Documentation et archives

23 mai 2018

N’Djili : don d’un particulier pour réhabiliter la toiture du TGI

 

TGI N'Djili

Une vue du bâtiment du TGI/N’Djili saccagé en 2016

Le vice-ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Me Willy Bolio Emina Mpa-Rewil, a remis, le lundi 21 mai2018 à la présidente du Tribunal de grande instance (TGI) de  Kinshasa/N’Djili, Mme Bafila, deux cents tôles et une « enveloppe » pour la réhabilitation du bâtiment de ce tribunal. Qui, rappelons-le, avait été saccagé lors des manifestations organisées les 19 et 20 septembre 2016. Cela pour protester contre le prolongement de mandat du président Joseph Kabila, arrivé à terme théoriquement le 19 novembre 2016.

Depuis le saccage du bâtiment, les juges et greffiers travaillent en plein air. Certains documents de  justice sont conservés au tribunal de paix de Kinshasa/N’Djili et d’autres, sont gardés entre l’intersection de deux branches des arbres qui sont dans l’enclos du tribunal.

Du fait des intempéries, beaucoup de procès n’ont pas pu avoir lieu, a-t-on appris sur place.     

La remise de deux cents tôles a été une surprise pour les responsables du Tribunal de grande instance de Kinshasa/N’Djili. Car aucune organisation n’était prévue et aucune autorité politico-administrative n’était présente sur le lieu de la remise.

La population environnante n’en revenait pas car ce bâtiment a été abandonné depuis plus de deux ans. Elle pensait que Me Willy Bolio était envoyé par le gouvernement. D’autres par contre, pensaient qu’il était venu pour des raisons électorales.  

Me Willy Bolio Emina a, lui-même tenu à fixer l’opinion. «J’ai remis ces 200 tôles et cette enveloppe pour permettre au Tribunal de grande instance de Kinshasa/N’Djili de bien fonctionner » Et d’ajouter : « Avant d’être membre du gouvernement, j’étais avocat de carrière. C’est en cette qualité que  je venais ici régulièrement pour défendre mes clients mais aussi voir mes confrères. J’ai constaté après l’incendie que l’édifice a été abandonné, malgré les promesses ».

Enfin, il a précisé « qu’il n’était pas venu pour des raisons électorales ou politiques mais plus pour des raisons sociales. « Car si c’était pour des raisons électorales, je ferai ce don dans mon territoire de Bolobo, dans la province du Maï-Ndombe », s’est-il défendu.       

Interrogé, un témoin de l’événement a déclaré que deux ans après la destruction de cet édifice public, les habitants de la commune de N’Djili n’ont cessé d’accueillir des personnalités politiques ou des  curieux voulant voir ce qui restait du bâtiment saccagé. Certains ont fait des promesses mais aucune n’a été réalisée. Et le temps passe.

Seulement voilà, Me Willy Bolio est venu sans tambours ni trompette pour faire un don là où beaucoup de gens n’y pensaient pas.   

Un autre temoin de l’événement a souhaité que les quatorze élus de la circonscription électorale de la Tshangu portent aussi leur contribution pour que le bâtiment soit réhabilité. Car après la réhabilitation de la toiture, il faut de la  peinture pour la décoration extérieure et les mobiliers pour celle intérieure.     

Il convient de signaler que le district de Tshangu a quatorze députés à l’Assemblée nationale. Aucun n’a fait un don pour ce bâtiment, moins encore fait des brouillis au niveau du Palais du peuple pour sa réhabilitation.

Delphin Bateko

 

In Le journal Le Potentiel n°7321 du 23 mai 2018, p.9.

 

 

 

 

 

 

Posté par ArchivisteBateko à 10:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]


22 mai 2018

Professeur Bob Bobutaka de la RDC à la rescousse de la bibliothèque nationale de Djibouti

Professeur Bob bobutaka

La République de Djibouti vient de construire des bâtiments modernes pour abriter la bibliothèque nationale et les archives. Cela pour valoriser la culture de la lecture et l’esprit national de conservation des documents. Pour y arriver, elle a fait appel au professeur congolais Bob Bobutaka, Dr en SIC par le truchement de l’association « Mémoire et Développement ».

Le ministère djiboutien des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens waqfs a commémoré dernièrement la  journée mondiale du livre et du droit d’auteur. À cette rencontre, étaient associés des experts africains de l’association « Mémoire & Développement ». Cette association est une initiative privée africaine pour le renforcement de la gestion des services d’archives et des bibliothèques en Afrique. 

Outre le président de la République du Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, le ministre djiboutien des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens waqfs, Aden Hassan Aden, et le professeur Bob Bobutaka Bateko, expert congolais (République démocratique du Congo) en bibliothéconomie et en bibliologie, ont, à l’occasion, prononcé des discours basés sur la valeur du livre dans le développement humain. 

Dans son discours, le professeur Bob Bobutaka a salué la présence du chef de l’État djiboutien à cette cérémonie. Laquelle, a-t-il souligné, « est un grand honneur, et conforte l’importance que la République de Djibouti accorde au livre comme instrument irremplaçable de création, de savoir, de liberté et de développement ». Et de noter que la politique du livre et de la lecture n’est pas seulement l’affaire du gouvernement, elle interpelle un large éventail d’acteurs dans les différents milieux concernés par la lecture, notamment la famille en premier lieu, mais également l’école, les bibliothèques, les auteurs, les éditeurs, les librairies, les imprimeurs, les médias ».

Soulignant l’importance des institutions documentaires dans un pays, le Dr. Bobutaka a noté qu’«aujourd’hui, l’Etat djiboutien, à travers le ministère des Affaires musulmanes de la Culture et des Bien Waqfs, a assuré sa part de responsabilité en créant la Bibliothèque nationale pour favoriser l’éclosion, le développement et le maintien de la culture de lecture. Il sied aussi de noter que la Bibliothèque nationale a pour  mission, notamment de produire la bibliographie nationale».

Il a profité de l’occasion pour féliciter les autorités de la République de Djibouti pour avoir construit des grands bâtiments qui sont d’ailleurs rares en Afrique. Il s’agit, notamment, de l’imposant bâtiment qui abritera la Bibliothèque nationale et les Archives nationales. But visé : nourrir l’intelligence de Djiboutiens  et conserver leurs pensées administratives. «Nous pouvons vous confirmer que la construction de ce bâtiment moderne est une fierté et un modèle pour l’Afrique », a fait savoir le professeur Bobutaka pour qui, à travers ce projet, l’Etat djiboutien assurera l’accès au plus grand nombre de djiboutien au savoir et à la mémoire.

Il a aussi lancé un appel aux Djiboutiens afin de bien protéger et surtout d’aimer la lecture qui, a-t-il notamment indiqué, est une recommandation sacrée. « Il incombe maintenant aux citoyens djiboutiens d’apporter leur pierre à l’édifice de ce projet commun », leur a-t-il signifié, soulignant que prendre le temps de lire, c’est prendre le temps d’apprendre, de faire des découvertes, de se faire plaisir.

Se référant au Coran, il a noté qu’il est écrit « que lors de la communication entre Allah et son prophète, il a été dit à ce dernier lisez, lisez, lisez ». Voilà l’occasion pourquoi le président de la République vous donne la Bibliothèque nationale pour la lecture responsable afin de comprendre le monde, s’est-il justifié.

            À signaler que dans le cadre de la mise en place des archives et de la Bibliothèque nationale, le ministère des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens Waqfs a fait appel à  quatre experts internationaux de l’association ‘‘Mémoire et développement’’.

Depuis le 23 avril 2017, des ouvriers chinois sont à pied d’œuvre pour la construction, sur un site de 30 000 m2, de deux gigantesques bâtiments, l’un abritant la Bibliothèque nationale et l’autre les Archives nationales.

Durant la construction de ces deux édifices nationales, les autorités djiboutiennes du ministère des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens Waqfs en charge de ce projet, ont reçu mission de collecter les archives publiques et d’acquérir les patrimoines documentaires pour la future Bibliothèque nationale.

Pour y parvenir, le directeur du projet, le conseiller technique du   Mamcbw, Mohamed Houssein Doualeh, a fait appel à des experts de l’association «Mémoire et Développement», spécialisés dans les domaines des archives administratives et des bibliothèques nationales.

            Conduite par l’expert international spécialiste en archives administratives, Albert Mban, la délégation de l’association est composée d’un expert en bibliothéconomie et en bibliologie, le professeur Bob Bobutaka Bateko, du Dr en TIC, Charles Manga Ebongue, chargé  de mettre en place un système informatique de la bibliothèque et des archives nationales ainsi que d’un conservateur spécialisé en archives nationales, Pazimi Bonon Younous.

Florant N'Lunda N'Silu

 

contact prof: bobbobutaka@yahoo.fr

tél. 002439999924196

Posté par ArchivisteBateko à 11:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 mai 2018

Liste des partis politiques autorisés à fonctionner en République Démocratique du Congo

 1. Aujourd’hui avançons, Assurons l’avenir, Agissons sur l’Amont et sur l’Aval -AAAAAAA

2. Alliance des animateurs pour le développement intégral -AADI

3. Alliances pour les actions citoyennes -AAC

4 .Alliance pour les actions écologistes -AAE

5. Alliance pour les actions de la gauche -AAG

6. Alliance pour les actions républicaines -AAR

7. Actions alternatives pour la renaissance du Congo -AARC

8. Alliance de base pour l’action commune -ABACO

9. Alliance des bâtisseurs du Congo -ABAKO

10. Alliance des bâtisseurs chrétiens -ABC

11. Action des bâtisseurs pour la démocratie et le développement -ABD

12. Alliance pour la bonne gouvernance -ABG

13. Amis bâtisseurs de la République -ABR

14. Alliance Congolaise pour l’agriculture et le développement-ACAD

15. Alliance Africaine des cadres -ACARRE

16. Alerte au changement -AC

17. Action citoyenne des Congolais républicaines -ACCOR

18. Alliance Congolaise des démocrates -ACD

19. Alliance Congolaise des démocrates chrétiens -ACDC

20. Alliance Congolaise des démocrates chrétiens pour le développement -ACDCD

21. Alliance chrétienne pour la démocratie et le développement -ACDD

22. Alliance des chrétiens démocrates progressistes -ACDP

23. Action Congolaise pour la démocratie, le développement et la réforme -ACDR

24. Alliance des Congolais démocrates et républicains -ACDRe

25. Alliance Congolaise pour la justice et le développement -ACJD

26. Alliance Congolaise de lutte contre la pauvreté -ACLP

27. L’Avenir du Congo -ACO

28. L Avenir du Congo/Banza -ACO/BANZA

29. Alliance des Congolais pour la réforme et la démocratie -ACORD

30. Anti choc Parti politique de la république démocratique du Congo -ACPPRDC-

31. Alliance des chrétiens pour le renouveau et le progrès-ACRP-

32. Alliance des compatriotes pour le salut public-ACSP-

33. Action Congolaise pour la tolérance et l’égalité-ACTE-

34. Alliance pour la démocratie Africaine-ADA-

35. Alliance démocrate pour l’appui communautaire-ADAC-

36. Alliance pour le développement du Congo-ADEC –

37. Alliance de démocrates chrétiens Congolais-ADC-

38. Alliance des démocrates pour le développement du Congo-ADD-

39. Action pour la démocratie et le développement au Congo-ADD.CONGO-

40. Alliance des démocrates pour le développement intégral-ADDI-

41. Alliance des démocrates Congolais-ADECO-

42. Alliance des démocrates libéraux-ADEL-

43. Alliance des démocrates pour la liberté-ADELI-

44. Alliance des démocrates libéraux radicaux-ADEL/RADICALE-

45. Action démocrate national-ADENA-

46. Alliance pour la démocratie et le redressement-ADER-

47. Alliance pour la démocratie et la bonne gouvernance-ADG-

48. Alliance des démocrates humanistes-ADH-

49. Assemblement des démocrates intégrés- ADI-

50. Alliance pour la démocratie et la liberté-ADL-

51. Alliance des démocrates pour une nouvelle république -ADN-

52. Alliance des démocrates pour le progrès-ADP-

53. Alliance des démocrates pour l’émergence du Congo-ADPEC-

54. Alliance pour la démocratie et le progrès intégral-ADPI-

55. Alliance des démocrates pour le progrès social-ADPS-

56. Alliance pour le développement et la république-Adr-

57. Alliance des démocrates pour le réveil du Congo-ADRC-

58. Action pour la démocratie et la tolérance-ADT-

59. Alliance des démocrates unis-ADU-

60. Alliance des démocrates unitaristes pour le redressement du Congo-ADURE-

61. Alliance des écologistes Congolais-les verts-AECO-les verts-

62. Alliance des élites pour un nouveau Congo-AENC-

63. Alliance des facilitateurs des bâtisseurs du Congo-AFABACO-

64. Alliance des forces démocratiques du Congo-AFDC-

65. Alliance des fédéralistes démocrates du Congo-AFDCO-

66. Alliance des forces patriotiques et populaires du Congo-AFPC-

67. Alliance des forces pour la reconstruction du Congo-AFRC-

68. Alliance pour la gauche du peuple-AGAPE-

69. Alliance générale pour les intérêts de la république-AGIR-

70. La Nouvelle alliance des générations pour la république-AGR/N-

71. Alliance pour la gouvernance des valeurs-AGV-

72. Alliance pour l’humanisme et la démocratie-AHUDE-

73. Alliance pour la justice, le développement et la solidarité-AJDS-

74. Alliance chrétienne pour le progrès-ALCP-

75. Alliance des démocrates chrétiens du Congo-ALDEC-

76. Alliance des libéraux progressistes-ALIPO-

77. Alliance « MEYA »pour l’éducation nationale-AMEN-

78. Alliance des mobutistes-AMO-

79. Alliance des nationalistes pour la démocratie et l’émergence du Congo-ANADEC –

80. Alliance nationale des démocrates pour la reconstruction-ANADEC-

81. Alliance nationale des libéraux du Congo-ANALCO-

82. Alliance des nationalistes Congolais-ANC-

83. Alliance des nationalistes croyants Congolais-ANCC-

84. Action national pour le changement intégral-ANCI-

85. Alliance nationale des Congolais pour la démocratie et le développement-ANCDD-

86. Alliance pour la nouvelle classe libérale-ANCL-

87. Alliance des nationalistes indépendants -ANI-

88. Alliance nationale pour la république-ANR-

89. Alliance nationale pour la solidarité-ANS-

90. Alliance des néo-Tshombistes-ANT-

91. Alliance pour le progrès du Congo-APC-

92. Alliance des paysans démocrates-APD-

93. Alliance de paix pour la démocratie et le développement-APDD-

94. Alliance des paysans et indépendants-API-

95. Alliance politique Kasavubistes-APKA-

96. Alliance des patriotes Lumumbistes -APL-

97. Action pour la protection de la Nation-APN-

98. Alliance des patriotes de la nouvelle génération- APNG-

99. Alliance des paysans, des ouvriers et de la classe moyenne pour un développement durable-APOCM-

100. Alliance du peuple pour le plan de Dieu en République démocratique du Congo-APPD/RDC-

101. Alliance des peuples redoutables réformateurs pour la restauration-APR-

102. Alliance pour la paix et la restauration du Congo-APRC-

103. Alliance populaire pour la refondation du Congo démocratique-APRCD-

104. Alliance des patriotes pour la refonte de l’Etat du Congo-APRECO-

105. Alliance pour le renouveau du Congo-ARC-

106. Alliance pour la république et la conscience nationale-ARCN-

107. Alliance pour le renouveau du Congo originale-ARC originale-

108. Alliance républicaine libérale- AREL-

109. Alliance pour le renouveau-ARENAS-

110. Action républicaine pour le progrès-ARP-

111. Action de rassemblement pour la construction et l’édification nationale-ARREN-

112. Alliance des socio-démocrates-ASD-

113. Alliance africaine pour la solidarité et la démocratie-ASOD-

114. Alliance pour le salut du peuple Congolais-ASPC-

115. Alliance des travailleurs du Congo-ATC-

116. Alliance des travaillistes Congolais pour le développement-ATD-

117. Agir pour l’unité, la démocratie et le développement-AUDDE-

118. Autre vision du Congo-AVC-

119. Bloc pour les actions Lumumbistes-BAL-

120. Bâtir un Congo uni et prospère-BCUP-

121. Bloc pour l’environnement et la croissance-BEC-

122. Bâtisseurs du genre pour le progrès social-BGPS-

123. Bonne oeuvres chrétiennes-BOC-

124. Bâtisseurs pour la renaissance du Congo-BRCU-

125. Bloc uni pour la renaissance et l’émergence du Congo-BUREC-

126. Congo pour la justice -C.JUST-

127. Congres des alliés pour l’action au Congo-CAAC-

128. Congres Africain des démocrates-CAD-

129. Convention africaine pour la démocratie et le développement-CADD-

130. Congolais acquis au progrès- CAP-

131. Cause nationale-CANA-

132. Convention des chrétiens et croyants pour le changement-CCCC-

133. Convention chrétienne pour le changement-CCC/RDC-

134. Convention chrétienne pour la démocratie-CCD-

135. Corps des Congolais patriotes-CCP-

136. Convention des Congolais unis- CCU-

137. Chrétiens démocrates-CD-

138. Convention des démocrates chrétiens-CDC/Kiakwama-

139. Convention des démocrates chrétiens-CDC/Mokonda-

140. Convention démocrate pour le développement-CDD-

141. Conseil pour la démocratie et le développement du Congo-CDDC-

142. Courant des démocrates rénovateurs-CDER-

143. Convention des démocrates fédéralistes unis-CDFU-

144. Centre démocratique pour le progrès-CDP-

145. Congres des démocrates pour le progrès social-CDPS-

146. Convention pour la démocratie et la république-CDR-

147. Convention des démocrates travaillistes- CDT-

148. Convention des démocrates travaillistes unifiés-CDTU-

149. Congo espoir-CE-

150. Courant du futur-CF-

151. Congo fort-CFo-

152. Congres islamique pour le développement-CID-

153. Convention des institutions démocratiques et social-CIDES-

154. Congres libéral-CL-

155. Congo moderne pour la paix-CMP-

156. Convention nationale d’action politique-CNAP-

157. Congres national Africain pour le réveil du Congo-CNARC-

158. Congo na biso-CNB-

159. Congres national Congolais-CNC-

160. Conseil national pour la démocratie et le bien être social-CNDB-

161. Congres national pour la défense du peuple-CNDP-

162. Convention national pour la république et le progrès-CNRP-

163. Convention des alliances communautaires africaines-COACA-

164. Convergence chrétienne-COC-

165. Congo debout- CODE-

166. Convention pour la démocratie et la liberté-CODELI-

167. Convention démocratique du peuple-CODEP-

168. Congres de démocrates fédéralistes-CODF-

169. Démocratie chrétienne fédéraliste-convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne-COFEDEC-

170. Congres Lokole-COLO-

171. Conscience nationale Congolaise pour l’action et le travail-CONACAT-

172. Confédération nationale du Congo-CONACO-

173. Conservateurs de la nature et démocrates-CONADE-

174. Convention nationale pour la démocratie chrétienne-CONADEC-

175. Convention nationale des démocrates pour un ordre nouveau-CONDOR-

176. Parti pour la paix au Congo-CONGO-PAX

177. Congo positif /Parti politique-CP-

178. Camp de la patrie Congolaise-CPC-

179. Congrès des progressistes pour la libération-CPL-

180. Conseil patriotique et progressiste chrétien-CPPC-

181. Convention du peuple pour le progrès et la démocratie-CPPD-

182. Convention des progressistes pour la république-CPR-

183. Convention pour la renaissance du Congo-CRC-

184. Convention pour la république et la démocratie-CRD-

185. Conscience républicaine pour la démocratie et le développement-CRDD-

186. Coalition républicaine pour la démocratie et le fédéralisme-CRDF-

187. Convention pour la république, les institutions et le développement-CRID-

188. Convention pour la renaissance et le progrès-CRP-

189. Centre des sociaux démocrates-CSD-

190. Congolais unis pour le changement-CUC-

191. Congolais unis pour le progrès-CUP-

192. Congrès pour l’unité et la souveraineté nationale-CUSN-

193. Congo des valeurs-CV-

194. Conscience et volonté du peuple-CVP-

195. Debout l’Afrique-DAF-

196. Debout démocrates Congolais -DB.DC-

197. Démocratie chrétienne-DC-

198. Dynamique chrétienne pour un Congo nouveau-DCCN-

199. Démocratie chrétienne fédéraliste /Nyamwisi

200. Debout Congolais pour la renaissance-DCR-

201. Dynamique Congo uni/Parti politique-DCU/PP-

202. Dynamique pour la démocratie au Congo-DDC-

203. Dynamique pour le développement national-DDN-

204. Démocrates bâtisseurs du Congo-DEBACO-

205. Collectif des démocrates fédéralistes Congolais-DFC-

206. Droite plurielle/RDC-DP/RDC-

207. Debout pour le Congo-DPLC-

208. La dynamique des patriotes militants-DPM-

209. Démocratie progrès, renouveau-DPR-

210. Démocratie progressiste pour le renouveau-DPRe-

211. Démocratie républicaine pour le développement national-DRDN-

212. Dynamique pour un Congo nouveau-DYCON-

213. En action –EA-

214. Ensemble, changeons le Congo-ECCO-

215. Engagement pour la citoyenneté et le développement-ECIDé-

216. Eveil de la conscience pour le travail et le développement-ECT-

217. Espace démocratique pour la bonne gouvernance-EDG-

218. Emergence front national pour le renouveau-Emergence FNR-

219. Ensemble pour la justice et le développement humain-EJUD-

220. Entente national pour l’unité et le développement-ENUD-

221. Parti de l’envol RD.Congo -ENVOL-

222. Espace Congo-Parti politique-ESCO-

223. Force d’actions populaires-FAP-

224. Fondation du Congo-FC-

225. Front des Congolais pour la démocratie-FCD-

226. Front citoyen pour la république-FCR-

227. Forces du futur -FF-

228. Front populaires des humanistes démocrates-FHUD-

229. Front commun des nationalistes-FCN/Me Kamanda-

230. Front commun des nationalistes-FCN/Mme Ntumba-

231. Front pour le développement du Congo-FDC-

232. Front démocratique pour le progrès-FDP-

233. Front des patriotes Congolaise, parti du travail-FDP-PT-

234. Force démocratique pour la république-FDR-

235. Front des indépendants pour la démocratie chrétienne-FIDEC-

236. Front pour l’intégration sociale-FIS-

237. Front de la jeunesse pour la renaissance du Congo-FJRC-

238. Front de libération nationale du Congo-FLNC-

239. Front des Mobutistes indépendants-FMI-

240. Front national Congolais-FNC-

241. Forum national pour la démocratie-FND-

242. Front des nationalistes intégrationnistes- FNI-

243. Front de nationaliste pour la solidarité et le développement-FNSD-

244. Front populaire pour la justice-FPJ-

245. Front pour un nouveau type de Congolais-FNTC-

246. Forces novatrice pour l’union et la solidarité-FONUS-

247. Force du peuple-FOP-

248. Force de relève-FOR-

249. Force républicaine-FORE-

250. Forum des chrétiens pour la reconstruction nationale- FORENAC-

251. Front patriotique pour le renouveau et le progrès-FP-

252. Forces populaires pour la démocratie au Congo-FPDC-

253. Force paysanne pour la démocratie et le développement-FPDD-

254. Forces politiques nouvelles- FPN-

255. Front républicain FR-

256. Fraternité Congolaise-FRACO-

257. Force de la Relève Congolaise FRC

258. Forces Républicaine Fédéralistes FRF

259. Front des Démocrates Congolaise FRODECO

260. Front Patriotique pour le Changement FROPAC

261. Front des Socio-Démocrates pour le Développement FSDD

262. Front Social des indépendants Républicains FSIR

263. Front Uni pour le Changement FUC

264. Groupement pour l’Emergence du Congo GEC

265. Gardien de la Nation Pendant l’Oppression GNPO

266. Générations Républicaines GR

267. Génération pour la Solidarité et le Développement du Congo GSCO

268. Jeunesse Républicaine JR

269. Kabila Désir KD

270. Lutte pour un Congo Moderne LCM

271. le Démocrate LD

272. Ligue des Démocrates Chrétiens LDC

273. Ligue pour la Défense des Intérêts des Citoyens LDIC

274. Les Fédéralistes LF

275. Les Frères Chrétiens LFC

276. LIBERTE LIBERTE

277. Ligue des Démocrates Congolais LIDEC

278. La Libération Congolaise LLC

279. Ligue Nationale pour le Développement et le Progrès Social LNDPS

280. Ligue des Patriotes et Démocrates Socio-Chrétiens LPDSC

281. Levons-Nous pour la Nation LPN

282. Les Républicains Chrétiens LRC

283. Ligue pour la Qualité de la Vie LV

284. Mouvement du 17 Mai M17

285. Mouvement d’Autodéfense pour l’intégrité et le Maintient de l’Autorité Indépendante MAI-MAI

286. Mouvement d’Action pour la Résurrection du Congo, Parti du Travail et de la Fraternité MARC-PTF

287. Mouvement Chrétien Congolais MCC

288. Mouvement Chrétien pour le Développement Intégral MCDI

289. Mouvement pour la Cohésion Nationale MCN

290. Mouvement des Comités du Pouvoir Politique MCPP

291. Mouvement pour la Renaissance MCR

292. Mouvement Chrétien pour la Solidarité et la Démocratie MCSD

293. Mouvement des Démocrates MD

294. Mouvement Démocrate Chrétien MDC

295. Mouvement des Démocrates Congolais MDCo

296. Mouvement débout Congolais MDEC

297. Mouvement pour la Démocratie et le Développement MDD

298. Mouvement pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté du Peuple MDDSP

299. Mouvement Démocrate pour la promotion Estudiantine et Enseignante MDPEE

300. Mouvement d’Engagement National MEN

301. Mouvement pour le l’Intégrité du Peuple MIP

302. Mouvement des indépendants Réformateurs MIR

303. Mouvement Indépendant pour le Renouveau MIRE

304. Mouvement Indépendant Solidaire MIS

305. Mouvement de la Jeunesse Congolaise MJC

306. Mouvement des Jeunes Nationalistes Kabilistes MJLNK

307. Mouvement de la Libération du 17 Mais ML17

308. Mouvement de la Libération du Congo MLC

309. Mouvement pour la Libération des Consciences MLCO

310. Mouvement pour la Libération de la Démocratie et le Développement du Congo MLDC

311. Mouvement Libéral ML

312. Mouvement Lumumbiste Progressiste MLP

313. Mouvement Mai-Mai MMM

314. Mouvement National Congolais Lumumba MNC-L/Christophe GBENYE

315. Mouvement National Lumumba MNC-L/François T’OLENGA

316. Mouvement Nationaliste Démocrate MND

317.Mouvement National des Démocrates Libéraux MND

318. Mouvement National pour le Progrès Social MNPS

319. Mouvement des Démocrates du Congo MODEM CONGO

320. Mouvement National pour la Démocratie et le Progrès MONADEP

321. Mon Pays MON PAYS

322. Mouvement du Peuple Congolais pour la République MPCR

323. Mouvement des Patriotes pour la Démocratie Directe MPD

324. Mouvement du Peuple pour la Démocratie Directe MPDD

325. Mouvement pour la Liberté et la Démocratie MPLD

326. Mouvement Populaire de la Révolution «Frait Privé » MPR Fait Privé

327. Mouvement du Peuple pour le Progrès Social MPPS

328. Mouvement Populaire de la Révolution MPR

329. Mobilisation du Peuple pour le Triomphe de la Démocratie MPTDE

330. Mouvement pour le Rassemblement du Congo MRC

331. Mouvement de Renaissance Congolaise pour l’Afrique MRCA

332. Mouvement pour le Renouveau MR

333. Mouvement pour le Renouveau de la Jeunesse Congolaise MREJC

334. Mouvement de Réveil de la jeunesse Congolaise MRJCO

335. Mouvement des Réformateurs Libéraux MRL

336. Mouvement pour la Révolution des Mentalistes MRM

337. Le Mouvement pour la Renaissance et la Reconstruction du Congo MRRC

338. Mouvement de Solidarité pour le Changement MSC

339. Mouvement du Salut Commun MSCO

340. Mouvement de Solidarité pour le Développement MSD

341. Mouvement de Solidarité pour le Progrès Social MSPS

342. Mouvement Social pour le Renouveau MSR

343. Mouvement d’Union pour le Développement National MUDN

344. Mouvement d’Union pour le Développement Intégral MUNDI

345. Mouvement Uni pour la Renaissance et l’Equité MURRE

346. Mouvement des Volontaires pour le Développement MVD

347. Nouvelle Alliance des Démocrates NAD

348. Notre Beau Pays NBP

349. Notre Congo NC

350. Nouvelle Démocratie Africaine NDA

351. Nouvelle Dynamique Kongo NDK

352. Nouvelle Dynamique pour la République NDR

353. Nouveaux Parti Patriotique du Peuple Congolais NPPPC

354. Nouveaux Républicains pour la Justice NRJ

355. Organisation des Démocrates Autonomes du Peuple pour le Renouveau ODAPR

356. Organisation Politique des Kasavubistes et Alliés OPEKA

357. Ordre pour des Actions Nouvelles et Garantes de l’Equité ORANGE

358. Organisation pour la Révolution et la Démocratie au Congo ORDC

359. Le Parti pour l’Action PA

360. Parti pour l’Abolition des Antivaleur au Congo PAAC

361. Parti d’Action pour le Développement PAD

362. Parti Démocratique pour le Développement Communautaire PADDECOM

363. Parti Démocrates Libéral PADEL

364. Parti des Démocrates pour la Révolution de la République PADER

365. Parti Démocratique et Social PADES

366. Parti Lumumbiste Unifié PALU

367. Parti du Nouvel Elan du Congo PANECO

368. Parti National pour la Démocratie et la République PANADER

369. Parti des Nationalistes pour le Développement Intégral PANADI

370. Parti National du Peuple PANADI

371. Parti de l’Alliance Nationale pour l’Unité PANU

372. Parti pour l’Amour du Prochain et de la Patrie PAPP

373. Parti du Renouveau PAR

374. Parti de Rassemblement des Démocrates pour le Développement Intégrale PARADDI

375. Parti du Réveil et de l’Action pour la Défense des Intérêts du Souverain PARADISO

376. Parti Républicain Chrétien PARC

377. Patriotes Résistants Congolais PARECO

378. Coalition de Résistants Patriotes Congolais PARECO/PAP

379. Partis des Résistants Nationaliste Nsimba PARESO

380. Parti des Reformes dans la Société PARESO

381. Parti Chrétien Authentique PCA

382. Parti Congolais pour l’Alliance Nationale PCAN

383. Parti Congolais pour le Bien-être du Peuple PCB

384. Parti Congolais pour la Bonne Gouvernance PCBG

385. Parti des Conservateurs Congolais PCC

386. Parti Communiste Congolais PCCO

387. Parti du Centre pour le Changement Républicain PCCR

388. Parti Congolais pour le Développement PCD

389. Parti Conservateur des Droits Coutumiers PCDC

390. Parti Chrétien Démocrate pour le Développement Intégrale du Congolais PCDI

391. Parti Chrétien des Démocrates Libéraux PCDL

392. Parti du Changement-Forces Politiques Nouvelles PC-FPN

393. Parti Congolais pour le Progrès PCP

394. Parti Congolais pour le Progrès Intégral PCPI

395. Parti Chrétien pour la Solidarité Africaine PCSA

396. Parti Congolais Socio Démocratique PD

397. Parti Démocrate au Congo PD

398. Parti Démocrate au Chrétien PDC

399. Parti des Démocrates pour le Développement PDD

400. Parti Démocrate pour le Développement du Congo PDDCO

401. Parti Démocrate Fédéraliste PDF

402. Parti des Démocrates pour la Bonne Gouvernance PDF

403. Parti pour la Démocratie et pour la Justice PDJ

404. Parti pour la démocratie et la liberté totale -PDLT-

405. Parti du peuple -PDP-

406. Parti démocratique socialiste - PDS-

407. Parti démocrate et social-chrétien -PDSC-

408. Parti des travailleurs -PDT-

409. Parti des travailleurs africains -PDTA-

410. Parti pour la défense des valeurs chrétiennes -PDVC-

411. Parti émergence du Congo -PEC-

412. Parti fédéral chrétien -PFC-

413. Parti progressiste pour l’intégration de la jeunesse montante -PIJM-

414. Les Patriotes kabilistes -PK-

415. Parti libéral congolais -PLC-

416. Parti libéral pour le développement -PLD-

417. Parti libéral démocrate chrétien -PLDC-

418. Parti pour la liberté, la démocratie et le progrès -PLDP-

419. Parti pour la liberté et le progrès -PLP-

420. Parti des libéraux unis pour le salut -PLUS-

421. Parti de la Nation-Congo -PN-C-

422. Parti national pour la démocratie et le développement -PND-

423. Pour notre Congo -PNCO-

424. Parti national pour la nouvelle énergie du Congo -PNEC-

425. Parti des nationalistes fédéralistes -PNF-

426. Parti national pour la réforme -PNR-

427. Parti national du renouveau pour le développement -PNRD-

428. Parti du peuple -PP-

429. Parti des prolétaires congolais -PPC-

430. Parti du peuple pour le progrès du Congo -PPPC-

431. Parti du peuple pour la paix et la démocratie -PPPD-

432. Parti du peuple pour la reconstruction et le développement -PPRD-

433. Parti pour la promotion sociale et le développement communautaire -PPSDC-

434. Parti réformateur -PR-

435. Parti républicain écologique pour le développement -PRED-

436. Parti pour la relance du développement du Congo -PRDC-

437. Parti pour la résistance et le développement-Shikito -PRD-S-

438. Patriotes résistants Mai-Mai -PRM/KALIBA-

440. Parti pour la révolution du peuple -PRP-

441. Parti Réformateur pour Congo : PRPC-vivant

442. Parti de Rassemblement pour la République : PRPR

443. Parti Socialiste : Ps

444. Parti Socialiste Africain : PSA

445. Parti Socialiste Congolais : PSC

446. Parti des Sociaux-démocrates : PSD

447. Parti Social libéral : PSL

448. Peuple au Service de la Nation : PSN

449. Parti socialiste Progressiste : PSP

450. Parti social pour la Renaissance du Congo : PSRC

451. Parti Travailliste : PT

452. Parti Travailliste Congolais : PTC

453. Parti Travailliste Libéral : PTL

454. Parti d’Union Républicaine : PUR

455. Parti de l’Unité Nationale : PUNA

456. Parti pour l’Unité et la sauvegarde de l’intégrité du Congo : PUSIC

457. Parti des Vertus Républicaines -PVR

458. Les Républicains : R

459. Renouveau pour le développement et démocratie -R2D

460. Rassemblement des démocrates conciliants : RADECO

461. rassemblement pour la démocratie intégrale : RADEPI

462. Rassemblement des démocrates pour la rupture et le renouveau : RADER

463. Rassemblement pour le développement économique et social: RADESO

464. Rassemblement pour le développement intégral et Fédéral : RADIF

465. Regroupement des acteurs multisectoriels pour le développement du Congo

466. Réveil Chrétien: RC

467. Rassemblement Congolais pour la Démocratie: RCD

468. Rassemblement congolais pour la démocratie Kisangani-Mouvement de Libération: RCD/K-ML

469. Rassemblement des congolais démocrates: RCDN

470. Rassemblement des chrétiens démocrates pour le progrès: RCDP

471. Rassemblement des chrétiens pour le Congo: RCPC

472. La Renaissance du Congo pour la paix et le développement: RCPD

473. Rassemblement des chrétiens Républicains: RCR

474. Rassemblement des démocrates chrétiens: RDC

475. Rassemblement démocratique pour le développement et le progrès: RDDP

476. Rassemblement des Démocrates Libéraux –RDL

477. Regroupement des démocrates pour le progrès -RDP

478. Rassemblement pour la défense du peuple congolais -RDPC

479. Rassemblement des démocrates pour la république -RDPR

480. Rassemblement démocratique pour la république -RDR

481. Rassemblement démocratique pour le salut de la république -RDSR

482. Rassemblement des écologistes congolais, les verts –REC-LES VERTS

483. Parti pour la renaissance du Congo -RECO

484. Regroupement des écologistes du Congo démocratiques -RECOD

485. Regroupement des novateurs du Congo -RENOVAC

486. Rassemblement de forces progressistes Congolais -RFPC

487. Rassemblement des indépendants -RI

488. Rassemblement des missionnaires démocrates pour le justice -RMDJ

489. Rassemblement national populaire -RNP

490. Rassemblement des nationalistes pour la paix et la liberté -RNPL

491. Regroupement des nationalistes révolutionnaires -RNR

492. Rassemblement pour une nouvelle société -RNS

493. Rassemblement du peuple congolais -RPC

494. Respectons le peuple -RP

495. Rassemblement du peuple pour la démocratie et le développement -RPD

496. Rassemblement des patriotes pour le développement du Congo -RPDC

497. Rassemblement des patriotes démocrates pour le développement -RPDD

498. Rassemblement du peuple pour la démocratie et le renouveau -RPDR

499. Rassemblement des patriotes mulelistes Maï -RPM

500. Rassemblement des peuples pour leur promotion -RPP

501. Rassemblement des patriotes pour le développement -RPPD

502. Rassemblement des patriotes pour la refondation du Congo -RPRC

503. Renouveau patriotique so-Congo -RPSOCONGO

504. Rassemblement des révolutionnaires du 17 mai -RR17

505. Rassemblement pour la reconstruction du Congo -RRC

506. Rassemblement des forces sociales et fédéralistes -RSF

507. Rassemblement pour l’unité, le développement et l’environnement du Congo -RUDEC

508. République en avant -RA

509. Solidarité congolaise pour la démocratie -SCODE

510. Solidarité pour le développement national -SODENA

511. Solidarité pour le développement et le progrès -SODEPRO

512. Tous pour le Congo -TPC

513. Union congolaise pour le changement -UCC

514. Union pour la construction du Congo -UCCO

515. Union congolaise pour la liberté -UCL

516. Union chrétienne pour la libération des opprimés –UCLO

517. Union des combattants pour le bien-être –UCOBES

518. Union des congolais pour les progrès -UCP

519. Union des chrétiens républicains -UCR

520. Union chrétienne pour le renouveau et la justice -UCRJ

521. Union démocratique africaine -UDA

522. Union démocratique africaine originelle -UDA Originelle

523. Union des démocrates chrétiens -UDC

524. Union des démocrates pour la concorde nationale -UDCN

525. Union pour le développement du Congo -UDCO

526. Union des démocrates pour le développement social -UDDS

527. Union des démocrates chrétiens fédéralistes -UDECF

528. Union des démocrates mobutistes -UDEMO

529. Union pour la démocratie et la reconstruction du Congo -UDERCO

530. Union pour le développement social et communautaire -UDESC

531. Union démocratique des jeunes nationalistes -UDJN

532. Union des démocrates libéraux -UDL

533. Union pour le développement de la nation -UDN

534. Union des démocrates nationalistes/Rwenzori -UDN/R

535. Union démocratique du peuple libre -UDPL

536. Union pour la démocratie et le progrès social/Tshibala -UDPS

537. Union pour la démocratie et le progrès social/Mubake -UDPS/Renové

538. Union pour la démocratie et le progrès social/Kibassa -UDPS/Kibassa

539. Union pour la démocratie et le progrès social/Tshisekedi -UDPS/Tshisekedi

540. Union pour la démocratie et la république -UDR

541. Union des démocrates pour la reconstruction et le développement -UDRD

542. Union des démocrates socialistes -UDS

543. Union des démocrates et sociaux chrétiens -UDSC

544. Union démocratique travailliste -UDT

545. Union des écologistes pour la démocratie et le développement -UED-VERCO

546. Union des forces du changement -UFC

547. Union des fédéralistes pour l’émergence du Congo -UFEC

548. Union des fédéralistes et des républicains indépendants -UFERI

549. Union fait la force -UFF

550. Union des forces nouvelles pour le développement -UFND

551. Union des forces du progrès -UFP

552. Union des forces populaires du Congo -UFPC

553. Union fraternelle pour le travail et le progrès -UFTP

554. Union des jeunes progressistes solidaires -UJPS

555. Union pour la liberté et le bien-être -ULBS

556. Union des libéraux pour la démocratie -ULD

557. Union des libéraux démocrates chrétiens -ULDC

558. Union pour la liberté, la paix et el développement -ULPD

559. Union des mouvements des démocrates nationalistes/congolais -UMDN/C

560. Union pour un mouvement populaire -UMP

561. Union pour la majorité républicaine -UMR

562. Union nationale des démocrates chrétiens -UNADEC

563. Union nationale des démocrates fédéralistes -UNAFEC

564. Union nationale pour les intérêts des chômeurs -UNADIC

565. Union des nationalistes fédéralistes du Congo -UNAFEC

566. Union nationales des nationalistes -UNANA

567. Union pour la nation congolaise -UNC

568. Union nationale pour le développement de la population paysanne du Congo -UNDPC

569. Union des libéraux acquis au changement -UNILAC

570. Union pour la république -UNIR

571. Union pour la république-Mouvement national -UNIR-MN

572. Union nationale progressiste de la jeunesse -UNPJ

573. Union populaire africaine -UPA

574. Union des patriotes congolais -UPC

575. Union du peuple congolais engagé -UPCE

576. Union du peuple congolais -UPCO

577. Union du peuple pour le développement -UPD

578. Union des patriotes démocrates chrétiens -UPDC

579. Union des patriotes nationalistes congolais -UPNAC

580. Union pour une nation forte -UPNF

581. Union du peuple pour la paix et l’agape -UPPA

582. Union pour la promotion des paysans congolais -UPPC

583. Unis par le sort -UPS

584. Union des patriotes républicains -UPR

585. Union du peuple pour la république et le développement intégral -UPRDI

586. Union républicaine -UR

587. Union des Républicains chrétiens -URC

588. Union pour la Restauration et le développement –URD

589. Union pour le Réveil et le Développement du Congo –URDC

590. Union pour la Reconstruction et le Développement de la République –URDCO

591. Union des Résistants démocrates congolais –URDEC

592. Union pour la Reconstruction du Congo –UREC

593. Union des Républicains et Libéraux –URL

594. Union pour le Renouveau Républicain –URR

595. Union SOCIALISTE CONGOLAIS –USC

596. Union sociétaire pour le Développement intégral –USDI

597. Union sociale et Libérale –USL

598. Unité des valeurs –UV

599. Voix indépendante du Peuple -VIP

Liste des regroupements politiques

 

1. Alliance des 13 -A13-

2. Alternance 2018 -A 2018-

3. Accord pour l’Alliance avec les Alliés -AAA-

4. Alliance pour l’Avenir -AA/a-

5. Action des Alliés pour l’Amélioration des conditions de vie des congolais -AAAC-

6. Action Alternance pour le Bien-être et le Changement -AAB-

7. Alliance des Acteurs pour la Bonne Gouvernance du Congo -AABGC-

8. Alliance pour l’Alternance Démocratique -AAD-

9. Amour, Avenir et Paix -AAP-

10. Alliance des Bâtisseurs pour un Congo Emergent -ABCE-

11. Alliance des Centristes -AC-

12. Arc-en-ciel du Congo -ACC/KIAKWAMA-

13. Arc-en-ciel du Congo –ACC/LISANGA

14. Alliance des Démocrates pour le Renouveau et le Progrès –ADRP

15. Alliance dans l’Unité –ADU

16. Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés –AFDC-A

17. Alliance des congolaise -AFC-

18. Alliance Politique CCU et Alliés -ALLIANCE-

19. Alliance des mouvements du Kongo -AMK-

20. Alliance des nationalistes croyants congolais -ANCC& Alliés-

21. Alliance pour la prospérité du peuple congolais -APPC-

22. Alternance pour la république -AR-

23. Alliance pour la transformation intégrale du Congo -ATIC-

24. Avançon -AVANCONS-

25. Alternance Vital Kamerhe -AVK-

26. Cartel de la composante Opposition Politique, Signataire de l’accord Global et Inclusive –RSA- -CARTEL-

27. Composante Jeunesse Société Civile et Alliés -CJS/ALLIES-

28. Compagnons de la Démocratie au Congo -COD-

29. Coalition des démocrates -CODE-

30. Coalition des partis politique pour le Consensus National -CPCN-

31. Dynamique Congo Uni et alliés/Courant Tshisekediste -DCU/ACT-

32. Dynamique Chrétien pour l’unité et développement -DCUD-

33. Dynamique de l’Opposition Politique Congolaise -DO-

34. Dynamique de la marche populaire -DMP-

35. Dynamique des Partis Extra-parlementaires/Majorité Présidentielle

36. Dynamique Républicaine -DR-

37. Exode Citoyen -EC-

38. Forces Centristes Indépendantes de la République -FCIR-

39. Forces du Changement -FDC-

40. Front pour la défense de l’Unité de la République -FDUR-

41. Front pour le Renouveau Dynamique -FRD-

42. Front Uni des Patriotes -FUPA-

43. Groupe des 7 -G7-

44. Groupe de Quatorze –G14-

45. Groupe 18 -G18-

46. Groupe des Partis indépendants -GPI-

47. Le mouvement TOSEKWA -LE MOUVEMENT-

48. Les Progressistes -PROGRESSISTE-

49. Ligue Congolaise des partis Libéraux -LCPL-

50. Ligue du peuple -LP-

51. Les Patriotes -LES PATRIOTES-

52. Les sociocrates de la Majorité Présidentielle -LES SOCIOCRATES-

53. Mouvement Bleu -MB-

54. Mouvement Indépendant Solidaire -MIS-

55. Majorité Nationale -MNR-

56. Mouvement des Indépendants Réformateurs-Kongo OF Reform -MIR-KOR-

57. Mouvement Social -MS-

58. Nouvelle Dynamique de l’Opposition -NDA-

59. Nouvelle Initiative pour le Congo -NIC-

60. Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo -NOGEC-

61. Ordres Nouveau -ON-

62. Opposition politique Signataire de l’accord du 18 octobre 2016 -OPSA-

63. Opposition Républicaine -OR-

64. Opposition Transitoire pour l’Appui au Peuple -OTAP-

65. Parti Lumumbiste unifié et Alliés -PALU et ALLIES¬-

66. Le Peuple d’abord -PPA-

67. Première Force Politique -PFP-

68. Rassemblement des Forces Politiques et Socialistes de la République Démocratique du Congo, acquises au changement -RASSOP-

69. Rassemblement des Démocrates Tshisekedistes -RDT-

70. République en Avant et Alliés -REP ET ALLIES-

71. Républicains Indépendants et Alliés -RIA-

72. Synergie Electorale Notre Congo -SYENCO-

73. Union pour le changement-le Peuple D’abord -UC, PA-

74. Union de l’Opposition Congolaise -UOC-

75. Union pour le respect du Peuple -URP-

76. UDPS Tshisekedi et Forces Politiques -UTFP-

77. Zaire -ZAIRE-

Posté par ArchivisteBateko à 16:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 avril 2018

RDC : les médias se meurent en silence

En marge de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, les journalistes congolais sont dans le devoir d’une réflexion basée sur le passage de la gestion d’une simple rédaction à une entreprise de presse.

En République démocratique du Congo, les médias se meurent, faute d’organisation. Déjà, dans son rapport de la première journée de la rencontre de Bondeko à Kinshasa, en septembre 2003, l’Union nationale de la presse au Congo (UNPC) a fait remarquer que la génération actuelle des journalistes évolue en « amateur en quête du sensationnel et s’illustre dans la mauvaise gestion des organes de presse ». Cette situation est toujours d’actualité. Car les médias en RDC n’ont pas d’avenir, faute d’organisation. Et leur chiffre d’affaires est en baisse, selon le constat sur le terrain auprès de plusieurs médias contactés. Ils sont devenus des « médias d’annonces ou de faits » et non des médias qui veillent sur les événements.

Pour sortir de cette situation, les médias de la RDC sont obligés de faire l’auto-évaluation de leur organisation, en se basant sur les quatre lettres piliers de médias, à savoir IPAC. Ces quatre lettres viennent de verbes Informer, Promouvoir, Administrer et Conserver. Elles sont au centre de la gouvernance, de l’efficacité des médias et, surtout, pour l’augmentation de leur chiffre d’affaires. Ces sont des verbes-clés qui sont des piliers du fonctionnement des medias.

Un media ne peut fonctionner sans informer, sans promouvoir ses annonceurs, sans administrer son personnel et sans conserver sa documentation et ses archives.

 En République démocratique du Congo, seule la lettre I (informer) – et, peut-être aussi P (promouvoir) –  semblent fonctionner. Tandis que les deux autres lettres notamment A (administrer) et C (conserver) ne sont pas  utilisées.

Les Médias existent depuis l’époque coloniale: presse écrite (1891), radio (vers 1940), télévision (1966). Actuellement, nous avons les média en ligne (début des années 1990) et la Télévision numérique terrestre (TNT, non encore opérationnelle). Il convient de faire remarquer qu’il existe deux versions de médias en ligne: l’électronique ou la version papier et la version exclusivement en ligne.

Dans les nouveaux médias, l’émulation et la rapidité  sont plus recommandées que dans le journalisme classique. Malheureusement, pour la RDC, aucune institution universitaire ne prend en compte les nouveaux médias de TIC (Technologies de l’information et de la communication) dans la formation des étudiants.   

Lors d’une conférence organisée à Kinshasa, au Centre culturel américain, les participants voulaient savoir ce que gagnent les éditeurs des journaux en Afrique lorsque le site web américain www.allafrique.com utilise leurs informations. M. William Strassberger du bureau Afrique du Département d’Etat aurait dit lors d’une conférence du 6 mai 2009 sur la presse écrite face à l’Internet et aux nouvelles technologies de l’information: « Ce site web avait pris les engagements avec certains éditeurs africains afin qu’ils placent leurs informations dans son site. Mais payant ». Vrai ou faux?

      Tous ces médias produisent des informations pour informer leur public. Selon les observations faites dernièrement au cours d’un colloque organisé dernièrement dans un institut supérieur de la place sur l’avenir du journalisme, il ressort que l’écriture journalistique en RD Congo est en perte de vitesse. Car les médias diffusent des informations avec beaucoup de fautes de français (grammaire, syntaxes de mode et de temps, conjugaison, expressions incorrectes, etc.). Cet état des choses est dû, selon les spécialistes de médias, à la mauvaise formation en cours des langues au niveau de l’école secondaire ; le manque de motivation des étudiants au métier de journalisme ; et le mauvais encadrement des étudiants par les enseignants.

       Hormis les problèmes ci-haut évoqués, il s’opère  aussi, en RDC, la mutation de la formation du journalisme professionnel au journalisme scientifique qui pose problème. C’est-à-dire que la théorie domine la pratique. Il convient aussi de signaler que la plupart d’universités qui forment les étudiants en journalisme, orientent ceux-ci plus vers l’approche audiovisuelle que vers la presse écrite. C’est pour cette raison que la presse écrite est en train de disparaître, faute de bons journalistes qui maîtrisent l’écriture. 

       Certains observateurs pensent que la formation actuelle est plus dans la médialogie (Science qui étudie les médias) que dans l’écriture communicationnelle. Pourtant, l’écriture est la racine pivotante des Sciences de la communication et de l’information (SIC).

       Il convient de signaler que le traitement de l’information en journalisme est comparable à un repas préparé par un cuisinier à partir de différentes sortes d’ingrédients pour son public.

       Avant de présenter sa sauce, le journaliste collecte et diffuse, en passant par le traitement. La manière de présenter une information dépend surtout du support utilisé. En journalisme, l’information est aussi une source financière pour le journaliste et la rédaction.

 Medias sans vision            

        S’agissant de la promotion (P), en République démocratique du Congo, les médias n’ont que des services de publicité et non de marketing.  Ce service de « marketing » est parfois incapable de faire la chasse aux pubs. Cela est même prouvé dans le mémoire (B+5) de Galvanie Pinzi de l’Université catholique du Congo (UCC) qui constate, lors de son enquête, que la majorité de publicités diffusées dans les médias de Kinshasa n’est pas l’effort des agents de marketing, mais plutôt des annonceurs eux-mêmes et parfois des journalistes.

       Selon cette étudiante, « pour ce qui est de la recherche de la publicité, les agents de ce service sont sédentaires, attendant la publicité au bureau. C’est la notoriété de ces médias qui fait que les annonceurs viennent jusqu’à leurs bureaux avec leurs annonces ».

       Scientifiquement, l’immobilisme dans le service de marketing dans la presse serait dû au manque de méthodes et techniques de marketing appropriées,  comme l’analyse Swot en marketing. Swot consiste à étudier les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces dans l’organisation.  

       Il faut signaler qu’il existe une différence entre le marketing et la publicité. Le marketing, selon Sophie Anneau Guillemain, est « une démarche méthodique et permanente qui consiste à étudier le marché sur lequel se situe l’entreprise, à coordonner réflexions et actions pour créer et développer une offre adaptée aux besoins de consommateurs, et garantir ainsi la satisfaction de sa clientèle et la rentabilité de l’entreprise ».

       Tandis que la publicité désigne « l’ensemble des techniques et moyens mis en œuvre pour faire connaître et faire valoir un bien, un service, une entreprise, une institution ou une personne ». La publicité est dans les 4 P du marketing mixte :Produit, Prix, Place et Promotion.

       Au regard du fonctionnement d’actuels services de « marketing », ceux-ci n’ont qu’une responsabilité  d’annoncer et de discuter la grille tarifaire avec l’annonceur et faire le recouvrement. D’où les propriétaires de médias ont l’obligation de réorganiser le service de marketing afin d’augmenter le chiffre d’affaires de leurs entreprises.

       Pour y arriver, il est nécessaire que les médias engagent un personnel qualifié en marketing avec deux approches de marketing (marketing communicationnel et économique) afin de redéfinir la politique de marketing dans une entreprise de médias.

       En outre, parmi les sources financières d’une entreprise de presse, il y a aussi la vente de journaux. Actuellement à Kinshasa, les journaux ne se vendent plus, faute d’acheteurs. Même les institutions officielles ne sont plus abonnées. Elles recourent aux photocopies des journaux afin d’élaborer leurs revues de presse. 

       L’Administration est un cas très négligé dans la majorité de médias de Kinshasa. Pourtant, elle est le cerveau moteur d’un système. Elle permet à une structure de faire le contrôle et d’orienter le système. Il est parfois difficile aux médias de Kinshasa de trouver des dossiers sur les identités de leur personnel.

       Selon le Rapport d'activités de l’ONG African Media Institute (Ami) 2004, le service du personnel est quasiment inexistant dans les médias congolais. Très souvent, c'est le Directeur de publication qui fait office de chef du personnel. À ce titre, il doit remplir les formalités de déclaration aux impôts et à la sécurité sociale, mais comme les organes de presse privés en RDC fonctionnent sans convention collective, cette fonction est sans importance.

 Apport de la lettre C dans les médias

        Les médias en Afrique, en général, et  en RDC, en particulier, ont le devoir de bien conserver leurs archives. Un média sans  ses archives égale à un média sans backgrounds. À Kinshasa, la plupart de médias n’arrivent pas  à bien gérer et conserver leurs archives. Cette situation est générale en RDC, car les Congolais n’ont pas la culture des archives.

       Étant donné que les hommes de médias sont généralement des ‘‘intellectuels’’, il est nécessaire que les propriétaires de médias militent pour l’organisation des archives de médias. Au moment où les médias à travers le monde luttent pour conserver leur quatrième pouvoir en informant, analysant, rappelant et veillant sur les événements, en RDC, les médias ne font qu’annoncer des informations.

       Ne savez-vous pas que la force des médias internationaux, notamment AFP, Reuters, France 24, RFI,…se trouve dans la conservation de leurs archives et dans leur promptitude à diffuser l’actualité dans laquelle ils incèrent le background y afférent ?  

       Les archives et la documentation dans les médias jouent un rôle de sentinelle et de veille. Elles sont le métaschème de la rédaction. Leur mission est de définir la politique de conservation et gestion des documents. Dans cette approche, il faut conserver tous les documents utilisés par la rédaction (les conducteurs, les discours, les rapports, les anciennes productions, photo…). Dans le service de marketing et commercial, il est recommandé de classer les factures avec les pages de photocopie des journaux ou les documents du texte de l’annonceur) et, dans le service d’administration, d’analyser bibliologiquement le dossier du personnel en le classant par rapport aux indices préétablis. Sans oublier la conservation des documents essentiels de l’entreprise.   

       Ce service fait d’office d’intermédiaire entre sa rédaction et ses chercheurs. Il a aussi l’obligation de veiller sur la collaboration (dépôt obligatoire d’exemplaires des éditions) de sa rédaction avec la bibliothèque nationale (dépôt légal) et l’Institution des archives nationales. Aujourd’hui, les Congolais peuvent-ils retrouver facilement les archives du journal Umoja ou Le Palmarès (…) ?

       Il est impérieux que les organisations qui  soutiennent des médias en RDC s’impliquent dans la sauvegarde et, surtout, la création de la culture de conservation des archives de médias. Allusion est faite notamment à l’ONG Journaliste en danger (JED), à l’Observatoire des médias congolais (OMC), à OLPA, FFJ, à l’Union de la presse nationale du Congo (UNPC), au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC)  et aux partenaires extérieurs  tels que l’USAID, la FIJ, l’UNICEF, l’OMS, Reporter sans frontières, l’OIF, le PNUD et la MONUSCO.

 Delphin Bateko M. 

delphinbateko@yahoo.fr

Posté par ArchivisteBateko à 14:46 - Commentaires [1] - Permalien [#]

24 avril 2018

Presse en République démocratique du Congo : historique

  Par définition, le mot presse est  "l'action de presser sur un support."[1]  Dans le cadre de la publication , le mot presse signifie, l'ensemble des publications périodiques et des organismes qui s' y attachent. Souvent  lorsque on parle de la presse, on pense à la  presse écrite (journaux, revues) . D'une manière générale, le mot presse regroupe à la fois la presse écrite et la presse audiovisuelle(radio et télévision).

La presse congolaise, dans son histoire, a connu trois grandes périodes, notamment:

[1] Larousse

- “De 1891 à 1911: Presse missionnaire

Cette presse, qui a connu plusieurs titres, était caractérisée par un journalisme d'évangélisation. Elle était dirigée par des missionnaires auprès desquels les premiers journalistes congolais faisaient leurs premiers pas. L'introduction de la presse par le réseau missionnaire était liée à l'histoire de l'État Indépendant du Congo.

Parmi ces journaux de l'époque, nous avons: Misamu Miayanga, Se Kukianga, Ntembo Eto et Kasai Herald.

 - De 1911 à 1956: Presse coloniale belge

Créée à Elisabethville (Lubumbashi) par M. Paul Das, un sujet hollandais, fondateur du Journal “ Etoile du Congo ”, cette presse dépendait de la politique coloniale belge et était le reflet des querelles  des partis politiques métropolitains.

Nous avons Le courrier d'Afrique, l'Avenir, La croix du Congo, L'Echo de Stan, Le Stanleyvillois, La voix du Congo, Nos images, L'Etoile Nyota et Mbandaka etc.

 - De 1956 à ce jour

 Au début de cette période, les premiers journaux autochtones ont vu le jour avec les journalistes comme Jean-Jacques Kande, Denis Sakombi, Justin Nzeza, Muissa Camus, Philippe Kanza... Cette période marqua un tournant décisif dans l'histoire du journalisme en RDC. Malgré cela, la presse congolaise a connu aussi des générations qui ont fait  la fierté du journalisme congolais:

Première génération : des origines au début des années 70. Cette période a vu émerger les premiers éditorialistes et reporters congolais ;

Deuxième génération : de 1970 à 1975, plus précisément à la naissance de l'Upc ( Union de la presse congolaise) en 1971 jusqu'en 1980, c'est la génération des  grands journalistes et de Horizon des journaux spécialisés ;

Troisième génération : de 1980 à ce jour:

Journalisme amateur en quête du sensationnel, et mauvaise gestion des organes de presse.[1]

          Aujourd'hui, "la presse est devenue une véritable institution sociale, un “service public”, en ce sens qu'elle remplit une fonction d'intérêt général. Celle d'informer et d'éduquer la masse."[2] Partant de cette mission, la presse est considérée comme "le quatrième pouvoir dans le monde après les trois pouvoirs classiques:, exécutif, législatif et  judiciaire. La presse constitue donc, si elle est bien faite et parfaitement organiser, un pouvoir parmi d’autres pouvoirs qu’elle peut à loisir bousculer ou basculer ; elle peut même créer mais aussi anéantir incube et succube. C’est ainsi qu’elle considéré, au regard de ceux qui ne réussissent pas à l’amadouer ou qui ne parviennent pas à l’asservir, comme un élément dangereux à surveiller de près”[3]

          Dans la formation et l'éducation des masses, "la presse s'efforcera toujours de trouver la vérité et de présenter au public non pas les choses qu'on voudrait leur faire croire et connaître, mais la vérité de ces choses dans toute la mesure du possible. Ce qui fera de la presse" machine à fabriquer l'opinion publique."[4]

 Delphin Bateko (delphinbateko@yahoo.fr) 0812237393



[1] Compte-rendu de la première journée de l'atelier d'analyse Institutionnelle de l'Upc et de préparation du Congrès de la presse, Centre Bondeko du 17 au 19 septembre 2003.

[2] Raphaël Mpanu-Mpanu. – Quel est le rôle de la presse ?, In : Congo-Afrique n°7 du Janvier-février 1962. – p39.

[3] Kande D’Zambulaté. – le quatrième pouvoir se conscientise, In : Journal Le Phare n°2178 du vendredi 26 septembre 2003. – pp.1 et 5.

[4] Raphaël Mpanu-Mpanu. – Opcit p.40.

Posté par ArchivisteBateko à 11:30 - Commentaires [1] - Permalien [#]


18 avril 2018

Archivistique et archivologie : clarification épistémologique

Dans cet article scientifique intitulé  « l’archivistique et archivologie : clarification épistémologique, le professeur Bob Bobutaka de l’ISS/Kin et Unikin donne son point de vue scientifique sur : Archivistique et Archivologie.

  

Introduction

Beaucoup de théoriciens dans le domaine des archives exploitent de plus en plus l’archivologie pour mettre en exergue les considérations scientifiques, voire épistémologiques de la science des archives.

L’épistémologie est la branche de la philosophie qui a comme objet d’étude la science. Elle a pour rôle de valider, de critiquer, etc. les connaissances scientifiques et de surcroît les domaines scientifiques. En outre, elle s’intéresse entre autres aux méthodes, aux théories, à l’objet d’étude et de recherche d’une discipline scientifique, à l’élévation de la pensée, à la remise en question d’un discours scientifique, à la construction de la science, à la réalisation des études sur les esprits scientifiques d’une science, etc.

Il a été démontré que les chercheurs dans le domaine des archives se préoccupent rarement de l’emprise de l’épistémologie dans leur champ disciplinaire. En fait, les auteurs dans le champ des archives mettent en relief principalement la construction et l’exploitation des pratiques managériales pour ainsi associer les intelligences relatives à la praxis archivistique.

Il est aussi vrai qu’il faudra reconnaître le fait que quelques penseurs des archives essayent timidement de rationaliser leurs schèmes en exploitant  un contenu épistémologique. Cet effort est observé à travers la lecture des certains livres y relatifs. A ce titre, nous notons aussi les réflexions réalisées à l’Ecole de Chartes de la Sorbonne  en 2003 sur la scientificité de l’archivistique, et ce, malgré le fait que les philosophes des sciences et les épistémologues n’ont pas été invités à ce forum afin d’apporter leurs contributions en la matière. Par ailleurs, nous considérons la réflexion du professeur Carol Couture sur les champs de recherche en archivistique comme une piste des solutions pour la consolidation de l’archivologie d’autant plus que cette étude au contenu philosophique ou gnoséologique favorise le regroupement et l’identification des recherches dans le domaine des archives.

Après avoir mené les recherches à caractère épistémologique sur la scientificité de l’archivistique depuis 2000, nous avons réuni les éléments de conclusion soutenant que l’archivologie est le cadre épistémologique des archives. Ceci est aussi appuyé aussi au travers de notre expérience comme enseignant et chercheur à l’université et comme professionnel dans le domaine des archives depuis 1995. L’archivistique que nous avons enseignée et considérée comme une science éprouve de limites épistémologiques pour bénéficier de la qualification d’une science remplissant des critères de validation épistémologique. Et dans l’hypothèse où l’archivistique serait admise comme une discipline scientifique, force est de reconnaître qu’elle est davantage dans une approche paradigmatique que celle prônant l’interdisciplinarité, voire la syntagmatique.

Certes, il faudra aussi signaler qu’en 2006, l’étudiante Marie-France Luyingi Bobutaka avait fait mention aux disciplines des archives. Sur ce, elle a écrit qu’« A ce stade, nous tenons à souligner que du point de vue conceptuel, la discipline qui s’occupe des archives a évolué selon les 3 termes ci-après : l’archivéconomie, l’archivistique et l’archivologie. En effet, l’archivéconomie tire ses origines du concept bibliothéconomie. Elle était définie comme la science de l’économie des archives selon l’approche belge. L’archivéconomie a été également enseignée dans les universités congolaises notamment dans les Facultés où les enseignements et les recherches en Histoire ont été organisés. L’archivistique a été souvent explicitée comme étant soit la pratique et l’art de gérer les archives, soit la discipline où la science des archives. Enfin, l’archivologie se veut le cadre épistémologique de la science dont l’objet est les archives »[1].

L’archivologie comme discipline scientifique des archives doit aussi se construire aussi bien par l’accumulation des connaissances que par la rupture des connaissances. A ce propos, le Français Gaston Bachelard est l'auteur des réflexions relatives à la connaissance et à la recherche scientifique. Il invente la « psychanalyse de la connaissance objective »[] et est le concepteur de « la rupture épistémologique ». Quant à l’Américain Thomas Samuel Kuhn, il consolide la rupture épistémologique en soutenant qu’une science progresse de manière fondamentalement discontinue, c’est-à-dire non par accumulation mais par rupture. Ces ruptures s’appellent aussi les révolutions scientifiques et sont principalement  exposées dans son livre intitulé : La structure des révolutions scientifiques publié en 1962 qu’il a écrit quand il était encore à Harvard.

Pour  les sciences de l’information et de la communication, y compris le domaine scientifique des archives, il y a de plus en plus des épistémologues qui veulent établir la nette démarcation entre leur praxis et leur pensée.

1. Les Archives

 

Nous soutenons que la Politique et l’Eglise sont des champs qui constituent le grenier de prédilection des archives alors que l’Histoire en est la plus grande utilisatrice.

Du point de vue terminologique, le concept « archives »  est maintenant au féminin pluriel et lorsqu’il écrit avec A majuscule : les Archives désignent un service ou un dépôt d’archives ou encore une archivothèque ; par contre avec a minuscule, les archives signifient les documents ou les supports d’information.

Pour l’histoire de l’écriture de ce concept, Bruno Delmas affirme que le terme              «  Archives »  est un nom féminin pluriel, mais il n’a pas été toujours ainsi. Au XVIIIe siècle, on l’utilisait au masculin singulier. L’apparition, au cours du XIXe siècle, du mot « archives » au féminin pluriel est la conséquence de la formulation de la notion de fonds d’archives dont il devient l’équivalent par contraction. Cet usage accompagne la reconnaissance de la valeur scientifique des fonds d’archives qui implique le principe du respect des fonds. Depuis le dernier quart du XXe siècle, les philosophes et les sociologues réintroduisent l’usage du concept « archive » au singulier, mais au féminin, comme un concept général, considérant le document d’archives comme une trace, un monument, un objet de mémoire. Le caractère fondamentalement scientifique des archives tend à s'effacer ainsi devant le discours mémoriel, l’objet culturel et muséal.

Cette dialectique terminologique est aussi abordée par l’Université de Genève, en ce sens que « Depuis quelques années, les archives sont au centre de débats, de controverses et de préoccupations diverses qui ont largement débordé les milieux patrimoniaux et historiques. Signe paradoxal de cette centralité : la singularisation du mot. On parle plus volontiers aujourd'hui de l' « archive » que des « archives ». Manière de contourner ou de conjurer l'institution, le lieu et le dépôt, au profit d'une extension sémantique qui vise des supports, des contenus et des usages qui se sont diversifiés. Tout devient archive et l'archive paraît ainsi retrouver son sens matériel et ontologique pour désigner l'origine, le commencement, le primitif, le matériau brut. Dans un moment de conversion numérique irréversible, l'archive se confronte à la fragilité des supports. Parce que l'archive est incertaine, archiver devient une obsession de notre temps. Enjeu d'un avenir problématique, l'archive n'est plus seulement une trace, un vestige, une relique, mais l'expression d'une consignation, d'une conservation et d'une préservation de notre présent »[2].

 

De ce qui précède, nous estimons que le concept « archives » doit être transcrit selon l’écriture retenue par les spécialistes et les scientifiques des archives ; car dans cette pluralité de définitions, la discipline de notoriété en la matière qui est l’archivologie ou l’archivistique doit avoir la suprématie sur les autres domaines.

2. L’obsolescence de la théorie des trois âges des archives

L’archiviste Américain Theodore Roosevelt Schellenberg[3] a été le premier à mettre en évidence les trois âges des archives : le premier âge, le  deuxième âge et le troisième âge. Il est surtout connu pour sa contribution à l’archivistique, notamment pour avoir distingué la valeur d’un document d’archives comme une preuve et une source d’information. Ses deux publications les plus connues sont « Modern Archives: Principles and Techniques » en 1956 et « The Management of Archives » en 1965. Il est le père du Records Management que nous  traduisons comme la traçabilité managériale.

De son côté, le Français Yves Pérotin[4] a formulé le concept « trois âges des archives» pour le monde francophone dès 1961 avec une certaine théorisation, dans un article intitulé « L’administration et les «trois âges des archives » publié dans la revue Seine et Paris. Il proposa ainsi « la théorie des trois âges des archives » contenant les archives courantes  ou actives, les archives intermédiaires ou semi-actives et les archives archivées ou définitives. Yves Pérotin est surtout connu pour sa contribution à l'archivistique de langue française. On lui doit notamment la première observation des trois âges des archives et les premières tentatives d'adaptation des procédures du records management en France qu'il avait observées aux États-Unis d’Amérique et au Royaume-Uni.

En citant Schellenberg et Pérotin qui ont révolutionné le domaine des archives, l’on doit aussi citer l’archiviste Britannique Sir Hilary Jenkinson[5] qui était un ancien élève de l'Université de Cambridge. Il entre en 1906 au Public Record Office, dénomination jusqu'en 2003 des Archives Nationales anglaises qu'il dirigera de 1947 à 1954. Il est surtout connu pour sa contribution à l'archivistique de langue anglaise. Le manuel qu'il publie en 1922  sera jusque dans les années 1960 la "bible" des archivistes dans tous les pays anglophones.

La dialectique de la théorie des trois âges dans un contexte d’interrogation sur certains fondements de la profession de l’archiviste a été exploitée lors du colloque organisé en 2003 sur la scientificité de l’archivistique par l’Association Française des Archivistes à l’Ecole Nationale des Chartes à la Sorbonne. Et en 2004, Marcel Caya, professeur canadien d’archivistique, explicite et soutient qu’ « un savoir comme l’archivistique a grandement besoin de recherche et de chercheurs pour étayer les bases scientifiques de ses pratiques. En filigrane, une autre question préalable se posait aussi, sans qu’elle n’ait nécessairement fait l’objet d’un examen exhaustif, c’est bien sûr celle des questionnements actuels de l’archivistique en tant que science, et aussi en tant que pratique (…). Notre exploration s’inscrit donc en marge de la recherche archivistique appliquée et rejoint plutôt d’autres types de recherche plus prospective, plus théorique pour laquelle notre collègue néerlandais Eric Ketelaar avait proposé le terme archivologie»[6].

Cet archivologue Canadien tient au réductionnisme de la théorie des âges en deux composantes et ce, en mettant en exergue l’échec du deuxième âge en ce sens que « la remise en question de l’applicabilité de la théorie des trois âges en Europe est venue de l’administration française elle-même dans son traitement de la notion de pré-archivage  proposée par Yves Pérotin. Dès 1978, en effet, l’abandon par le gouvernement français du service de pré-archivage des Archives Nationales de Fontainebleau a marqué un sérieux recul dans l’utilisation du dépôt intermédiaire en gestion mixte par les ministères producteurs et les archives »[7].

Et conséquemment, nous avons émis la théorie des besoins des documents d’archives avec ses deux cycles ou sous-systèmes : la traçabilité managériale et la traçabilité historiographique. La disparition de la théorie des trois âges des archives n’est pas une fatalité, mais elle entre dans la dynamique épistémologique qui prône la naissance d’une théorie, son développement, sa maturité et sa mort utilitaire ; cette rationalité de la connaissance théorique se construit sur base de la remise en question réfléchie de celle-ci soutenue par les éléments scientifiques probants.

Tableau synoptique et différentiel  de la traçabilité managériale et de la traçabilité historiographique

 

Attribut archivologique

Traçabilité managériale

 Traçabilité historiographique

Orientation managériale

La gestion des archives courantes et intermédiaires

La gestion des archives historiques

Fondement

Le records management

 

L’histoire et l’heuristique

Outil de travail

Le Calendrier de Conservation et d’Elimination 

Les Instruments de Recherche 

Profil des besoins

Les besoins plus orientés vers les géniteurs du document d’archives.

Les besoins plus orientés vers l’utilisateur extérieur.

Base paradigmatique

Construction du fonds d’archives

Exploitation du fonds d’archives.

Collaborateurs de prédilection

Les managers, les employeurs, les employés, les juristes, les historiens, les Archives Nationales, etc.

Les anthropologues, les historiens, les politiciens, les sociologues, les spécialistes de la diplomatique, les paléographes, les Archives Nationales, etc.

Approche légistique

L’exploitation du règlement d’ordre intérieur de l’institution et dispositions légales nationales.

L’utilisation des dispositions légales nationales.

 

Principes archivistiques

Le principe du respect des fonds ou le principe de provenance, le principe de l’ordre primitif et le principe de numérotation.

Le principe de restauration, le principe d’universalité  et le principe de territorialité.

 

Valeur

Probante

Informative

Source : Tableau conçu par nous-même

3. L’Archivistique : intelligence pragmatique de la gestion des archives

 Il y a un débat sur la scientificité de l’archivistique et, sur base de plusieurs réflexions, nous sommes parmi ceux qui soutiennent que l’archivistique est une technique ou une discipline de gestion des archives. Du point de vue historique, on peut aussi retenir que les premiers écrits relatifs à l’archivistique ont été imprimés en 1571 et dont l’auteur, est l’aristocrate allemand Jacob von Rammingen qui est considéré comme le père  de ce sujet académique. Il a fondé une tradition archivistique en Allemagne qui a persisté pendant au moins deux siècles.

Les recherches en archivistique comme discipline ont été mises en exergue par la Troïka Hollandaise composée de Samuel Muller, Johan Adriaan Feith et Robert Fruin au travers de leur publication intitulée : Manuel pour le classement et la description des archives dont le titre  originel est Handleiding voor het ordenen en beschrijven van archieven  publié à Groningue en 1898.

Le Conseil International des Archives définit l’archivistique comme une  discipline traitant des aspects théoriques et pratiques de la fonction archives et soutient que l’archivistique, c’est  l’administration et la gestion des archives mettant l’accent sur les pratiques ou  les aptitudes managériales des archives.

Carol Couture qui est parmi les esprits contemporains de l’archivistique s’appuie sur les travaux de Robert Garon  et estime qu’« il est établi que l’archivistique [est une science ayant comme] objet qui se distingue des disciplines connexes : l’information consignée organique. Elle applique aussi des méthodes qui lui sont particulières, tels que des normes et critères, des délais de conservation ainsi que des règles de sélection des documents. Quant à la finalité de l’archivistique, son originalité ne fait aucun doute : la conservation et l’utilisation de l’information à des fins différentes de celles pour lesquelles elle a été produite.

Tout en encourageant les efforts pour la construction scientifique de l’archivistique exploitée par Carol Couture, une remise en question  des aspects méthodologiques présentés par Robert Garon s’impose car les normes, les critères ne sont pas des méthodes scientifiques. En effet, une science doit avoir son cadre méthodologique scientifique précis ; ce qui n’est pas le cas dans la littérature de Garon. Sur ce, nous sommes ragaillardi avec l’argument méthodologique de David Gracy qui suggère que l’Archivistique nécessite une méthodologie adéquate telle que l’analyse comparative, statistique, qualitative ou historique.

L’archivistique comprend les schèmes tels que l’archivistique traditionnelle, le records management, la théorie de continuum, l’archivistique intégrée, l’archivistique internationale, etc. L’archivistique traditionnelle tire ses origines de la France et sa quintessence est la traçabilité historiographique.  Le records management dont la genèse est liée à l’archiviste américain Theodore Roosevelt Schellenberg qui a été désigné respectivement par les présidents américains Trutman en 1947 et Eisenhower en 1953 pour l’installation de la commission Hoover dont l’objectif principal était d’étudier les « écrits de gestion » dans l’organisation et le fonctionnement de tous les départements de l’administration fédérale des Etats-Unis d’Amérique.

Selon Luis Carlos Lopes, l’archivistique intégrée apparaît comme la plus susceptible de soutenir une démarche globalisante et rapprochant avec succès l’archivistique traditionnelle et le records management. Actuellement, l’archivistique intégrée poursuit son développement.

L’archivistique internationale, d’après Marcel La jeunesse qui a défendu l’idée de l’internationalisme archivistique, est un paradigme de l’exercice des professions documentaires. Il a également pris la défense de l’idée suivante: le domaine de l’information, des bibliothèques et des archives est, par essence, un domaine de nature internationale. L’information ne s’arrête pas aux frontières des États nationaux.

Sur les aspects disciplinaires des archives, il y a lieu également de faire allusion à la recherche en archivistique. En effet, on peut noter que celle-ci s’exerce dans des conditions particulières, notamment de multidisciplinarité qui impliquent, entre autres, le records management, l’histoire, l’administration, l’informatique et la bibliothéconomie ; et nous pouvons allonger la liste avec les disciplines telles que la bibliologie, l’anthropologie, l’ethnologie, etc.

Nous notons l’existence d’un débat sur une« approche africaniste » de l’archivistique où l’on souligne l’oralité comme fondement de la gestion des archives. Delà, il importe de mettre en évidence que les archives exploitent aussi la mnémotechnique qui est l’ensemble des méthodes permettant de mémoriser.

En clair, la finalité de l’archivistique est la mémoire. Les paradigmes fondamentaux des archives sont la conservation et la communication des informations. Dans le système de l’oralité, la conservation et l’utilisation de l’information produite par la société traditionnelle africaine est gérée, notamment par le griot. Il serait commode dans cette logique que l’archivistique, selon le courant africaniste, puisse prendre en compte, notamment l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie, etc. afin de mieux associer son intelligence dans un environnement à tradition orale. Dans cette approche de l’oralité, nous sommes en train de consolider les néologismes « oralistique »[8] et « oralogie »[9].

Qu’à cela ne tienne. Dans la définition du cadre de recherche en archivistique, David Gracy estime que la recherche en archivistique doit s’effectuer en tenant compte des cinq conditions suivantes: (1) La recherche en archivistique doit aller au-delà de la simple description d’événements: elle nécessite une méthodologie adéquate telle que l’analyse comparative, statistique, qualitative ou historique; (2) La nature archivistique de l’information doit constituer un champ de recherche prioritaire; (3) La recherche en archivistique doit recourir aux sciences de l’information, surtout à ce qui a trait aux documents électroniques; (4) La recherche en archivistique doit prendre une dimension internationale; (5) Des efforts systématiques doivent être déployés pour trouver les fonds nécessaires au financement de la recherche.

 

 

4. L’Archivologie : science des archives

 

Sous l’impulsion des travaux de Robert Estivals sur la scientificité de l’écrit et de la communication écrite (la bibliologie), et la contribution d’Eric Ketelaar, nous nous efforçons de donner un contenu épistémologique à l’archivologie : science des archives en opposition avec l’archivistique : la technique de gestion des archives. Pour établir  la rupture épistémologique de l’archivistique comme science, Hubert Fondin[10], souligne que « (…) parler de science à propos de l’archivistique serait un abus de langage : comme pour la documentation et la bibliothéconomie, c’est une technique qu’il s’agit d’améliorer, une préoccupation autour d’objets manipulés plutôt qu’une réflexion scientifique, mais comme toute technique, l’archivistique doit être rattachée à une science fondatrice »[11].

En outre, Eric Ketelaar s’écarte de la définition de l’archivistique comme science d’autant plus qu’elle ne répond pas fondamentalement au questionnement sur le « Pourquoi ?». À cet effet, il était « assez hésitant sur le statut scientifique de l’archivistique (…) faisait remarquer dans l’une de ses conférences que le savoir archivistique se construisait essentiellement autour des questions « Quoi ? » et « Comment ?», mais rarement autour de la question « pourquoi? ». On pourrait ajouter que pour tout projet scientifique, mais singulièrement pour une science ayant trait à l’humain, l’absence de cette troisième interrogation pose de singuliers problèmes.

Il est vrai que le débat sur la scientificité de l’archivistique n’est pas à la portée de l’archiviste ; mais plutôt de l’essor de l’archivologue. En d’autres termes, la préoccupation fondamentale du professionnel des archives est la gestion de celles-ci pendant que l’objectif de l’archivologue est la réflexion épistémologique des archives.

Le concept « archivologie » est de plus en plus utilisé pour désigner la science ou le discours sur les archives. La publication des Allemands Knut Ebeling et Stephan Günzel intitulée « Archivologie. Theorien des Archivs in Philosophie, Medien und Künsten » publiée à Berlin en 2009 consolide notre heuristique épistémologique de l’archivologie. La traduction compréhensive de ce titre peut être « L’archivologie : la théorie et la philosophie des archives ». Ces deux auteurs définissent le contexte de mutation de l’archivistique en archivologie en ce sens qu’ « (…) il inscrit une réflexion sur l’archivistique dans un cadre contemporain qui ne se limite pas au domaine des archives elles-mêmes mais qui concerne les transformations des sociétés modernes ou post-modernes. Pour les auteurs, le discours sur [les archives] en est à son apogée depuis la chute du mur, l’expansion de nouvelles économies et l’émergence de nouvelles guerres. Pour donner à leur réflexion cette dimension globale, ils suggèrent de reprendre le terme proposé par Jacques Derrida : archivologie »[12].

La construction d’un concept a aussi une histoire et une genèse ; il nous revient de noter que le Français Jacques Derrida[13], dans sa publication intitulée le «Mal d'archive », aux éditions Galilée en 1995,  a prédit l’existence de ce concept en avançant que « (…) l’archivologie (…), un mot, qui n’existe pas, mais qui peut décrire une science générale et interdisciplinaire des [archives]»[14].

En exploitant l’archivologie au lieu de l’archivistique, nos confrères Allemands justifient l’interdisciplinarité à la profession qui exploite les archives. Pour consolider la justification terminologique de l’archivologie, Marcel Caya a noté que « notre collègue néerlandais Eric Ketelaar [15] avait proposé le terme «archivologie»[16]. En outre, Yves Pérotin, directeur des Archives de la Seine, s’interroge dans les années 1960 sur l’opportunité d’utiliser le terme « archivologie ».

L’archivologie et l’archivistique ont comme fondement les archives. Le Conseil International des Archives les définit  comme étant « l’ensemble des documents, quels que soient leur date, leur forme et leur support matériel, produits ou reçus par toute personne physique ou morale, et par tout service ou organisme public ou privé, dans l’exercice de leur activité (…) »[17].

 

Bon nombre de chercheurs sont d’avis que cette définition est davantage  institutionnelle et pragmatique, par conséquent, elle est limitée. Pour appuyer cette approche définitionnelle, nous ajoutons que « dans le langage courant, on parle d’archives de film, d’archives orales, d’archives de l’image et du son pour désigner des documents qui, en réalité, ne répondent nullement à la définition officielle »[18].

 Quant à nous, « les  archives  sont les informations cristallisées émanant des activités de toute personne morale ou physique dans une approche de matérialité, de dématérialisation et d’immatérialité ainsi constituées, traitées, conservées et communiquées à des fins de la gestion, de l’identité et de la connaissance de celle-ci »[19].

 Aussi peut-on noter que les archives du premier âge et du deuxième âge font partie de la traçabilité managériale que d’aucuns appellent abusivement les archives administratives et que les Anglo-saxons qualifient de Records Management en opposition avec la traçabilité  historiographique qu’ils appellent Archives. Par ailleurs, la notion de l’inertie des archives au 3e âge est fonction de la non exploitation de ces documents d’archives par leur géniteur ; cependant, ils sont actifs dans leur nouvel environnement où ils seront gardés et utilisées pour «l’éternité». D’où, nous avons aussi formulé la théorie de l’inertie des documents d’archives historiques.

 

5. Les auteurs ayant exploité le concept archivologie[20]

Le concept archivologie laisse tromper certaines personnes à croire qu’il n’est pas d’usage scientifique, et pourtant, on le retrouve déjà dans des nombreuses littératures scientifiques des auteurs aussi importants qui exploitent les archives. Pour ce faire, la construction de quelques foyers internationaux d’exploitation du concept archivologie s’avère indispensable pour la validation épistémologique de ce concept.

1. Le foyer Allemand                                          

Les Professeurs Markus Knut Ebeling et Stephan Gunzel utilisent le substantif archivologie dans leur livre intitulé « Archivologie. Theorien desArchivs in philosophie, medien und Kunsten » publié en 2009 à Berlin. La traduction littéraire de ce titre est « Archivologie : la théorie et la philosophie des archives ».

2. Le foyer Français

C’est dans ce foyer qu’on voit apparaître la suggestion du concept archivologie par le Professeur Jacques Derrida dans le Mal d’archives en 1995. Conscient par sa pensée que « le concept archivologie n’est pas encore exploité, mais il peut décrire une science générale et interdisciplinaire des archives »[21].

On peut aussi citer dans ce lot, les réflexions d’Yves Pérotin et du professeur d’Archivistique Bruno Delmas. En effet, le second cite le premier pour justifier le concept archivologie, notamment à travers le livre de Pérotin intitulé : Manuel d’archivologie tropicale publié au début de la décennie 1960.

3. Le foyer Néerlandais

Quant à ce foyer, nous retenons le Professeur Eric Ketelaar qui a aussi utilisé le substantif archivologie, alors cité par  le Professeur Marcel Caya, lors de la conférence  de l’Ecole de Chartes en 2004 et durant sa communication, il a mentionné que « (…) l’exploration s’inscrivait donc en marge de la recherche archivistique appliquée et rejoint plutôt d’autres types de recherche plus prospectives, plus théoriques, pour laquelle notre collègue néerlandais Eric Ketelaar avait proposé le terme « archivologie »[22].

4. Le foyer Canadien

Dans ce foyer qui marque aussi une noblesse de richesse de la discipline et de la profession des archives par son abondante production dans le domaine des archives, nous citons Marcel Caya qui exploite l’archivologie dans son article scientifique sous le titre « La théorie des trois âges en archivistique. En avons-nous toujours besoin ? ». Il soutient qu’il est important de considérer les recherches en archivistique comme l’avait prédit le Professeur Eric Ketelaar que ces recherches relèvent de l’archivologie.

L’apport du professeur Marcel Caya dans la conceptualisation de l’archivologie se trouve bel et bien du fait qu’il ait pu révéler la recherche terminologique y relative effectuée par son collègue archivologue Ketelaar. Cette reconnaissance scientifique lui vaut une paternité de ce concept d’autant plus qu’avant sa référence, on savait guère que dans le monde des professeurs en Archivistique, il y avait aussi l’utilisation de l’archivologie comme science des archives.

Ceci consolide l’argument selon lequel la lecture des publications est un gage essentiel pour la connaissance et la compréhension de la science.

5. Le foyer de l’Amérique Latine

Le concept archivologie, en espagnole langue utilisée aussi en Argentine « archivologo »[23] est exploité  par le Professeur Norma Fenoglio à l’école d’Archivologie de l’Université Nationale de Cordoba en Argentine. Elle reconnait la problématique terminologique qui se vit dans leur espace scientifique entre archivologo, archivistica et archivero. Ce foyer exploite l’archivologie pour designer toute une filière scientifique, sinon une école de formation dans le domaine des archives.

Certes, il sied de souligner le fait que notre collègue Norma Fenoglio nous a encouragé lorsqu’elle avait pris connaissance en 2013 de notre article scientifique intitulé : De l’archivistique à l’archivologie : essai d’une rupture épistémologique. Elle nous a informé l’exploitation de cette publication scientifique dans ses enseignements et ses recherches en vue de consolider les aspects différentiels entre  l’archivistique et l’archivologie.

6. Le foyer de la République Démocratique du Congo

Nous constatons que ce foyer est plus prôné par le Docteur Professeur Bob Bobutaka dans ses multiples publications sur le questionnement philosophique et épistémologique des sciences de l’information et de la communication, notamment :

  1. Ecrit, information et communication en République Démocratique du Congo : essai de Bibliologie, Kinshasa, L’Harmattan, 2009,183p ; où nous avons exploité le concept archivologie à la page 109 en soulignant que « Yves Pérotin avec sa théorie de trois âges et la conceptualisation de terme  archivologie (…) ».
  2. RD Congo-Belgique : Archives, Bibliothèque et Bibliologie, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2013, 301 p, dans lequel nous avons fait usage de l’archivologie à la page 4 en notant que « l’archivologie ne saurait remplir les conditionnalités épistémologiques si elle n’arrive pas à construire notamment son champ terminologique, sa sémantique, sa syntaxe théorique, son cadre méthodologique, etc. » ;
  3. Archivologie, Bibliologie et Communicologie : approche épistémologique, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2014, 423 p, qui dès l’introduction du livre à la page une cite l’archivologie comme discipline scientifique qui consacre les épistémologies des archives (…) ;
  4. Archivistique, Bibliothéconomie, Documentation et Légistique : Des disciplines de la bibliologie, Paris, L’Harmattan, 2015 et315 p. Nous avons exploité l’archivologie en argumentant que « beaucoup de théoriciens exploitent le concept « archivologie » au lieu de celui d’ « archivistique » pour désigner le domaine scientifique des archives ;
  5. Bibliologie : science de l’information et de la communication, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2015 et contenant 478 pages. Dans l’intervalle des pages allant de 261 à 275, nous avons exploité l’Archivistique et l’Archivologie.
  6. « Courrier électronique ou média interactif : de la bibliomatique à l’archivologie électronique » in Revue de la Bibliologie, Schéma et Schématologie : Hommage à Elena Savova, n°75, Paris, L’Harmattan, Société de Schématologie et de Bibliologie, 2010, pp.107-112. Cet article scientifique exploite systématiquement l’archivologie.
  7. « De l’archivistique à l’archivologie : essai d’une rupture épistémologique », in Revue de Bibliologie, Schème et Schématologie : le Cycle inter-séculaire du libéralisme et du communisme, vers la lutte finale ?, n°79, Paris, L’Harmattan, 2013, pp 110-132 dans lequel, il exploite le concept archivologie comme un déterminant scientifique ou épistémologique des archives.

 Tout récemment en 2017, nous avons publié un autre livre qui aborde également les éléments archivologiques. Il est intitulé : La France, la Belgique et les deux Congo : mémoire historique, approche archivologique et communication politique, il est édité aux éditions Edilivre à Paris et contenant 282 pages. Dans cette publication, il a aussi été question d’établir la corrélation entre l’Histoire, l’Archivistique et l’Archivologie dans les pages allant de 13 à 32.

 Par ailleurs, nous retenons les éléments du texte du mémoire universitaire d’Evariste Makaya de 2006 à 2016 sur l’archivologie en ces termes : « Il sied de signaler que nous avons dénombré 20 mémoires traitant de l’archivologie à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et 3 mémoires à l’Université de Kinshasa, et ce, à travers leurs départements des Sciences et Techniques Documentaires. En ce qui concerne les institutions où nous avons entrepris notre recherche, l’ISS/kin a produit beaucoup de mémoires qui ont exploité l’archivologie par rapport à l’Unikin. Le premier à exploiter le concept archivologie dans le mémoire de licence, c’est l’étudiante Marie-France Luyingi Bobutaka avec son mémoire [de fin d’études supérieures en Archivistique défendu en 2006] intitulé : Application des champs de recherche de Carol Couture sur des travaux défendus au département de sciences et techniques documentaires de l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa »[24].

Certes, dans cet exercice cognitif visant la construction de l’histoire conceptuelle de l’archivologie, il faudraaussi noter qu’en 2018 courant, nous avons enrichi le cadre conceptuel de l’archivologie avec la contribution terminologique du Russe Eugene Starostine[25].Ce professeur d’archivistique a aussi évoqué l’archivologie en ces termes : Il attire l’attention de la communauté scientifique sur la nécessité d’étudier la façon dont tous les évènements courants et extraordinaires de la vie sont documentés dans les différentes civilisations et il l’appelle cette « fixation de la vie dans les documents » - l’archivologie (le terme original inventé par E V Starostine –note de VT). Il insiste beaucoup dans ses publications sur le fait que, pour l’historien, la connaissance des lacunes dans le fonds qu’il étudie et de leur origine (destruction sauvage, tri réglementaire, conflit armé, catastrophe naturelle, déménagement du service) est aussi importante que la connaissance et la maitrise des sources présentes et disponibles.

Cet apport du professeur Starostine peut donner la matière pour instaurer un foyer russe dans la construction conceptuelle de l’archivologie.

Somme toute, ce voyage de par le monde démontre l’acceptation, la validation et l’utilisation universelle du concept archivologie. Cet état des choses consolide l’histoire scientifique du concept archivologie.

Tableau différentiel de l’archivistique et de l’archivologie[26]

 

Identifiant

Archivistique

Archivologie

Orientation disciplinaire

Discipline pragmatique ou opératoire des archives.

Discipline épistémologique des archives.

Production scientifique

Savoir scientifique des archives.

Connaissance scientifique des archives.

Interrogatoire épistémologique

Elle se fonde sur les questions Quoi faire ? ou Que faire ? et Comment faire ?

Elle répond à la question Pourquoi faire ?

Comportement bibliologique

Exploitation des fonds d’archives.

Production des livres sur les archives

Activité professionnelle

Gestionnaire des archives.

Théoricien, scientifique des archives.

Orientation de recherche

Recherche administrative et professionnelle

Recherche scientifique et interdisciplinaire.

Appellation

Archiviste, Records Manager, archivaire, conservateur des archives, etc.

Archivologue, scientifique des archives, épistémologue des archives, etc.

Déontologie professionnelle

Discrétion, communication des archives selon les délais de communicabilité.

Pédagogue, communicateur des archives pour des raisons de recherche et d’apprentissage.

Psychopédagogie professionnelle

Magister dixit, application stricte des normes et textes légaux

Dialectique scientifique des normes, théories,des textes, etc.

Quintessence professionnelle

Métier d’archiviste avec la maîtrise de la technicité de gestion des archives

Scientifique prônant  l’interdisciplinarité

Psycho-communication

Il ne parle presque pas pour la déontologie professionnelle

Il parle beaucoup pour expliquer les phénomènes des archives

Source : Tableau conçu par nous-même.

                En guise de synthèse herméneutique de ce tableau, nous pouvons nous permettre d’établir le parallélisme différentiel entre le pharmacien et le pharmacologue pour en faire une application dans la différenciation entre l’archiviste et l’archivologue. En effet, le pharmacien est un titulaire de diplôme de docteur en pharmacie et qui œuvre dans un laboratoire, voire dans une usine ou dans un dépôt pharmaceutique, alors que le pharmacologue est un spécialiste et théoricien de la pharmacologie : la science médicale et de la pharmacie qui s’occupe des médicaments et des autres substances actives sur l’organisme. Donc, l’archiviste est comparable à un pharmacien, tandis que l’archivologue agit comme un pharmacologue.

En plus, on constate aussi que dans plusieurs pays le qualificatif d’archiviste est attribué à qui conqueœuvrant dans un service d’archives, quand bien même il n’a pas un diplôme de la profession d’archiviste. Et avec l’émergence des universitaires dans le domaine des archives, le qualificatif d’archivologue permet d’en faire aussi une démarcation significative.

Conclusion

Nous sommes convaincu que la science fondatrice de l’archivistique, c’est l’archivologie qui, elle-même, fait partie de la bibliologie ; cette dernière étant comprise dans l’univers des sciences de l’information et de la communication. Cette même approche est d’application également en bibliothécologie et en documentologie qui sont respectivement les sciences d’attache de la bibliothéconomie et de la documentation.

La différence entre l’archivologie et l’archivistique se précise davantage. Un archivologue exploite principalement les livres et d’autres publications sur les archives pour exercer son métier d’enseignant et de chercheur alors que l’archiviste mise sur les fonds d’archives. Si l’archiviste, professionnel de l’écrit administratif, est discret pour des raisons de la déontologie professionnelle, l’archivologue, comme épistémologue et pédagogue universitaire des archives communique suffisamment sur les archives.

Pour corroborer nos réflexions épistémologiques sur l’archivologie, nous avons écrit que « Nos recherches sur l’archivologue se consolident davantage. Si l’archiviste est un professionnel œuvrant dans un service d’archives, l’archivologue peut avoir le même profil de formation que l’archiviste, mais après la formation universitaire, il est recruté pour entreprendre les recherches épistémologiques relatives au domaine des archives »[27].

L’étude sur les champs de recherche en archivistique de l’universitaire canadien Carol Couture financée par l’Unesco se situe bel et bien dans le champ archivologique d’autant plus qu’elle ne saurait être d’application dans l’agir archivistique, sinon dans la gestion d’un service d’archives. Son lieu de prédilection est dans le monde académique produisant et exploitant la documentation souterraine ou les travaux défendus sur les archives tels que le travail de fin du premier cycle supérieur ou universitaire (Bac+3), le mémoire de licence (Bac+5) ou celui de Master ou encore celui de 3e cycle et la thèse de doctorat.

Enfin etpour davantage d’ancrage, l’archiviste s’opérationnalise principalement sur les pratiques archivistiques, alors que l’archivologue construit son heuristique et sa communication pédagogique moyennant l’exploitation rationnelle des livres, des articles scientifiques et de la production documentaire universitaire, etc. dans la thématique de recherche sur les archives. En tout état de cause, si la formation professionnelle des archivistes-professionnel-gestionnaire des archivesn’avait pas besoin de ce genre d’échanges, certesavec l’organisation de cycle de doctorat dans certaines universités dans le domaine des archives, il faudra davantage encourager l’élévation de la pensée philosophique et la construction des schèmes dialectisantautour de problèmes épistémologiques fondamentaux de la discipline des archives.

Références bibliographiques et webographiques

  1. Bobutaka Bateko Bob, Archivistique, Bibliothéconomie, Documentation et Légistique : Des disciplines de la bibliologie, Paris, L’Harmattan, 2015, 315 p.
  2. Bobutaka Bateko Bob, Archivologie, Bibliologie et communicologie : approche épistémologique, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2014, 423 p.
  3. Bobutaka Bateko Bob, Bibliologie : science de l’information et de la communication, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2015, 478 p.
  4. Bobutaka Bateko Bob, Courier électronique ou média interactif : de la bibliomatique à l’archivologie électronique in Revue Bibliologie, Schéma et Schématisation : Hommage à Elena Savova, n* 75, Paris, L’Harmattan, 2010, pp. 112- 131.
  5. Bobutaka Bateko Bob, De l’archivistique à l’archivologie : essai d’une rupture épistémologique, in Revue de Bibliologie, Schème et Schématologie : le Cycle inter-séculaire du libéralisme et du communisme, vers la lutte finale ?, n°79, Paris, L’Harmattan, 2013, pp 110-132.
  6. Bobutaka Bateko Bob, DR Congo-Belgique : Archives, Bibliothèque et Bibliologie, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2013, 301 p.
  7. Bobutaka Bateko Bob, Epistémologie génétique de Piaget: Fondement Théorique de la Bibliologie et du Schématisme, de l’éditologie et de la communicologie in Revue Bibliologie, Schéma et Schématisation : Théorie de la fin du libéralisme et la suprématie de la Chine communiste, n* 77, Paris, L’Harmattan, 2012, pp.103-121.
  8. Bobutaka Bateko Bob, La France, la Belgique et les deux Congo : mémoire historique, approche archivologique et communication politique, Paris, Edilivre, 2017, 282 p.
  9. Bobutaka Bateko Bob, Nouvelles pistes pour les archives et les archivistes d’Afrique in Africa Studia : Africa Europe Archives, Requirements ?, Collaborations ? Plans DR  Congo, Rwanda Burundi and Belgium, n* 138, Bruxelles, Archives Royales de Belgique, 2013, pp. 57-74.
  10. Bobutaka Bateko Bob, Professeurs émérites Carol Couture, Eric Ketelaar et Robert Estivals : les modèles de la construction du savoir scientifique en sciences de l’information et de la communication in Revue de Bibliologie, Schéma et Schématisation : Otlet et la bibliologie, n* 73, Paris, L’Harmattan, 2010, pp. 108-124.
  11. Bobutaka Bateko Bob, Synoptique épistémologique de la bibliologue: corpus terminologique, théorique et méthodologique in Revue Bibliologie, Schéma et Schématisation : De l’Occident libéral à l’Eurasie communiste. La bibliologie coloniale, n* 78, Paris, L’Harmattan, 2013, pp. 196- 214.
  12. Caya Marcel, La théorie des trois âges en archivistique. En avons-nous toujours besoin ?,http://elec.enc.sorbonne.fr/document72.html, consulté 25 juillet 2008 à 15h34.
  13. Conseil International des Archives, Dictionnaire de terminologie archivistique, Paris, CIA, 1984, 215 p.
  14. Couture Carol et Rousseau Jean Yves, Les archives au XXe s, Montréal, Université de Québec, 1982, 491p.
  15. Ebeling Knut et Günzel Stephan, Archivologie, http://archishs.hypotheses.org/463, consulté le 24 juillet 2011 à 21h34.
  16. Ketelaar Eric, L’archivistique dans le monde actuel in Revue Revista archivelor, Roumanie, 2007, pp.112 – 123.
  17. Liard Marie-Françoise, L'archivistique est-elle une science ?, Bulletin des Bibliothécaires Français, 2003, Paris, t. 48, n° 3, http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2003-03-0099-005, consulté le 30 avril 2011 à 11h34.
  18. Luyingi Bobutaka Marie-France, Application des champs de Recherche de Carol Couture aux travaux défendus en archivistique à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa, Mémoire de licence (Bac+5) dirigé par le professeur Denis Nzokantu et encadré par l’Assistant Marie-Raphaël Wolo-wolo,Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2006, 116 f.
  19. Makaya Malanda Evariste,Analyse du concept du concept Archivologie dans les mémoires des Sciences et Techniques Documentaires à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et à l’Université de Kinshasa : approches bibliographique et bibliométrique, Mémoire de Licence (Bac+5), dirigé par le professeur Bob Bobutaka Bateko et encadré par le Chef de Travaux Marie-Raphaël Wolo-wolo, Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2016, 116 f.
  20. Musey Nina Eloki Matthieu, Claude Lévi-Strauss : Anthropologie et communication, Bern, Frankfurt, New York, Publications Universitaires Européennes, 1984, 233 p.
  21. Ngongo Musuyu Faustin, Essai de réflexion sur l’Archivologie comme Philosophie des Archives, Mémoire de Licence (Bac+5), dirigé par le professeur Bob Bobutaka Bateko et encadré par le Chef de TravauxMarie-Raphaël Wolo-wolo, Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2016, 120 f.
  22. Université de Genève, Maison de l’histoire, Colloque international : Archives des savoirs : problèmes et enjeux, http://www.unige.ch/rectorat/maison-histoire/Recherche/Archives-1/Appel_a_contribution.pdf, consulté le 24 septembre 2013 à 19h00.
  23. Université de Lausanne, Cours 3:le métier et la formation d’archiviste, 10 juin 2002, pp. 30-31.

 

Bob Bobutaka Bateko, Professeur d’université[28]

e-mail :bobbobutaka@yahoo.fr

Téléphone : 00243 (0) 99 99 24 196

 

 



[1] Marie-France Luyingi Bobutaka, Application des champs de Recherche de Carol Couture aux travaux défendus en archivistique à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa, Mémoire de licence (Bac+5) dirigé par le professeur Denis Nzokantu et encadré par l’Assistant Marie-Raphaël Wolo-wolo,Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2006,  f. 42.

[2] Université de Genève, Colloque international : Archives des savoirs : problèmes et enjeux, http://www.unige.ch/rectorat/maison-histoire/Recherche/Archives-1/Appel_a_contribution.pdf, consulté le 24 septembre 2013 à 19h00.

[3]Theodore Roosevelt Schellenberg archiviste américain, né le 24 février 1903 à Garden Township (Kansas) et mort le 14 janvier 1970 à Arlington (Virginie).

[4] Yves Pérotin est né le 15 juillet 1922 à Bordeaux et est mort le 1er mars 1981 à Perpignan, est un archiviste français. Il est reçu en 1942 à l'École nationale des chartes, Reprenant ses études, il soutient une thèse sur le chapitre collégial de Saint-Seurin de Bordeaux pour obtenir son diplôme d'archiviste-paléographe en 1948. Il dirige  successivement les Archives départementales du Lot-et-Garonne (1948-1952), de la Réunion (1952-1958), de la Seine et du Var (1971-1972). Il exerce aussi des fonctions d'archiviste aux Nations-Unies avant de terminer sa carrière aux Archives départementales des Pyrénées-Orientales (juillet 1974-mai 1981).

[5] Sir Hilary Jenkinson est un archiviste Britannique, né en 1882 et mort le 5 mars 1961.

[6] Marcel Caya, La théorie des trois âges en archivistique. En avons-nous toujours besoin ?,École des chartes, Jeudi 2 décembre 2004, http://elec.enc.sorbonne.fr/conferences/caya, consulté le 24 décembre 2012 à 18h45.

[7] Ibidem

[8] C’est une technique de gestion de l’oralité.

[9] C’est un ensemble des connaissances structurées scientifiquement pour répondre aux questions du quand ?, d’où ?, du comment ? et du pourquoi ? de l’oralité.

[10] Professeur français en sciences de l’information à l’université de Bordeaux III.

[11]Marie-FrançoiseLiard, L'archivistique est-elle une science ?, Bulletin des bibliothèques de France,  2003 - Paris, t. 48, n° 3, http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2003-03-0099-005, consulté le 30 avril 2011 à 11h34.

[12]Knut Ebeling et Stephan Günzel, Archivologie, http://archishs.hypotheses.org/463,consulté le 24 juillet 2011 à 21h34.

[13]Jacques Derrida est né Jackie Derrida le 15juillet1930 à El Biar (Algérie française) et est mort le 8octobre2004 à Paris. Jacques Derrida est un Français d’origine Algérienne. C’est un philosophefrançais qui a créé puis développé la notion de déconstruction. À la suite de Heidegger, Derrida cherche à dépasser la métaphysique traditionnelle et ses résonances dans les autres disciplines. Après sa licence ès lettres à l'université de Paris, il part aux Archives Husserl de Louvain en 1953-1954. Il obtient le diplôme d'études supérieures en philosophie avec un mémoire concernant Le Problème de la genèse dans la philosophie de Husserl[], influencé par les travaux de Jean Hyppolite, et Jean Cavaillès. Il suit les cours de Michel Foucault.

[14]Knut Ebeling et Stephan Günzel, Archivologie,

[15] Eric Ketelaar (1944) is Professor of Archivistics (Archival Science) in the Department of Mediastudies (Archives and Information Studies) of the University of Amsterdam (since 1997). He is a Honorary Professor at Monash University, Melbourne (Faculty of Information Technology).

[16]Marcel Caya, La théorie des trois âges en archivistique. En avons-nous toujours besoin ?,

http://elec.enc.sorbonne.fr/document72.html, consulté 25 juillet 2008 à 15h34.

[17] CIA, Dictionnaire de terminologie archivistique, Paris, CIA, 1984, p. 25.

[18] Université de Lausanne, Cours 3: le métier et la formation d’archiviste, 10 juin 2002, pp. 30-31.

[19] Bob Bobutaka Bateko, La France, la Belgique et les deux Congo : mémoire historique, approche archivologique et communication politique, Paris, Edilivre, 2017, p.12.

[20]Faustin Ngongo Musuyu, Essai de réflexion sur l’Archivologie comme Philosophie des Archives, Mémoire de Licence (Bac+5), directeur le professeur Bob Bobutaka Bateko et encadré par Raphaël Wolo-wolo, Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2016, 120 f.

[21] Bob Bobutaka Bateko, Archivologie, Bibliologie et communicologie : approche épistémologique, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2014, p.20.

[22]  Marcel Caya, La théorie de trois âges en archivistique. En avons-nous ? Edition en ligne de l’Ecole nationale des chartes, Paris, 2004, p.1.

[23]Lire à ce sujet une correspondance électronique entre Le Professeur Norma et Professeur Bobutaka autour de « De l’archivistique à l’archivologie (…)», jeudi 6 Février 2014 à 16h12.

[24] Evariste Makaya Malanda,Analyse du concept du concept Archivologie dans les mémoires des Sciences et Techniques Documentaires à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et à l’Université de Kinshasa : approches bibliographique et bibliométrique, Mémoire de Licence (Bac+5), dirigé par le professeur Bob Bobutaka Bateko et encadré par le Chef de Travaux Marie-Raphaël Wolo-wolo, Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2016, ff. 104-105.

[25]Il est né le 4 novembre 1935 à Sol-Iletsk et décédé le 23 mars 2011 à Moscou.Il est un  historien et archiviste russe, expert UNESCO (1994-1995), docteur en histoire (1972) docteur d’état en archivistique, documentation et gestion documentaire (1995), spécialiste éminent en archivistique et en histoire universelle des archives, critique et typologie des sources, histoire de la pensée socio-politique russe, spécialiste de Pierre Kropotkine, expert en restitution des biens culturels. Professeur titulaire (1992) et directeur de la Chaire d'histoire et d'organisation des archives (1981-2011) de l'Institut d'histoire et des archives de l'Université d'État des sciences humaines de Moscou (1992-1996).

[26] Bob Bobutaka Bateko, Archivistique, Bibliothéconomie, Documentation et Légistique : Des disciplines de la bibliologie, Paris, L’Harmattan, 2015, p. 237.

 

[27] Bob Bobutaka Bateko, Nouvelles pistes pour les archives et les archivistes d’Afrique in Africa, Studia : Africa Europe Archives, Requirements ?, Collaborations ? Plans DR Congo, Rwanda Burundi and Belgium, n* 138, Bruxelles, Archives Royales de Belgique, 2013, p.62.

[28]Il est professeur d’Archivistique à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et à l’Université de Kinshasa et il détient Doctoratd’Etat en Sciences de l’Information et de la Communication. Il a aussi un Diplôme d’Etudes Approfondies en Sciences de l’Information et de la communication dans les orientations archivistique et bibliothéconomie et un diplôme de troisième cycle professionnel en bibliothéconomie. Il a deux licences (Bac+5) en Archives et en Bibliothéconomie et Documentation ainsi qu’un diplôme de graduat (bac+3) en Sciences et Techniques documentation dans l’option : Archivistique. Enfin, il est auteur de plusieurs livres et articles scientifiques publiés en France, en Belgique, en Allemagne et en République Démocratique du Congo. 

Posté par ArchivisteBateko à 15:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 avril 2018

Recherche scientifique : les noirs ne sont pas enseignés par la nature

Le monde bouge. Sauf l’Afrique, faute de recherches scientifiques adéquates. Car l’Afrique actuelle n’observe pas la nature pour être enseignée, comme le recommande la Bible : «La nature, elle-même, ne vous enseigne-t-elle pas ? » (1 Corinthiens 11:14). D’autres continents qui ont compris l’importance de ce verset biblique, connaissent des avancées significatives.

Et pourtant, l’Afrique du temps de l’Égypte pharaonique a développé les sciences par l’observation de la nature. Hélas! La disparition de cette Égypte ancienne a emporté la recherche scientifique du continent noir. Jadis, l’Afrique était maîtresse (enseignante), aujourd’hui elle est devenue élève (enseignée)!

          Il faut se rappeler que les sciences et certains mystiques (connaissances) d’Égypte ancienne l’ont été dans l’état primitif. Mais ils se sont développés après leur mutation vers d’autres coins du monde. Actuellement, ce sont ces connaissances-là qui compliquent l’Afrique.

Or les pays africains ont des atouts et des potentialités pour se  s’émanciper et développer la science. Mais ils manquent l’organisation interne et la recherche scientifique.

En ce qui concerne l’organisation interne, l’Afrique apparaît aujourd’hui mal organisée par rapport aux autres continents. Cette situation fait suite à l’ampleur de la corruption et à l’ignorance observée dans le chef même des décideurs  africains. Après le déclin de l’Égypte pharaonique qui fut longtemps le centre de rayonnement mondial décadence s’installa au point de réduire toute la race noire au rang des dépendants et applaudisseurs sur le continent.

S’agissant de la recherche scientifique, beaucoup de pays africains n’ont ni vision ni ambitions de grandeur au point de marginaliser la recherche scientifique dans leurs budgets nationaux.  Les moyens financiers étant souvent affectés à la politique non pour soutenir la recherche scientifique. Alors que c’est la recherche scientifique qui permet à une société ou une organisation de se développer.

Pour rester à la page, certains pays se sont développés en s’inspirant de la science des autres grâce à l’observation et l’application de leurs recherches. D’autres font carrément du ‘‘copier-coller’’.

Dans les Nations les plus avancées, la recherche est basée sur l’observation de la nature afin de rendre concrète la théorie, comme le conseille la Bible. 

Retour au berceau de l’humanité

L’Afrique, par le biais de l’Égypte pharaonique, avait inventé sa science et créé des produits en observant la nature. Prenons l’exemple de l’écriture ancienne (hiéroglyphe) dont la plupart des signes étaient représentés par une créature (animal, oiseau, arbre, homme…). C’est ainsi que l’Afrique est considérée comme le berceau de l’arbre généalogique et des sciences. Malheureusement, les Occidentaux ont tout fait pour dénaturer  cette histoire pour la mettre à leur avantage.

 Le monde actuel n’a donc pas inventé la roue. Il est dans la continuité de l’observation de la nature à laquelle l’Égypte pharaonique a procédé afin de l’adapter. Observez bien l’hélicoptère (la forme de Libellule) ou un avion qui a la forme d’un poisson et d’un oiseau. Sans oublier la plupart des lettres de l’alphabet qui représentent les parties du corps humain. Malheureusement également, les Africains ont perdu de vue que l’Égypte pharaonique était le berceau des sciences, de l’écriture, l’arbre généalogique et arithmétique (Bâton ou Os d’Ishango). Ils parcourent d’autres continents pour chercher la science. Alors que l’Africain est né avec la science et il est la science même.

Observez bien à Kinshasa, par exemple, des jeunes réparent des appareils téléphoniques, électroménagères et fabriquent  des antennes de télévision. Dans quelle université ont-ils étudié ?

Après une période d’observation de la nature, nous avons pu schématiser quelques images de la nature et les œuvres créées par les hommes. Schématiquement, l’intelligence de l’Homme est sous forme de losange (double triangle).  Pour bien comprendre, il faut bien observer comment s’effectue le traitement de l’information. En psychologie, dans l’association des idées, pour l’identification d’un objet ou d’un stimulus, le cerveau regroupe beaucoup de données (informations). C’est seulement après le traitement que le cerveau précise la réponse, c’est-à-dire, la question est petite, les données sont nombreuses et la réponse est petite également.

Même dans la presse, après plus de 20 ans, j’ai fait le constat selon lequel, avant de produire une information, le journaliste commence par la collecte de plusieurs données liées à sa recherche en respectant les six questions fondamentales (Qui, quoi, où, quand, comment et pourquoi). C’est seulement pendant le traitement que toutes les données collectées donnent  naissance à une information. 

La présence de losange est dans beaucoup de cas. On peut aussi le constater dans le jeu de football. Pendant un match de football, la communication entre les joueurs ou mouvement du ballon rond dans un terrain de football ou encore dans un terrain de basketball est sous forme de losange. Cette communication passe par un point pour un autre point (but) en passant par différents coins du milieu.

Une autre observation est celle faite de l’image de la pyramide. Celle-ci, seule, a une double image. La première trace la carte de l’Afrique dont la partie basse prend en compte l’Égypte jusqu’au Maroc. Et le pic ou le sommet de la pyramide est en Afrique du Sud (Cap de Bonne Espérance). Si cela est justifié, les Africains pourraient être le premier peuple au monde à avoir dessiné la carte de son milieu. La seconde image est celle d’un arbre.    

Ici, il faut signaler qu’en réalité, la pyramide est dans la forme de losange (rhombique). La première partie est celle qui est visible (schéma) et la seconde partie invisible autrement appelée partie métaphysique de la pyramide (métaschème et schème).

Beaucoup d’observateurs se posent aujourd’hui la question de savoir pourquoi la science a-t-elle quitté l’Afrique ? Ou pourquoi Dieu a-t-il quitté l’Afrique, comme le disait Bruce Willis dans le film « Les larmes du soleil ». La réponse est simple : l’Afrique avait voilé et cédé son métaschème et son schème aux Israélites (l’initiation de Moïse au secret de l’Empire sous l’autorisation de Pharaon et la transmission des notions de management à Moïse par Jéthro).

Le Code d’hiérographie était parti des Israélites et c’est le 22 septembre 1822 qu’un autre Israélite en la personne de Jean-François Champollion va revenir avec le Code pour entrer dans le métaschème et le schème de l’hiérographie) sans mesurer les conséquences ; la destruction et le vol des archives (papyrus) de l’empire égyptien par les Romains, Britanniques… ; le non-encadrement des chercheurs africains par le pouvoir en Afrique ; la mauvaise gestion des archives et de certains documents importants ; l’inaccessibilité à l’information en Afrique ; l’improductivité livresque des hommes de sciences dans leur domaine scientifique, la paresse intellectuelle, la désorientation de la formation, la mauvaise formation scientifique sur l’étymologie et l’épistémologie sans oublier l’insécurité et la famine qui, dans l’ensemble, sont des éléments-clés qui bloquent la recherche scientifique en Afrique.

Mais aussi, c’est pendant la situation difficile qu’on reconnaît le rôle des élites intellectuelles dans un pays. Car une élite intellectuelle est dans la société non pas pour se lamenter et s’étonner avec la population d’une situation donnée, mais plutôt pour donner la solution à une situation.

En République démocratique du Congo, l’élite intellectuelle donne l’impression de développer la paresse intellectuelle, car actuellement, elle n’arrive même pas à actualiser, par exemple, le syllabus vendu aux étudiants. Elle est incapable de valoriser la science à partir des travaux réalisés par les étudiants. Les universitaires congolais vivent dans l’ignorance scientifique. Or l’ignorance est un état condamnable par la nature et a des conséquences sur la vie des hommes sur la terre (Cfr. Osée 4). Il faut enseigner et initier les Africains à la science pour le développement du continent. Et si la science est bien enseignée, il y a l’innovation ou l’invention. Depuis des siècles, la formule a été simple pour l’innovation I=ON+L+PC (LD5+EBD). Autrement : Innovation (I) égale Observation de la nature + Lecture + Pénétration de  connaissance (Lectio divinaet Bibliodrame).       

Et pourtant, l’histoire renseigne que l’Afrique est intervenue deux fois pour sauver le monde, mais avec l’apport de l’extérieur. La première fois, c’est dans le récit biblique de Joseph en Egypte avec Pharaon. Et la deuxième fois, c’est la contribution de la République démocratique du Congo à la fin de la deuxième Guerre mondiale par le truchement de son uranium.

Pour sortir de cette léthargie, le peuple africain à le devoir, surtout l’obligation, de regarder sa nature pour reprendre sa place dans l’évolution de la science et à disposer de moyens pour des recherches scientifiques.

 Delphin Bateko Moyikoli

0812237393

Posté par ArchivisteBateko à 12:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 décembre 2017

Le professeur Bob Bobutaka « Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville : développement, langue, musique, sport, politique et bibliolog

Le professeur Bob Bobutaka vient de publier son onzième livre scientifique, paru aux éditions Edilivre. Le présent livre retrace l’histoire de deux Congo (Kinshasa et Bzazaville).

En dépit du fait que l’écriture du mot Kongo ait été transformée en Congo, La République démocratique du Congo et la République du Congo, deux républiques sœurs, reflètent l’héritage toponymique du Royaume Kongo. De 1960-1964, le Congo-Kinshasa et le Congo-Brazzaville avaient la même dénomination : la République du Congo.

Parmi les éléments communs aux deux Congo, les deux drapeaux congolais semblent avoir une même configuration, notamment les couleurs : rouge et jaune;chaque drapeau est traversé par une barre pouvant expliciter l’importance du fleuve et tous deux possèdent  deux formes triangulaires.

        Le livre du professeur Bob Bobutaka« Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville : développement, langue, musique, sport, politique et bibliologie » développe un schème diversifié au contenu historico-archivologique construit à partir des chapitres suivants : « Les Banunu-Bobangi et Lingala entre deux Congo »; « Les questions relatives au développement dans les deux Congo »; « La bibliologie dans les deux Congo »; « Les opérations de maintien de paix de l’ONU au Congo-Kinshasa » et « Les Juifs en République démocratique du Congo ». Un autre chapitre met en exergue les considérations sur les barrages hydro-électriques d’Inga, la balkanisation et la décentralisation de la République démocratique du Congo.

Par ailleurs, les chapitres sur les émeutes de Léopoldville survenues du 4 au 7 janvier 1959, l’organisation des tables rondes politiques et des élections législatives de 1960 et la cérémonie d’accession du Congo-Kinshasa à l’indépendance sont exploités avec un accent particulier sur la Déclaration de l’indépendance du Congo-Kinshasa.

Enfin, il y a aussi un chapitre intitulé « Kinshasa-Brazzaville : l’Université, le sport et la culture » qui met en relief les considérations communes aux deux capitales les plus rapprochées du monde.

L’auteur de l’ouvrage met aussi en relief la Banque mondiale qui a créé sa propre sous-région comprenant la République démocratique du Congo et la République du Congo; une initiative à considérer comme un atout important pour revigorer davantage les liens de fraternité entretenus par les populations de deux rives du fleuve Congo.

Par ailleurs, le sport, la musique, la langue et l’identité culturelle commune, considérés comme facteurs synergiques, sont exploités afin d’impulser le développement désirable et le développement durable des peuples congolais. Si le développement durable mise sur la postérité, le développement désirable, quant à lui, prône le bien-être des populations contemporaines.

Pour rappel, Bob Bobutaka Bateko est professeur à l’Institut supérieur de statistique (ISS)/Kinshasa et à l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Il est détenteur de six diplômes d’études supérieures et universitaires : un diplôme de doctorat en sciences de l’information et de la communication; un diplôme d’études approfondies en sciences de l’information et de la communication; un diplôme de 3ème cycle en bibliothéconomie; un diplôme de licence en sciences et technique documentaires, option : archives (Bac+5) et un diplôme de licence en sciences et techniques documentaires, option :bibliothèque-documentation(Bac+5) et un diplôme de graduat en sciences et techniques documentaires (Bac+3).

Il a œuvré à la Banque mondiale, à la mission de la paix des Nations unies en République démocratique du Congo(MONUSCO), au Programme des Nations unies pour le développement(PNUD) et au Bureau du Hautcommissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. Il possède donc une riche expérience professionnelle.

À la demande d’un des Premiers ministres de la République démocratique du Congo à la Banque mondiale, il  a été affecté aux cabinets de deux Premiers ministres congolais, Antoine Gizenga et Adolphe Muzito, comme technocrate archiviste-documentaliste dans le domaine de la gouvernance administrative.   

  Florent N’LUNDA N’SILU

 

Posté par ArchivisteBateko à 15:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 décembre 2017

ABADOM s’organise

L’Association des bibliothécaires, archivistes, documentalistes et muséologues du Congo (ABADOM) a tenu son assemblée générale, le samedi 9 décembre, avec un seul point à l’ordre du jour, la redynamisation de cette structure. Cadre choisi : la salle de la bibliothèque urbaine (ex-Médiathèque francophone de la Funa) située dans la commune de Limete. La rencontre a connu la participation des spécialistes du livre venus de quatre coins de Kinshasa, plus précisément des spécialistes du monde du livre (document) du secteur public et privé.

À l’ouverture de la journée, le président nationale de l’ABADOM, le professeur Désiré-Didier Tengeneza Baguma, s’est félicité de la présence des membres de l’ABADOM et des invités venus participer à cette rencontre. Il a souligné que « l’ABADOM a connu les hauts et les bas durant son existence. Notre souci pour la rencontre d’aujourd’hui (ce jour-là : ndlr) a été que tout le monde soit impliqué dans la redynamisation de l’association ». Il a informé les membres de son association qu’« au moment où nous étions en veilleuse, l’ABADOM avait perdu beaucoup de membre, plus ou moins six ».

Le sujet à l’ordre du jour a éclaté en quatre sous-points, à savoir la constitution d’une base de données pour les ressources humaines de l’ABADOM ; le rayonnement de l’image de l’association ; la création des points focaux ; et l’implication de chaque membre dans la recherche fondamentale afin de produire une revue scientifique de cette association.

Partant de la constitution de la base de données, l’association veut disposer d’un répertoire de noms de tous les membres et leurs compétences. Cette liste devra tenir compte de quatre spécialités de l’ABADOM, à savoir archives, bibliothèque, documentation et musée. Ce répertoire sera publié sur un des documents de l’ABADOM et sur l’Internet. Le délai d’exécution est d’une année, soit de janvier à décembre 2018. S’agissant du rayonnement de l’image de l’ABADOM, le comité dirigeant de l’association a recommandé que les membres de l’association assurent l’émergence de l’ABADOM auprès du public.

Pour appuyer ses idées, l’actuel comité de l’ABADOM s’est dit attristé d’apprendre d’un Burundais, la situation de la documentation en République démocratique du Congo, à la place des Congolais eux-mêmes. C’est pour cette raison que les membres de cette association ont été exhortés à partager les informations sur tout ce qui concerne le domaine du livre.

Parlant de la création des points focaux, l’ABADOM, dans son projet de redynamisation de l’association, vise la mise en place des bibliothèques dans toutes les provinces où sont installés les sièges de l’ABADOM. Il a aussi indiqué que ces points seront un lieu de collecte des cotisations auprès de membre.

En ce qui concerne l’implication dans la recherche fondamentale, selon l’esprit du projet mis en place, les membres sont obligés de rédiger les articles scientifiques afin de produire la revue scientifique de l’ABADOM.

À la fin de cet exposé, le projet a été adopté à l’unanimité. Cependant, il faut préciser qu’après l’étude de ce projet par les membres, le comité actuel va fixer, dans un bref délai, les dates et les lieux de tous les travaux.

Il convient de rappeler que monsieur  Masensi a pris part à cette activité. L’Association des bibliothécaires, archivistes, documentalistes et muséologues du Congo (ABADOM) existe depuis longtemps mais a obtenu sa personnalité juridique en 1986.

 Delphin Bateko

 

Posté par ArchivisteBateko à 11:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 décembre 2017

Documentation, archives, bibliothèque, bibliologie et le développement du pays

Les disciplines du monde documentaire (Archivistique, Archivologie, Documentologie, Documentation, Bibliothécologie, Bibliothéconomie, Bibliologie…) sont des piliers de la bonne gouvernance, car elles permettent d’évaluer, d’analyser, de contrôler et surtout de sécuriser un système ou une nation. Épistémologiquement parlant, dans les Sciences de l’information et de la communication (SIC), elles sont des domaines qui s’occupent de la conservation et de l’analyse approfondie des documents (livres, articles de presse et d’autres réflexions).

 Dans des pays mieux organisés, toutes les actions ou décisions passent par la vérification documentaire. Cette vérification, autrement appelée « Poser la question aux archives ou documents avant d’agir », reste l’unique et le seul guide pour un développement intégral de l’Homme. En cette matière, la République démocratique du Congo (RDC) se veut être un pays à part qui, d’un côté, cherche à se développer et, de l’autre, ignore l’importance de la documentation. Pourtant, pour atteindre une évolution positive, il faut évaluer, analyser, contrôler et sécuriser.

L’ignorance politique des domaines de documents en République démocratique du Congo a été plus remarquée juste après l’accession de ce pays à la souveraineté internationale. Les dirigeants de l’époque n’ont pas pu gérer la mémoire collective et les bibliothèques laissées par les Belges. Car la première préoccupation des politiciens congolais de l’époque a été de se battre pour devenir un évolué et non une élite. La différence entre ces deux concepts est que le premier est lié aux réjouissances (à boire, à manger, véhicule de luxe, plusieurs femmes…) et le second est rattaché à la détermination (amour de la patrie). Hélas ! 57 ans après, c’est la désolation et le grincement de dents. 

Que faire ?

57 ans après l’indépendance, la RDC peut se rattraper en quittant le monde des évolués pour celui des élites. Ce changement ne peut être effectif que si les Congolais impliquent la documentation dans la gestion quotidienne du pays. Car, avec la documentation, il y a le maintien de l’intelligence, l’évaluation et le contrôle des actions et des décisions, l’analyse des situations et, enfin, la projection de grands enjeux de développement.

Le roi Léopold II de Belgique n’avait jamais mis ses pieds dans l’État indépendant du Congo (actuellement République démocratique du Congo). Les Congolais se sont-ils déjà demandé « comment ce roi des Belges a pu s’intéresser à la RDC et comment a-t-il pu diriger ce petit continent à distance ? »

La réponse à cette question est simple : le roi Léopold II n’a recouru qu’à l’archiviste-bibliothécaire-bibliographe Emile Théodore Joseph Hubert Banning (de ce nom a été tirée l’ancienne appellation de ville de Bandundu, Banningville). Ce savant n’a fait que répertorier, analyser et mettre la documentation à la disposition du roi pour la connaissance et la conquête du futur État indépendant du Congo (ÉIC).

Et de son vivant, le roi Léopold II a télé-dirigé la RDC à partir de la Belgique par les canaux de la documentation administrative et autres rapports soutenus ou types d’écrits. Pour impliquer, tant soit peu les Congolais dans la gestion de son « jardin », le roi, ensuite la Belgique, ont implanté les bibliothèques, le service de documentation et le dépôt relai des archives à travers la RDC. Le fonds documentaire de ces bibliothèques a été taillé sur mesure afin de bien gérer l’intelligence des Congolais. Et les archives congolaises appartenaient au roi.

Construire autrement la RDC

Pour pallier cette ignorance documentaire imposée par les puissances mondiales, d’une part, et les décideurs politiques congolais, d’autre part, et par le souci de développement de la RDC, les élites congolaises actuelles ont l’obligation de mettre en place des institutions documentaires (des bibliothèques : publique, scolaire, universitaire ; des centres de documentation et des dépôts nationaux des archives). Cela  afin de mieux gérer les Congolais, de mieux contrôler les actions politiques, économiques, sociales, sécuritaires et inculquer aux Congolais l’amour de la patrie et les amener  à participer au développement de la République.

Une bibliothèqueest une institution documentaire qui a pour objectif de maintenir l’intelligence de l’Homme. Son fonds documentaire est constitué plus des livres que d’autres documents (publications en série et rapports soutenus). La Belgique a disposé de plus de 300 bibliothèques en RDC avant l’accession de celle-ci à l’indépendance. Pour le moment, toutes les bibliothèques publiques sont quasi inexistantes. Celles qui tiennent leur fonds documentaire ne sont pas actualisées.

Cependant, le pays dispose d’une bibliothèque nationale qui n’est peut-être pas associée à la définition de la politique de lecture publique du pays. Elle n’arrive même pas a publié la bibliographie nationale, et pourtant, c’est un instrument-clé de la recherche.

Centre/service de documentation

Quant au centre/service de documentation, c’est une institution documentaire qui s’occupe de la gestion des publications en série (revues, magazines, journaux, rapports soutenus et certains livres spécialisés). Le  professeur Bob Bobutaka précise, dans un de ses livres scientifiques, que « la mission d’un centre ou service de   documentation est de créer une émulation collective. »

L’histoire nous renseigne que la RDC disposait de grands centres de documentation qui géraient de grands dossiers de recherche. Par exemple, celui de l’Institut des recherches scientifiques en Afrique centrale (IRSAC)/ de Lwiro, situé à 45 km de la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Ce centre avait un fonds documentaire sur les dossiers des pays des Grands Lacs. Il a été abandonné pendant la deuxième République et ensuite pillé par les pays voisins qui ont accompagné l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) au pouvoir.

Pour des raisons de contrôle dans des milieux universitaires, le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) peut mettre en place un centre de documentation universitaire ou une bibliothèque interuniversitaire qui aura pour mission de gérer, répertorier et diffuser sur papier ou sur le site web (Internet) les travaux de fin de cycle (TFC), les mémoires et les thèses défendues au pays. La finalité est de lutter contre le plagiat devenu monnaie courante dans les milieux universitaires. 

Dépôt d’archives

Depuis son indépendance, la RDC n’a pas encore construit un dépôt national des archives. Celui qui existe au sein de l’Institut national des archives du Congo a été le dépôt relais des archives à l’époque coloniale avant que ces archives ne soient transférées en Belgique.

La mission d’un dépôt d’archives est de gérer la mémoire collective d’une nation. Son rôle intellectuel est d’accompagner les décideurs du pays lors de prise des décisions.

C’est pourquoi, 57 ans après l’indépendance, le gouvernement congolais a l’obligation de doter le pays de deux dépôts nationaux des archives. Le premier pour les archives culturelles (comme l’actuel dépôt d’archives) et le second pour les archives de souveraineté (gestion des archives de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur).

Les archives sont des solutions aux problèmes d’un contentieux. D’où les ministères des Affaires foncières, de l’Urbanisme et Habitat, des Affaires étrangères, de l’Intérieur, du Portefeuille, de la Décentralisation et des réformes institutionnelles doivent mettre en place  des services actifs  de gestion de leur mémoire.  

 Il convient de signaler que l’histoire archivistique de la RDC renseigne que les archives en RDC n’ont connu que des moments difficiles. De la destruction des archives de la colonie par Léopold II au pillage des archives de la présidence de la République par l’AFDL et ses alliés en 1997, en passant notamment par la négligence de ces archives pendant la deuxième République. Il faut ajouter qu’au cours des neuf dernières années, les archives de la RDC ont été détruites plus de 5 fois. En 2006, la destruction d’une partie des archives de la Cour suprême de justice a été provoquée par le contentieux électoral.

En 2007 des incendies ont détruit les archives de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CONADER) et en novembre 2009 les archives médicales des Cliniques universitaires de Kinshasa. La plus récente destruction est celle des archives au Secrétariat général et aux installations abritant le serveur central du système informatique du ministère du Budget, dans la nuit du 5 au 6 janvier 2015. 2017 la destruction des archives pénitentiaires de la prison centrale de Makala (nuit de 16 au 17 mai) et le 10 juin a été pour les archives de Parquet de Matete.

D’ailleurs, la négligence des archives institutionnelles continuent de poser problème en RDC. Cela se confirme après une étude menée sur l’adéquation des informations de la troïka stratégique du gouvernement. En effet, des chercheurs n’ont pas pu trouver l’ensemble de rapports au niveau de la Primature. Pourtant, l’ancien Premier ministre Augustin Matata vient de partir il y a à peine moins de deux ans.

La bibliologie, quant à elle, s’occupe de l’analyse des documents. Par définition, elle une branche des SIC qui étudie le comportement et la pensée de l’écrit. Elle est aussi comprise comme un domaine scientifique qui étudie l’esprit et la lettre de l’écrit. Pour une compréhension scientifique, Robert Estivals considère la «bibliologie comme la  science des sciences qui permet d’atteindre les autres connaissances, puisque l’écrit est la mémoire de l’humanité. »

Dans le développement d’une nation, la bibliologie intervient lors des études de grands dossiers ou de grandes études dont d’autres mondes scientifiques ne peuvent comprendre le sens caché de fond. Ces sont des bibliologues qui sont généralement engagée dans des services de l’intelligence et renseignement de grande nation.

Pour arriver à mettre en place de tels projets, l’État congolais a l’obligation d’associer les spécialistes de ces domaines précités en lieu et place de recourir aux étrangers. Car la RDC a des institutions supérieures et universitaires qui forment sur la documentation, les archives, la bibliothèque et la bibliologie. La recommandation de l’implication des spécialistes est due à la maîtrise des théories préétablies pour la gestion des informations documentaires ou archivistiques, notamment théorie de rhombique (losange), de la théorie de trois âges, la  théorie de pré-carré, la théorie de la pyramide. Cette recommandation consiste à formuler la manière de gérer un système documentaire ou d’exécuter la gestion intellectuelle d’un système.

S’agissant de la théorie de trois âges, elle consiste à étudier les étapes de la vie d’un document ; tandis que la  théorie de pré-carré du professeur Bob Bobutaka consiste à définir d’autres manières de gérer la pensée humaine; Pour la théorie de la pyramide, elle consiste à définir comment mettre en place une unité documentaire ou un système de sécurité efficace.

Delphin Bateko Moyikoli/Kinshasa(DRC)

delphinbateko@yahoo.fr

 

 

Posté par ArchivisteBateko à 15:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]