Documentation et archives

16 novembre 2018

Prof Bob Bobutaka publie Bibliologie entre Archivologie, Communicologie, Éditologie, Épistémologie, Informatologie et Médialogie

Le nouvel ouvrage scientifique démontre les relations qui existent entre la bibliologie et d’autres disciplines scientifiques du monde des Sciences de l’information et de la communication (SIC).

 

        Le professeur Bob Bobutaka Bateko, enseignant à l’Institut supérieur de statistique de Kinshasa (ISS/Kin) et à l’Université de Kinshasa (Unikin), vient de publier un énième livre scientifique intitulé «Bibliologie entre Archivologie, Communicologie, Éditologie, Épistémologie, Informatologie et Médialogie». Ce livre de 296 pages publié aux éditions Edilivre est sa quatrième publication dans cette maison d’édition française.

 

Livre Bob Bobutaka

Prof Bob Bobutaka auteur de plusieurs livres scientifiques

       Selon le résumé de l’auteur, «La Bibliologie, une science de l’information et de la communication, dans sa phase de maturation avancée, démontre et explique ses phénomènes, notamment au travers d’une approche interdisciplinaire et transpluridisciplinaire. Pour ce faire, ce livre construit un schème pluriel tendant à l’explication des phénomènes bibliologiques en exploitant l’informatologie, la communicologie, l’éditologie, la médialogie, l’archivologie et l’épistémologie. La synergie de ces disciplines scientifiques dans une même publication est un exercice cognitif complexe. Ces différentes sciences constituent autant les identifiants que les déterminants d’appréhension et de compréhension de la science de l’écrit et de la communication écrite».

 Mise en relief de recherches sur la bibliologie

       Cette œuvre de l’esprit met aussi en relief les recherches sur la bibliologie effectuées à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa, l’un de plus anciens établissements académiques en Afrique centrale, depuis 1965. Sa section des Sciences et Techniques documentaires existe depuis 1977 et participe activement au renouvellement et à l’enrichissement de la bibliologie dont l’objet épistémologique est l’écrit (multimédia) englobant l’écriture et la lecture. Ces éléments sont significatifs dans le changement du paradigme civilisationnel de l’humanité.

       Enfin, la bibliologie comme toutes les sciences de l’information et de la communication, s’opérationnalise autour du fait, de l’effet et de l’instrumentalisation ou de l’intermédiation.

       Bob Bobutaka Bateko est professeur d’Université, chercheur et écrivain en RDC. Il est docteur en sciences de l’information et de la communication. Il a plusieurs formations, notamment en Archivistique, en Bibliothéconomie, en Documentation, en Bibliologie et en Sciences de l’Information et de la Communication. Son heuristique scientifique exploite, entre autres, l’épistémologie des sciences de l’information et de la communication, la bibliométrie, la biblio-sociométrie, la média-sociométrie, la légistique, l’éditologie, l’éditométrie, l’archivologie, la bibliothécologie, la documentologie, etc. En outre, ses travaux prônent l’approche interdisciplinaire, voire syntagmatique, à côté de l’approche paradigmatique. Ce, en vue de consolider les recherches et les enseignements dans le domaine de l’infocom. Il a collaboré activement avec le professeur-émérite Robert Estivals de l’Université de Bordeaux 3, en France, dans le cadre de la Revue scientifique internationale dénommée Bibliologie, Schéma et Schématisation.

Auteur prolifique

Prolifique, le Pr Bob Bobutaka ne tarit pas d’inspiration et continue des recherches approfondies dans le champ de l’épistémologie. Il a au total publié trois ouvrages courant cette année. L’essai La France, la Belgique et les deux Congo : mémoire historique, approche archivologique et communication politique  est paru en février aux éditions Edilivre à Paris en France. Le troisième ouvrage riche et évocateur qui vient d’être mis sur le marché en ce mois de décembre a pour titre Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville. Développement, langue, musique, sport, politique et bibliologie. Bob Bobutaka y aborde l’évolution de la politique, du sport de la culture dans l’espace Kongo. Un livre qui répond à des curiosités sur l’un des espaces aux cultures riches et mystérieuses dans le monde.

Les autres livres publiés par le professeur sont Archivistique, Bibliothéconomie, Documentation et légistique : disciplines de la bibliologie, Paris L’Harmattan, 2015, 315 pages ; Archivologie, Bibliologie et communicologie : approche épistémologique , Saarbrücken, Editions universitaires européennes, 2014 ; Bibliologie : science de l’Information et de la communication, Saarbrücken, Edition universitaires européennes, 2015 ; RD Congo – Belgique : archives, bibliothèque et bibliologie, Saarbrücken, Editions universitaires européennes, 2013. Dans ce lot des livres de Bob Bobutaka, il y a également Ecrit, Information, communication en République démocratique du Congo : essai de la bibliologie, L’Harmattan, Paris, 2009 ; Déconstruction du processus bibliologique colonial : installation d’un modèle endogène africain, L’Harmattan, Paris, 2015 co-auteur ; La République démocratique du Congo : les élections et après, L’Harmattan, Paris, 2008, co-auteur ; Bibliothèques, livre, écrit et technologies de l’information et de la communication en République démocratique du Congo, L’Harmattan, Paris, 2005, co-auteur ; et  Les bibliothèques congolaises : état des lieux, L’Harmattan, Paris, 2007, co-auteur.

Bienvenu Ipan

 

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02 novembre 2018

Sciences physiques, socle des sciences sociales et des sciences de l’information et de la communication(SIC)

Beaucoup de gens dans le monde ignorent l’importance des sciences physiques dans la vie quotidienne de chacun de nous. Pour eux, ces sciences sont une discipline scientifique qui n’étudie que les phénomènes naturels. En réalité, les sciences physiques permettent à tout être vivant d’éviter les fatalités et surtout de respecter ses limites.    

Science physiques

 

 

Depuis notre formation scolaire jusqu’aux humanités, le cours des sciences physiques n’a été expliqué par les enseignants que comme étant des sciences qui tentent de comprendre, de modéliser, voire d'expliquer les phénomènes naturels de l'univers. Elles correspondent à l'étude du monde qui nous entoure sous toutes ses formes, des lois de sa variation et de son évolution. Et leur champ d’étude est l’espace, la vitesse, le temps, l’équilibre, la quantité, l’énergie... Et pourtant, les disciplines des sciences humaines et sociales et les sciences de l’information et de la communication sont des disciplines qui tirent leurs origines de mathématiques et de la physique. Car les sciences sociales et humaines ainsi que les sciences de l’information et de la communication (SIC) sont des disciplines scientifiques qui sont liées aux besoins primaires de l’Homme.

Cette affirmation prend place dans la mesure où j’ai effectué une  longue période d’observation dans le mode de vie des êtres vivants, plus particulièrement les hommes, les animaux et les insectes. L’observation donne la réponse suivante : les sciences physiques sont le socle des sciences de vie (Sciences sociales et les SIC). Observez quand une personne traverse un boulevard ou une autre chaussée lorsque la circulation des véhicules est intense. Le premier reflexe est de regarder à gauche et à droite de la chaussée à traverser. C’est après qu’elle applique la notion de la vitesse, de l’espace et du temps de là où elle est par rapport au véhicule qui vient d’un sens comme de l’autre afin d’éviter un éventuel accident.

Les sciences sociales et humaines regroupent de nombreuses disciplines scientifiques qui cherchent à expliquer des phénomènes dont les explications ne relèvent pas de la biophysique, mais plutôt des influences, des faits sociaux ou de l'environnement sur les actions, comportements et attitudes humaines. Ses domaines de recherche sont nombreux, allant de la géographie à la psychologie sociale, en passant par la linguistique, la démographie, l'histoire, l'anthropologie ou la sociologie, d’une part, et les sciences de l’information et de la communication, à savoir le journalisme, la communication, la bibliologie, les archives, la documentation, d’autre part.

 D’ailleurs, l’Homme agit et réagit par rapport à ses besoins pour chercher l’équilibre. Si vous avez soif, ce phénomène explique que vous avez un déséquilibre dans votre corps. Pour être équilibré, il faut boire. Ne savez-vous pas que l’équilibre est un domaine des sciences physiques?

Dans les sciences sociales, les Sciences physiques sont des disciplines qui  permettent à l’Homme de définir et surtout de maîtriser ses limites devant une situation donnée.

Les SIC tirent leur origine de la science physique

Dans les domaines des SIC, les sciences physiques interviennent dans la production et la communication d’une information. Dans les médias modernes, la promptitude (vitesse) et l’étendue (espace) de la circulation d’une information comptent. Tandis que, pour les médias traditionnels, c’est le nombre (quantité) d’articles qui compte. L’équilibre sur le nombre d’articles à publier est une obligation pour le respect de l’espace du média et le respect de l’énergie que dégage un lecteur lors de la lecture de l’ensemble d’articles publiés par un support de media. La déontologie journalistique aussi recommande l’équilibre dans les informations à diffuser afin d’éviter de léser le lecteur.

Le Feed-back en communication est une trajectoire ou un angle en sciences physiques. Schématiquement, en science botanique, l’œil utilise les sciences physiques pour la précision d’un objet. Quand nous sommes en train de regarder un objet, l’œil produit deux trajectoires. La première va de l’œil vers l’objet et la seconde de l’objet vers l’œil.      

La langue ou les disciplines de littérature tirent leur origine de la mathématique et la physique. Comment ? Observez bien : pour bien écrire ou parler, la majorité de langues utilisent trois mots clés, à savoir le Sujet, le Verbe et le Complément. Et toutes les langues ont des règles grammaticales. Une règle est une formule. Toutes règles mal appliquées donnent toujours des phrases incomprises. De même avec des formules, si elles sont mal appliquées, on ne trouve pas une réponse exacte.       

Dans les archives, par exemple, le délai de communicabilité est bien défini et aussi le droit à l’information est bien cadré. Ici, on se réfère à la notion de temps et de l’espace. Pour parler de la quantification des documents d’archives dans un dépôt d’archives, on se réfère au mètre linéaire et pour les livres dans une bibliothèque, on parle du volume au lié au nombre.

Les Sic dans la science physique peuvent se justifier car beaucoup de théoriciens et penseurs des Sic ont fait la mathématique, la physique, la statistique ... à l’instar de ... Claude Shannon (Mathématicien), Warren Weaver (Mathématicien), Norbert Wiener (Mathématicien), George Gallup (Statisticien et sociologue)...

Notre vie quotidienne dépend de la science physique 

Même dans les sciences culinaires, la gestion de l’application des ingrédients lors de la préparation d’une sauce est liée à la science  physique. Le souhait d’un cuisinier est que ses clients-gourmands soient satisfaits ou trouvent l’équilibre dans le mélange des ingrédients. En outre, vous pouvez aussi remarquer qu’une restauration chinoise ne peut pas être proposée aux Bangala (Libinza, Banunu-bobangi, Loyi, Mwe, Enyele) en RDC de peur qu’elle ne soit pas consommée. Car tout est lié à la notion de l’espace. Il faut ajouter qu’une culture n’est qu’un espace limité de la pensée.     

Dans la psychologie, loi de l'homéostasie de Claude Bernard (1865) en dit tout. Cette notion en psychologie explique que l’Homme dans son existence a été toujours à la recherche de l’équilibre. L’équilibre, c’est «égal » ou encore la « balance, poids » en science physique.

Le droit (justice) est un domaine des sciences physiques, car sa raison d’être est l’équilibre. D’ailleurs, observez le symbole utilisé partout dans le monde pour la justice. N’est-ce pas une balance ? Qui dit balance, dit équilibre. La balance utilisée par la justice peut aussi signifier qu’il faut chercher celui qui a des arguments solides ou des arguments qui pèsent.  

En médecine, l’utilisation de l’anesthésie recommande les connaissances des sciences physiques, car il faut que l’anesthésiste respecte l’espace dans lequel va intervenir la chirurgie, la durée de l’opération et la vitesse de circulation du produit anesthésique dans le corps du patient. Le non-respect de cette règle est fatal pour le patient.   

Il convient d’ajouter que la physique étudie le comportement de phénomènes naturels tandis que la psychologie le comportement des êtres vivants. En dehors de tout, il faut retenir que les sciences physiques permettent à tout être vivant de mesurer les conséquences de tout ce qu’il veut entreprendre. Et que tout raisonnement repose sur les sciences physiques.

Delphin Bateko M. DRC/Kinshasa

delphinbateko@yahoo.fr

 

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24 octobre 2018

RDC : quel message pour convaincre la base électorale pendant la campagne ?

La campagne électorale s’annonce ! Et dans le chef des candidats, à tous les niveaux, et dans leurs états-majors respectifs, stratégies et stratagèmes font bon ménage pour chercher comment convaincre les électeurs et avec quel discours politique. Dans la plupart de cas, c’est le discours basé sur le mensonge qui sera au rendez-vous.  Il faut tromper, utiliser tous les subterfuges pour gagner la confiance des électeurs et remporter les élections. Comme cela a été le cas lors de la campagne électorale de 2006 et 2011 avec des promesses mielleuses non tenues. Cette fois-ci, le peuple qui n’est plus dupe, ose-t-on croire, ne va plus mordre à l’hameçon. Aussi les partis politiques sont-ils invités à bien s’organiser, pour ce faire, au risque de voir leurs candidats s’engager dans un suicide politique, si jamais les scrutins sont crédibles.

 

CENI

Le 23 décembre 2018, sauf changement de dernières minutes, la République démocratique du Congo va entrer dans la phase des élections présidentielle et législatives attendues depuis plus de 2 ans. Cependant, avant cette fameuse date, l’étape cruciale  est celle de la campagne électorale pour qu’un candidat s’attire l’attention et la confiance des électeurs.

En effet, durant la campagne électorale, les candidats et leurs partis « battent campagne », c'est-à-dire qu’ils font leur promotion dans le but de chercher à récolter le plus grand nombre de voix possible. Ils élaborent généralement un  « programme électoral » ou un « programme politique ».

Quelle que soit l'élection à laquelle on veut se présenter, il est important de mener une campagne électorale. Cela demande un investissement considérable de temps, d'énergie et de moyens financiers, logistiques ... Se lancer dans une campagne électorale doit donc être une décision mûrement réfléchie. En effet, si on n’est pas suffisamment préparé, on risque d'être dépassé par les exigences d'un tel évènement.

Le marketing, un support clé de la politique  

Raison pour laquelle une bonne campagne doit faire appel aux connaissances approfondies de marketing, à savoir l’analyse SWOT utilisé en marketing tout court et en marketing relationnel. Le concept  SWOT est un acronyme issu de l'anglais : Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), opportunities (opportunités) et Threats (menaces). Cette approche permet à celui qui fait sa campagne électorale d’évaluer ses forces, ses faiblesses, ses opportunités par rapport aux autres candidats ainsi que les menaces qui le guettent face à ses adversaires politiques.

Mova Henry

Henry Mova , candidat deputé 

En ce qui concerne le marketing relationnel, il repose essentiellement sur la création d’amitié et de confiance entre les individus d’une structure monolithique et ceux d’une structure hétérogène. Dans ce type de marketing, le message passe souvent de bouche à l’oreille que sur des supports documents. Ce type de marketing est utilisé en République démocratique du Congo par la firme américaine Aloevera pour la promotion et la vente de ses produits de marque.       

Felix

Felix Tshisekedi, candidat président de la République de l'UDPS

Mais, pour y arriver, le candidat à un poste politique a l’obligation de mettre en place un outil ou une équipe de stratégies des organisations permettant de déterminer les options stratégiques envisageables au niveau d'un Domaine d'activités stratégiques (DAS). Cette équipe d’experts doit être composée de communicologues, bibliologues, sociologues, de psychologues et, peut-être aussi, de politicologues. Le travail de ces experts est de mettre en place des directives pour la bonne organisation d’une campagne électorale comme nous le propose le site web wikiHow: Identification des points forts et faibles ; assumer les responsabilités ; demander des avis objectifs à l’entourage ; préparation au marathon électoral ; choisir une cause qui vous tient à cœur par rapport à l’observation de l’environnement et de la nature ainsi que recruter des personnes intelligentes et créatives.

Un autre élément qui ne peut manquer dans une campagne est le mensonge. Le mensonge est le pilier psychologique de la communication politique. Pour bien comprendre le rôle du mensonge dans la politique, il faut d’abord comprendre son rôle  en  psychologie. Cette dernière classifie 4 types de mensonges, à savoir apparent,  mythomane, défensif et bien calculé d’avance. Autrement dit, un politicien doit avoir l’impression de maîtriser tout, doit se présenter comme quelqu’un capable de faire mieux que les autres et surtout comme quelqu’un qui détient plus de grandes  connaissances que les autres.

 

Emmanuel Shadary

Emmanuel Shadari, Candidat Président de la République du FCC

 

Selon le professeur Bob Bobutaka, dans son livre intitulé ‘‘Archivistique, bibliothéconomie, documentation et légistique : des disciplines de la bibliologie, Paris, L’Harmattan, 2015’’, « la communication politique englobe l’étude du rôle de la communication dans la vie politique au sens large en intégrant aussi bien les médias que les sondages, le marketing politique et la publicité avec un intérêt particulier pour les périodes électorales. La communication politique est aujourd’hui une réalité incontournable dans le secteur aussi bien privé que public. »  

Des personnes clés pour la mise en place d’un bureau d’études pour une campagne électorale sont les journalistes, bibliologues, psychologues, sociologues, politologues et communicologues. La finalité est de créer un politicien à pensée circulaire et non à pensée linaire. Dans la pensée circulaire, il y a le contrôle et l’évaluation.

Jules Lowuya

Jules Lowuya, candidat deputé de Lukolela 

 Dans la politique congolaise, les Églises s’intéressent de plus en plus aux actions politiques. Durant les campagnes des élections de 2006 et 2011, certaines Églises, dites de réveil, avaient même pris l’initiative de tromper leurs fidèles en  prophétisant sur certains candidats. Des prophéties selon lesquelles tel est un envoyé ou un élu de Dieu. Il va gagner les élections. Malheureusement, après les élections, le résultat était contraire à la prophétie. Preuve : en 2011, un candidat malheureux au Katanga avait ravi son groupe électrogène offert à une Église lors de la campagne électorale. À noter aussi le danger d’associer une Église à la lutte politique se manifeste également si les acteurs politiques n’arrivent pas à répondre aux besoins des fidèles ou à défendre leurs intérêts après leur élection. En effet,  il y a risque de provoquer une rupture dans la relation qui existe entre les deux parties.   

Le rôle de médias pendant la campagne

À Kinshasa, pour le moment, la majorité de médias diffusent rarement les informations de proximité. Mais ils rendent souvent les informations dites institutionnelles ou font de la communication institutionnelle. Le mal dans cette négligence est que les médias perdent non seulement leur rôle d’intermédiaire mais aussi leurs lecteurs. Ce constat est fait par la quantification d’articles publiés dans des éditions de la presse écrite à Kinshasa.   

Dans son livre intitulé « Élection et médias en Afrique centrale : voie des urnes, voix de la paix, Paris, Karthala, 2009 », Marie-Soleil Frère insiste sur le fait que le rôle des médias dans cette dynamique est capital de sorte qu’une élection démocratique sans liberté des médias est tout simplement impossible. Aussi les médias constituent-ils la tribune principale à travers laquelle les candidats et partis politiques peuvent faire émettre leur point de vue et leur programme. C’est à travers les reportages sur les enjeux du scrutin et la mise en perspectives des propositions de différents protagonistes que les électeurs pourront discerner les différences entre les candidats et partis en lice. Ce sont eux qui fournissent aux lecteurs les informations pratiques sur le processus électoral et le déroulement de la campagne et des opérations de vote. Ils doivent d’ailleurs s’interroger sur la transparence des élections et informer librement les électeurs d’éventuels dysfonctionnements afin d’y remédier rapidement.

 Parti politique mal organisé en RDC

Les partis politiques dans notre pays accusent beaucoup d’insuffisances organisationnelles. Ce manquement est lié à la non-définition de la communication utilisée, à la mauvaise tenue des documents administratifs liés au parti politique, au manque de culture de lecture et de siège du parti politique.

Par définition, la communication des organisations est faite pour vendre l’image d’une structure. Par contre, celle des entreprises est mise en place pour l’augmentation des chiffres d’affaires. En politique, l’esprit de deux organisations communicationnelles permet au parti politique d’attirer la foule vers lui et surtout d’augmenter le nombre de ses membres. Pour y arriver, les partis politiques congolais ont le devoir d’organiser leur communication interne (Gestion structurale des documents d’archives du parti politique)  avant de penser comment vendre et s’attirer de plus en plus l’adhésion des membres.

Pour le moment, l’ignorance est un élément clé qui ne permet pas à la classe politique de maîtriser son environnement (social, politique, diplomatique et de défense). La cause principale est le  manque de culture de lecture. La majorité de Congolais sont plus connectés aux réseaux sociaux qu’aux journaux d’information ou sites web d’information.

Je pense que la première nourriture d’un acteur politique, c’est l’information. Sorry ! À Kinshasa les médias se meurent, faute d’annonceurs et d’acheteurs. La courbe de vente des journaux est toujours de tendance à la baisse. Pourtant, il y a 599 partis politiques et 77 regroupements politiques, selon la liste publiée par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité le 11 mai 2018. En outre, peu de partis politiques congolais n’ont pas de bureau d’études de renommée. Cette situation occasionne la négligence d’archives et de certains documents importants. 

                                                                                                               Delphin Bateko Moyikoli

 

E-mail: delphinbateko@yahoo.fr 

 

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18 octobre 2018

6 octobre 1997-6 octobre 2018 : il y a 21 ans mourrait le musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin

Musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin faisait la fierté de l’Afrique noire à travers sa musique. Lors de scène, il dansait avec de l’humour et  oubliait parfois qu’il  était infirme. Dans les années 1970, Eboa Lotin avait épaté les zaïrois par sa chanson  Matumba Matumba», «Bésombe ». Produit par maison Philips, il va jouer au Ciné Palladium (Ex-Albertum, en face de la grande poste de Kinshasa) dans la commune de la Gombe et au parc de Boeck de Kinshasa (actuellement Jardin Zoologique de Kinshasa).    

Eboa Lotin C

Il y a 21  ans mourait l’artiste-musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin, le 6 octobre 1997 dans l’hôpital Laquintinie à Douala (Cameroun) à l’âge de 55 ans. La mort l’a surpris pendant qu’il préparait son dernier album. Quelques mois avant sa mort, Eboa dit : « Je suis malade pour avoir passé onze ans avec un régime alimentaire qui m’a donné du diabète. Mais je suis encore vivant, et je travaille malgré tout sur mon prochain album... Ce sera un double album. Le premier sera un album de variétés et le second un album religieux, celui-là même qu’on jouera le jour de ma mort ». Confidence d’Eboa Lotin du 9 mars 1997 livrée par Henri F. dans un article intitulé « Je me souviens d’Eboa Lotin ».

Eboa Lotin est reconnu comme le patriarche « Eyum’a moto » dans son Cameroun natal. C’est un musicien qui a marqué aussi des Congolais. Il avait produit en RDC (Zaïre à l’époque) deux fois. En février 1970, il a donné un spectacle émouvant au ciné Palladium dans la commune de Gombe, produit par la maison Philips sur l’inviatation du Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga et en 1994 à l’ex Hôtel Intercontinental de Kinshasa (actuellement Pullman) lors de la soirée de musique Ngwomo Africa de feu Laudert Londala.

Parmi les chansons connues de Eboa Lotin à Kinshasa, on peut citer «Matumba Matumba», «Bésombe » et la chanson « Amanu » qu’il avait dédié aux musiciens congolais Tabu Ley, M’pongo Love et le camerounais Francis Bebey. Il convient de signaler qu’en dehors des connaissances artistiques et musicales, Eboa a connu beaucoup de succès en RDC (Ex-Zaïre) vers les années 1970 à l’époque où la musique congolaise était en baisse. Les chansons de l’artiste Eboa Lotin étaient jouées partout en République démocratique du Congo surtout qu’il recourait à certains mots en Lingala (l’une des langues nationales de la RDC).

Ottou Marcellin, l’autre chansonnier et poète bantou, soutient que « l’artiste Eboa Lotin reste un monument de la chanson et de la culture africaine, bien au-delà de son pays natal. Eboa Lotin savait bien orienter sa musique dans le but de faire danser l’esprit autant que le corps. Eboa Lotin était un phénomène de la chanson ». Il servit d’exemple et inspira des auteurs-compositeurs comme Tom Yom’s et Annie Anzouer. Sa mémoire reste vivace.

Contrairement à l’actuelle musique camerounaise, on constate qu’il y a une propension à promouvoir une musique qui abrutit les populations. Depuis le Ndombolo, le Mapouka jusqu’au Coupé décalé. On produit des sons, du bruit et non de la musique pensée et construite. Eboa fut un grand comédien, un humoriste et un grand danseur. Pendant les scènes, Eboa Lotin savait combiner son humour, sa comédie et son infirmité. C’est ce théâtre-là qui attirait le public contrairement à Mpongo Love du Zaïre (actuellement RDC) qui attirait le public par sa beauté et sa voix angélique.

Eboa Lotin, l’africain

Il est l’un des rares artistes à être invité en 1969 par l’Empereur Jean-Bedel Bokassa 1er de Centrafrique (décédé), feu le président Marien Ngouabi du Congo-Brazzaville lors de la naissance du P.C.T (Parti congolais du travail). Le président Omar Bongo Ondimba du Gabon l’a également reçu pour commémorer le 10ème anniversaire de la rénovation. El Hadj Amadou Ahidjo, président du Cameroun, l’a beaucoup soutenu, tant sur le plan moral que matériel.

Il convient de rappeler que l’artiste-musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin était né le 6 août 1942 (sous le signe du lion) à Bonamouti, Akwa Douala au Cameroun d'une mère ménagère et d'un père pasteur. Le révérend pasteur Adolf Lotin’a Same, un pasteur révolutionnaire, fondateur de la Native Baptist Church.

Eboa hérita vers 1946, alors qu’il n’avait que 3 ans, plus de 400 cantiques de son père (œuvres que Francis Bebey interpréta à ses débuts). Il ne connut presque pas ses parents puisqu’ils sont morts quand il avait à peine quatre ans. Une atrophie due à l’injection de quinine lui paralysa la jambe gauche à un très jeune âge.

Comme tant d’autres artistes, Eboa Lotin a connu des moments de découragement et de désespoir. Il commence à chanter à l’âge de huit ans et compose sa première chanson, « Mulema Mam » (mon cœur) en 1962 il n’a alors que 20 ans.

Cette chanson est l’histoire d’un jeune couple sans expérience dans lequel le mari vient d’accorder la liberté totale et inconditionnelle à son épouse (le divorce), because monsieur n’avait pas le porte-monnaie assez volumineux pour satisfaire les ambitions démesurées de sa femme. Eboa Lotin enregistra dans les studios de Radio-Douala, cette œuvre qui connut un grand succès mais ne lui rapport que très peu de satisfaction matérielle. Mais son amour pour le don qu’il possède dès sa naissance l’incita à continuer à travailler ardemment. Il continue à travailler jour et nuit jusqu'à ce qu'il ait rencontré le succès. Il compose ensuite cinq autres chansons, dont le fameux Mbemb’a mot’a sawa, titre grâce auquel il remporte le 1er prix du Concours Vick’s Vedette (avec Duke Ellington, président du jury et Myriam Makeba membre du jury), titre qui lui permet de découvrir la ville de Paris. Il en profite pour enregistrer ses plus grands succès (aux éditions Philips). Matumba Matumba et Bésombe remporte un succès panafricain et international.

Eboa meurt pauvre

Emmanuel Eboa Lotin a quitté la terre des vivants le lundi 6 octobre 1997, à 17 heures à l’hôpital Laquintinie. Il a laissé une veuve, Mme Jacqueline Eboa Lotin et cinq orphelins : Lynda, Henri, Jackie, Cathy et Samuel et près de 70 chansons chantées, ainsi qu’un album inachevé. Il est mort sans que son « album religieux » soit sur le marché. Mais sa dernière œuvre est sortie quelque temps plus tard, à titre posthume, intitulé « Forever », qui veut dire « A jamais ». Dans cette œuvre qui conclut une carrière de maestro, on retrouve sept chansons dont Ave Maria Cameroun qui ne put être interprétée que par son auteur avant son décès.

Et il mourut pauvre sans profiter de ses droits, comme d’autres artistes africains. Il laisse derrière lui une litanie de chansons comme ses frères et sœurs africains tels Fela Kuti Anipulapo (Nigeria), Francis Bebey (Cameroun), François Lougha (Côte d’Ivoire), Franco Lwambo Makiadi (RDC), M’pongo Love (RDC), Pepe Kallé (RDC), Abeti Masikini (RDC), Madilu système (RDC), Tabu Ley (RDC) etc. Leurs œuvres sont pirates à travers les continents, à tel enseigne que d’autres parmi eux sont morts très pauvres.

                                                                                                                                                         Delphin Bateko Moyikoli

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30 juillet 2018

L’écriture hiéroglyphe utilisée pour écrire les dix commandements de Moïse de la bible

Les inventions africaines sont toujours d’actualité. Pour preuve : les pictogrammes de l’ hiéroglyphe sont utilisés pour les panneaux de signalisation routière et l’Os d’Ishango contribue dans les avancées de l’informatique. La mathématique a été inventée  pour trouver une solution à un problème posé mais l’écriture pour conserver la pensée. Avec des signes d’une écriture, on peut rédiger des millions des langues mais toutes les langues n’ont pas d’écriture.

Hieroglyphe egyptienne

Le monde actuel veut ignorer le rôle qu’a joué l’Afrique au temps de l’empire de l’Egypte antique, celui de l’invention de l’écriture hiéroglyphe et de la mathématique par le Bâton ou l’Os d’Ishango en République démocratique du Congo. L’esprit de cette invention plane sur toutes les inventions humaines jusqu’aujourd’hui. Les Egyptiens, eux-mêmes, nommaient l’écriture hiéroglyphe « Medou-netjer » qui signifie « parole divine» soit, en translittération, mdw nṯr. L’appellation hiéroglyphe dérive du grec  hieroglúphos, formé lui-même à partir de ἱερός / hierós « sacré » et glúphein « graver ». Le hiéroglyphe a été inventé plus de 3000 ans avant J-C.  Dans l’hiéroglyphe il y a 3 sortes de signes: les pictogrammes, les phonogrammes et les déterminatifs.

L’Egypte antique a été inspirée par le Tout puissant pour inventer  l’écriture hiéroglyphe, car Dieu lui-même est l’Ecriture comme l’apôtre Paul le déclare dans son épître aux Romains: « Car l'Ecriture dit à Pharaon: Je t'ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre » (Romains 9,17). L’écriture en soit, est un moyen de communication qui représente le langage à travers l'inscription de signes sur des supports variés. Bibliquement parlant, l’écriture est « la Parole qui a été faite chair » (Jean 1,14). Pour les chrétiens, le sang de Jésus-Christ versé sur la croix est une encre intarissable pour écrire la Parole de Dieu, le Tout Puissant. Mais, nous constatons fort malheureusement que la Bible n’a pas mentionné l’apport de l’écriture et de la mathématique africaine dans l’instruction des Israélites.

L’écriture de la Genèse de la Bible

Et si le récit biblique sur  le séjour des descendants d’Abraham en Egypte antique est réel, on pourrait donc croire que le Dieu d’Israël avait utilisé l’écriture égyptienne pour rédiger les dix commandements qu’Il a transmis à Moïse. N’est-ce pasla même écriture que Moïse avait utilisée pour la rédaction des livres du Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome) ?

Au regard des versets biblique ci-évoqués, l’écriture « Medou-netier » a été utilisée lors de la rédaction d’une grande partie des écrits  de la Bible, le livre sacré des chrétiens. Il faut préciser que les récits de la Bible n’ont pas été écrits par les Africains.  Et pourtant,  la Bible  affirme que les Israelites ont fait 430 ans en Egypte  (Exode 12:41). Les douze fils de Jacob, un des ancêtres des Hébreux, avaient immigré en Egypte quand ils y suivirent leur frère Joseph, qui était établi par le Pharaon sur « tout le pays d’Egypte » (Genèse 41 : 38-44). Et après plusieurs années, ces Hébreux  furent devenus esclaves en Egypte.  Pendant ce moment, les Israelites ont appris la sagesse de l’Egypte (Actes 7, 22 : Moïse fut instruit dans toute la sagesse ou science des Egyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres...).

 

Bible

Qui dit sagesse, dit aussi maitrise de l’écriture, de la science, de la mathématique et de la civilisation. Qui plus est, il faut se demander si combien de générations peuvent se succéder pendant 430 ans ? Car, des sociologues soutiennent que la durée d’une génération varie entre 20 et 25 ans. Nous estimons que si les Britanniques, les Français, les Espagnols et les Portugais ont, lors de leur colonisation de près de deux siècles en Afrique, pu changer le comportement des Africains et imposer leurs langues que les Africains parlent jusqu’aujourd’hui, les Egyptiens auraient fait autant quand les Hébreux étaient esclaves pendant 430 ans (4 siècles, équivalant à 17 générations) en Egypte.

Après avoir longuement étudié la Bible, Jean-François Champollion, qui a planché sur cette problématique, s’exprime en ces termes : « Les Juifs ignorants et superstitieux veulent soutenir que le bon père Abraham et les prêtres hébreux ont appris les quatre règles de l’arithmétique et tous les arts aux Égyptiens».  Mais, cet expert reconnaît  les valeurs traditionnelles de l’Egypte antique.

Bien que certains experts affirment qu’« après d’âpres discussions, les rabbins originaires de la Mésopotamie avaient laissé entendre que la Torah transmise à Moïse sur le mont Sinaï était rédigée en écriture judéenne », d’après nos recherches, nous ne pensons qu’il existait en Egypte antique une autre écriture que les israélites utilisaient à part  Medou-netjer. Il sied de rappeler que l’écriture grecque a été créée depuis 2000 ans avant J-C.

Cette pensée d’ignorer l’Afrique a été créée en toutes pièces, souligne le chercheur congolais Jean-Raoul Lumpungu « Et pourtant, l’histoire de l’Afrique existe, seulement, elle a été effacée. Hubert Deschamps fait remarquer l’effacement de l’histoire de l’Afrique dans son ouvrage Histoire Générale de l’Afrique Noire en ces termes : « au temps de Bossuet, on limitât l’Histoire Universelle à Israël, aux Gréco-Romains, et à l’Europe policée, c’était la norme».

Pour rappel, l’écriture hiéroglyphe a apparu à la fin du IVe millénaire avant Jésus-Christ en Haute-Égypte. Elle est utilisée jusqu’à l'époque romaine, soit pendant plus de trois mille ans. La connaissance de l’hiéroglyphe se perd avec la fermeture des lieux de culte dits « païens » par l’empereur Théodose Ier vers 380 après Jésus-Christ. Des chercheurs déclarent que l’hiéroglyphe aurait été décodé par Ibn Wahshiyya vers le IXe siècle, des Européens s'y sont aventurés au début du XIXe siècle (Johan David Åkerblad, Thomas Young), avec des succès incertains, mais il faudra, après la découverte de la pierre de Rosette, le génie de Jean-François Champollion pour briser, après quatorze siècles, ce qui paraissait être « un sceau mis sur les lèvres du désert ».

Ce ne sont pas les Africains qui ont écrit l’histoire de l’humanité et de la Bible. Mais, il s’emble que ce sont plutôt les Occidentaux. Et dans leurs écrits, les Occidentaux considèrent l’Afrique comme le berceau de l’humanité. Ils donnent diverses significations à l’humanité dont ils parlent: humanité, est à la fois l'ensemble des individus appartenant à l'espèce humaine mais aussi les caractéristiques particulières qui définissent l'appartenance à cet ensemble. Elle réunit aussi certains traits de personnalité d'un individu qui, par exemple, amplifient les qualités ou les valeurs considérées comme essentielles à l'humain, telles que la bonté, la générosité. Mais l’Afrique est-elle dans quelle humanité ? Je pense toutes les deux : apparition  de l’homme sur la terre et la solidarité humaine (Cfr. Le récit de Joseph de la Bible dans le livre de Genèse). Les Occidentaux affirment que les ossements  du premier homme  ont été découverts en Afrique, mais, cet homme tire son origine du singe, c’est-à-dire, l’homme avec un petit cerveau (moins intelligent).

Mais, c’est cet homme considéré comme le moins intelligent qui a inventé l’écriture, la science, la mathématique, a nourri le monde et a transmis aux autres races humaines ses connaissances. Paradoxalement, les Occidentaux nient cette évidence! « Il faut savoir qu’à partir d’une écriture on  peut écrire des millions des langues mais toutes les langues n’ont pas d’écriture ».

En effet, ce sont les Africains qui ont créé la première et la meilleure université au monde.  Il y a environ 800 ans au Mali, précisément à Tombouctou, une des anciennes villes de l’Afrique de l’Ouest, beaucoup plus connue à partir de ses ressources, notamment l’or, l’ivoire, le sel et de sa culture passionnante. Cette première université était connue sous le nom de « l’université de Sankoré ». Elle fut créée sous les ordres de Mansa Musa, l’homme le plus riche du monde. De petits groupes de savants, hommes et femmes de cette culture, qui formaient cette université, partageaient leurs connaissances  au monde et échangeaient  les expériences avec les autres. Ainsi, cette université grandit rapidement à telle enseigne qu’elle comptait 25 000 étudiants.

Afrique, le berceau de la mathématique

  Outre l’écriture, les Africains ont inventé la mathématique. Celle-ci a été appliquée par les os d'Ishango, également appelés bâtons d'Ishango. Selon le Prof. Vladmir Plester, Ir. Mécanicien et docteur en sciences physiques de l’université catholique de Louvain en Belgique, « Le bâton d’Ishango est le berceau de l’humanité des opérations mathématiques». Il l’avait fait savoir au cours d’une conférence scientifique à l’ULPGL-Goma, sur le thème « L’odyssée du bâton d’Ishango d’Afrique centrale à l’espace. »

 

 

Os Ishango

Dans une étude que l’Institut de recherche en sciences naturelles de Bruxelles a menée en 1956, il ressort que l’os d’Ishango est incurvé avec des entailles disposées régulièrement dont l’interprétation correspond à des bases qui donnent un sens à des opérations de la mathématique moderne.

Les os d'Ishango sont des artéfacts archéologiques découverts au Congo belge et datés d’environ 20 000 ans. Selon certains auteurs, il pourrait s'agir de la plus ancienne attestation de la pratique de l'arithmétique dans l'histoire de l'humanité. On les a considérés d'abord comme des bâtons de comptage mais certains scientifiques estiment qu'il s'agirait d'une compréhension bien plus avancée que le simple comptage. Cette thèse est rejetée par d'autres scientifiques. C’est vers les années 1950 que le géologue belge, Jean de Heinzelin de Braucourt, avait découvert ces ossements dans les couches de cendres volcaniques au bord du lac Édouard dans la région d'Ishango, au Congo belge.

On estima d'abord qu'il s'agissait d'os datant de 9 000 à 6 500 ans av. J.-C., mais une datation du site où ils furent découverts porta leur création à quelques 20 000 ans. Aujourd’hui, ces ossements sont exposés de façon permanente au Muséum des sciences naturelles de Belgique à Bruxelles. L’os d’Ishango est symbolisé par « le bâton d’Ishango ». Il s’agit des artéfacts archéologiques découverts à IShango en 1950. L’os d’Ishango serait donc le plus ancien outil qui fait forme des opérations mathématiques utilisées dans les sciences modernes.

Datant de plus de 20.000 ans, il comporte plusieurs incisions organisées en colonne. Pour les scientifiques, à l’Instar de Raïssa Malu Directrice d’Investing In people, il s’agit là d’un vestige  précieux de l’histoire des mathématiques. « C’est la preuve la plus ancienne de l’utilisation de la mathématique de l’humanité qu’on n’a pas découvert ailleurs », a précisé Raïssa Malu.

Il convient d’expliciter que la primauté d’invention entre l’écriture et la mathématique, au regard des connaissances psychologies, c’est la mathématique qui a été inventée avant l’écriture hiéroglyphe. Car, l’homme nait avec l’esprit mathématique que l’esprit littéraire. Pour bien maitriser cette notion, il faut observer tout ce qu’une créature ou un être humain fait : du fœtus à l’homme normal, tous nous agissons par rapport à nos besoins cela pour chercher l’équilibre. Si on a  faim, cela veut dire qu’on a un déséquilibre dans son corps. Ainsi, pour être équilibré, on doit manger.

D’après la loi de l'homéostasie (psychologie) de Claude Bernard (1865), dans son existence, l’homme est toujours à la recherche de l’équilibre. Il convient de rappeler que l’équilibre c’est «égal » ou encore la « balance, poids » en science physique.

Delphin Bateko Moyikoli

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12 juillet 2018

Union africaine: Des propositions salvatrices pour lutter contre la migration clandestine et l’insécurité en Afrique

L’Union africaine (UA) à le devoir d’organiser l’agriculture pour l’encadrement de la jeunesse et un centre de documentation africain pour permettre aux Africains d’échanger entre eux et de découvrir leurs talents. Le manque d’emplois pour les jeunes et leur ignorance sont à la base de leur mort dans la mer méditerranée, voulant gagner l’Europe pour la survie.   

 

Siège de l'Union africaine

L'Afrique a faim de la nourriture, de la sécurité, de l’emploi et de l’information. La situation est catastrophique. Peu de décideurs politiques en Afrique prennent cette situation au sérieux. Ils ont choisi la pensée politique « Affamez-les, ils vous adoreront ».

Les présidents angolais et français souhaitent que cette politique de privation prenne fin afin que les Africains retournent dans leur continent. Pour le président français, Emmanuel Macron, «les Africains sont appelés à réussir en Afrique ». Par contre, son homologue angolais, João Lourenço, se dit choqué de la manière dont les jeunes africains sont en train de ressusciter l’esclavagisme. « Le fait que les enfants de l’Afrique se rendent en Europe en tant que migrants, c’est une situation qui nous fait honte 600 ans après la traite des esclaves. Certains disent qu’ils entreprennent cela de manière volontaire. Mais pour être honnête, ils fuient les conflits armés, la faim et la pauvreté qui touchent les pays. Ils fuient le chômage et l’absence de perspectives. Nous sommes tous responsables de conditions auxquelles sont confrontés un grand nombre de pays africains », soutient-il.

Ces deux réactions sont faites par rapport à la réalité de la situation qui prévaut en Libye sur l’esclavagisme du temps moderne, l’immigration clandestine, la famine, le manque d’emplois et l’insécurité qui sont devenues monnaies courantes en Afrique. Pour sortir ce continent de cet enfer, deux propositions sont sur la table des décideurs de l’Union africaine : doter l’Afrique d’un centre de documentation pour échanger des informations et développer le secteur agricole en se basant sur les « démobilisés ou anciens combattants » afin de lutter contre la faim, surtout pour la création d’emplois en Afrique.

Un centre documentation pour l’Afrique

Il y a nécessité que l’Afrique se dote d’un grand centre de documentation qui va travailler en étroite collaboration avec les entreprises des médias africains et certaines universités afin  de permettre l’échange des informations entre les Africains. La finalité est de permettre aux Africains de comprendre ce qui se passe dans leur continent. Cela non seulement en évitant ou maîtrisant les catastrophes mais aussi et surtout en décelant les talents et les inventions de ces derniers. Car l’accès à l’information est un luxe et est risquant. L’Afrique vit dans l’ignorance. L’ignorance tue et appauvrit.

Pourtant, les livres sacrés de deux religions de base en Afrique d’aujourd’hui, respectivement la Bible pour le Christianisme et la Coran pour l’Islam, recommandent, de par et d’autre, de lutter contre l’ignorance afin de se développer. Le prophète Osée dans la Bible écrit: « Mon peuple périt, faute de connaissances » et dans le Coran, il est écrit que, lors de la communication entre Allah et son prophète Mahomet, il a été dit à ce dernier : « Lisez, lisez, lisez ». Il faut donc beaucoup lire. Voilà l’occasion pour les décideurs africains de créer l’émulation dans le continent et de permettre aux Africains de se découvrir.

La puissance de l’information

Ce centre de documentation à la longue peut mettre en place une maison d’édition pour aider les écrivains et les scientifiques africains dans la production des  livres.

Il convient de signaler que, dans une brochure publiée par la Banque mondiale intitulée « L’Afrique pourra-t-elle prendre sa juste place au XXIème siècle? », on peut lire : « L’infrastructure, la technologie de l’information et de communication et les services financiers ont un rôle important à jouer pour le développement. S’ils ne disposent pas d’un très large accès à ces services, la plupart d’Africains seront exclus du développement, et la croissance s’en trouvera ralentie ». La Banque mondiale, grand bailleur de fonds mondial, avait déjà averti les décideurs africains pour donner aux Africains l’accès facile aux secteurs porteurs du développement. Mais qui avait écouté et qui suit encore ce conseil de cette institution de Bretton Woods ?    

Par définition, un centre de documentation est toute unité d'information documentaire qui a pour mission essentielle la gestion de l'actualité à travers les périodiques, les rapports, les études. Bref, la littérature est dite souterraine de manière à consolider ou participer au développement d’une organisation. Sa mission essentielle est d'aider l'organisation à réaliser ses objectifs.

 

 

Migration Clandestinne

Jacques Chaumier, dans son livre « Les techniques documentaires »,Paris, Puf, 1971, distingue quatre types de centre de documentation, à savoir les Centres nationaux interdisciplinaires, Centres internationaux, Centres spécialisés et les Services de documentation.  Toutes ces unités documentaires ont pour rôle de la gestion de l’actualité et le soutien de certaines recherches avancées. Ainsi, elles permettent aux organisations d’échanger leurs informations afin de produire une émulation collective.

Relance de l’agriculture en Afrique

Un proverbe des Banunu-bobangi (RDC) dit que « Moyi na zambi liso ngoli te » (Ventre affamé n’a point d’oreille, en français). Aujourd’hui, ce proverbe n’est plus à démontrer. L’Afrique d’hier, sans industrie moderne, a pu nourrir d’autres populations en dehors de ses propres enfants. Mais comment expliquer qu’aujourd’hui, l’Afrique, berceau de l’Humanité, est devenue un continent mendiant.

Pour éviter la politique de la main tendue, il paraît impérieux que l’Union africaine suggère aux pays membres la mise en place d’un programme agricole afin de relancer le secteur agricole en utilisant les soldats démobilisés et autres combattants, sans oublier les jeunes. Ce programme doit aussi prévenir comment vendre les récoltes pour que les agriculteurs trouvent leur compte.

L’agriculture et l’armée ont ceci de commun : ce sont deux métiers à vie. Certains pays développés ont su rentabiliser le secteur agricole en mettant à contribution les hommes venus de l’armée. La gestion des ex-militaires après leur démobilisation et leur insertion dans la société en Afrique  présente bien des risques, car l’armée est un métier à vie.

Il ressort que l’agriculture et l’armée ont des similitudes. En termes de durée de formation ou d’attente de récolte, elles prennent banalement entre neuf et douze mois. Pour être enrôlé dans l’armée ou être qualifié de laboureur, la bonne aptitude physique et la discipline sont exigées.

En ce qui concerne les instruments de travail, l’agriculture utilise des instruments semblables à ceux de l’armée : la houe (pelle d’infanterie), la machette (épée), le râteau, l’arrosoir, le tracteur (char de combat), la combinaison (tenue militaire), etc. S’il nous faut parler du risque du métier, on peut citer, entre autres, la lutte contre les piqûres des abeilles comparables aux balles des ennemies. Les agriculteurs et les militaires se contentent de ce qu’ils reçoivent comme moisson ou solde.

Bref, étant donné que l’armée est, comme l’agriculture, un métier à vie, il est difficile à un militaire qui quitte l’armée ou la rébellion d’oublier définitivement l’usage de l’arme, sans que celle-ci soit remplacée par un autre outil. L’agriculture est le seul métier qui peut bien absorber l’ex-combattant sans que cela pose un problème d’inadéquation.

Une autre difficulté inhérente à la vie des ex-combattants, c’est  le rejet parfois des démobilisés par la société. Leur réorientation vers le secteur de l’agriculture serait l’une des voies qui les mettraient de manière durable à l’abri du besoin, et par voie de conséquence, devenir des agents de développement de la société.

L’Afrique, continent sans gêne

L’agriculture, priorité des priorités. Mais que faire ? L’Afrique est un continent qui regorge d’un grand nombre d’anciens combattants, de démobilisés et de jeunes compétents et aptes. Il faudrait les associer  pour nourrir l’Afrique au lieu de les laisser créer l’insécurité et mourir dans la Méditerranée.

Souvenez-vous que, lors d’une conférence de presse le 15 juillet 2017 à Kigali, en marge du 27e sommet de l’Union africaine, Rodha Peace Tumusiime, commissaire de l’UA chargée de l’Économie rurale et de l’Agriculture, avait souligné le fait que « l’agriculture est une priorité absolue pour le continent. Sans les progrès dans le secteur agricole, l’Afrique n’avancera pas. » Elle avait jugé nécessaire que les États africains mettent l’accent sur la modernisation et la mécanisation de l’agriculture ainsi que la transformation des produits agricoles afin de faire de ce secteur un moteur de développement économique et surtout un vecteur de lutte contre le chômage qui affecte la jeunesse africaine. « Cela permettra à la longue, avait-elle soutenu, de maîtriser des fléaux comme l’exode rural et les autres formes de migrations aux conséquences sociales, économiques et politiques désastreuses pour le continent. » Qu’attendent encore les Africains ?

 Il convient de souligner que la politique « Affamez-les, ils vous adoreront » et « Tuez-les, personne ne va les défendre » a donné l’occasion au monde de nous insulter. C’est pour cette raison que le président américain, Donald Trump, va aller plus loin en demandant  que l’Afrique soit recolonisée. « Les Africains vivent comme des esclaves dans leurs propre pays », a-t-il indiqué, rappelant, pourtant, ces Africains prétendent être indépendants.

Pour le président américain, les dirigeants africains veulent simplement avoir toute la liberté d’opprimer leurs pauvres peuples. Ils veulent que personne ne leur pose de questions. « Je pense qu’il n’y a pas de raccourci vers la maturité. L’Afrique devrait être colonisée de nouveau parce que les Africains sont encore sous l’esclavage », fulmine-t-il. Et de faire remarquer : « Les dirigeants africains ne peuvent même pas trouver une solution amiable pour le dilemme permanent au Burundi et ailleurs. Ces gens manquent de discipline et de cœur humain. Ils ne peuvent pas donner l’exemple. » Selon lui, ce qui les intéresse, c’est d’accumuler la richesse des contribuables.

                                           Delphin Bateko Chercheur indépendant (delphinbateko@yahoo.fr)

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05 juillet 2018

Ancêtre de l’homme a vécu au Zaïre (actuellement République démocratique du Congo)

Cela fait presque huit ans depuis que Noël Boaz creuse un lit de lac ancien dans l'Extrême est du Zaïre à la recherche de l'insaisissable ancêtre de l'homme. Il a découvert, avec ses collègues, quelques outils en pierre datant d'avant 2,5 millions d'années et des centaines de fossiles d'animaux et de plantes.

En revanche, pas de trace de l'animal qui serait l'ancêtre de l'homme. « Les fossiles du singe doivent s'y trouver », déclare le paléontologiste américain à Michael Roddy de l'Agence Reuter, au cours d'une visite, mi-septembre, sur le site. « C'est une question de trouver assez de fossiles pour le prouver », dit Boaz, 37 ans, qui écrit un livre sur ce sujet, prévu pour être publié fin 1989.

Le site, qui n'est accessible que par avion, se trouve sur les falaises en amont de la rivière Semliki dans le Parc national des Virunga et offre un cadre climatique agréable pour la recherche. A 175 kms au sud de la ville de Goma, la fumée s'échappe des crevasses et les volcans vomissent les laves. Les hippopotames se roulent dans la boue de la rivière dans laquelle Boaz et ses creuseurs se baignent.

 De temps en temps, les lions en pleine liberté se frottent contre les tentes, mais aucun membre de l'équipe n'a été jusqu'ici écharpé. Boaz, qui est directeur du Virginia Museum of Natural History, et ses associés ont découvert des douzaines d'outils en pierres taillées. Ils pensent que ces outils servaient à couper la viande. Autres découvertes faites par l'équipe: des carcasses et des fossiles d'éléphants préhistoriques, de mollusques, d'antilopes, de rats de bois et de marécage et de chevreaux à trois sabots. La chasse aux fossiles exige de la patience: l'inondation des fouilles et la végétation abondante cachent de fabuleux sites. Les besoins primaires, comme la nourriture, sont difficiles à obtenir.

Le Dr Robert Turk de Asherville, (Caroline du Nord), un volontaire de Earthwatch, a passé des semaines sur le site à prendre de minuscules dents de poissons fossilisés des tumulus du sable.

« C'est très intéressant bien que le travail prenne du temps », a déclaré Turk. « Nous ne faisons pas tout à fait bien les choses comme le feraient les experts mais on a besoin de corps supplémentaires pour tamiser la terre ».

LA RECHERCHE sur le premier ancêtre de l'homme préoccupe la communauté scientifique depuis un siècle quand Charles Darwin a publié sa théorie de l'évolution. Des paléontologistes en Afrique  de l'est et ailleurs ont découvert des prototypes de l'homme, tels l'Australopithèque, l'Homohabilis, l'Homo-erectus. Mais aucun ancêtre commun à tous n'a été trouvé et accepté universellement.

Boaz pense qu'un ancêtre homme-singe doit avoir émigré de l'Afrique orientale vers l'ouest à travers les massifs crevassés (Rift Valley) il y a environ 13 millions d'années. Ceci s'est passé quand le climat du monde transforma la forêt en savane en Afrique de l'est où la plupart des découvertes de l'homme ont été faites, mais la jungle centrale du Zaïre fut épargnée.

Les singes ont besoin d'une végétation abondante pour survivre. C'est pourquoi, Boaz pense que l'ancêtre doit avoir émigré ou péri. « Il y a plusieurs raisons pour penser que nous sommes sur une bonne piste », déclare Boaz. « Il y a deux chimpanzés dans cette région et nous savons que le premier hominidé y habitait parce que nous avons des outils en pierre. Vous ne trouverez jamais des fossiles des chimpanzés en Afrique de l'est ou du sud, par contre vous pouvez les trouver ici », ajoute-t-il. La jungle pose toutes sortes d'obstacles que les creuseurs des gorges et des lits de rivières desséchées de l'Afrique de l'est ne rencontrent pas. Le sol argileux du Zaïre retient plus l'humidité qu'il ne la draine, et il y a beaucoup de fossiles de mauvaise qua lité. « Le travail se poursuit tranquillement et lentement », déclare Parlssis Pavlakis, un médecin grec de 39 ans que supervise les fossiles. « La théorie est bonne, celle qui affirme que l'ancêtre commun a vécu à la lisière de la forêt Mais la production actuelle des fossile est très faible».

Boaz qui a reçu USD 272.000 l'arnnée dernière du National Science Foundation espère recevoir une autre subvention cette année pour creuser un site plu prometteur, mais plus difficile d'accès et infesté de moustiques. Boaz sait que la règle du pouce en Paléontologie est qu'avant de trouver une trace d l'Hominidé, environ 100 fossiles complets d'animaux doivent être déterré: Or, aucun site de la Semliki n'a approché un tel taux de productivité. « Ma vous pouvez parier », dit-il.

 

Zaire

                                                                                       Vie Finance - 1 5 OCTOBRE 1989

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04 juillet 2018

58 ans après la souveraineté nationale et internationale, la RDC ne dispose pas toujours de son Acte de l’indépendance

 

Moi, Congolais de la République démocratique du Congo, quel document souvenir de l’indépendance du 30 juin 1960 dois-je laisser à mes arrières-petits-fils ?

 

La République démocratique du Congo (RDC) a totalisé le 30 juin 2018, 58 ans d’âge depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale. Au regard de ce qui se passe dans la gestion des archives du pays, une impression se dégage, c’est celle de l’abandon total des archives et de la documentation. Cette négligence a occasionné une perte importante des documents d’archives, à savoir l’Acte de l’indépendance de la République démocratique du Congo et la grande partie d’archives des 16 rencontres politiques que le pays a connues depuis 1959. Et 58 ans après, la RDC évolue sans ses repères !

 

It/ Sans Acte de l’indépendance

 

La mauvaise tenue des archives en RDC a commencé juste le 30 juin 1960, jour de la signature de l’Acte de l’indépendance entre la Belgique et la République Démocratique du Congo. À ce stade, le professeur Bob Bobutaka précise, dans son livre intitulé ‘‘Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville : Développement, langue, musique, sport, politique et bibliologie, Paris, Edilivre, 2017’’, que « seuls les premiers ministres et leurs ministres en charge des Affaires étrangères étaient compétents pour contresigner la Déclaration de l’indépendance : quatre personnalités dont deux Belges et deux Congolais. Il s’agit de chefs de gouvernement Gaston Eyskens et Patrice-Emery Lumumba ainsi que de chefs de la diplomatie Pierre Wigny et Justin-Marie Bomboko. »

 

 

Acte d'indépendance de la RDC

Son Bomboko  « Après l’incident provoqué par le Premier ministre Lumumba, sous l’effet de la colère, le Premier ministre belge a signé, en occupant la place réservée au Premier ministre congolais, dans l’Acte de l’indépendance».

 Le professeur Bob Bobutaka renseigne également que, pour pouvoir structurer les informations sur l’Acte de l’indépendance du Congo, il a approché Justin Bomboko pour en savoir plus. Celui-ci a été surpris de constater qu’un Congolais s’intéressait aux archives. « C’est ce qui a toujours fait défaut à notre pays », avait-il dit. À la question sur la connaissance par lui de l’Acte de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, il avait répondu qu’« après l’incident provoqué par le Premier ministre Lumumba, sous l’effet de la colère, le Premier ministre belge a signé, en occupant la place réservée au Premier ministre congolais, dans l’Acte de l’indépendance. Avec le désordre ainsi créé, il n’a jamais su où se trouvait la copie qui était destinée à la partie congolaise. » 

L’expert congolais en bibliologie politique et archivistique, le prof Bob Bobutaka, ajoute : « En tout état de cause, nous pensons que l’Acte du Premier ministre Lumumba n’était pas approprié ; car selon le protocole, seuls les chefs d’État devaient prononcer les discours et que les chefs de gouvernement et les ministres des Affaires étrangères devaient apposer leurs signatures pour valider la Déclaration de l’indépendance. Plus de 50 ans après l’indépendance, l’élite congolaise doit être consciente des erreurs commises aussi par les Congolais dans le processus un peu désordonné de l’acquisition de l’indépendance. Pour beaucoup d’historiens, surtout Congolais, ce sont les incohérences belges qui sont mises en exergue. Pourtant, les Congolais, faute de maturité politique, par leur soif du pouvoir et leur esprit revanchard, sont aussi à la base des crises dont est victime la RD Congo dès l’aube de son indépendance. »

RDC sans culture des archives administratives

58 ans après l’indépendance, le comportement des Congolais de négliger les documents continue. Et cela contribue à amener le pays dans une direction inconnue. Pour cette raison, la liste de cas de négligence sur la gestion des archives n’est pas exhaustive. De 1959, avec le Colloque général entre la Haute administration coloniale et les partis politiques, à  2016, lors du Dialogue national inclusif et du Dialogue de la CÉNCO en passant par la Conférence nationale souveraine en 1991-1992, la RDC a totalisé 16 rencontres politiques importantes. Est-ce possible, aujourd’hui, de trouver toutes les archives des résolutions de ces 16 rencontres politiques importantes ? Nous ne le pensons pas. Si oui, où ?

Pour rappel, les archives constituent le pilier de l’histoire d’une nation ; elles sont le support des secrets d’État (écriture non voilée d’une nation).  L’histoire renseigne que, dans le monde antique, les archivistes ont été parmi les premiers conseillers des rois et des empereurs (1 Rois 4:3: Josaphat, fils d'Achilud, était archiviste).

 

 

Lumba signe

L’attitude  du premier ministre belge montre que Lumumba a été déjà écarté du pouvoir le même jour de la signature de l’Acte de l’indépendance.   

 Actuellement, il est difficile de vivre sans documentation. Tous les domaines de la vie quotidienne reposent sur la documentation (archives, documentation et livre). C’est pour cette raison qu’il existe une relation appelée « Relation perpendiculaire ». Ce rapport  est une collaboration qui existe entre la documentation et d’autres disciplines des domaines de monde savant (Politique, économie, gestion, marketing, diplomatie, journalisme, communication, éditorologie, la bibliologie...). Schématiquement parlant, toutes les disciplines du monde savant s’appuient sur la documentation (archives, documentation et bibliothèque). C’est-à-dire qu’aucun domaine scientifique n’évolue sans recourir ou sans apport des documents. Cette relation est perpendiculaire dans le sens que la documentation est la base où repose un pilier appelé les domaines scientifiques.

Il convient de rappeler que l’histoire archivistique de la République démocratique du Congo renseigne que les archives en RDC n’ont connu que des moments difficiles. Cela, de la destruction des archives de la colonie belge (Congo belge) par Léopold II au pillage des archives de la présidence de la République et du parlement au palais du peuple par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) et ses alliés en 1997, en passant notamment par la négligence de ces archives pendant la deuxième République. Il faut ajouter qu’au cours de dix dernières années, les archives de la RDC ont été détruites plus de cinq fois. En 2006, la destruction d’une partie des archives  judicaires  de la Cour suprême de justice lors des audiences sur le contentieux électoraux. En 2007, des incendies ont détruit les archives de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CONADER) quelques jours avant l’arrivée des experts internationaux pour un audit de la gestion de fonds destinés à la gestion des démobilisés. Et, en novembre 2009, les incendies ont aussi ravagé les archives médicales des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK).

A ce tableau sombre, il faut ajouter la destruction des archives du Secrétariat général et des installations abritant le serveur central du système informatique du ministère du Budget, dans la nuit du 5 au 6 janvier 2015. Sans oublier la plus récente destruction des archives pénitentiaires et judicaires de 2017 à la prison centrale de Makala (dans la nuit du 16 au 17 mai 2017) et celle du 10 juin 2017 concernant le  Parquet de Matete.

Pour éviter les erreurs du passé, le gouvernement congolais a le devoir d’utiliser ses archives afin d’organiser le secteur et de disposer les moyens nécessaires pour doter chaque institution du pays un dépôt d’archives. Sans oublier la réorganisation des archives nationales du Congo.

 Orientations scientifique de la gestion efficace des archives 

Hormis la théorie de trois âges, inventée par les américains, les archivistes congolais viennent d’en créer d’autres pour valoriser l’importance, la protection et pour la gestion efficace des archives, à savoir la théorie de la ligne brisée, de la pyramide brisée, du pré-carré ainsi la théorie du losange.

 La première théorie de la ligne brisée ou théorie de Zigzag stipule que l’importance des archives est illimitée dans la vie d’une organisation. On crée les archives, on les utilise et on les enterre. Mais après, on les ressuscite pour une intervention éventuelle. Cette théorie s’appuie sur le  coefficient de restitution d’Isaac Newton.

 La deuxième théorie est celle de la pyramide brisée qui recommande la protection des documents d’archives. Elle interdit l’accessibilité aux personnes étrangères aux archives du fait que elles sont des documents non voilés constituent un danger pour l’organisation. Cette négligence peut même faire disparaître son propre géniteur. 

Pour éviter le désordre dans la gestion des archives, le professeur Bob Bobutaka de la République démocratique du Congo (expert en Archivistique, Archivologique et en Bibliologie) a mis en place la théorie de pré-carrée. En application en Archivistique, une théorie qui définit les limites de l’accessibilité aux archives d’un grand système comme une Nation, il convient de signaler que la méconnaissance de l’importance des archives est liée parfois à la personne commise à cette gestion.  D’où, il est recommandé de confier la gestion en priorité aux archivistes formés et non aux historiens ou aux volontaires qui ont la passion des archives. C’est pour cette raison que l’application de la théorie de losange est recommandée. Cette notion recommande que l’intelligence de l’archiviste-gestionnaire dépasse la capacité de son fonds archivistique afin qu’il soit capable d’analyser, de gérer, de prouver et de convaincre. Elle repose sur modèle du fonctionnement du chariot élévateur.

Delphin Bateko M.

 

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29 juin 2018

Mutation des SIC vers les NTIC : la RDC avance à pas de tortue

 

 

Le mauvais fonctionnement de la fibre optique en République démocratique du Congo ne facilite pas la mutation des  Sciences de l’information et de la communication (SIC) vers les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Tout en République Démocratique du Congo marche au ralenti : le raisonnement, le développement, la concurrence, etc. Pourtant, les autres sont dans la course : ils prouvent qu’ils existent! Ce qui n’est pas le cas pour les Congolais ! Même la mutation des disciplines telles que les Sciences de l’information et de la communication (SIC) vers les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) avance à pas de tortue.

Pourtant, ce  sont les Sciences de l’information et de la communication qui évoluent très vite par rapport à d’autres domaines. Nous sommes dans la mutation du monde des supports lourds (support papier) vers celui des supports légers (électronique). Cyriaque Paré de Burkina-Faso « L'utilisation d'Internet dans la presse écrite francophone africaine : le cas du Burkina Faso », mémoire de Diplôme universitaire de recherche (DUR) en 1999 souligne que « la mutation dans la pratique du métier de journaliste intéressera toutes les étapes : de la collecte à la diffusion de l'information en passant par son traitement. Et concerne tous les médias, que ce soit l'audiovisuel ou la presse écrite. Une certaine opinion veut que l'avenir de la presse écrite soit sur Internet au risque de dépérir et disparaître. »

Parmi ces domaines des SIC en mutation, il y a les mondes du Journalisme, de la Bibliothèque, de la Documentation et des Archives qui, ces derniers temps, sont entrés dans le monde numérique.

Journalisme vers le numérique

En RDC, la mise en ligne a commencé vers fin les années 1990 et début 2000. La version utilisée était la version papier. Parmi les pionniers : les Journaux Le Soft, Le Potentiel, L’Avenir et Le Phare. À l’époque, ces sont les Américains qui publiaient les informations des médias africains dans leurs sites web car ces medias n’avaient pas de site web. En RDC, la version exclusivement en ligne n’a commencé qu’après 2002. Parmi les pionniers, radiookapi.net, monuc.org.

Pour le moment, les Congolais ont emboité le pas en créant des sites web avec la version exclusivement en ligne. Il s’agit de 7sur7, Congo24, DigitalCongo, Direct, InfobasCongo, Kasaï Direct,  MédiaCongo, , radiookapi.net, RDC.news, The Voice of Congo, WebInfos, Times.cd, congoreformes.com., kinshasatimes, 243rdc, zoomeco, actalité.cd, depeche.cd et certains blog pour des informations spécialisées  : www.archivistebatekocanalblog.com,  Cheik Fita News...

Il convient de rappeler que le monde journalistique est dans le numérique vers les années 1990 grâce au développement d'Internet avec l’appellation «Press online, journal électronique ou presse en ligne ou encore journal en ligne ».

Un journal en ligne, journal électronique, ou encore e-journal est un journal publié sur l’Internet. L'avènement de l’Internet a permis  à la presse de se rapprocher de plus en plus de son public. Dans l’esprit de l’invention du journal en ligne, il était question de faire une large diffusion des informations publiées dans la presse papier. Car la première version en ligne est celle de la version l’électronique ou la version papier. C’est cette version qui est exportée en PDF. C’est seulement après qu’un autre style d’écriture journalistique va voir le jour. Il s’agit de la version exclusivement en ligne ou version exclusivement électronique.  

Cette version a un style international. C’est-à-dire pour des raisons de précisions, elle utilise les points cardinaux (Nord, Sud, Est et Ouest) et les localisations géographiques (kilomètre) pour faciliter la compréhension à ceux qui ne connaissent pas le lieu où se déroule l’événement. Mais bien avant cette démarche en ligne, d’autres médias prenaient des abonnements électroniques pour ses abonnées à l’aide de CD. Par exemple, Le monde diplomatique.

Télévision numérique terrestre

 La RDC est en retard dans le monde numérique. Preuve : même le câble optique n’est pas encore installé. A présent, aucune chaîne de télévision en RDC n’est intégrée dans le monde numérique. Pourtant, certains pays d’Afrique y sont déjà. Les images des télévisions locales, transmises par télédistributions, ne sont pas numériques mais entrent plutôt dans le cadre de faux numériques.  En tout cas, il serait inacceptable qu’au-delà de 2020, la RDC ne rejoint pas ce monde.

Dans la TNT, le métier du journalisme ne change pas forcément, seulement l’émulation et la rapidité sont plus recommandées que dans les medias classiques. Mais c’est plus l’aspect technique qui change. Selon André Ndjeka, directeur technique du groupe de presse Média7, après une formation de passage de l’analogie à la TNT en Chine, fait savoir que « le support de transmission analogique est différent de celle numérique. Le câble en analogique est double : un fil pour le son et l’autre pour l’image ; tandis que le câble numérique est doté d’un seul fil mais transmet le son et l’image au même moment. »

Il convient de signaler que la Télévision numérique terrestre (TNT) est une évolution technique en matière de télédiffusion, fondée sur la diffusion de signaux de télévision numérique par un réseau de réémetteurs hertziens terrestres. Par rapport à la télévision analogique terrestre à laquelle elle se substitue, la télévision numérique terrestre permet de réduire l'occupation du spectre électromagnétique grâce à l'utilisation de modulations plus efficaces, d'obtenir une meilleure qualité d'image ainsi que de réduire les coûts d'exploitation pour la diffusion et la transmission, une fois les coûts de mise à niveau amortis. 

Monde de documentation

Aujourd’hui, il existe la possibilité de lire les livres à distance « télélecture » (la lecture à distance d’un document électronique à l’aide de l’Internet) ou lecture en ligne » et de vendre à distance ou en ligne grâce la présence de NTIC. Dans certains coins du monde, les lecteurs préfèrent la bibliothèque virtuelle ou la « télébibliothèque » (consultation de bibliothèque en distance au moyen de l’Internet) que la lecture à la bibliothèque classique.

A Kinshasa, il n’existe pas une bibliothèque virtuelle congolaise, mais des bibliothèques numériques. La bibliothèque virtuelle à laquelle on peut accéder est celle du Centre culturelle américain de Kinshasa.

Mais il faut signaler que l’avènement des NTIC a permis aux documentalistes de faire les panoramas de presse en ligne et d’échanger avec les centres de documentation de mêmes systèmes. D’où, il est préférable que le documentaliste utilise la circulation de l’information en étoile ou en marguerite de documents pour bien répondre à ses taches quotidiennes.

Par contre, le monde des archives hésite. Il est trop timide car les archives est un monde de confidences et il y a nécessité  de la mise en place d’une loi autorisant la numérisation des archives pour éviter l’accessibilité au public non autorisé aux certains secrets d’État ainsi que la détermination de type de document à numériser. Mais les non-archivistes ou les non-archivologues pensent que la numérisation permet de libérer les espaces et facilite la circulation de l’information ainsi que son repérage. Ils proposent même la création des logiciels d’archivage électronique pour contrôler toutes les archives de la République démocratique du Congo qui permettra à l’Etat de numériser des archives qui se trouvent entassées  dans des bureaux et à même le sol. C’est bien mais la lutte contre la négligence doit être la priorité afin que les décideurs protègent cet instrument numérique.

En RDC, c’est le premier ministre Augustin Matata Mponyo  qui, à son époque, a voulu numériser les fonds archivistiques de la Primature avec le concours des Belges. Mais l’opération n’a pas eu lieu.

 Typologie des relations en SIC

De par de mon observation personnelle, il existe trois types de relations entre certains domaines des SIC, à savoir la relation perpendiculaire, la relation rotative et la relation rhombique (losange).

La relation perpendiculaire est une collaboration qui existe entre la documentation et d’autres disciplines des SIC (journalisme, communication, éditorologie, la bibliologie...). Schématiquement parlant, toutes les disciplines du monde savant s’appuient sur la documentation (archives, documentation et bibliothèque). C’est-à-dire qu’aucun domaine des scientifiques n’évolue sans recourir ou sans apport des documents. Cette relation est perpendiculaire dans le sens que la documentation est la base où repose un pilier appelé SIC.

Perenduculaire

S’agissant de la relation rotative, elle traite les entraides entre les domaines des SIC pour atteindre une évolution. Dans l’évolution d’un domaine, l’apport des autres disciplines est une  obligation. On peut constater cette contribution lors de la rédaction d’une information par un journaliste. Les données produites par ce dernier comme information, viennent toujours d’une source. Cette source peut être orale, écrite ou encore virtuelle, mais après la publication, l’information devient un support ou une référence pour un autre domaine (Bibliothèque, centre/service de Documentation, Dépôt/service d’archives, communication, bibliologie, etc.). Cette relation est appelée aussi  la relation gagnant-gagnant ou la relation donnant-donnant.

Rotation

Quant à la relation rhombique (losange), elle est une rencontre entre général et particulier ou une relation qui existe entre inférieur (<) et supérieur (>). Ce dernier cas forme la relation rhombique ou losange entre les domaines  scientifiques des SIC. C’est-à-dire que quand un journaliste soumet un problème de recherche auprès d’un bibliothécaire, celui-ci lui fournit parfois beaucoup de documents liés à sa recherche. Après la réception et la lecture des ouvrages reçus auprès de bibliothécaire, le journaliste les résume à une seule donnée appelée « Information ». L’ensemble de cette démarche produit  la figure en forme de losange (<>). C’est dire qu’une Bibliothèque va de particulier au général (<) tandis que le journalisme de général au particulier (>).

 

Delphin Bateko M. , chercheur indépendant (Archives, documentation, bibliothécomie, media et observateur congolais de la nature ). E-mail : delphinbateko@yahoo.fr

 

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08 juin 2018

Le monde célèbre la «Journée internationale des archives » sans la République Démocratique du Congo

 

C’est maintenant et pas demain qu’il faut penser à l’organisation des archives en République démocratique du Congo. Sinon, on ne saurait bien contrôler, sécuriser, canaliser les différentes activités et développer le pays.

Le Conseil international des archives (ICA) organise, le samedi 9 juin 2018, la Journée internationale des archives. Thème choisi  pour cette année : «Archives : gouvernance, mémoire et patrimoine». Outre cette journée, est prévue à Yaoundé, au Cameroun, du 26 au 28 novembre 2018, la grande rencontre des spécialistes (Archivistes et Archivologues) de l’écriture non voilée ou documents d’archives.

Curieusement, la journée du 9 juin ne sera pas la bienvenue en République démocratique du Congo, car les responsables politiques et culturels semblent méconnaître l’importance des archives.

Dans ce pays, les institutions chargées de l’organisation et de la gestion des archives n’arrivent toujours pas à bien gérer les contenants. D’où leur viendrait alors l’idée d’approfondir le contenu des archives?Cette négligence, reconnaissons-le, occasionne le développement de la corruption, de la falsification des documents importants et de l’esprit de la destruction.

Les conséquences de cette négligence sont néfastes pour l’avenir. Un proverbe Nunu-Bobangi (RD. Congo) dit que «Ba boso ba bomi ba mbisa na mposa e mayi», c’est-à-dire que « les premiers  arrivants boivent de l’eau pure». Explication : les bêtises ou erreurs que nous commettons aujourd’hui auront des conséquences funestes sur nos successeurs. Il en est de même des archives. Preuve : la récente révocation de plus de 200 magistrats été attribuée, à tort ou à raison, à la manipulation des documents académiques. D’où le problème de fiabilité des archives.

Pour rappel, les archives constituent le pilier de l’histoire d’une nation ; elles sont le support des secrets d’État (écriture non voilée d’une nation).  L’histoire renseigne que, dans le monde antique, les archivistes ont été les premiers conseillers des rois et des empereurs(1 Rois 4:3: Josaphat, fils d'Achilud, était archiviste).

. C’est grâce aux documents d’archives et autres, regroupés par l’archiviste-bibliothécaire-bliographe Emile Théodore Joseph Hubert Banning, que le roi Léopold II  de Belgique s’est senti pousser le désir de devenir propriétaire de l’État indépendant du Congo (E.I.C).

Scientifiquement parlant, il existe des théories en archivistique qui consistent à valoriser l’importance, la protection et la gestion des archives, à savoir la théorie de la ligne brisée, de la pyramide brisée, du pré-carré ainsi la théorie du losange.

 La première théorie de la ligne brisée ou théorie de Zigzag stipule que l’importance des archives est illimitée dans la vie d’une organisation. On crée les archives, on les utilise et on les enterre. Mais après, on les ressuscite pour une intervention éventuelle. Cette théorie s’appuie sur le  coefficient de restitution de Isaac Newton.

 La deuxième théorie est celle de la pyramide brisée qui recommande la protection des documents d’archives. Elle interdit l’accessibilité aux personnes étrangères aux archives du fait que elles sont des documents non voilés constituent un danger pour l’organisation. Cette négligence peut même faire disparaître son propre géniteur.  

Pour éviter le désordre dans la gestion des archives, le professeur Bob Bobutaka de la République démocratique du Congo (expert en Archivistique, Archivologique et en Bibliologie) a mis en place la théorie de pré-carrée. En application en Archivistique, une théorie qui définit les limites de l’accessibilité aux archives d’un grand système comme une Nation, il convient de signaler que la méconnaissance de l’importance des archives est liée parfois à la personne commise à cette gestion.  D’où, il est recommandé de confier la gestion en priorité aux archivistes formés et non aux historiens ou aux volontaires qui ont la passion des archives. C’est pour cette raison que l’application de la théorie de losange est recommandée. Cette notion recommande que l’intelligence de l’archiviste-gestionnaire dépasse la capacité de son fonds archivistique afin qu’il soit capable d’analyser, de gérer, de prouver et de convaincre. Elle repose sur modèle du fonctionnement du Chariot élévateur. La machine de l’élévateur ne peut soulever que le poids qui convient à capacité. 

Genèse de la destruction des archives en RDC

L’histoire archivistique de la République démocratique du Congo renseigne que les archives en RDC n’ont connu que des moments difficiles. Cela, de la destruction des archives de la colonie belge (Congo belge) par Léopold II au pillage des archives de la présidence de la République par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) et ses alliés en 1997, en passant notamment par la négligence de ces archives pendant la deuxième République.

Il faut ajouter qu’au cours de dix dernières années, les archives de la RDC ont été détruites plus de cinq fois. En 2006, la destruction d’une partie des archives  judicaires  de la Cour suprême de justice lors des audiences sur le contentieux électoraux. En 2007, des incendies ont détruit les archives de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CONADER) quelques jours avant l’arrivée des experts internationaux pour un audit de la gestion de fonds destinés à la gestion des démobilisés. Et, en novembre 2009, les incendies ont aussi ravagé les archives médicales des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK).

A ce tableau sombre, il faut ajouter la destruction des archives du Secrétariat général et des installations abritant le serveur central du système informatique du ministère du Budget, dans la nuit du 5 au 6 janvier 2015. Sans oublier la plus récente destruction des archives pénitentiaires et judicaires de 2017 à la prison centrale de Makala (dans la nuit du 16 au 17 mai 2017) et celle du 10 juin 2017 concernant le  Parquet de Matete.

Typologie des documents

Dans la classification managériale des documents, il existe quatre types de documents par rapport à leur poids (physique des documents) : poids mouche, coq, léger et lourd. Et deux types de contenu des documents : documents à l’écriture voilée et à l’écriture non-voilée.

Du point de vue poids des documents, les affiches et les tracts sont classés dans les documents mouches car ils ont un poids très faible et sont accessibles à tout public. Le journal ou le quotidien est dans les supports coqs. Cette considération est due au poids du papier des journaux. Son information est facile à comprendre par rapport à d’autres supports d’informations.

Dans le support léger, on peut classer le magazine et la revue. Leur  lecture et leur compréhension sont souvent réservées aux  spécialistes. Les livres sont, quant à eux, classés dans le support lourd.

S’agissant de types de contenu des documents, ils sont regroupés en deux types d’écriture : voilée et non-voilée. L’écriture voilée est celle dont la lecture n’a pas de limites ou celle qui est réservée au public. On la retrouve dans les publications en série (journal, magazine, revue) et les livres. L’accès à cette écriture est libre à tout le monde.

L’écriture non-voilée est, quant à elle, celle qui touche le monde des archives et certains rapports confidentiels. L’accessibilité de ces genres des documents est conditionnée par des textes réglementaires qui définissent leur délai de communicabilité et d’accessibilité. Leur caractéristique est secrète et réservé aux initiés.

Les archives dans les médias

Les archives font partie des piliers fondamentaux des médias, à savoir Informer, Promouvoir, Administrer et Conserver(IPAC). Les médias en Afrique, en général, et en RDC, en particulier, ont le devoir de bien conserver leurs archives. Un média sans archives égale à un média sans backgrounds, rapporte le blog spécialisé en documentation (archives, bibliothèque, documentation et  bibliologie),www.http://archivistebateko.canalblog.com.

À Kinshasa, la plupart de médias n’arrivent pas à bien gérer et conserver leurs archives. Cela vaut également pour ceux basés dans les provinces. Cela est dû au fait que les Congolais n’ont pas la culture des archives.

Étant donné que les hommes des médias sont généralement des ‘‘intellectuels’’, il est nécessaire que les propriétaires de médias militent pour l’organisation des archives des médias. Au moment où à travers le monde les hommes des médias luttent pour conserver leur quatrième pouvoir en informant, analysant, rappelant et veillant sur les événements, ceux de la RDC ne font qu’annoncer des informations.

       À noter que la force des médias internationaux, notamment AFP, Reuters, France 24, RFI ...  se trouve dans la conservation de leurs archives et dans leur promptitude à diffuser l’actualité dans laquelle ils incèrent le background y afférent.  

       Les archives et la documentation dans les médias jouent un rôle de sentinelle et de veille. Elles sont le métaschème de la Rédaction. Ce service conserve tous les documents utilisés par la Rédaction (les conducteurs, les discours, les rapports, les anciennes productions, photos, etc.

Dans le service de marketing et commercial, le service de documentation et archives recommande de classer les factures avec les pages de photocopie des journaux ou les documents du texte de l’annonceur). Et c’est dans le service d’administration qu’il faut analyser bibliologiquement le dossier du personnel en le classant par rapport aux indices préétablis. Sans oublier la conservation des documents essentiels de l’entreprise.  

       Ce service fait office d’intermédiaire entre sa Rédaction et ses chercheurs. Il a aussi l’obligation de veiller sur la collaboration (dépôt obligatoire d’exemplaires des éditions) de sa Rédaction avec la Bibliothèque nationale (dépôt légal) et le Dépôt national d’archives.

Aujourd’hui, les Congolais peuvent-ils retrouver facilement les archives des journaux Le Courrier d’Afrique, Le Progrès, Etoile du Congo, Umoja de Léon Mukanda, Elima de Thy Réné Esolomwa, Salongo de Bondo Sama, L’Analyste de Jacques Bongoma  ou Le Palmarès de Michel Lady Luya (…) ? Dans quelle Rédaction à Kinshasa peut-on trouver le Code d’éthique et de déontologie professionnelle ainsi que la Loi sur la liberté de la presse en RDC…?

    La vie des médias en République démocratique du Congo évolue dans une période vraisemblablement trouble parce que ceux qui sont censés informer et former le public, ne sont pas généralement chevillés sur la rigueur, la compétence et le savoir. La conséquence directe est que les propositions faites au public, en termes de contenu … ne contribuent pas souvent à l’essor du journaliste. On décèle, à cet effet, dans le chef des journalistes, l’absence de culture de lecture et de conservation des documents. De même, aucun effort n’est ressenti auprès de jeunes éditeurs et propriétaires des médias, pour relever le niveau de connaissance des archives de médias.

À signaler que l’esprit de conservation a existé. J’ai travaillé avec des anciens journalistes encore en vie, notamment MM. Angelo Mobateli, Florent N’Lunda N’Silu et Ben-Clet Kankonde. Ils ont excellé dans la conservation de leurs documents, notamment de reportages, de textes légaux, etc. Et cela profitait à toute la Rédaction qui recourait à ces archives personnelles en cas, notamment, de replonger le lecteur dans le background.

Numérisation des archives

Les disciplines des Sciences de l’information et de la communication (SIC) tendent, toutes, vers le monde numérique. Parmi celles qui sont dans cette mutation, il y a le journalisme, la bibliothèque,  la documentation. Tandis que le monde archivistique traîne encore le pas, car il existe de nombreux contraintes liées à la confidentialité et la communicabilité des informations archivistiques.  

Certains experts congolais en archivistique et archivologiques, à l’instar de professeur Bob Bobutaka de l’Institut supérieur de la Statistique (ISS)/Kin, admettent que  la mise en place d’une loi autorisant la numérisation des archives et la détermination de type de document est nécessaire pour éviter l’accessibilité au public non autorisé aux certains secrets d’État.

Néanmoins, il faut savoir que la numérisation des archives permet à une organisation de libérer les espaces et d’avoir un accès rapide aux documents. Généralement, ce sont les archivistes, archivologues et les informaticiens locaux qui sont associés à un tel travail informatique. 

Au regard de ce qui se passe aujourd’hui, il se dégage l’impression selon laquelle les institutions de conservation nationales des documents en République démocratique du Congo (la Bibliothèque nationale du Congo et l’Institut national des archives nationales) ne sont pas prêtes à ouvrir des réflexions pour la gestion et la conservation des documents numériques.

 

Delphin Bateko Moyikoli, chercheur congolais (RD. Congo) en Archivistique, Documentation, Archivologie, Bibliothèque et Communication. 

e-mail : delphinbateko@yahoo.fr

 

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