. Cette attitude risque d’amener le pays vers une direction inconnue. Au fait, il sied de noter ici que la liste de cas de négligence dans la gestion des archives n’est pas exhaustive. De 1959, avec le Colloque général entre la Haute administration coloniale et les partis politiques, à  2016, lors du Dialogue national inclusif organisé sous les auspices de la CÉNCO en passant par la Conférence nationale souveraine en 1991-1992, la RDC a totalisé 16 rencontres politiques importantes. Est-ce possible, aujourd’hui, de trouver toutes les archives des résolutions de ces 16 rencontres politiques importantes ? Nous ne le pensons pas. Si oui, où sont classés les dossiers relatifs à toutes ces résolutions?

En 2007, n’eut été l’intervention des archives de la Belgique, la RDC allait perdre une partie du territoire de Kahemba au profit de l’Angola. Il faut rappeler ici qu’au début de cette affaire, le gouvernement d’Antoine Gizenga aurait même nié cette partie du territoire national avant l’intervention des archives de la Belgique. Cette ignorance du gouvernement  serait due peut-être au manque des archives pour éclairage sur le conflit frontalier. 

Il sied de rappeler que l’histoire archivistique de la République démocratique du Congo renseigne que les archives en RDC n’ont connu que des moments difficiles. Cela, de la destruction des archives de la colonie belge (Congo belge) par Léopold II au pillage des archives de la présidence de la République et du Parlement au palais du peuple par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) et ses alliés en 1997, en passant notamment par la négligence de ces archives pendant la deuxième République.

Il faut ajouter qu’au cours des dix dernières années, les archives de la RDC ont été détruites plus de cinq fois. En 2006, la destruction d’une partie des archives  judicaires  de la Cour suprême de justice lors des audiences sur le contentieux électoraux. En 2007, des incendies ont détruit les archives de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CONADER) quelques jours avant l’arrivée des experts internationaux pour un audit de la gestion de fonds destinés à la gestion des démobilisés. En novembre 2009, les incendies ont aussi ravagé les archives médicales des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK) et le 21 février 2019, l’incendie du bâtiment des archives de la clinique Ngaliema.

À ce tableau sombre, il faut ajouter la destruction des archives du Secrétariat général et des installations abritant le serveur central du système informatique du ministère du Budget, dans la nuit du 5 au 6 janvier 2015. À ce tableau sombre, il faut ajouter la destruction des archives du Secrétariat général et des installations abritant le serveur central du système informatique du ministère du Budget, dans la nuit du 5 au 6 janvier 2015. La destruction des archives pénitentiaires et judicaires de 2017 à la prison centrale de Makala (dans la nuit du 16 au 17 mai 2017) et celle du 10 juin 2017 concernant le  Parquet de Matete. Sans oublier le 21 février 2019, le récent incendie du bâtiment des archives de la clinique Ngaliema.

Pour éviter les erreurs du passé, le nouveau régime a intérêt à utiliser des archivistes congolais formés afin d’organiser le secteur et à disposer de moyens nécessaires pour doter chaque institution du pays d’un dépôt d’archives. Sans oublier la réorganisation des archives nationales du Congo (actuellement, Institut des archives nationales du Congo).  

Delphin Bateko Moyikoli

Chercheur congolais dans les domaines des archives, documentation, bibliologie et bibliothèque. E-mail: delphinbateko@yahoo.fr

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20 février 2019

Banunu de Yumbi menacés d’exclusion des législatives de mars 2019

   Les populations des cités de Yumbi, Bongende et Nkolo risqueraient de ne pas participer aux élections législatives de mars 2018 faute de carte d’électeur. Les habitants de cette partie de la République ont perdu leurs cartes d’électeur lors de l’attaque perpétrée à Mai-Ndombe par des assaillants Tende (tiene) accompagnés par certains éléments incontrôlés de la Police nationale congolaise(PNC) et des Forces des armées de la République démocratique du Congo(FARDC) recrutés par les commanditaires de cette guerre civile contre les populations Nunu-bobangi.

Cette attaque a fait plus de 900 morts sans compter les déplacés et les disparus. Et aussi beaucoup d’habitations ont été incendiées. Organiser les élections sans tenir compte de cet aspect, la population est donc menacée d’exclusion des élections législatives de mars 2019. Elle éprouvera également de difficulté pour circuler en République démocratique du Congo. Raison pour laquelle, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a intérêt à reprendre l’opération de remise de carte d’électeur à la population de Yumbi, Bongende et Nkolo avant d’organiser les élections législatives de mars 2019.

En République démocratique du Congo, la carte d’électeur fait aussi office de carte d’identité. Les Congolais disposent, comme l’unique document de valeur juridique d’identité, de permis de conduire ou de passeport. Et pourtant, la majorité des Congolais n’ont pas de véhicule et n’effectuent pas de voyage à l’extérieur du pays. A noter qu’il n’est pas facile d’obtenir un passeport en RDC. Cela est un casse-tête chinois. Car, le passeport congolais passe pour l’un des plus chers au monde : il coute au minimum 185 dollars américains. Ce qui est onéreux pour un pays dont un habitant vit en moyenne d’un dollar par jour. Sans oublier de longues démarches à mener pour l’obtention d’un passeport en République démocratique du Congo dans le délai.

Le problème d’identité s’est aggravé en République démocratique du Congo depuis le 17 mai 1997, lors de l’avènement de l’AFDL à Kinshasa, où toutes les cartes d’identité de la deuxième République ont été détruites.

Même s’il faut reconnaitre que cette situation date de longtemps, mais on sait que lors de la deuxième République, la population zaïroise de l’époque avait une carte d’identité de la couleur verte, en matière plastique. Appeler parfois « Accordéon ». Cette carte a été éditée vers le début de l’année 1970, suivie d’une autre carte biométrique expérimentée à Kinshasa. Cette dernière n’a pas connue le succès et était donc jetée dans les oubliettes.

Mais avant et après l’indépendance, le Congolais avait un livret d’identité. C’est grâce à ce document officiel que les autorités de l’époque arrivaient à contrôler les mouvements migratoires internes. Le rôle d’une carte d’identité dans un pays est de permettre d’identifier les nationaux et les distinguer d’avec les étrangers. Elle est un élément-clé de la sécurité d’une nation.

                                                                                                                                         Delphin Bateko

 

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13 février 2019

Génocide de Yumbi au Maï-Ndombe : les enquêtes piétinent, silence du gouvernement

 

S’il est vrai que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a été accueilli, dès sa prise de fonctions, par la grogne sociale, il est aussi vrai qu’il est assailli par les problèmes de sécurité dus notamment à la présence de nombreux groupes armés sur une bonne partie du territoire national et aux conflits intercommunautaires dont celui de Yumbi dans le Maï-Ndombe. Dans ces affrontements, les Nunu ont été des victimes expiatoires. L’intention de commanditaires, vraisemblablement, a été de chercher à exterminer les Banunu. Pour quelle raison ? Seule la justice pourra  éclairer l’opinion.

       

Yumbi

S’agissant de tueries survenues à Yumbi, cette cité de l’ex-province du Bandundu que le Haut commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme appelle ‘‘génocide’’, la présence de plus de 16 000 personnes ayant trouvé refuge au Congo-Brazzaville, en traversant le fleuve Congo, a sûrement été au menu de la rencontre Félix Tshisekedi-Denis Sassou Nguesso, jeudi 7 février 2019.

        Le 16 janvier dernier, le Bureau des Nations unies pour les droits de l’Homme a annoncé que ces tueries avaient fait au moins 890 morts. Un bilan qui pourrait encore s’alourdir, a-t-il promis. Cela dans la mesure où plusieurs personnes ont été brûlées, se sont noyées ou ont été jetées dans le fleuve Congo. Le cynisme a été poussé plus loin jusqu’à la mutilation des organes génitaux.  

        Quelque 465 maisons et bâtiments ont été incendiés ou pillés, dont deux écoles primaires, un centre de santé, un poste de santé, un marché et le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

 Quid des enquêtes diligentées par l’Onu et le gouvernement sortant ?

        « Il est crucial que toute cette violence fasse l’objet d’une enquête approfondie et rapide et que ses auteurs soient traduits en justice », a écrit la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, dans un communiqué parvenu à la presse. « Cela est impératif afin que justice soit rendue aux victimes de ces terribles attaques, mais aussi pour éviter de nouveaux épisodes de troubles intercommunautaires et pour faire face à la colère et au sentiment d’injustice qui pourraient conduire à des cycles répétés de violence entre les communautés. »

        Cette enquête est toujours en cours. Pour cet organisme onusien, elle devra démontrer ‘‘qui a fait quoi’’, afin de ‘‘poursuivre des potentiels auteurs’’ de ‘‘ces tueries à grande échelle’’, laissant à la justice la responsabilité de dire s’il s’agit d’un génocide.​

        L’Onu a donc ouvert une enquête sur ces violences, tout comme les autorités judiciaires de la RDC. Le chef de l’armée dans la région Ouest de la RDC, le général Fall Sikabwe, a révélé l’Agence France Presse (AFP), reprise par La Libre Afrique.be. « Les enquêtes sont en cours. Ils ont tué des militaires et des policiers, ont récupéré leurs armes pour massacrer », a-t-il déclaré, sans autre précision sur les tueurs.

 Une action planifiée

        Le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'Homme, Abdoul Aziz Thioye, s’est expliqué en ces termes : « Tout porte à croire, effectivement, qu’il y a eu un certain niveau d’organisation dans les attaques. Mais ce qui est clair, c’est qu’il y a eu des tueries à grande échelle. » Ce que le commandant des opérations militaires à Yumbi, le colonel Olivier Gasita, a confirmé : « C’était planifié, parce que les gens qui ont attaqué la cité de Yumbi, la localité de Nkolo et celle de Bongende, recevaient des ordres de quelque part. D’après nos enquêtes, il y avait une organisation qui commandait tous ces assaillants. »

 Silence des autorités congolaises : le président Tshisekedi invité à s’y impliquer

        Le gouvernement sortant ne semble pas s’impliquer dans ce conflit entre les ethnies Nunu et Tende pour établir les responsabilités en punissant les coupables. Pour une action planifiée, il est tout-à-fait normal qu’il y ait quelque part des tireurs de ficelles.

        On ose à peine croire qu’un simple enterrement d’un chef coutumier Nunu puisse mettre le feu aux poudres. D’où ces violences, liées aux rivalités sur les terres ancestrales entre les membres des communautés Nunu et Tende. Cela malgré l’interdiction des autorités locales. Lesquelles ? Et pourquoi ? C’est  la justice de répondre à ces interrogations.

        Il convient de relever le fait que la Société civile de Yumbi a signalé le fait que des véhicules de l’État avaient transporté des soldats et policiers qui se sont mêlés aux Tendé pour commettre ces forfaits à l’endroit de membres de la communauté Nunu. « Cela justifierait-il le silence du gouvernement ? Lequel est demeuré motus et bouche cousue devant cette sauvagerie des Batende. Mais, pourquoi, Bon Dieu ? », s’est interrogé un jeune Nunu, la trentaine révolue, qui a requis l’anonymat. Et d’ajouter : « Ce qui est frustrant et agaçant, c’est le fait que les ‘‘génocidaires’’ continuent de circuler librement, sans être inquiétés. »

         Qu’à cela ne tienne ! Les tensions restent toutefois palpables entre Banunu et Batende, selon toutes les personnes interrogées par France 24.

        De son côté, le gouverneur de la province de Mai-Ndombe, Ngobila Gentini, un Tendé, assure avoir commencé à réfléchir sur la manière de régler ces problèmes, « la haine ayant pris des dimensions incommensurables. » En effet, dans ces affrontements, les Nunu ont été des victimes expiatoires. « L’intention de commanditaires, vraisemblablement, a été de chercher à exterminer les Banunu. Pour quelle raison ? Ici encore, seule la justice pourra nous éclairer », a également fait observer le jeune Nunu d’une trentaine d’années.

On ose également espérer que le nouveau pouvoir ne manquera pas de se saisir du dossier pour chercher à mettre fin à ce conflit car une étincelle peut encore tout embraser.

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26 janvier 2019

Afrique et la gestion de sa mémoire politique, à travers ses présidents

A travers cet article, le professeur Bob Bobutaka Bateko invite les dirigeants africains à travailler à l’enracinement de la culture démocratique dans la gestion de la cité. Ce qui conduira à la passation civilisée et démocratique des pouvoirs, favorisant la continuité dans l’action. La rupture qui s’opère entre l’ancien et le nouveau pouvoir n’est pas faite pour faciliter le développement harmonieux du continent noir. Ceci contribuerait aussi à la protection d’anciens chefs d’Etat et à la pérennisation de la mémoire collective.

         Nous avons toujours affirmé que la colonisation de l’Afrique a été à la fois un désastre pour la société africaine et le peuple africain, et aussi une opportunité pour la cohésion et la revalorisation de l’Afrique dans son intégralité. Elle est un désastre, entre autres, parce que l’Afrique est devenue un contexte de vassalité de l’Occident avec la déculturation de l’Africain, etc. Cependant, il faudra aussi retenir que la colonisation et, grâce aux deux mondiales, les colons se sont rendu compte que l’Africain a aussi beaucoup œuvré pour la déroute de l’Allemagne nazi, par exemple.

        Même si la colonisation, avec l’instauration des frontières et la création des Etats africains, a favorisé la séparation des peuples, mais on doit également mettre à son actif, surtout la revalorisation de l’Afrique comme un tout inséparable du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest.

        Les indépendances des pays africains – vieilles d’à peine de soixante ans – ont favorisé aussi la prise en charge de l’Afrique par les Africains valorisant ainsi la gestion de la reconstruction de sa mémoire collective. Avec les indépendances, il y a les phénomènes des pères de l’indépendance et les premiers présidents africains.

      Les Etats africains ont des problèmes pour la gestion de leur mémoire, surtout du fait que les présidents, une fois, démis de leurs fonctions ou en fin mandat, ne sont pas rassurés d’une vie normale. Et  comme grief essentiel avancé par les adversaires politiques, ils ont mal gouverné leurs pays. Il est vrai qu’avec la responsabilité sociétale citoyenne, les droits de l’Homme, la démocratie, etc. qui sont des éléments caractérisant la société moderne, le continent de Cheikh Anta Diop est encore victime de sa gouvernance plurielle.

       Sur ce, il y a les préoccupations suivants : les présidents africains sont-ils les seuls à être dans la mauvaise gouvernance ou sont-ils les champions de la violation des droits de l’Homme ?

        De nos jours, avec l’avènement de la société de l’information, nous vivons le partage des informations avec les sources modernes et technétroniques, à travers les médias qui balancent les informations, surtout du monde entier presqu’en temps réel. C’est là que l’Africain lambda est sidéré d’apprendre ce qui se passe à travers la planète. Mais, ce qui nous intéresse est de savoir si tous les présidents arrivés fin mandat, même ceux des pays développés, ont été forcément à la hauteur du respect des droits de l’Homme, voire de la bonne gouvernance de leurs pays. Est-ce pour autant qu’ils connaissent le déboire à la fin de leur mandat ?

        Nous observons que les anciens présidents des pays dits développés sont reconnus et valorisés comme tels, alors qu’en Afrique particulièrement, les présidents, en fin mandat, ne connaissent pas une vie normale et beaucoup sont forcés à l’exil. Cette situation n’est guère encourageante pour la continuité des affaires de l’Etat et moins encore pour la gestion de la mémoire collective dont une partie est gardée par cette catégorie de personnes.

       Il est vrai que l’exercice du pouvoir peut conduire à des abus, mais au nom de l’unité et de la paix fragiles des pays africains et, en tenant compte de l’anthropologie du pouvoir africain traditionnel, la sagesse voudrait qu’il y ait une nouvelle orientation politique de la gestion des anciens présidents pour qu’ils continuent à œuvrer pour le développement de leurs pays.

        Pour la mémoire politique, la gestion orthodoxe des anciens présidents va permettre d’assurer aux Etats africains la gestion de leurs mémoires collectives à travers les différents types d’archives stratégiques que ces présidents ont eu à gérer pendant qu’ils étaient en fonction.  Nous sommes convaincu que cette approche aura de l’incidence pour le vrai développement de l’Afrique.

       Certes, les efforts doivent aussi être fournis quand on est au pouvoir en posant des actes plus constructifs pour la terre aussi bien de ses ancêtres que de ses arrières-arrières petits fils et petites filles. Aucune entreprise humaine n’est parfaite, mais avec une certaine positivité, on peut gérer le présent et prévoir le futur des Etats africains avec moins de casses.

        Tout pouvoir est éphémère, mais dans cette breveté, ce qui est important c’est d’être pleinement au service de sa communauté, quand bien même, en guise de feedback politique, aucun dirigeant n’enregistre le global satisfecit de son entreprise politique de la part de ses compatriotes. C’est aussi l’expression de la dialectique sociétale.

         Dans la société de l’information, il sied de noter que le président de la République est le seul citoyen qui détient un nombre exponentiel d’informations stratégiques du pays. Par conséquent, il est le gardien de la mémoire de l’Etat, voire le premier archiviste d’Etat. Et la gestion de celle-ci pour la continuité de l’Etat nécessite une certaine garantie de la République pour le président en fin d’exercice.

        Enfin, la cérémonie de passation des pouvoirs entre le président entrant et celui dit sortant est un moment important et essentiel pour garantir la continuité managériale du pays, et ce, en termes de gestion de la mémoire républicaine.

 Prof. Bob Bobutaka Bateko, Communication politique, Communication des organisations, Communication sociale et Communication scientifique, Paris, Edilivre, 2018, pp. 92-93. (361 p.)

 

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16 novembre 2018

Prof Bob Bobutaka publie Bibliologie entre Archivologie, Communicologie, Éditologie, Épistémologie, Informatologie et Médialogie

Le nouvel ouvrage scientifique démontre les relations qui existent entre la bibliologie et d’autres disciplines scientifiques du monde des Sciences de l’information et de la communication (SIC).

 

        Le professeur Bob Bobutaka Bateko, enseignant à l’Institut supérieur de statistique de Kinshasa (ISS/Kin) et à l’Université de Kinshasa (Unikin), vient de publier un énième livre scientifique intitulé «Bibliologie entre Archivologie, Communicologie, Éditologie, Épistémologie, Informatologie et Médialogie». Ce livre de 296 pages publié aux éditions Edilivre est sa quatrième publication dans cette maison d’édition française.

 

Livre Bob Bobutaka

Prof Bob Bobutaka auteur de plusieurs livres scientifiques

       Selon le résumé de l’auteur, «La Bibliologie, une science de l’information et de la communication, dans sa phase de maturation avancée, démontre et explique ses phénomènes, notamment au travers d’une approche interdisciplinaire et transpluridisciplinaire. Pour ce faire, ce livre construit un schème pluriel tendant à l’explication des phénomènes bibliologiques en exploitant l’informatologie, la communicologie, l’éditologie, la médialogie, l’archivologie et l’épistémologie. La synergie de ces disciplines scientifiques dans une même publication est un exercice cognitif complexe. Ces différentes sciences constituent autant les identifiants que les déterminants d’appréhension et de compréhension de la science de l’écrit et de la communication écrite».

 Mise en relief de recherches sur la bibliologie

       Cette œuvre de l’esprit met aussi en relief les recherches sur la bibliologie effectuées à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa, l’un de plus anciens établissements académiques en Afrique centrale, depuis 1965. Sa section des Sciences et Techniques documentaires existe depuis 1977 et participe activement au renouvellement et à l’enrichissement de la bibliologie dont l’objet épistémologique est l’écrit (multimédia) englobant l’écriture et la lecture. Ces éléments sont significatifs dans le changement du paradigme civilisationnel de l’humanité.

       Enfin, la bibliologie comme toutes les sciences de l’information et de la communication, s’opérationnalise autour du fait, de l’effet et de l’instrumentalisation ou de l’intermédiation.

       Bob Bobutaka Bateko est professeur d’Université, chercheur et écrivain en RDC. Il est docteur en sciences de l’information et de la communication. Il a plusieurs formations, notamment en Archivistique, en Bibliothéconomie, en Documentation, en Bibliologie et en Sciences de l’Information et de la Communication. Son heuristique scientifique exploite, entre autres, l’épistémologie des sciences de l’information et de la communication, la bibliométrie, la biblio-sociométrie, la média-sociométrie, la légistique, l’éditologie, l’éditométrie, l’archivologie, la bibliothécologie, la documentologie, etc. En outre, ses travaux prônent l’approche interdisciplinaire, voire syntagmatique, à côté de l’approche paradigmatique. Ce, en vue de consolider les recherches et les enseignements dans le domaine de l’infocom. Il a collaboré activement avec le professeur-émérite Robert Estivals de l’Université de Bordeaux 3, en France, dans le cadre de la Revue scientifique internationale dénommée Bibliologie, Schéma et Schématisation.

Auteur prolifique

Prolifique, le Pr Bob Bobutaka ne tarit pas d’inspiration et continue des recherches approfondies dans le champ de l’épistémologie. Il a au total publié trois ouvrages courant cette année. L’essai La France, la Belgique et les deux Congo : mémoire historique, approche archivologique et communication politique  est paru en février aux éditions Edilivre à Paris en France. Le troisième ouvrage riche et évocateur qui vient d’être mis sur le marché en ce mois de décembre a pour titre Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville. Développement, langue, musique, sport, politique et bibliologie. Bob Bobutaka y aborde l’évolution de la politique, du sport de la culture dans l’espace Kongo. Un livre qui répond à des curiosités sur l’un des espaces aux cultures riches et mystérieuses dans le monde.

Les autres livres publiés par le professeur sont Archivistique, Bibliothéconomie, Documentation et légistique : disciplines de la bibliologie, Paris L’Harmattan, 2015, 315 pages ; Archivologie, Bibliologie et communicologie : approche épistémologique , Saarbrücken, Editions universitaires européennes, 2014 ; Bibliologie : science de l’Information et de la communication, Saarbrücken, Edition universitaires européennes, 2015 ; RD Congo – Belgique : archives, bibliothèque et bibliologie, Saarbrücken, Editions universitaires européennes, 2013. Dans ce lot des livres de Bob Bobutaka, il y a également Ecrit, Information, communication en République démocratique du Congo : essai de la bibliologie, L’Harmattan, Paris, 2009 ; Déconstruction du processus bibliologique colonial : installation d’un modèle endogène africain, L’Harmattan, Paris, 2015 co-auteur ; La République démocratique du Congo : les élections et après, L’Harmattan, Paris, 2008, co-auteur ; Bibliothèques, livre, écrit et technologies de l’information et de la communication en République démocratique du Congo, L’Harmattan, Paris, 2005, co-auteur ; et  Les bibliothèques congolaises : état des lieux, L’Harmattan, Paris, 2007, co-auteur.

Bienvenu Ipan

 

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02 novembre 2018

Sciences physiques, socle des sciences sociales et des sciences de l’information et de la communication(SIC)

Beaucoup de gens dans le monde ignorent l’importance des sciences physiques dans la vie quotidienne de chacun de nous. Pour eux, ces sciences sont une discipline scientifique qui n’étudie que les phénomènes naturels. En réalité, les sciences physiques permettent à tout être vivant d’éviter les fatalités et surtout de respecter ses limites.    

Science physiques

 

 

Depuis notre formation scolaire jusqu’aux humanités, le cours des sciences physiques n’a été expliqué par les enseignants que comme étant des sciences qui tentent de comprendre, de modéliser, voire d'expliquer les phénomènes naturels de l'univers. Elles correspondent à l'étude du monde qui nous entoure sous toutes ses formes, des lois de sa variation et de son évolution. Et leur champ d’étude est l’espace, la vitesse, le temps, l’équilibre, la quantité, l’énergie... Et pourtant, les disciplines des sciences humaines et sociales et les sciences de l’information et de la communication sont des disciplines qui tirent leurs origines de mathématiques et de la physique. Car les sciences sociales et humaines ainsi que les sciences de l’information et de la communication (SIC) sont des disciplines scientifiques qui sont liées aux besoins primaires de l’Homme.

Cette affirmation prend place dans la mesure où j’ai effectué une  longue période d’observation dans le mode de vie des êtres vivants, plus particulièrement les hommes, les animaux et les insectes. L’observation donne la réponse suivante : les sciences physiques sont le socle des sciences de vie (Sciences sociales et les SIC). Observez quand une personne traverse un boulevard ou une autre chaussée lorsque la circulation des véhicules est intense. Le premier reflexe est de regarder à gauche et à droite de la chaussée à traverser. C’est après qu’elle applique la notion de la vitesse, de l’espace et du temps de là où elle est par rapport au véhicule qui vient d’un sens comme de l’autre afin d’éviter un éventuel accident.

Les sciences sociales et humaines regroupent de nombreuses disciplines scientifiques qui cherchent à expliquer des phénomènes dont les explications ne relèvent pas de la biophysique, mais plutôt des influences, des faits sociaux ou de l'environnement sur les actions, comportements et attitudes humaines. Ses domaines de recherche sont nombreux, allant de la géographie à la psychologie sociale, en passant par la linguistique, la démographie, l'histoire, l'anthropologie ou la sociologie, d’une part, et les sciences de l’information et de la communication, à savoir le journalisme, la communication, la bibliologie, les archives, la documentation, d’autre part.

 D’ailleurs, l’Homme agit et réagit par rapport à ses besoins pour chercher l’équilibre. Si vous avez soif, ce phénomène explique que vous avez un déséquilibre dans votre corps. Pour être équilibré, il faut boire. Ne savez-vous pas que l’équilibre est un domaine des sciences physiques?

Dans les sciences sociales, les Sciences physiques sont des disciplines qui  permettent à l’Homme de définir et surtout de maîtriser ses limites devant une situation donnée.

Les SIC tirent leur origine de la science physique

Dans les domaines des SIC, les sciences physiques interviennent dans la production et la communication d’une information. Dans les médias modernes, la promptitude (vitesse) et l’étendue (espace) de la circulation d’une information comptent. Tandis que, pour les médias traditionnels, c’est le nombre (quantité) d’articles qui compte. L’équilibre sur le nombre d’articles à publier est une obligation pour le respect de l’espace du média et le respect de l’énergie que dégage un lecteur lors de la lecture de l’ensemble d’articles publiés par un support de media. La déontologie journalistique aussi recommande l’équilibre dans les informations à diffuser afin d’éviter de léser le lecteur.

Le Feed-back en communication est une trajectoire ou un angle en sciences physiques. Schématiquement, en science botanique, l’œil utilise les sciences physiques pour la précision d’un objet. Quand nous sommes en train de regarder un objet, l’œil produit deux trajectoires. La première va de l’œil vers l’objet et la seconde de l’objet vers l’œil.      

La langue ou les disciplines de littérature tirent leur origine de la mathématique et la physique. Comment ? Observez bien : pour bien écrire ou parler, la majorité de langues utilisent trois mots clés, à savoir le Sujet, le Verbe et le Complément. Et toutes les langues ont des règles grammaticales. Une règle est une formule. Toutes règles mal appliquées donnent toujours des phrases incomprises. De même avec des formules, si elles sont mal appliquées, on ne trouve pas une réponse exacte.       

Dans les archives, par exemple, le délai de communicabilité est bien défini et aussi le droit à l’information est bien cadré. Ici, on se réfère à la notion de temps et de l’espace. Pour parler de la quantification des documents d’archives dans un dépôt d’archives, on se réfère au mètre linéaire et pour les livres dans une bibliothèque, on parle du volume au lié au nombre.

Les Sic dans la science physique peuvent se justifier car beaucoup de théoriciens et penseurs des Sic ont fait la mathématique, la physique, la statistique ... à l’instar de ... Claude Shannon (Mathématicien), Warren Weaver (Mathématicien), Norbert Wiener (Mathématicien), George Gallup (Statisticien et sociologue)...

Notre vie quotidienne dépend de la science physique 

Même dans les sciences culinaires, la gestion de l’application des ingrédients lors de la préparation d’une sauce est liée à la science  physique. Le souhait d’un cuisinier est que ses clients-gourmands soient satisfaits ou trouvent l’équilibre dans le mélange des ingrédients. En outre, vous pouvez aussi remarquer qu’une restauration chinoise ne peut pas être proposée aux Bangala (Libinza, Banunu-bobangi, Loyi, Mwe, Enyele) en RDC de peur qu’elle ne soit pas consommée. Car tout est lié à la notion de l’espace. Il faut ajouter qu’une culture n’est qu’un espace limité de la pensée.     

Dans la psychologie, loi de l'homéostasie de Claude Bernard (1865) en dit tout. Cette notion en psychologie explique que l’Homme dans son existence a été toujours à la recherche de l’équilibre. L’équilibre, c’est «égal » ou encore la « balance, poids » en science physique.

Le droit (justice) est un domaine des sciences physiques, car sa raison d’être est l’équilibre. D’ailleurs, observez le symbole utilisé partout dans le monde pour la justice. N’est-ce pas une balance ? Qui dit balance, dit équilibre. La balance utilisée par la justice peut aussi signifier qu’il faut chercher celui qui a des arguments solides ou des arguments qui pèsent.  

En médecine, l’utilisation de l’anesthésie recommande les connaissances des sciences physiques, car il faut que l’anesthésiste respecte l’espace dans lequel va intervenir la chirurgie, la durée de l’opération et la vitesse de circulation du produit anesthésique dans le corps du patient. Le non-respect de cette règle est fatal pour le patient.   

Il convient d’ajouter que la physique étudie le comportement de phénomènes naturels tandis que la psychologie le comportement des êtres vivants. En dehors de tout, il faut retenir que les sciences physiques permettent à tout être vivant de mesurer les conséquences de tout ce qu’il veut entreprendre. Et que tout raisonnement repose sur les sciences physiques.

Delphin Bateko M. DRC/Kinshasa

delphinbateko@yahoo.fr

 

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24 octobre 2018

RDC : quel message pour convaincre la base électorale pendant la campagne ?

La campagne électorale s’annonce ! Et dans le chef des candidats, à tous les niveaux, et dans leurs états-majors respectifs, stratégies et stratagèmes font bon ménage pour chercher comment convaincre les électeurs et avec quel discours politique. Dans la plupart de cas, c’est le discours basé sur le mensonge qui sera au rendez-vous.  Il faut tromper, utiliser tous les subterfuges pour gagner la confiance des électeurs et remporter les élections. Comme cela a été le cas lors de la campagne électorale de 2006 et 2011 avec des promesses mielleuses non tenues. Cette fois-ci, le peuple qui n’est plus dupe, ose-t-on croire, ne va plus mordre à l’hameçon. Aussi les partis politiques sont-ils invités à bien s’organiser, pour ce faire, au risque de voir leurs candidats s’engager dans un suicide politique, si jamais les scrutins sont crédibles.

 

CENI

Le 23 décembre 2018, sauf changement de dernières minutes, la République démocratique du Congo va entrer dans la phase des élections présidentielle et législatives attendues depuis plus de 2 ans. Cependant, avant cette fameuse date, l’étape cruciale  est celle de la campagne électorale pour qu’un candidat s’attire l’attention et la confiance des électeurs.

En effet, durant la campagne électorale, les candidats et leurs partis « battent campagne », c'est-à-dire qu’ils font leur promotion dans le but de chercher à récolter le plus grand nombre de voix possible. Ils élaborent généralement un  « programme électoral » ou un « programme politique ».

Quelle que soit l'élection à laquelle on veut se présenter, il est important de mener une campagne électorale. Cela demande un investissement considérable de temps, d'énergie et de moyens financiers, logistiques ... Se lancer dans une campagne électorale doit donc être une décision mûrement réfléchie. En effet, si on n’est pas suffisamment préparé, on risque d'être dépassé par les exigences d'un tel évènement.

Le marketing, un support clé de la politique  

Raison pour laquelle une bonne campagne doit faire appel aux connaissances approfondies de marketing, à savoir l’analyse SWOT utilisé en marketing tout court et en marketing relationnel. Le concept  SWOT est un acronyme issu de l'anglais : Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), opportunities (opportunités) et Threats (menaces). Cette approche permet à celui qui fait sa campagne électorale d’évaluer ses forces, ses faiblesses, ses opportunités par rapport aux autres candidats ainsi que les menaces qui le guettent face à ses adversaires politiques.

Mova Henry

Henry Mova , candidat deputé 

En ce qui concerne le marketing relationnel, il repose essentiellement sur la création d’amitié et de confiance entre les individus d’une structure monolithique et ceux d’une structure hétérogène. Dans ce type de marketing, le message passe souvent de bouche à l’oreille que sur des supports documents. Ce type de marketing est utilisé en République démocratique du Congo par la firme américaine Aloevera pour la promotion et la vente de ses produits de marque.       

Felix

Felix Tshisekedi, candidat président de la République de l'UDPS

Mais, pour y arriver, le candidat à un poste politique a l’obligation de mettre en place un outil ou une équipe de stratégies des organisations permettant de déterminer les options stratégiques envisageables au niveau d'un Domaine d'activités stratégiques (DAS). Cette équipe d’experts doit être composée de communicologues, bibliologues, sociologues, de psychologues et, peut-être aussi, de politicologues. Le travail de ces experts est de mettre en place des directives pour la bonne organisation d’une campagne électorale comme nous le propose le site web wikiHow: Identification des points forts et faibles ; assumer les responsabilités ; demander des avis objectifs à l’entourage ; préparation au marathon électoral ; choisir une cause qui vous tient à cœur par rapport à l’observation de l’environnement et de la nature ainsi que recruter des personnes intelligentes et créatives.

Un autre élément qui ne peut manquer dans une campagne est le mensonge. Le mensonge est le pilier psychologique de la communication politique. Pour bien comprendre le rôle du mensonge dans la politique, il faut d’abord comprendre son rôle  en  psychologie. Cette dernière classifie 4 types de mensonges, à savoir apparent,  mythomane, défensif et bien calculé d’avance. Autrement dit, un politicien doit avoir l’impression de maîtriser tout, doit se présenter comme quelqu’un capable de faire mieux que les autres et surtout comme quelqu’un qui détient plus de grandes  connaissances que les autres.

 

Emmanuel Shadary

Emmanuel Shadari, Candidat Président de la République du FCC

 

Selon le professeur Bob Bobutaka, dans son livre intitulé ‘‘Archivistique, bibliothéconomie, documentation et légistique : des disciplines de la bibliologie, Paris, L’Harmattan, 2015’’, « la communication politique englobe l’étude du rôle de la communication dans la vie politique au sens large en intégrant aussi bien les médias que les sondages, le marketing politique et la publicité avec un intérêt particulier pour les périodes électorales. La communication politique est aujourd’hui une réalité incontournable dans le secteur aussi bien privé que public. »  

Des personnes clés pour la mise en place d’un bureau d’études pour une campagne électorale sont les journalistes, bibliologues, psychologues, sociologues, politologues et communicologues. La finalité est de créer un politicien à pensée circulaire et non à pensée linaire. Dans la pensée circulaire, il y a le contrôle et l’évaluation.

Jules Lowuya

Jules Lowuya, candidat deputé de Lukolela 

 Dans la politique congolaise, les Églises s’intéressent de plus en plus aux actions politiques. Durant les campagnes des élections de 2006 et 2011, certaines Églises, dites de réveil, avaient même pris l’initiative de tromper leurs fidèles en  prophétisant sur certains candidats. Des prophéties selon lesquelles tel est un envoyé ou un élu de Dieu. Il va gagner les élections. Malheureusement, après les élections, le résultat était contraire à la prophétie. Preuve : en 2011, un candidat malheureux au Katanga avait ravi son groupe électrogène offert à une Église lors de la campagne électorale. À noter aussi le danger d’associer une Église à la lutte politique se manifeste également si les acteurs politiques n’arrivent pas à répondre aux besoins des fidèles ou à défendre leurs intérêts après leur élection. En effet,  il y a risque de provoquer une rupture dans la relation qui existe entre les deux parties.   

Le rôle de médias pendant la campagne

À Kinshasa, pour le moment, la majorité de médias diffusent rarement les informations de proximité. Mais ils rendent souvent les informations dites institutionnelles ou font de la communication institutionnelle. Le mal dans cette négligence est que les médias perdent non seulement leur rôle d’intermédiaire mais aussi leurs lecteurs. Ce constat est fait par la quantification d’articles publiés dans des éditions de la presse écrite à Kinshasa.   

Dans son livre intitulé « Élection et médias en Afrique centrale : voie des urnes, voix de la paix, Paris, Karthala, 2009 », Marie-Soleil Frère insiste sur le fait que le rôle des médias dans cette dynamique est capital de sorte qu’une élection démocratique sans liberté des médias est tout simplement impossible. Aussi les médias constituent-ils la tribune principale à travers laquelle les candidats et partis politiques peuvent faire émettre leur point de vue et leur programme. C’est à travers les reportages sur les enjeux du scrutin et la mise en perspectives des propositions de différents protagonistes que les électeurs pourront discerner les différences entre les candidats et partis en lice. Ce sont eux qui fournissent aux lecteurs les informations pratiques sur le processus électoral et le déroulement de la campagne et des opérations de vote. Ils doivent d’ailleurs s’interroger sur la transparence des élections et informer librement les électeurs d’éventuels dysfonctionnements afin d’y remédier rapidement.

 Parti politique mal organisé en RDC

Les partis politiques dans notre pays accusent beaucoup d’insuffisances organisationnelles. Ce manquement est lié à la non-définition de la communication utilisée, à la mauvaise tenue des documents administratifs liés au parti politique, au manque de culture de lecture et de siège du parti politique.

Par définition, la communication des organisations est faite pour vendre l’image d’une structure. Par contre, celle des entreprises est mise en place pour l’augmentation des chiffres d’affaires. En politique, l’esprit de deux organisations communicationnelles permet au parti politique d’attirer la foule vers lui et surtout d’augmenter le nombre de ses membres. Pour y arriver, les partis politiques congolais ont le devoir d’organiser leur communication interne (Gestion structurale des documents d’archives du parti politique)  avant de penser comment vendre et s’attirer de plus en plus l’adhésion des membres.

Pour le moment, l’ignorance est un élément clé qui ne permet pas à la classe politique de maîtriser son environnement (social, politique, diplomatique et de défense). La cause principale est le  manque de culture de lecture. La majorité de Congolais sont plus connectés aux réseaux sociaux qu’aux journaux d’information ou sites web d’information.

Je pense que la première nourriture d’un acteur politique, c’est l’information. Sorry ! À Kinshasa les médias se meurent, faute d’annonceurs et d’acheteurs. La courbe de vente des journaux est toujours de tendance à la baisse. Pourtant, il y a 599 partis politiques et 77 regroupements politiques, selon la liste publiée par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité le 11 mai 2018. En outre, peu de partis politiques congolais n’ont pas de bureau d’études de renommée. Cette situation occasionne la négligence d’archives et de certains documents importants. 

                                                                                                               Delphin Bateko Moyikoli

 

E-mail: delphinbateko@yahoo.fr 

 

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18 octobre 2018

6 octobre 1997-6 octobre 2018 : il y a 21 ans mourrait le musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin

Musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin faisait la fierté de l’Afrique noire à travers sa musique. Lors de scène, il dansait avec de l’humour et  oubliait parfois qu’il  était infirme. Dans les années 1970, Eboa Lotin avait épaté les zaïrois par sa chanson  Matumba Matumba», «Bésombe ». Produit par maison Philips, il va jouer au Ciné Palladium (Ex-Albertum, en face de la grande poste de Kinshasa) dans la commune de la Gombe et au parc de Boeck de Kinshasa (actuellement Jardin Zoologique de Kinshasa).    

Eboa Lotin C

Il y a 21  ans mourait l’artiste-musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin, le 6 octobre 1997 dans l’hôpital Laquintinie à Douala (Cameroun) à l’âge de 55 ans. La mort l’a surpris pendant qu’il préparait son dernier album. Quelques mois avant sa mort, Eboa dit : « Je suis malade pour avoir passé onze ans avec un régime alimentaire qui m’a donné du diabète. Mais je suis encore vivant, et je travaille malgré tout sur mon prochain album... Ce sera un double album. Le premier sera un album de variétés et le second un album religieux, celui-là même qu’on jouera le jour de ma mort ». Confidence d’Eboa Lotin du 9 mars 1997 livrée par Henri F. dans un article intitulé « Je me souviens d’Eboa Lotin ».

Eboa Lotin est reconnu comme le patriarche « Eyum’a moto » dans son Cameroun natal. C’est un musicien qui a marqué aussi des Congolais. Il avait produit en RDC (Zaïre à l’époque) deux fois. En février 1970, il a donné un spectacle émouvant au ciné Palladium dans la commune de Gombe, produit par la maison Philips sur l’inviatation du Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga et en 1994 à l’ex Hôtel Intercontinental de Kinshasa (actuellement Pullman) lors de la soirée de musique Ngwomo Africa de feu Laudert Londala.

Parmi les chansons connues de Eboa Lotin à Kinshasa, on peut citer «Matumba Matumba», «Bésombe » et la chanson « Amanu » qu’il avait dédié aux musiciens congolais Tabu Ley, M’pongo Love et le camerounais Francis Bebey. Il convient de signaler qu’en dehors des connaissances artistiques et musicales, Eboa a connu beaucoup de succès en RDC (Ex-Zaïre) vers les années 1970 à l’époque où la musique congolaise était en baisse. Les chansons de l’artiste Eboa Lotin étaient jouées partout en République démocratique du Congo surtout qu’il recourait à certains mots en Lingala (l’une des langues nationales de la RDC).

Ottou Marcellin, l’autre chansonnier et poète bantou, soutient que « l’artiste Eboa Lotin reste un monument de la chanson et de la culture africaine, bien au-delà de son pays natal. Eboa Lotin savait bien orienter sa musique dans le but de faire danser l’esprit autant que le corps. Eboa Lotin était un phénomène de la chanson ». Il servit d’exemple et inspira des auteurs-compositeurs comme Tom Yom’s et Annie Anzouer. Sa mémoire reste vivace.

Contrairement à l’actuelle musique camerounaise, on constate qu’il y a une propension à promouvoir une musique qui abrutit les populations. Depuis le Ndombolo, le Mapouka jusqu’au Coupé décalé. On produit des sons, du bruit et non de la musique pensée et construite. Eboa fut un grand comédien, un humoriste et un grand danseur. Pendant les scènes, Eboa Lotin savait combiner son humour, sa comédie et son infirmité. C’est ce théâtre-là qui attirait le public contrairement à Mpongo Love du Zaïre (actuellement RDC) qui attirait le public par sa beauté et sa voix angélique.

Eboa Lotin, l’africain

Il est l’un des rares artistes à être invité en 1969 par l’Empereur Jean-Bedel Bokassa 1er de Centrafrique (décédé), feu le président Marien Ngouabi du Congo-Brazzaville lors de la naissance du P.C.T (Parti congolais du travail). Le président Omar Bongo Ondimba du Gabon l’a également reçu pour commémorer le 10ème anniversaire de la rénovation. El Hadj Amadou Ahidjo, président du Cameroun, l’a beaucoup soutenu, tant sur le plan moral que matériel.

Il convient de rappeler que l’artiste-musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin était né le 6 août 1942 (sous le signe du lion) à Bonamouti, Akwa Douala au Cameroun d'une mère ménagère et d'un père pasteur. Le révérend pasteur Adolf Lotin’a Same, un pasteur révolutionnaire, fondateur de la Native Baptist Church.

Eboa hérita vers 1946, alors qu’il n’avait que 3 ans, plus de 400 cantiques de son père (œuvres que Francis Bebey interpréta à ses débuts). Il ne connut presque pas ses parents puisqu’ils sont morts quand il avait à peine quatre ans. Une atrophie due à l’injection de quinine lui paralysa la jambe gauche à un très jeune âge.

Comme tant d’autres artistes, Eboa Lotin a connu des moments de découragement et de désespoir. Il commence à chanter à l’âge de huit ans et compose sa première chanson, « Mulema Mam » (mon cœur) en 1962 il n’a alors que 20 ans.

Cette chanson est l’histoire d’un jeune couple sans expérience dans lequel le mari vient d’accorder la liberté totale et inconditionnelle à son épouse (le divorce), because monsieur n’avait pas le porte-monnaie assez volumineux pour satisfaire les ambitions démesurées de sa femme. Eboa Lotin enregistra dans les studios de Radio-Douala, cette œuvre qui connut un grand succès mais ne lui rapport que très peu de satisfaction matérielle. Mais son amour pour le don qu’il possède dès sa naissance l’incita à continuer à travailler ardemment. Il continue à travailler jour et nuit jusqu'à ce qu'il ait rencontré le succès. Il compose ensuite cinq autres chansons, dont le fameux Mbemb’a mot’a sawa, titre grâce auquel il remporte le 1er prix du Concours Vick’s Vedette (avec Duke Ellington, président du jury et Myriam Makeba membre du jury), titre qui lui permet de découvrir la ville de Paris. Il en profite pour enregistrer ses plus grands succès (aux éditions Philips). Matumba Matumba et Bésombe remporte un succès panafricain et international.

Eboa meurt pauvre

Emmanuel Eboa Lotin a quitté la terre des vivants le lundi 6 octobre 1997, à 17 heures à l’hôpital Laquintinie. Il a laissé une veuve, Mme Jacqueline Eboa Lotin et cinq orphelins : Lynda, Henri, Jackie, Cathy et Samuel et près de 70 chansons chantées, ainsi qu’un album inachevé. Il est mort sans que son « album religieux » soit sur le marché. Mais sa dernière œuvre est sortie quelque temps plus tard, à titre posthume, intitulé « Forever », qui veut dire « A jamais ». Dans cette œuvre qui conclut une carrière de maestro, on retrouve sept chansons dont Ave Maria Cameroun qui ne put être interprétée que par son auteur avant son décès.

Et il mourut pauvre sans profiter de ses droits, comme d’autres artistes africains. Il laisse derrière lui une litanie de chansons comme ses frères et sœurs africains tels Fela Kuti Anipulapo (Nigeria), Francis Bebey (Cameroun), François Lougha (Côte d’Ivoire), Franco Lwambo Makiadi (RDC), M’pongo Love (RDC), Pepe Kallé (RDC), Abeti Masikini (RDC), Madilu système (RDC), Tabu Ley (RDC) etc. Leurs œuvres sont pirates à travers les continents, à tel enseigne que d’autres parmi eux sont morts très pauvres.

                                                                                                                                                         Delphin Bateko Moyikoli

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30 juillet 2018

L’écriture hiéroglyphe utilisée pour écrire les dix commandements de Moïse de la bible

Les inventions africaines sont toujours d’actualité. Pour preuve : les pictogrammes de l’ hiéroglyphe sont utilisés pour les panneaux de signalisation routière et l’Os d’Ishango contribue dans les avancées de l’informatique. La mathématique a été inventée  pour trouver une solution à un problème posé mais l’écriture pour conserver la pensée. Avec des signes d’une écriture, on peut rédiger des millions des langues mais toutes les langues n’ont pas d’écriture.

Hieroglyphe egyptienne

Le monde actuel veut ignorer le rôle qu’a joué l’Afrique au temps de l’empire de l’Egypte antique, celui de l’invention de l’écriture hiéroglyphe et de la mathématique par le Bâton ou l’Os d’Ishango en République démocratique du Congo. L’esprit de cette invention plane sur toutes les inventions humaines jusqu’aujourd’hui. Les Egyptiens, eux-mêmes, nommaient l’écriture hiéroglyphe « Medou-netjer » qui signifie « parole divine» soit, en translittération, mdw nṯr. L’appellation hiéroglyphe dérive du grec  hieroglúphos, formé lui-même à partir de ἱερός / hierós « sacré » et glúphein « graver ». Le hiéroglyphe a été inventé plus de 3000 ans avant J-C.  Dans l’hiéroglyphe il y a 3 sortes de signes: les pictogrammes, les phonogrammes et les déterminatifs.

L’Egypte antique a été inspirée par le Tout puissant pour inventer  l’écriture hiéroglyphe, car Dieu lui-même est l’Ecriture comme l’apôtre Paul le déclare dans son épître aux Romains: « Car l'Ecriture dit à Pharaon: Je t'ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre » (Romains 9,17). L’écriture en soit, est un moyen de communication qui représente le langage à travers l'inscription de signes sur des supports variés. Bibliquement parlant, l’écriture est « la Parole qui a été faite chair » (Jean 1,14). Pour les chrétiens, le sang de Jésus-Christ versé sur la croix est une encre intarissable pour écrire la Parole de Dieu, le Tout Puissant. Mais, nous constatons fort malheureusement que la Bible n’a pas mentionné l’apport de l’écriture et de la mathématique africaine dans l’instruction des Israélites.

L’écriture de la Genèse de la Bible

Et si le récit biblique sur  le séjour des descendants d’Abraham en Egypte antique est réel, on pourrait donc croire que le Dieu d’Israël avait utilisé l’écriture égyptienne pour rédiger les dix commandements qu’Il a transmis à Moïse. N’est-ce pasla même écriture que Moïse avait utilisée pour la rédaction des livres du Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome) ?

Au regard des versets biblique ci-évoqués, l’écriture « Medou-netier » a été utilisée lors de la rédaction d’une grande partie des écrits  de la Bible, le livre sacré des chrétiens. Il faut préciser que les récits de la Bible n’ont pas été écrits par les Africains.  Et pourtant,  la Bible  affirme que les Israelites ont fait 430 ans en Egypte  (Exode 12:41). Les douze fils de Jacob, un des ancêtres des Hébreux, avaient immigré en Egypte quand ils y suivirent leur frère Joseph, qui était établi par le Pharaon sur « tout le pays d’Egypte » (Genèse 41 : 38-44). Et après plusieurs années, ces Hébreux  furent devenus esclaves en Egypte.  Pendant ce moment, les Israelites ont appris la sagesse de l’Egypte (Actes 7, 22 : Moïse fut instruit dans toute la sagesse ou science des Egyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres...).

 

Bible

Qui dit sagesse, dit aussi maitrise de l’écriture, de la science, de la mathématique et de la civilisation. Qui plus est, il faut se demander si combien de générations peuvent se succéder pendant 430 ans ? Car, des sociologues soutiennent que la durée d’une génération varie entre 20 et 25 ans. Nous estimons que si les Britanniques, les Français, les Espagnols et les Portugais ont, lors de leur colonisation de près de deux siècles en Afrique, pu changer le comportement des Africains et imposer leurs langues que les Africains parlent jusqu’aujourd’hui, les Egyptiens auraient fait autant quand les Hébreux étaient esclaves pendant 430 ans (4 siècles, équivalant à 17 générations) en Egypte.

Après avoir longuement étudié la Bible, Jean-François Champollion, qui a planché sur cette problématique, s’exprime en ces termes : « Les Juifs ignorants et superstitieux veulent soutenir que le bon père Abraham et les prêtres hébreux ont appris les quatre règles de l’arithmétique et tous les arts aux Égyptiens».  Mais, cet expert reconnaît  les valeurs traditionnelles de l’Egypte antique.

Bien que certains experts affirment qu’« après d’âpres discussions, les rabbins originaires de la Mésopotamie avaient laissé entendre que la Torah transmise à Moïse sur le mont Sinaï était rédigée en écriture judéenne », d’après nos recherches, nous ne pensons qu’il existait en Egypte antique une autre écriture que les israélites utilisaient à part  Medou-netjer. Il sied de rappeler que l’écriture grecque a été créée depuis 2000 ans avant J-C.

Cette pensée d’ignorer l’Afrique a été créée en toutes pièces, souligne le chercheur congolais Jean-Raoul Lumpungu « Et pourtant, l’histoire de l’Afrique existe, seulement, elle a été effacée. Hubert Deschamps fait remarquer l’effacement de l’histoire de l’Afrique dans son ouvrage Histoire Générale de l’Afrique Noire en ces termes : « au temps de Bossuet, on limitât l’Histoire Universelle à Israël, aux Gréco-Romains, et à l’Europe policée, c’était la norme».

Pour rappel, l’écriture hiéroglyphe a apparu à la fin du IVe millénaire avant Jésus-Christ en Haute-Égypte. Elle est utilisée jusqu’à l'époque romaine, soit pendant plus de trois mille ans. La connaissance de l’hiéroglyphe se perd avec la fermeture des lieux de culte dits « païens » par l’empereur Théodose Ier vers 380 après Jésus-Christ. Des chercheurs déclarent que l’hiéroglyphe aurait été décodé par Ibn Wahshiyya vers le IXe siècle, des Européens s'y sont aventurés au début du XIXe siècle (Johan David Åkerblad, Thomas Young), avec des succès incertains, mais il faudra, après la découverte de la pierre de Rosette, le génie de Jean-François Champollion pour briser, après quatorze siècles, ce qui paraissait être « un sceau mis sur les lèvres du désert ».

Ce ne sont pas les Africains qui ont écrit l’histoire de l’humanité et de la Bible. Mais, il s’emble que ce sont plutôt les Occidentaux. Et dans leurs écrits, les Occidentaux considèrent l’Afrique comme le berceau de l’humanité. Ils donnent diverses significations à l’humanité dont ils parlent: humanité, est à la fois l'ensemble des individus appartenant à l'espèce humaine mais aussi les caractéristiques particulières qui définissent l'appartenance à cet ensemble. Elle réunit aussi certains traits de personnalité d'un individu qui, par exemple, amplifient les qualités ou les valeurs considérées comme essentielles à l'humain, telles que la bonté, la générosité. Mais l’Afrique est-elle dans quelle humanité ? Je pense toutes les deux : apparition  de l’homme sur la terre et la solidarité humaine (Cfr. Le récit de Joseph de la Bible dans le livre de Genèse). Les Occidentaux affirment que les ossements  du premier homme  ont été découverts en Afrique, mais, cet homme tire son origine du singe, c’est-à-dire, l’homme avec un petit cerveau (moins intelligent).

Mais, c’est cet homme considéré comme le moins intelligent qui a inventé l’écriture, la science, la mathématique, a nourri le monde et a transmis aux autres races humaines ses connaissances. Paradoxalement, les Occidentaux nient cette évidence! « Il faut savoir qu’à partir d’une écriture on  peut écrire des millions des langues mais toutes les langues n’ont pas d’écriture ».

En effet, ce sont les Africains qui ont créé la première et la meilleure université au monde.  Il y a environ 800 ans au Mali, précisément à Tombouctou, une des anciennes villes de l’Afrique de l’Ouest, beaucoup plus connue à partir de ses ressources, notamment l’or, l’ivoire, le sel et de sa culture passionnante. Cette première université était connue sous le nom de « l’université de Sankoré ». Elle fut créée sous les ordres de Mansa Musa, l’homme le plus riche du monde. De petits groupes de savants, hommes et femmes de cette culture, qui formaient cette université, partageaient leurs connaissances  au monde et échangeaient  les expériences avec les autres. Ainsi, cette université grandit rapidement à telle enseigne qu’elle comptait 25 000 étudiants.

Afrique, le berceau de la mathématique

  Outre l’écriture, les Africains ont inventé la mathématique. Celle-ci a été appliquée par les os d'Ishango, également appelés bâtons d'Ishango. Selon le Prof. Vladmir Plester, Ir. Mécanicien et docteur en sciences physiques de l’université catholique de Louvain en Belgique, « Le bâton d’Ishango est le berceau de l’humanité des opérations mathématiques». Il l’avait fait savoir au cours d’une conférence scientifique à l’ULPGL-Goma, sur le thème « L’odyssée du bâton d’Ishango d’Afrique centrale à l’espace. »

 

 

Os Ishango

Dans une étude que l’Institut de recherche en sciences naturelles de Bruxelles a menée en 1956, il ressort que l’os d’Ishango est incurvé avec des entailles disposées régulièrement dont l’interprétation correspond à des bases qui donnent un sens à des opérations de la mathématique moderne.

Les os d'Ishango sont des artéfacts archéologiques découverts au Congo belge et datés d’environ 20 000 ans. Selon certains auteurs, il pourrait s'agir de la plus ancienne attestation de la pratique de l'arithmétique dans l'histoire de l'humanité. On les a considérés d'abord comme des bâtons de comptage mais certains scientifiques estiment qu'il s'agirait d'une compréhension bien plus avancée que le simple comptage. Cette thèse est rejetée par d'autres scientifiques. C’est vers les années 1950 que le géologue belge, Jean de Heinzelin de Braucourt, avait découvert ces ossements dans les couches de cendres volcaniques au bord du lac Édouard dans la région d'Ishango, au Congo belge.

On estima d'abord qu'il s'agissait d'os datant de 9 000 à 6 500 ans av. J.-C., mais une datation du site où ils furent découverts porta leur création à quelques 20 000 ans. Aujourd’hui, ces ossements sont exposés de façon permanente au Muséum des sciences naturelles de Belgique à Bruxelles. L’os d’Ishango est symbolisé par « le bâton d’Ishango ». Il s’agit des artéfacts archéologiques découverts à IShango en 1950. L’os d’Ishango serait donc le plus ancien outil qui fait forme des opérations mathématiques utilisées dans les sciences modernes.

Datant de plus de 20.000 ans, il comporte plusieurs incisions organisées en colonne. Pour les scientifiques, à l’Instar de Raïssa Malu Directrice d’Investing In people, il s’agit là d’un vestige  précieux de l’histoire des mathématiques. « C’est la preuve la plus ancienne de l’utilisation de la mathématique de l’humanité qu’on n’a pas découvert ailleurs », a précisé Raïssa Malu.

Il convient d’expliciter que la primauté d’invention entre l’écriture et la mathématique, au regard des connaissances psychologies, c’est la mathématique qui a été inventée avant l’écriture hiéroglyphe. Car, l’homme nait avec l’esprit mathématique que l’esprit littéraire. Pour bien maitriser cette notion, il faut observer tout ce qu’une créature ou un être humain fait : du fœtus à l’homme normal, tous nous agissons par rapport à nos besoins cela pour chercher l’équilibre. Si on a  faim, cela veut dire qu’on a un déséquilibre dans son corps. Ainsi, pour être équilibré, on doit manger.

D’après la loi de l'homéostasie (psychologie) de Claude Bernard (1865), dans son existence, l’homme est toujours à la recherche de l’équilibre. Il convient de rappeler que l’équilibre c’est «égal » ou encore la « balance, poids » en science physique.

Delphin Bateko Moyikoli

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12 juillet 2018

Union africaine: Des propositions salvatrices pour lutter contre la migration clandestine et l’insécurité en Afrique

L’Union africaine (UA) à le devoir d’organiser l’agriculture pour l’encadrement de la jeunesse et un centre de documentation africain pour permettre aux Africains d’échanger entre eux et de découvrir leurs talents. Le manque d’emplois pour les jeunes et leur ignorance sont à la base de leur mort dans la mer méditerranée, voulant gagner l’Europe pour la survie.   

 

Siège de l'Union africaine

L'Afrique a faim de la nourriture, de la sécurité, de l’emploi et de l’information. La situation est catastrophique. Peu de décideurs politiques en Afrique prennent cette situation au sérieux. Ils ont choisi la pensée politique « Affamez-les, ils vous adoreront ».

Les présidents angolais et français souhaitent que cette politique de privation prenne fin afin que les Africains retournent dans leur continent. Pour le président français, Emmanuel Macron, «les Africains sont appelés à réussir en Afrique ». Par contre, son homologue angolais, João Lourenço, se dit choqué de la manière dont les jeunes africains sont en train de ressusciter l’esclavagisme. « Le fait que les enfants de l’Afrique se rendent en Europe en tant que migrants, c’est une situation qui nous fait honte 600 ans après la traite des esclaves. Certains disent qu’ils entreprennent cela de manière volontaire. Mais pour être honnête, ils fuient les conflits armés, la faim et la pauvreté qui touchent les pays. Ils fuient le chômage et l’absence de perspectives. Nous sommes tous responsables de conditions auxquelles sont confrontés un grand nombre de pays africains », soutient-il.

Ces deux réactions sont faites par rapport à la réalité de la situation qui prévaut en Libye sur l’esclavagisme du temps moderne, l’immigration clandestine, la famine, le manque d’emplois et l’insécurité qui sont devenues monnaies courantes en Afrique. Pour sortir ce continent de cet enfer, deux propositions sont sur la table des décideurs de l’Union africaine : doter l’Afrique d’un centre de documentation pour échanger des informations et développer le secteur agricole en se basant sur les « démobilisés ou anciens combattants » afin de lutter contre la faim, surtout pour la création d’emplois en Afrique.

Un centre documentation pour l’Afrique

Il y a nécessité que l’Afrique se dote d’un grand centre de documentation qui va travailler en étroite collaboration avec les entreprises des médias africains et certaines universités afin  de permettre l’échange des informations entre les Africains. La finalité est de permettre aux Africains de comprendre ce qui se passe dans leur continent. Cela non seulement en évitant ou maîtrisant les catastrophes mais aussi et surtout en décelant les talents et les inventions de ces derniers. Car l’accès à l’information est un luxe et est risquant. L’Afrique vit dans l’ignorance. L’ignorance tue et appauvrit.

Pourtant, les livres sacrés de deux religions de base en Afrique d’aujourd’hui, respectivement la Bible pour le Christianisme et la Coran pour l’Islam, recommandent, de par et d’autre, de lutter contre l’ignorance afin de se développer. Le prophète Osée dans la Bible écrit: « Mon peuple périt, faute de connaissances » et dans le Coran, il est écrit que, lors de la communication entre Allah et son prophète Mahomet, il a été dit à ce dernier : « Lisez, lisez, lisez ». Il faut donc beaucoup lire. Voilà l’occasion pour les décideurs africains de créer l’émulation dans le continent et de permettre aux Africains de se découvrir.

La puissance de l’information

Ce centre de documentation à la longue peut mettre en place une maison d’édition pour aider les écrivains et les scientifiques africains dans la production des  livres.

Il convient de signaler que, dans une brochure publiée par la Banque mondiale intitulée « L’Afrique pourra-t-elle prendre sa juste place au XXIème siècle? », on peut lire : « L’infrastructure, la technologie de l’information et de communication et les services financiers ont un rôle important à jouer pour le développement. S’ils ne disposent pas d’un très large accès à ces services, la plupart d’Africains seront exclus du développement, et la croissance s’en trouvera ralentie ». La Banque mondiale, grand bailleur de fonds mondial, avait déjà averti les décideurs africains pour donner aux Africains l’accès facile aux secteurs porteurs du développement. Mais qui avait écouté et qui suit encore ce conseil de cette institution de Bretton Woods ?    

Par définition, un centre de documentation est toute unité d'information documentaire qui a pour mission essentielle la gestion de l'actualité à travers les périodiques, les rapports, les études. Bref, la littérature est dite souterraine de manière à consolider ou participer au développement d’une organisation. Sa mission essentielle est d'aider l'organisation à réaliser ses objectifs.

 

 

Migration Clandestinne

Jacques Chaumier, dans son livre « Les techniques documentaires »,Paris, Puf, 1971, distingue quatre types de centre de documentation, à savoir les Centres nationaux interdisciplinaires, Centres internationaux, Centres spécialisés et les Services de documentation.  Toutes ces unités documentaires ont pour rôle de la gestion de l’actualité et le soutien de certaines recherches avancées. Ainsi, elles permettent aux organisations d’échanger leurs informations afin de produire une émulation collective.

Relance de l’agriculture en Afrique

Un proverbe des Banunu-bobangi (RDC) dit que « Moyi na zambi liso ngoli te » (Ventre affamé n’a point d’oreille, en français). Aujourd’hui, ce proverbe n’est plus à démontrer. L’Afrique d’hier, sans industrie moderne, a pu nourrir d’autres populations en dehors de ses propres enfants. Mais comment expliquer qu’aujourd’hui, l’Afrique, berceau de l’Humanité, est devenue un continent mendiant.

Pour éviter la politique de la main tendue, il paraît impérieux que l’Union africaine suggère aux pays membres la mise en place d’un programme agricole afin de relancer le secteur agricole en utilisant les soldats démobilisés et autres combattants, sans oublier les jeunes. Ce programme doit aussi prévenir comment vendre les récoltes pour que les agriculteurs trouvent leur compte.

L’agriculture et l’armée ont ceci de commun : ce sont deux métiers à vie. Certains pays développés ont su rentabiliser le secteur agricole en mettant à contribution les hommes venus de l’armée. La gestion des ex-militaires après leur démobilisation et leur insertion dans la société en Afrique  présente bien des risques, car l’armée est un métier à vie.

Il ressort que l’agriculture et l’armée ont des similitudes. En termes de durée de formation ou d’attente de récolte, elles prennent banalement entre neuf et douze mois. Pour être enrôlé dans l’armée ou être qualifié de laboureur, la bonne aptitude physique et la discipline sont exigées.

En ce qui concerne les instruments de travail, l’agriculture utilise des instruments semblables à ceux de l’armée : la houe (pelle d’infanterie), la machette (épée), le râteau, l’arrosoir, le tracteur (char de combat), la combinaison (tenue militaire), etc. S’il nous faut parler du risque du métier, on peut citer, entre autres, la lutte contre les piqûres des abeilles comparables aux balles des ennemies. Les agriculteurs et les militaires se contentent de ce qu’ils reçoivent comme moisson ou solde.

Bref, étant donné que l’armée est, comme l’agriculture, un métier à vie, il est difficile à un militaire qui quitte l’armée ou la rébellion d’oublier définitivement l’usage de l’arme, sans que celle-ci soit remplacée par un autre outil. L’agriculture est le seul métier qui peut bien absorber l’ex-combattant sans que cela pose un problème d’inadéquation.

Une autre difficulté inhérente à la vie des ex-combattants, c’est  le rejet parfois des démobilisés par la société. Leur réorientation vers le secteur de l’agriculture serait l’une des voies qui les mettraient de manière durable à l’abri du besoin, et par voie de conséquence, devenir des agents de développement de la société.

L’Afrique, continent sans gêne

L’agriculture, priorité des priorités. Mais que faire ? L’Afrique est un continent qui regorge d’un grand nombre d’anciens combattants, de démobilisés et de jeunes compétents et aptes. Il faudrait les associer  pour nourrir l’Afrique au lieu de les laisser créer l’insécurité et mourir dans la Méditerranée.

Souvenez-vous que, lors d’une conférence de presse le 15 juillet 2017 à Kigali, en marge du 27e sommet de l’Union africaine, Rodha Peace Tumusiime, commissaire de l’UA chargée de l’Économie rurale et de l’Agriculture, avait souligné le fait que « l’agriculture est une priorité absolue pour le continent. Sans les progrès dans le secteur agricole, l’Afrique n’avancera pas. » Elle avait jugé nécessaire que les États africains mettent l’accent sur la modernisation et la mécanisation de l’agriculture ainsi que la transformation des produits agricoles afin de faire de ce secteur un moteur de développement économique et surtout un vecteur de lutte contre le chômage qui affecte la jeunesse africaine. « Cela permettra à la longue, avait-elle soutenu, de maîtriser des fléaux comme l’exode rural et les autres formes de migrations aux conséquences sociales, économiques et politiques désastreuses pour le continent. » Qu’attendent encore les Africains ?

 Il convient de souligner que la politique « Affamez-les, ils vous adoreront » et « Tuez-les, personne ne va les défendre » a donné l’occasion au monde de nous insulter. C’est pour cette raison que le président américain, Donald Trump, va aller plus loin en demandant  que l’Afrique soit recolonisée. « Les Africains vivent comme des esclaves dans leurs propre pays », a-t-il indiqué, rappelant, pourtant, ces Africains prétendent être indépendants.

Pour le président américain, les dirigeants africains veulent simplement avoir toute la liberté d’opprimer leurs pauvres peuples. Ils veulent que personne ne leur pose de questions. « Je pense qu’il n’y a pas de raccourci vers la maturité. L’Afrique devrait être colonisée de nouveau parce que les Africains sont encore sous l’esclavage », fulmine-t-il. Et de faire remarquer : « Les dirigeants africains ne peuvent même pas trouver une solution amiable pour le dilemme permanent au Burundi et ailleurs. Ces gens manquent de discipline et de cœur humain. Ils ne peuvent pas donner l’exemple. » Selon lui, ce qui les intéresse, c’est d’accumuler la richesse des contribuables.

                                           Delphin Bateko Chercheur indépendant (delphinbateko@yahoo.fr)

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