Documentation et archives

12 juillet 2018

Union africaine: Des propositions salvatrices pour lutter contre la migration clandestine et l’insécurité en Afrique

L’Union africaine (UA) à le devoir d’organiser l’agriculture pour l’encadrement de la jeunesse et un centre de documentation africain pour permettre aux Africains d’échanger entre eux et de découvrir leurs talents. Le manque d’emplois pour les jeunes et leur ignorance sont à la base de leur mort dans la mer méditerranée, voulant gagner l’Europe pour la survie.   

 

Siège de l'Union africaine

L'Afrique a faim de la nourriture, de la sécurité, de l’emploi et de l’information. La situation est catastrophique. Peu de décideurs politiques en Afrique prennent cette situation au sérieux. Ils ont choisi la pensée politique « Affamez-les, ils vous adoreront ».

Les présidents angolais et français souhaitent que cette politique de privation prenne fin afin que les Africains retournent dans leur continent. Pour le président français, Emmanuel Macron, «les Africains sont appelés à réussir en Afrique ». Par contre, son homologue angolais, João Lourenço, se dit choqué de la manière dont les jeunes africains sont en train de ressusciter l’esclavagisme. « Le fait que les enfants de l’Afrique se rendent en Europe en tant que migrants, c’est une situation qui nous fait honte 600 ans après la traite des esclaves. Certains disent qu’ils entreprennent cela de manière volontaire. Mais pour être honnête, ils fuient les conflits armés, la faim et la pauvreté qui touchent les pays. Ils fuient le chômage et l’absence de perspectives. Nous sommes tous responsables de conditions auxquelles sont confrontés un grand nombre de pays africains », soutient-il.

Ces deux réactions sont faites par rapport à la réalité de la situation qui prévaut en Libye sur l’esclavagisme du temps moderne, l’immigration clandestine, la famine, le manque d’emplois et l’insécurité qui sont devenues monnaies courantes en Afrique. Pour sortir ce continent de cet enfer, deux propositions sont sur la table des décideurs de l’Union africaine : doter l’Afrique d’un centre de documentation pour échanger des informations et développer le secteur agricole en se basant sur les « démobilisés ou anciens combattants » afin de lutter contre la faim, surtout pour la création d’emplois en Afrique.

Un centre documentation pour l’Afrique

Il y a nécessité que l’Afrique se dote d’un grand centre de documentation qui va travailler en étroite collaboration avec les entreprises des médias africains et certaines universités afin  de permettre l’échange des informations entre les Africains. La finalité est de permettre aux Africains de comprendre ce qui se passe dans leur continent. Cela non seulement en évitant ou maîtrisant les catastrophes mais aussi et surtout en décelant les talents et les inventions de ces derniers. Car l’accès à l’information est un luxe et est risquant. L’Afrique vit dans l’ignorance. L’ignorance tue et appauvrit.

Pourtant, les livres sacrés de deux religions de base en Afrique d’aujourd’hui, respectivement la Bible pour le Christianisme et la Coran pour l’Islam, recommandent, de par et d’autre, de lutter contre l’ignorance afin de se développer. Le prophète Osée dans la Bible écrit: « Mon peuple périt, faute de connaissances » et dans le Coran, il est écrit que, lors de la communication entre Allah et son prophète Mahomet, il a été dit à ce dernier : « Lisez, lisez, lisez ». Il faut donc beaucoup lire. Voilà l’occasion pour les décideurs africains de créer l’émulation dans le continent et de permettre aux Africains de se découvrir.

La puissance de l’information

Ce centre de documentation à la longue peut mettre en place une maison d’édition pour aider les écrivains et les scientifiques africains dans la production des  livres.

Il convient de signaler que, dans une brochure publiée par la Banque mondiale intitulée « L’Afrique pourra-t-elle prendre sa juste place au XXIème siècle? », on peut lire : « L’infrastructure, la technologie de l’information et de communication et les services financiers ont un rôle important à jouer pour le développement. S’ils ne disposent pas d’un très large accès à ces services, la plupart d’Africains seront exclus du développement, et la croissance s’en trouvera ralentie ». La Banque mondiale, grand bailleur de fonds mondial, avait déjà averti les décideurs africains pour donner aux Africains l’accès facile aux secteurs porteurs du développement. Mais qui avait écouté et qui suit encore ce conseil de cette institution de Bretton Woods ?    

Par définition, un centre de documentation est toute unité d'information documentaire qui a pour mission essentielle la gestion de l'actualité à travers les périodiques, les rapports, les études. Bref, la littérature est dite souterraine de manière à consolider ou participer au développement d’une organisation. Sa mission essentielle est d'aider l'organisation à réaliser ses objectifs.

 

 

Migration Clandestinne

Jacques Chaumier, dans son livre « Les techniques documentaires »,Paris, Puf, 1971, distingue quatre types de centre de documentation, à savoir les Centres nationaux interdisciplinaires, Centres internationaux, Centres spécialisés et les Services de documentation.  Toutes ces unités documentaires ont pour rôle de la gestion de l’actualité et le soutien de certaines recherches avancées. Ainsi, elles permettent aux organisations d’échanger leurs informations afin de produire une émulation collective.

Relance de l’agriculture en Afrique

Un proverbe des Banunu-bobangi (RDC) dit que « Moyi na zambi liso ngoli te » (Ventre affamé n’a point d’oreille, en français). Aujourd’hui, ce proverbe n’est plus à démontrer. L’Afrique d’hier, sans industrie moderne, a pu nourrir d’autres populations en dehors de ses propres enfants. Mais comment expliquer qu’aujourd’hui, l’Afrique, berceau de l’Humanité, est devenue un continent mendiant.

Pour éviter la politique de la main tendue, il paraît impérieux que l’Union africaine suggère aux pays membres la mise en place d’un programme agricole afin de relancer le secteur agricole en utilisant les soldats démobilisés et autres combattants, sans oublier les jeunes. Ce programme doit aussi prévenir comment vendre les récoltes pour que les agriculteurs trouvent leur compte.

L’agriculture et l’armée ont ceci de commun : ce sont deux métiers à vie. Certains pays développés ont su rentabiliser le secteur agricole en mettant à contribution les hommes venus de l’armée. La gestion des ex-militaires après leur démobilisation et leur insertion dans la société en Afrique  présente bien des risques, car l’armée est un métier à vie.

Il ressort que l’agriculture et l’armée ont des similitudes. En termes de durée de formation ou d’attente de récolte, elles prennent banalement entre neuf et douze mois. Pour être enrôlé dans l’armée ou être qualifié de laboureur, la bonne aptitude physique et la discipline sont exigées.

En ce qui concerne les instruments de travail, l’agriculture utilise des instruments semblables à ceux de l’armée : la houe (pelle d’infanterie), la machette (épée), le râteau, l’arrosoir, le tracteur (char de combat), la combinaison (tenue militaire), etc. S’il nous faut parler du risque du métier, on peut citer, entre autres, la lutte contre les piqûres des abeilles comparables aux balles des ennemies. Les agriculteurs et les militaires se contentent de ce qu’ils reçoivent comme moisson ou solde.

Bref, étant donné que l’armée est, comme l’agriculture, un métier à vie, il est difficile à un militaire qui quitte l’armée ou la rébellion d’oublier définitivement l’usage de l’arme, sans que celle-ci soit remplacée par un autre outil. L’agriculture est le seul métier qui peut bien absorber l’ex-combattant sans que cela pose un problème d’inadéquation.

Une autre difficulté inhérente à la vie des ex-combattants, c’est  le rejet parfois des démobilisés par la société. Leur réorientation vers le secteur de l’agriculture serait l’une des voies qui les mettraient de manière durable à l’abri du besoin, et par voie de conséquence, devenir des agents de développement de la société.

L’Afrique, continent sans gêne

L’agriculture, priorité des priorités. Mais que faire ? L’Afrique est un continent qui regorge d’un grand nombre d’anciens combattants, de démobilisés et de jeunes compétents et aptes. Il faudrait les associer  pour nourrir l’Afrique au lieu de les laisser créer l’insécurité et mourir dans la Méditerranée.

Souvenez-vous que, lors d’une conférence de presse le 15 juillet 2017 à Kigali, en marge du 27e sommet de l’Union africaine, Rodha Peace Tumusiime, commissaire de l’UA chargée de l’Économie rurale et de l’Agriculture, avait souligné le fait que « l’agriculture est une priorité absolue pour le continent. Sans les progrès dans le secteur agricole, l’Afrique n’avancera pas. » Elle avait jugé nécessaire que les États africains mettent l’accent sur la modernisation et la mécanisation de l’agriculture ainsi que la transformation des produits agricoles afin de faire de ce secteur un moteur de développement économique et surtout un vecteur de lutte contre le chômage qui affecte la jeunesse africaine. « Cela permettra à la longue, avait-elle soutenu, de maîtriser des fléaux comme l’exode rural et les autres formes de migrations aux conséquences sociales, économiques et politiques désastreuses pour le continent. » Qu’attendent encore les Africains ?

 Il convient de souligner que la politique « Affamez-les, ils vous adoreront » et « Tuez-les, personne ne va les défendre » a donné l’occasion au monde de nous insulter. C’est pour cette raison que le président américain, Donald Trump, va aller plus loin en demandant  que l’Afrique soit recolonisée. « Les Africains vivent comme des esclaves dans leurs propre pays », a-t-il indiqué, rappelant, pourtant, ces Africains prétendent être indépendants.

Pour le président américain, les dirigeants africains veulent simplement avoir toute la liberté d’opprimer leurs pauvres peuples. Ils veulent que personne ne leur pose de questions. « Je pense qu’il n’y a pas de raccourci vers la maturité. L’Afrique devrait être colonisée de nouveau parce que les Africains sont encore sous l’esclavage », fulmine-t-il. Et de faire remarquer : « Les dirigeants africains ne peuvent même pas trouver une solution amiable pour le dilemme permanent au Burundi et ailleurs. Ces gens manquent de discipline et de cœur humain. Ils ne peuvent pas donner l’exemple. » Selon lui, ce qui les intéresse, c’est d’accumuler la richesse des contribuables.

                                           Delphin Bateko Chercheur indépendant (delphinbateko@yahoo.fr)

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05 juillet 2018

Ancêtre de l’homme a vécu au Zaïre (actuellement République démocratique du Congo)

Cela fait presque huit ans depuis que Noël Boaz creuse un lit de lac ancien dans l'Extrême est du Zaïre à la recherche de l'insaisissable ancêtre de l'homme. Il a découvert, avec ses collègues, quelques outils en pierre datant d'avant 2,5 millions d'années et des centaines de fossiles d'animaux et de plantes.

En revanche, pas de trace de l'animal qui serait l'ancêtre de l'homme. « Les fossiles du singe doivent s'y trouver », déclare le paléontologiste américain à Michael Roddy de l'Agence Reuter, au cours d'une visite, mi-septembre, sur le site. « C'est une question de trouver assez de fossiles pour le prouver », dit Boaz, 37 ans, qui écrit un livre sur ce sujet, prévu pour être publié fin 1989.

Le site, qui n'est accessible que par avion, se trouve sur les falaises en amont de la rivière Semliki dans le Parc national des Virunga et offre un cadre climatique agréable pour la recherche. A 175 kms au sud de la ville de Goma, la fumée s'échappe des crevasses et les volcans vomissent les laves. Les hippopotames se roulent dans la boue de la rivière dans laquelle Boaz et ses creuseurs se baignent.

 De temps en temps, les lions en pleine liberté se frottent contre les tentes, mais aucun membre de l'équipe n'a été jusqu'ici écharpé. Boaz, qui est directeur du Virginia Museum of Natural History, et ses associés ont découvert des douzaines d'outils en pierres taillées. Ils pensent que ces outils servaient à couper la viande. Autres découvertes faites par l'équipe: des carcasses et des fossiles d'éléphants préhistoriques, de mollusques, d'antilopes, de rats de bois et de marécage et de chevreaux à trois sabots. La chasse aux fossiles exige de la patience: l'inondation des fouilles et la végétation abondante cachent de fabuleux sites. Les besoins primaires, comme la nourriture, sont difficiles à obtenir.

Le Dr Robert Turk de Asherville, (Caroline du Nord), un volontaire de Earthwatch, a passé des semaines sur le site à prendre de minuscules dents de poissons fossilisés des tumulus du sable.

« C'est très intéressant bien que le travail prenne du temps », a déclaré Turk. « Nous ne faisons pas tout à fait bien les choses comme le feraient les experts mais on a besoin de corps supplémentaires pour tamiser la terre ».

LA RECHERCHE sur le premier ancêtre de l'homme préoccupe la communauté scientifique depuis un siècle quand Charles Darwin a publié sa théorie de l'évolution. Des paléontologistes en Afrique  de l'est et ailleurs ont découvert des prototypes de l'homme, tels l'Australopithèque, l'Homohabilis, l'Homo-erectus. Mais aucun ancêtre commun à tous n'a été trouvé et accepté universellement.

Boaz pense qu'un ancêtre homme-singe doit avoir émigré de l'Afrique orientale vers l'ouest à travers les massifs crevassés (Rift Valley) il y a environ 13 millions d'années. Ceci s'est passé quand le climat du monde transforma la forêt en savane en Afrique de l'est où la plupart des découvertes de l'homme ont été faites, mais la jungle centrale du Zaïre fut épargnée.

Les singes ont besoin d'une végétation abondante pour survivre. C'est pourquoi, Boaz pense que l'ancêtre doit avoir émigré ou péri. « Il y a plusieurs raisons pour penser que nous sommes sur une bonne piste », déclare Boaz. « Il y a deux chimpanzés dans cette région et nous savons que le premier hominidé y habitait parce que nous avons des outils en pierre. Vous ne trouverez jamais des fossiles des chimpanzés en Afrique de l'est ou du sud, par contre vous pouvez les trouver ici », ajoute-t-il. La jungle pose toutes sortes d'obstacles que les creuseurs des gorges et des lits de rivières desséchées de l'Afrique de l'est ne rencontrent pas. Le sol argileux du Zaïre retient plus l'humidité qu'il ne la draine, et il y a beaucoup de fossiles de mauvaise qua lité. « Le travail se poursuit tranquillement et lentement », déclare Parlssis Pavlakis, un médecin grec de 39 ans que supervise les fossiles. « La théorie est bonne, celle qui affirme que l'ancêtre commun a vécu à la lisière de la forêt Mais la production actuelle des fossile est très faible».

Boaz qui a reçu USD 272.000 l'arnnée dernière du National Science Foundation espère recevoir une autre subvention cette année pour creuser un site plu prometteur, mais plus difficile d'accès et infesté de moustiques. Boaz sait que la règle du pouce en Paléontologie est qu'avant de trouver une trace d l'Hominidé, environ 100 fossiles complets d'animaux doivent être déterré: Or, aucun site de la Semliki n'a approché un tel taux de productivité. « Ma vous pouvez parier », dit-il.

 

Zaire

                                                                                       Vie Finance - 1 5 OCTOBRE 1989

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04 juillet 2018

58 ans après la souveraineté nationale et internationale, la RDC ne dispose pas toujours de son Acte de l’indépendance

 

Moi, Congolais de la République démocratique du Congo, quel document souvenir de l’indépendance du 30 juin 1960 dois-je laisser à mes arrières-petits-fils ?

 

La République démocratique du Congo (RDC) a totalisé le 30 juin 2018, 58 ans d’âge depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale. Au regard de ce qui se passe dans la gestion des archives du pays, une impression se dégage, c’est celle de l’abandon total des archives et de la documentation. Cette négligence a occasionné une perte importante des documents d’archives, à savoir l’Acte de l’indépendance de la République démocratique du Congo et la grande partie d’archives des 16 rencontres politiques que le pays a connues depuis 1959. Et 58 ans après, la RDC évolue sans ses repères !

 

It/ Sans Acte de l’indépendance

 

La mauvaise tenue des archives en RDC a commencé juste le 30 juin 1960, jour de la signature de l’Acte de l’indépendance entre la Belgique et la République Démocratique du Congo. À ce stade, le professeur Bob Bobutaka précise, dans son livre intitulé ‘‘Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville : Développement, langue, musique, sport, politique et bibliologie, Paris, Edilivre, 2017’’, que « seuls les premiers ministres et leurs ministres en charge des Affaires étrangères étaient compétents pour contresigner la Déclaration de l’indépendance : quatre personnalités dont deux Belges et deux Congolais. Il s’agit de chefs de gouvernement Gaston Eyskens et Patrice-Emery Lumumba ainsi que de chefs de la diplomatie Pierre Wigny et Justin-Marie Bomboko. »

 

 

Acte d'indépendance de la RDC

Son Bomboko  « Après l’incident provoqué par le Premier ministre Lumumba, sous l’effet de la colère, le Premier ministre belge a signé, en occupant la place réservée au Premier ministre congolais, dans l’Acte de l’indépendance».

 Le professeur Bob Bobutaka renseigne également que, pour pouvoir structurer les informations sur l’Acte de l’indépendance du Congo, il a approché Justin Bomboko pour en savoir plus. Celui-ci a été surpris de constater qu’un Congolais s’intéressait aux archives. « C’est ce qui a toujours fait défaut à notre pays », avait-il dit. À la question sur la connaissance par lui de l’Acte de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, il avait répondu qu’« après l’incident provoqué par le Premier ministre Lumumba, sous l’effet de la colère, le Premier ministre belge a signé, en occupant la place réservée au Premier ministre congolais, dans l’Acte de l’indépendance. Avec le désordre ainsi créé, il n’a jamais su où se trouvait la copie qui était destinée à la partie congolaise. » 

L’expert congolais en bibliologie politique et archivistique, le prof Bob Bobutaka, ajoute : « En tout état de cause, nous pensons que l’Acte du Premier ministre Lumumba n’était pas approprié ; car selon le protocole, seuls les chefs d’État devaient prononcer les discours et que les chefs de gouvernement et les ministres des Affaires étrangères devaient apposer leurs signatures pour valider la Déclaration de l’indépendance. Plus de 50 ans après l’indépendance, l’élite congolaise doit être consciente des erreurs commises aussi par les Congolais dans le processus un peu désordonné de l’acquisition de l’indépendance. Pour beaucoup d’historiens, surtout Congolais, ce sont les incohérences belges qui sont mises en exergue. Pourtant, les Congolais, faute de maturité politique, par leur soif du pouvoir et leur esprit revanchard, sont aussi à la base des crises dont est victime la RD Congo dès l’aube de son indépendance. »

RDC sans culture des archives administratives

58 ans après l’indépendance, le comportement des Congolais de négliger les documents continue. Et cela contribue à amener le pays dans une direction inconnue. Pour cette raison, la liste de cas de négligence sur la gestion des archives n’est pas exhaustive. De 1959, avec le Colloque général entre la Haute administration coloniale et les partis politiques, à  2016, lors du Dialogue national inclusif et du Dialogue de la CÉNCO en passant par la Conférence nationale souveraine en 1991-1992, la RDC a totalisé 16 rencontres politiques importantes. Est-ce possible, aujourd’hui, de trouver toutes les archives des résolutions de ces 16 rencontres politiques importantes ? Nous ne le pensons pas. Si oui, où ?

Pour rappel, les archives constituent le pilier de l’histoire d’une nation ; elles sont le support des secrets d’État (écriture non voilée d’une nation).  L’histoire renseigne que, dans le monde antique, les archivistes ont été parmi les premiers conseillers des rois et des empereurs (1 Rois 4:3: Josaphat, fils d'Achilud, était archiviste).

 

 

Lumba signe

L’attitude  du premier ministre belge montre que Lumumba a été déjà écarté du pouvoir le même jour de la signature de l’Acte de l’indépendance.   

 Actuellement, il est difficile de vivre sans documentation. Tous les domaines de la vie quotidienne reposent sur la documentation (archives, documentation et livre). C’est pour cette raison qu’il existe une relation appelée « Relation perpendiculaire ». Ce rapport  est une collaboration qui existe entre la documentation et d’autres disciplines des domaines de monde savant (Politique, économie, gestion, marketing, diplomatie, journalisme, communication, éditorologie, la bibliologie...). Schématiquement parlant, toutes les disciplines du monde savant s’appuient sur la documentation (archives, documentation et bibliothèque). C’est-à-dire qu’aucun domaine scientifique n’évolue sans recourir ou sans apport des documents. Cette relation est perpendiculaire dans le sens que la documentation est la base où repose un pilier appelé les domaines scientifiques.

Il convient de rappeler que l’histoire archivistique de la République démocratique du Congo renseigne que les archives en RDC n’ont connu que des moments difficiles. Cela, de la destruction des archives de la colonie belge (Congo belge) par Léopold II au pillage des archives de la présidence de la République et du parlement au palais du peuple par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) et ses alliés en 1997, en passant notamment par la négligence de ces archives pendant la deuxième République. Il faut ajouter qu’au cours de dix dernières années, les archives de la RDC ont été détruites plus de cinq fois. En 2006, la destruction d’une partie des archives  judicaires  de la Cour suprême de justice lors des audiences sur le contentieux électoraux. En 2007, des incendies ont détruit les archives de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CONADER) quelques jours avant l’arrivée des experts internationaux pour un audit de la gestion de fonds destinés à la gestion des démobilisés. Et, en novembre 2009, les incendies ont aussi ravagé les archives médicales des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK).

A ce tableau sombre, il faut ajouter la destruction des archives du Secrétariat général et des installations abritant le serveur central du système informatique du ministère du Budget, dans la nuit du 5 au 6 janvier 2015. Sans oublier la plus récente destruction des archives pénitentiaires et judicaires de 2017 à la prison centrale de Makala (dans la nuit du 16 au 17 mai 2017) et celle du 10 juin 2017 concernant le  Parquet de Matete.

Pour éviter les erreurs du passé, le gouvernement congolais a le devoir d’utiliser ses archives afin d’organiser le secteur et de disposer les moyens nécessaires pour doter chaque institution du pays un dépôt d’archives. Sans oublier la réorganisation des archives nationales du Congo.

 Orientations scientifique de la gestion efficace des archives 

Hormis la théorie de trois âges, inventée par les américains, les archivistes congolais viennent d’en créer d’autres pour valoriser l’importance, la protection et pour la gestion efficace des archives, à savoir la théorie de la ligne brisée, de la pyramide brisée, du pré-carré ainsi la théorie du losange.

 La première théorie de la ligne brisée ou théorie de Zigzag stipule que l’importance des archives est illimitée dans la vie d’une organisation. On crée les archives, on les utilise et on les enterre. Mais après, on les ressuscite pour une intervention éventuelle. Cette théorie s’appuie sur le  coefficient de restitution d’Isaac Newton.

 La deuxième théorie est celle de la pyramide brisée qui recommande la protection des documents d’archives. Elle interdit l’accessibilité aux personnes étrangères aux archives du fait que elles sont des documents non voilés constituent un danger pour l’organisation. Cette négligence peut même faire disparaître son propre géniteur. 

Pour éviter le désordre dans la gestion des archives, le professeur Bob Bobutaka de la République démocratique du Congo (expert en Archivistique, Archivologique et en Bibliologie) a mis en place la théorie de pré-carrée. En application en Archivistique, une théorie qui définit les limites de l’accessibilité aux archives d’un grand système comme une Nation, il convient de signaler que la méconnaissance de l’importance des archives est liée parfois à la personne commise à cette gestion.  D’où, il est recommandé de confier la gestion en priorité aux archivistes formés et non aux historiens ou aux volontaires qui ont la passion des archives. C’est pour cette raison que l’application de la théorie de losange est recommandée. Cette notion recommande que l’intelligence de l’archiviste-gestionnaire dépasse la capacité de son fonds archivistique afin qu’il soit capable d’analyser, de gérer, de prouver et de convaincre. Elle repose sur modèle du fonctionnement du chariot élévateur.

Delphin Bateko M.

 

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29 juin 2018

Mutation des SIC vers les NTIC : la RDC avance à pas de tortue

 

 

Le mauvais fonctionnement de la fibre optique en République démocratique du Congo ne facilite pas la mutation des  Sciences de l’information et de la communication (SIC) vers les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Tout en République Démocratique du Congo marche au ralenti : le raisonnement, le développement, la concurrence, etc. Pourtant, les autres sont dans la course : ils prouvent qu’ils existent! Ce qui n’est pas le cas pour les Congolais ! Même la mutation des disciplines telles que les Sciences de l’information et de la communication (SIC) vers les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) avance à pas de tortue.

Pourtant, ce  sont les Sciences de l’information et de la communication qui évoluent très vite par rapport à d’autres domaines. Nous sommes dans la mutation du monde des supports lourds (support papier) vers celui des supports légers (électronique). Cyriaque Paré de Burkina-Faso « L'utilisation d'Internet dans la presse écrite francophone africaine : le cas du Burkina Faso », mémoire de Diplôme universitaire de recherche (DUR) en 1999 souligne que « la mutation dans la pratique du métier de journaliste intéressera toutes les étapes : de la collecte à la diffusion de l'information en passant par son traitement. Et concerne tous les médias, que ce soit l'audiovisuel ou la presse écrite. Une certaine opinion veut que l'avenir de la presse écrite soit sur Internet au risque de dépérir et disparaître. »

Parmi ces domaines des SIC en mutation, il y a les mondes du Journalisme, de la Bibliothèque, de la Documentation et des Archives qui, ces derniers temps, sont entrés dans le monde numérique.

Journalisme vers le numérique

En RDC, la mise en ligne a commencé vers fin les années 1990 et début 2000. La version utilisée était la version papier. Parmi les pionniers : les Journaux Le Soft, Le Potentiel, L’Avenir et Le Phare. À l’époque, ces sont les Américains qui publiaient les informations des médias africains dans leurs sites web car ces medias n’avaient pas de site web. En RDC, la version exclusivement en ligne n’a commencé qu’après 2002. Parmi les pionniers, radiookapi.net, monuc.org.

Pour le moment, les Congolais ont emboité le pas en créant des sites web avec la version exclusivement en ligne. Il s’agit de 7sur7, Congo24, DigitalCongo, Direct, InfobasCongo, Kasaï Direct,  MédiaCongo, , radiookapi.net, RDC.news, The Voice of Congo, WebInfos, Times.cd, congoreformes.com., kinshasatimes, 243rdc, zoomeco, actalité.cd, depeche.cd et certains blog pour des informations spécialisées  : www.archivistebatekocanalblog.com,  Cheik Fita News...

Il convient de rappeler que le monde journalistique est dans le numérique vers les années 1990 grâce au développement d'Internet avec l’appellation «Press online, journal électronique ou presse en ligne ou encore journal en ligne ».

Un journal en ligne, journal électronique, ou encore e-journal est un journal publié sur l’Internet. L'avènement de l’Internet a permis  à la presse de se rapprocher de plus en plus de son public. Dans l’esprit de l’invention du journal en ligne, il était question de faire une large diffusion des informations publiées dans la presse papier. Car la première version en ligne est celle de la version l’électronique ou la version papier. C’est cette version qui est exportée en PDF. C’est seulement après qu’un autre style d’écriture journalistique va voir le jour. Il s’agit de la version exclusivement en ligne ou version exclusivement électronique.  

Cette version a un style international. C’est-à-dire pour des raisons de précisions, elle utilise les points cardinaux (Nord, Sud, Est et Ouest) et les localisations géographiques (kilomètre) pour faciliter la compréhension à ceux qui ne connaissent pas le lieu où se déroule l’événement. Mais bien avant cette démarche en ligne, d’autres médias prenaient des abonnements électroniques pour ses abonnées à l’aide de CD. Par exemple, Le monde diplomatique.

Télévision numérique terrestre

 La RDC est en retard dans le monde numérique. Preuve : même le câble optique n’est pas encore installé. A présent, aucune chaîne de télévision en RDC n’est intégrée dans le monde numérique. Pourtant, certains pays d’Afrique y sont déjà. Les images des télévisions locales, transmises par télédistributions, ne sont pas numériques mais entrent plutôt dans le cadre de faux numériques.  En tout cas, il serait inacceptable qu’au-delà de 2020, la RDC ne rejoint pas ce monde.

Dans la TNT, le métier du journalisme ne change pas forcément, seulement l’émulation et la rapidité sont plus recommandées que dans les medias classiques. Mais c’est plus l’aspect technique qui change. Selon André Ndjeka, directeur technique du groupe de presse Média7, après une formation de passage de l’analogie à la TNT en Chine, fait savoir que « le support de transmission analogique est différent de celle numérique. Le câble en analogique est double : un fil pour le son et l’autre pour l’image ; tandis que le câble numérique est doté d’un seul fil mais transmet le son et l’image au même moment. »

Il convient de signaler que la Télévision numérique terrestre (TNT) est une évolution technique en matière de télédiffusion, fondée sur la diffusion de signaux de télévision numérique par un réseau de réémetteurs hertziens terrestres. Par rapport à la télévision analogique terrestre à laquelle elle se substitue, la télévision numérique terrestre permet de réduire l'occupation du spectre électromagnétique grâce à l'utilisation de modulations plus efficaces, d'obtenir une meilleure qualité d'image ainsi que de réduire les coûts d'exploitation pour la diffusion et la transmission, une fois les coûts de mise à niveau amortis. 

Monde de documentation

Aujourd’hui, il existe la possibilité de lire les livres à distance « télélecture » (la lecture à distance d’un document électronique à l’aide de l’Internet) ou lecture en ligne » et de vendre à distance ou en ligne grâce la présence de NTIC. Dans certains coins du monde, les lecteurs préfèrent la bibliothèque virtuelle ou la « télébibliothèque » (consultation de bibliothèque en distance au moyen de l’Internet) que la lecture à la bibliothèque classique.

A Kinshasa, il n’existe pas une bibliothèque virtuelle congolaise, mais des bibliothèques numériques. La bibliothèque virtuelle à laquelle on peut accéder est celle du Centre culturelle américain de Kinshasa.

Mais il faut signaler que l’avènement des NTIC a permis aux documentalistes de faire les panoramas de presse en ligne et d’échanger avec les centres de documentation de mêmes systèmes. D’où, il est préférable que le documentaliste utilise la circulation de l’information en étoile ou en marguerite de documents pour bien répondre à ses taches quotidiennes.

Par contre, le monde des archives hésite. Il est trop timide car les archives est un monde de confidences et il y a nécessité  de la mise en place d’une loi autorisant la numérisation des archives pour éviter l’accessibilité au public non autorisé aux certains secrets d’État ainsi que la détermination de type de document à numériser. Mais les non-archivistes ou les non-archivologues pensent que la numérisation permet de libérer les espaces et facilite la circulation de l’information ainsi que son repérage. Ils proposent même la création des logiciels d’archivage électronique pour contrôler toutes les archives de la République démocratique du Congo qui permettra à l’Etat de numériser des archives qui se trouvent entassées  dans des bureaux et à même le sol. C’est bien mais la lutte contre la négligence doit être la priorité afin que les décideurs protègent cet instrument numérique.

En RDC, c’est le premier ministre Augustin Matata Mponyo  qui, à son époque, a voulu numériser les fonds archivistiques de la Primature avec le concours des Belges. Mais l’opération n’a pas eu lieu.

 Typologie des relations en SIC

De par de mon observation personnelle, il existe trois types de relations entre certains domaines des SIC, à savoir la relation perpendiculaire, la relation rotative et la relation rhombique (losange).

La relation perpendiculaire est une collaboration qui existe entre la documentation et d’autres disciplines des SIC (journalisme, communication, éditorologie, la bibliologie...). Schématiquement parlant, toutes les disciplines du monde savant s’appuient sur la documentation (archives, documentation et bibliothèque). C’est-à-dire qu’aucun domaine des scientifiques n’évolue sans recourir ou sans apport des documents. Cette relation est perpendiculaire dans le sens que la documentation est la base où repose un pilier appelé SIC.

Perenduculaire

S’agissant de la relation rotative, elle traite les entraides entre les domaines des SIC pour atteindre une évolution. Dans l’évolution d’un domaine, l’apport des autres disciplines est une  obligation. On peut constater cette contribution lors de la rédaction d’une information par un journaliste. Les données produites par ce dernier comme information, viennent toujours d’une source. Cette source peut être orale, écrite ou encore virtuelle, mais après la publication, l’information devient un support ou une référence pour un autre domaine (Bibliothèque, centre/service de Documentation, Dépôt/service d’archives, communication, bibliologie, etc.). Cette relation est appelée aussi  la relation gagnant-gagnant ou la relation donnant-donnant.

Rotation

Quant à la relation rhombique (losange), elle est une rencontre entre général et particulier ou une relation qui existe entre inférieur (<) et supérieur (>). Ce dernier cas forme la relation rhombique ou losange entre les domaines  scientifiques des SIC. C’est-à-dire que quand un journaliste soumet un problème de recherche auprès d’un bibliothécaire, celui-ci lui fournit parfois beaucoup de documents liés à sa recherche. Après la réception et la lecture des ouvrages reçus auprès de bibliothécaire, le journaliste les résume à une seule donnée appelée « Information ». L’ensemble de cette démarche produit  la figure en forme de losange (<>). C’est dire qu’une Bibliothèque va de particulier au général (<) tandis que le journalisme de général au particulier (>).

 

Delphin Bateko M. , chercheur indépendant (Archives, documentation, bibliothécomie, media et observateur congolais de la nature ). E-mail : delphinbateko@yahoo.fr

 

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08 juin 2018

Le monde célèbre la «Journée internationale des archives » sans la République Démocratique du Congo

 

C’est maintenant et pas demain qu’il faut penser à l’organisation des archives en République démocratique du Congo. Sinon, on ne saurait bien contrôler, sécuriser, canaliser les différentes activités et développer le pays.

Le Conseil international des archives (ICA) organise, le samedi 9 juin 2018, la Journée internationale des archives. Thème choisi  pour cette année : «Archives : gouvernance, mémoire et patrimoine». Outre cette journée, est prévue à Yaoundé, au Cameroun, du 26 au 28 novembre 2018, la grande rencontre des spécialistes (Archivistes et Archivologues) de l’écriture non voilée ou documents d’archives.

Curieusement, la journée du 9 juin ne sera pas la bienvenue en République démocratique du Congo, car les responsables politiques et culturels semblent méconnaître l’importance des archives.

Dans ce pays, les institutions chargées de l’organisation et de la gestion des archives n’arrivent toujours pas à bien gérer les contenants. D’où leur viendrait alors l’idée d’approfondir le contenu des archives?Cette négligence, reconnaissons-le, occasionne le développement de la corruption, de la falsification des documents importants et de l’esprit de la destruction.

Les conséquences de cette négligence sont néfastes pour l’avenir. Un proverbe Nunu-Bobangi (RD. Congo) dit que «Ba boso ba bomi ba mbisa na mposa e mayi», c’est-à-dire que « les premiers  arrivants boivent de l’eau pure». Explication : les bêtises ou erreurs que nous commettons aujourd’hui auront des conséquences funestes sur nos successeurs. Il en est de même des archives. Preuve : la récente révocation de plus de 200 magistrats été attribuée, à tort ou à raison, à la manipulation des documents académiques. D’où le problème de fiabilité des archives.

Pour rappel, les archives constituent le pilier de l’histoire d’une nation ; elles sont le support des secrets d’État (écriture non voilée d’une nation).  L’histoire renseigne que, dans le monde antique, les archivistes ont été les premiers conseillers des rois et des empereurs(1 Rois 4:3: Josaphat, fils d'Achilud, était archiviste).

. C’est grâce aux documents d’archives et autres, regroupés par l’archiviste-bibliothécaire-bliographe Emile Théodore Joseph Hubert Banning, que le roi Léopold II  de Belgique s’est senti pousser le désir de devenir propriétaire de l’État indépendant du Congo (E.I.C).

Scientifiquement parlant, il existe des théories en archivistique qui consistent à valoriser l’importance, la protection et la gestion des archives, à savoir la théorie de la ligne brisée, de la pyramide brisée, du pré-carré ainsi la théorie du losange.

 La première théorie de la ligne brisée ou théorie de Zigzag stipule que l’importance des archives est illimitée dans la vie d’une organisation. On crée les archives, on les utilise et on les enterre. Mais après, on les ressuscite pour une intervention éventuelle. Cette théorie s’appuie sur le  coefficient de restitution de Isaac Newton.

 La deuxième théorie est celle de la pyramide brisée qui recommande la protection des documents d’archives. Elle interdit l’accessibilité aux personnes étrangères aux archives du fait que elles sont des documents non voilés constituent un danger pour l’organisation. Cette négligence peut même faire disparaître son propre géniteur.  

Pour éviter le désordre dans la gestion des archives, le professeur Bob Bobutaka de la République démocratique du Congo (expert en Archivistique, Archivologique et en Bibliologie) a mis en place la théorie de pré-carrée. En application en Archivistique, une théorie qui définit les limites de l’accessibilité aux archives d’un grand système comme une Nation, il convient de signaler que la méconnaissance de l’importance des archives est liée parfois à la personne commise à cette gestion.  D’où, il est recommandé de confier la gestion en priorité aux archivistes formés et non aux historiens ou aux volontaires qui ont la passion des archives. C’est pour cette raison que l’application de la théorie de losange est recommandée. Cette notion recommande que l’intelligence de l’archiviste-gestionnaire dépasse la capacité de son fonds archivistique afin qu’il soit capable d’analyser, de gérer, de prouver et de convaincre. Elle repose sur modèle du fonctionnement du Chariot élévateur. La machine de l’élévateur ne peut soulever que le poids qui convient à capacité. 

Genèse de la destruction des archives en RDC

L’histoire archivistique de la République démocratique du Congo renseigne que les archives en RDC n’ont connu que des moments difficiles. Cela, de la destruction des archives de la colonie belge (Congo belge) par Léopold II au pillage des archives de la présidence de la République par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) et ses alliés en 1997, en passant notamment par la négligence de ces archives pendant la deuxième République.

Il faut ajouter qu’au cours de dix dernières années, les archives de la RDC ont été détruites plus de cinq fois. En 2006, la destruction d’une partie des archives  judicaires  de la Cour suprême de justice lors des audiences sur le contentieux électoraux. En 2007, des incendies ont détruit les archives de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CONADER) quelques jours avant l’arrivée des experts internationaux pour un audit de la gestion de fonds destinés à la gestion des démobilisés. Et, en novembre 2009, les incendies ont aussi ravagé les archives médicales des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK).

A ce tableau sombre, il faut ajouter la destruction des archives du Secrétariat général et des installations abritant le serveur central du système informatique du ministère du Budget, dans la nuit du 5 au 6 janvier 2015. Sans oublier la plus récente destruction des archives pénitentiaires et judicaires de 2017 à la prison centrale de Makala (dans la nuit du 16 au 17 mai 2017) et celle du 10 juin 2017 concernant le  Parquet de Matete.

Typologie des documents

Dans la classification managériale des documents, il existe quatre types de documents par rapport à leur poids (physique des documents) : poids mouche, coq, léger et lourd. Et deux types de contenu des documents : documents à l’écriture voilée et à l’écriture non-voilée.

Du point de vue poids des documents, les affiches et les tracts sont classés dans les documents mouches car ils ont un poids très faible et sont accessibles à tout public. Le journal ou le quotidien est dans les supports coqs. Cette considération est due au poids du papier des journaux. Son information est facile à comprendre par rapport à d’autres supports d’informations.

Dans le support léger, on peut classer le magazine et la revue. Leur  lecture et leur compréhension sont souvent réservées aux  spécialistes. Les livres sont, quant à eux, classés dans le support lourd.

S’agissant de types de contenu des documents, ils sont regroupés en deux types d’écriture : voilée et non-voilée. L’écriture voilée est celle dont la lecture n’a pas de limites ou celle qui est réservée au public. On la retrouve dans les publications en série (journal, magazine, revue) et les livres. L’accès à cette écriture est libre à tout le monde.

L’écriture non-voilée est, quant à elle, celle qui touche le monde des archives et certains rapports confidentiels. L’accessibilité de ces genres des documents est conditionnée par des textes réglementaires qui définissent leur délai de communicabilité et d’accessibilité. Leur caractéristique est secrète et réservé aux initiés.

Les archives dans les médias

Les archives font partie des piliers fondamentaux des médias, à savoir Informer, Promouvoir, Administrer et Conserver(IPAC). Les médias en Afrique, en général, et en RDC, en particulier, ont le devoir de bien conserver leurs archives. Un média sans archives égale à un média sans backgrounds, rapporte le blog spécialisé en documentation (archives, bibliothèque, documentation et  bibliologie),www.http://archivistebateko.canalblog.com.

À Kinshasa, la plupart de médias n’arrivent pas à bien gérer et conserver leurs archives. Cela vaut également pour ceux basés dans les provinces. Cela est dû au fait que les Congolais n’ont pas la culture des archives.

Étant donné que les hommes des médias sont généralement des ‘‘intellectuels’’, il est nécessaire que les propriétaires de médias militent pour l’organisation des archives des médias. Au moment où à travers le monde les hommes des médias luttent pour conserver leur quatrième pouvoir en informant, analysant, rappelant et veillant sur les événements, ceux de la RDC ne font qu’annoncer des informations.

       À noter que la force des médias internationaux, notamment AFP, Reuters, France 24, RFI ...  se trouve dans la conservation de leurs archives et dans leur promptitude à diffuser l’actualité dans laquelle ils incèrent le background y afférent.  

       Les archives et la documentation dans les médias jouent un rôle de sentinelle et de veille. Elles sont le métaschème de la Rédaction. Ce service conserve tous les documents utilisés par la Rédaction (les conducteurs, les discours, les rapports, les anciennes productions, photos, etc.

Dans le service de marketing et commercial, le service de documentation et archives recommande de classer les factures avec les pages de photocopie des journaux ou les documents du texte de l’annonceur). Et c’est dans le service d’administration qu’il faut analyser bibliologiquement le dossier du personnel en le classant par rapport aux indices préétablis. Sans oublier la conservation des documents essentiels de l’entreprise.  

       Ce service fait office d’intermédiaire entre sa Rédaction et ses chercheurs. Il a aussi l’obligation de veiller sur la collaboration (dépôt obligatoire d’exemplaires des éditions) de sa Rédaction avec la Bibliothèque nationale (dépôt légal) et le Dépôt national d’archives.

Aujourd’hui, les Congolais peuvent-ils retrouver facilement les archives des journaux Le Courrier d’Afrique, Le Progrès, Etoile du Congo, Umoja de Léon Mukanda, Elima de Thy Réné Esolomwa, Salongo de Bondo Sama, L’Analyste de Jacques Bongoma  ou Le Palmarès de Michel Lady Luya (…) ? Dans quelle Rédaction à Kinshasa peut-on trouver le Code d’éthique et de déontologie professionnelle ainsi que la Loi sur la liberté de la presse en RDC…?

    La vie des médias en République démocratique du Congo évolue dans une période vraisemblablement trouble parce que ceux qui sont censés informer et former le public, ne sont pas généralement chevillés sur la rigueur, la compétence et le savoir. La conséquence directe est que les propositions faites au public, en termes de contenu … ne contribuent pas souvent à l’essor du journaliste. On décèle, à cet effet, dans le chef des journalistes, l’absence de culture de lecture et de conservation des documents. De même, aucun effort n’est ressenti auprès de jeunes éditeurs et propriétaires des médias, pour relever le niveau de connaissance des archives de médias.

À signaler que l’esprit de conservation a existé. J’ai travaillé avec des anciens journalistes encore en vie, notamment MM. Angelo Mobateli, Florent N’Lunda N’Silu et Ben-Clet Kankonde. Ils ont excellé dans la conservation de leurs documents, notamment de reportages, de textes légaux, etc. Et cela profitait à toute la Rédaction qui recourait à ces archives personnelles en cas, notamment, de replonger le lecteur dans le background.

Numérisation des archives

Les disciplines des Sciences de l’information et de la communication (SIC) tendent, toutes, vers le monde numérique. Parmi celles qui sont dans cette mutation, il y a le journalisme, la bibliothèque,  la documentation. Tandis que le monde archivistique traîne encore le pas, car il existe de nombreux contraintes liées à la confidentialité et la communicabilité des informations archivistiques.  

Certains experts congolais en archivistique et archivologiques, à l’instar de professeur Bob Bobutaka de l’Institut supérieur de la Statistique (ISS)/Kin, admettent que  la mise en place d’une loi autorisant la numérisation des archives et la détermination de type de document est nécessaire pour éviter l’accessibilité au public non autorisé aux certains secrets d’État.

Néanmoins, il faut savoir que la numérisation des archives permet à une organisation de libérer les espaces et d’avoir un accès rapide aux documents. Généralement, ce sont les archivistes, archivologues et les informaticiens locaux qui sont associés à un tel travail informatique. 

Au regard de ce qui se passe aujourd’hui, il se dégage l’impression selon laquelle les institutions de conservation nationales des documents en République démocratique du Congo (la Bibliothèque nationale du Congo et l’Institut national des archives nationales) ne sont pas prêtes à ouvrir des réflexions pour la gestion et la conservation des documents numériques.

 

Delphin Bateko Moyikoli, chercheur congolais (RD. Congo) en Archivistique, Documentation, Archivologie, Bibliothèque et Communication. 

e-mail : delphinbateko@yahoo.fr

 

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22 mai 2018

Professeur Bob Bobutaka de la RDC à la rescousse de la bibliothèque nationale de Djibouti

Professeur Bob bobutaka

La République de Djibouti vient de construire des bâtiments modernes pour abriter la bibliothèque nationale et les archives. Cela pour valoriser la culture de la lecture et l’esprit national de conservation des documents. Pour y arriver, elle a fait appel au professeur congolais Bob Bobutaka, Dr en SIC par le truchement de l’association « Mémoire et Développement ».

Le ministère djiboutien des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens waqfs a commémoré dernièrement la  journée mondiale du livre et du droit d’auteur. À cette rencontre, étaient associés des experts africains de l’association « Mémoire & Développement ». Cette association est une initiative privée africaine pour le renforcement de la gestion des services d’archives et des bibliothèques en Afrique. 

Outre le président de la République du Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, le ministre djiboutien des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens waqfs, Aden Hassan Aden, et le professeur Bob Bobutaka Bateko, expert congolais (République démocratique du Congo) en bibliothéconomie et en bibliologie, ont, à l’occasion, prononcé des discours basés sur la valeur du livre dans le développement humain. 

Dans son discours, le professeur Bob Bobutaka a salué la présence du chef de l’État djiboutien à cette cérémonie. Laquelle, a-t-il souligné, « est un grand honneur, et conforte l’importance que la République de Djibouti accorde au livre comme instrument irremplaçable de création, de savoir, de liberté et de développement ». Et de noter que la politique du livre et de la lecture n’est pas seulement l’affaire du gouvernement, elle interpelle un large éventail d’acteurs dans les différents milieux concernés par la lecture, notamment la famille en premier lieu, mais également l’école, les bibliothèques, les auteurs, les éditeurs, les librairies, les imprimeurs, les médias ».

Soulignant l’importance des institutions documentaires dans un pays, le Dr. Bobutaka a noté qu’«aujourd’hui, l’Etat djiboutien, à travers le ministère des Affaires musulmanes de la Culture et des Bien Waqfs, a assuré sa part de responsabilité en créant la Bibliothèque nationale pour favoriser l’éclosion, le développement et le maintien de la culture de lecture. Il sied aussi de noter que la Bibliothèque nationale a pour  mission, notamment de produire la bibliographie nationale».

Il a profité de l’occasion pour féliciter les autorités de la République de Djibouti pour avoir construit des grands bâtiments qui sont d’ailleurs rares en Afrique. Il s’agit, notamment, de l’imposant bâtiment qui abritera la Bibliothèque nationale et les Archives nationales. But visé : nourrir l’intelligence de Djiboutiens  et conserver leurs pensées administratives. «Nous pouvons vous confirmer que la construction de ce bâtiment moderne est une fierté et un modèle pour l’Afrique », a fait savoir le professeur Bobutaka pour qui, à travers ce projet, l’Etat djiboutien assurera l’accès au plus grand nombre de djiboutien au savoir et à la mémoire.

Il a aussi lancé un appel aux Djiboutiens afin de bien protéger et surtout d’aimer la lecture qui, a-t-il notamment indiqué, est une recommandation sacrée. « Il incombe maintenant aux citoyens djiboutiens d’apporter leur pierre à l’édifice de ce projet commun », leur a-t-il signifié, soulignant que prendre le temps de lire, c’est prendre le temps d’apprendre, de faire des découvertes, de se faire plaisir.

Se référant au Coran, il a noté qu’il est écrit « que lors de la communication entre Allah et son prophète, il a été dit à ce dernier lisez, lisez, lisez ». Voilà l’occasion pourquoi le président de la République vous donne la Bibliothèque nationale pour la lecture responsable afin de comprendre le monde, s’est-il justifié.

            À signaler que dans le cadre de la mise en place des archives et de la Bibliothèque nationale, le ministère des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens Waqfs a fait appel à  quatre experts internationaux de l’association ‘‘Mémoire et développement’’.

Depuis le 23 avril 2017, des ouvriers chinois sont à pied d’œuvre pour la construction, sur un site de 30 000 m2, de deux gigantesques bâtiments, l’un abritant la Bibliothèque nationale et l’autre les Archives nationales.

Durant la construction de ces deux édifices nationales, les autorités djiboutiennes du ministère des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens Waqfs en charge de ce projet, ont reçu mission de collecter les archives publiques et d’acquérir les patrimoines documentaires pour la future Bibliothèque nationale.

Pour y parvenir, le directeur du projet, le conseiller technique du   Mamcbw, Mohamed Houssein Doualeh, a fait appel à des experts de l’association «Mémoire et Développement», spécialisés dans les domaines des archives administratives et des bibliothèques nationales.

            Conduite par l’expert international spécialiste en archives administratives, Albert Mban, la délégation de l’association est composée d’un expert en bibliothéconomie et en bibliologie, le professeur Bob Bobutaka Bateko, du Dr en TIC, Charles Manga Ebongue, chargé  de mettre en place un système informatique de la bibliothèque et des archives nationales ainsi que d’un conservateur spécialisé en archives nationales, Pazimi Bonon Younous.

Florant N'Lunda N'Silu

 

contact prof: bobbobutaka@yahoo.fr

tél. 002439999924196

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19 mai 2018

Liste des partis politiques autorisés à fonctionner en République Démocratique du Congo

 1. Aujourd’hui avançons, Assurons l’avenir, Agissons sur l’Amont et sur l’Aval -AAAAAAA

2. Alliance des animateurs pour le développement intégral -AADI

3. Alliances pour les actions citoyennes -AAC

4 .Alliance pour les actions écologistes -AAE

5. Alliance pour les actions de la gauche -AAG

6. Alliance pour les actions républicaines -AAR

7. Actions alternatives pour la renaissance du Congo -AARC

8. Alliance de base pour l’action commune -ABACO

9. Alliance des bâtisseurs du Congo -ABAKO

10. Alliance des bâtisseurs chrétiens -ABC

11. Action des bâtisseurs pour la démocratie et le développement -ABD

12. Alliance pour la bonne gouvernance -ABG

13. Amis bâtisseurs de la République -ABR

14. Alliance Congolaise pour l’agriculture et le développement-ACAD

15. Alliance Africaine des cadres -ACARRE

16. Alerte au changement -AC

17. Action citoyenne des Congolais républicaines -ACCOR

18. Alliance Congolaise des démocrates -ACD

19. Alliance Congolaise des démocrates chrétiens -ACDC

20. Alliance Congolaise des démocrates chrétiens pour le développement -ACDCD

21. Alliance chrétienne pour la démocratie et le développement -ACDD

22. Alliance des chrétiens démocrates progressistes -ACDP

23. Action Congolaise pour la démocratie, le développement et la réforme -ACDR

24. Alliance des Congolais démocrates et républicains -ACDRe

25. Alliance Congolaise pour la justice et le développement -ACJD

26. Alliance Congolaise de lutte contre la pauvreté -ACLP

27. L’Avenir du Congo -ACO

28. L Avenir du Congo/Banza -ACO/BANZA

29. Alliance des Congolais pour la réforme et la démocratie -ACORD

30. Anti choc Parti politique de la république démocratique du Congo -ACPPRDC-

31. Alliance des chrétiens pour le renouveau et le progrès-ACRP-

32. Alliance des compatriotes pour le salut public-ACSP-

33. Action Congolaise pour la tolérance et l’égalité-ACTE-

34. Alliance pour la démocratie Africaine-ADA-

35. Alliance démocrate pour l’appui communautaire-ADAC-

36. Alliance pour le développement du Congo-ADEC –

37. Alliance de démocrates chrétiens Congolais-ADC-

38. Alliance des démocrates pour le développement du Congo-ADD-

39. Action pour la démocratie et le développement au Congo-ADD.CONGO-

40. Alliance des démocrates pour le développement intégral-ADDI-

41. Alliance des démocrates Congolais-ADECO-

42. Alliance des démocrates libéraux-ADEL-

43. Alliance des démocrates pour la liberté-ADELI-

44. Alliance des démocrates libéraux radicaux-ADEL/RADICALE-

45. Action démocrate national-ADENA-

46. Alliance pour la démocratie et le redressement-ADER-

47. Alliance pour la démocratie et la bonne gouvernance-ADG-

48. Alliance des démocrates humanistes-ADH-

49. Assemblement des démocrates intégrés- ADI-

50. Alliance pour la démocratie et la liberté-ADL-

51. Alliance des démocrates pour une nouvelle république -ADN-

52. Alliance des démocrates pour le progrès-ADP-

53. Alliance des démocrates pour l’émergence du Congo-ADPEC-

54. Alliance pour la démocratie et le progrès intégral-ADPI-

55. Alliance des démocrates pour le progrès social-ADPS-

56. Alliance pour le développement et la république-Adr-

57. Alliance des démocrates pour le réveil du Congo-ADRC-

58. Action pour la démocratie et la tolérance-ADT-

59. Alliance des démocrates unis-ADU-

60. Alliance des démocrates unitaristes pour le redressement du Congo-ADURE-

61. Alliance des écologistes Congolais-les verts-AECO-les verts-

62. Alliance des élites pour un nouveau Congo-AENC-

63. Alliance des facilitateurs des bâtisseurs du Congo-AFABACO-

64. Alliance des forces démocratiques du Congo-AFDC-

65. Alliance des fédéralistes démocrates du Congo-AFDCO-

66. Alliance des forces patriotiques et populaires du Congo-AFPC-

67. Alliance des forces pour la reconstruction du Congo-AFRC-

68. Alliance pour la gauche du peuple-AGAPE-

69. Alliance générale pour les intérêts de la république-AGIR-

70. La Nouvelle alliance des générations pour la république-AGR/N-

71. Alliance pour la gouvernance des valeurs-AGV-

72. Alliance pour l’humanisme et la démocratie-AHUDE-

73. Alliance pour la justice, le développement et la solidarité-AJDS-

74. Alliance chrétienne pour le progrès-ALCP-

75. Alliance des démocrates chrétiens du Congo-ALDEC-

76. Alliance des libéraux progressistes-ALIPO-

77. Alliance « MEYA »pour l’éducation nationale-AMEN-

78. Alliance des mobutistes-AMO-

79. Alliance des nationalistes pour la démocratie et l’émergence du Congo-ANADEC –

80. Alliance nationale des démocrates pour la reconstruction-ANADEC-

81. Alliance nationale des libéraux du Congo-ANALCO-

82. Alliance des nationalistes Congolais-ANC-

83. Alliance des nationalistes croyants Congolais-ANCC-

84. Action national pour le changement intégral-ANCI-

85. Alliance nationale des Congolais pour la démocratie et le développement-ANCDD-

86. Alliance pour la nouvelle classe libérale-ANCL-

87. Alliance des nationalistes indépendants -ANI-

88. Alliance nationale pour la république-ANR-

89. Alliance nationale pour la solidarité-ANS-

90. Alliance des néo-Tshombistes-ANT-

91. Alliance pour le progrès du Congo-APC-

92. Alliance des paysans démocrates-APD-

93. Alliance de paix pour la démocratie et le développement-APDD-

94. Alliance des paysans et indépendants-API-

95. Alliance politique Kasavubistes-APKA-

96. Alliance des patriotes Lumumbistes -APL-

97. Action pour la protection de la Nation-APN-

98. Alliance des patriotes de la nouvelle génération- APNG-

99. Alliance des paysans, des ouvriers et de la classe moyenne pour un développement durable-APOCM-

100. Alliance du peuple pour le plan de Dieu en République démocratique du Congo-APPD/RDC-

101. Alliance des peuples redoutables réformateurs pour la restauration-APR-

102. Alliance pour la paix et la restauration du Congo-APRC-

103. Alliance populaire pour la refondation du Congo démocratique-APRCD-

104. Alliance des patriotes pour la refonte de l’Etat du Congo-APRECO-

105. Alliance pour le renouveau du Congo-ARC-

106. Alliance pour la république et la conscience nationale-ARCN-

107. Alliance pour le renouveau du Congo originale-ARC originale-

108. Alliance républicaine libérale- AREL-

109. Alliance pour le renouveau-ARENAS-

110. Action républicaine pour le progrès-ARP-

111. Action de rassemblement pour la construction et l’édification nationale-ARREN-

112. Alliance des socio-démocrates-ASD-

113. Alliance africaine pour la solidarité et la démocratie-ASOD-

114. Alliance pour le salut du peuple Congolais-ASPC-

115. Alliance des travailleurs du Congo-ATC-

116. Alliance des travaillistes Congolais pour le développement-ATD-

117. Agir pour l’unité, la démocratie et le développement-AUDDE-

118. Autre vision du Congo-AVC-

119. Bloc pour les actions Lumumbistes-BAL-

120. Bâtir un Congo uni et prospère-BCUP-

121. Bloc pour l’environnement et la croissance-BEC-

122. Bâtisseurs du genre pour le progrès social-BGPS-

123. Bonne oeuvres chrétiennes-BOC-

124. Bâtisseurs pour la renaissance du Congo-BRCU-

125. Bloc uni pour la renaissance et l’émergence du Congo-BUREC-

126. Congo pour la justice -C.JUST-

127. Congres des alliés pour l’action au Congo-CAAC-

128. Congres Africain des démocrates-CAD-

129. Convention africaine pour la démocratie et le développement-CADD-

130. Congolais acquis au progrès- CAP-

131. Cause nationale-CANA-

132. Convention des chrétiens et croyants pour le changement-CCCC-

133. Convention chrétienne pour le changement-CCC/RDC-

134. Convention chrétienne pour la démocratie-CCD-

135. Corps des Congolais patriotes-CCP-

136. Convention des Congolais unis- CCU-

137. Chrétiens démocrates-CD-

138. Convention des démocrates chrétiens-CDC/Kiakwama-

139. Convention des démocrates chrétiens-CDC/Mokonda-

140. Convention démocrate pour le développement-CDD-

141. Conseil pour la démocratie et le développement du Congo-CDDC-

142. Courant des démocrates rénovateurs-CDER-

143. Convention des démocrates fédéralistes unis-CDFU-

144. Centre démocratique pour le progrès-CDP-

145. Congres des démocrates pour le progrès social-CDPS-

146. Convention pour la démocratie et la république-CDR-

147. Convention des démocrates travaillistes- CDT-

148. Convention des démocrates travaillistes unifiés-CDTU-

149. Congo espoir-CE-

150. Courant du futur-CF-

151. Congo fort-CFo-

152. Congres islamique pour le développement-CID-

153. Convention des institutions démocratiques et social-CIDES-

154. Congres libéral-CL-

155. Congo moderne pour la paix-CMP-

156. Convention nationale d’action politique-CNAP-

157. Congres national Africain pour le réveil du Congo-CNARC-

158. Congo na biso-CNB-

159. Congres national Congolais-CNC-

160. Conseil national pour la démocratie et le bien être social-CNDB-

161. Congres national pour la défense du peuple-CNDP-

162. Convention national pour la république et le progrès-CNRP-

163. Convention des alliances communautaires africaines-COACA-

164. Convergence chrétienne-COC-

165. Congo debout- CODE-

166. Convention pour la démocratie et la liberté-CODELI-

167. Convention démocratique du peuple-CODEP-

168. Congres de démocrates fédéralistes-CODF-

169. Démocratie chrétienne fédéraliste-convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne-COFEDEC-

170. Congres Lokole-COLO-

171. Conscience nationale Congolaise pour l’action et le travail-CONACAT-

172. Confédération nationale du Congo-CONACO-

173. Conservateurs de la nature et démocrates-CONADE-

174. Convention nationale pour la démocratie chrétienne-CONADEC-

175. Convention nationale des démocrates pour un ordre nouveau-CONDOR-

176. Parti pour la paix au Congo-CONGO-PAX

177. Congo positif /Parti politique-CP-

178. Camp de la patrie Congolaise-CPC-

179. Congrès des progressistes pour la libération-CPL-

180. Conseil patriotique et progressiste chrétien-CPPC-

181. Convention du peuple pour le progrès et la démocratie-CPPD-

182. Convention des progressistes pour la république-CPR-

183. Convention pour la renaissance du Congo-CRC-

184. Convention pour la république et la démocratie-CRD-

185. Conscience républicaine pour la démocratie et le développement-CRDD-

186. Coalition républicaine pour la démocratie et le fédéralisme-CRDF-

187. Convention pour la république, les institutions et le développement-CRID-

188. Convention pour la renaissance et le progrès-CRP-

189. Centre des sociaux démocrates-CSD-

190. Congolais unis pour le changement-CUC-

191. Congolais unis pour le progrès-CUP-

192. Congrès pour l’unité et la souveraineté nationale-CUSN-

193. Congo des valeurs-CV-

194. Conscience et volonté du peuple-CVP-

195. Debout l’Afrique-DAF-

196. Debout démocrates Congolais -DB.DC-

197. Démocratie chrétienne-DC-

198. Dynamique chrétienne pour un Congo nouveau-DCCN-

199. Démocratie chrétienne fédéraliste /Nyamwisi

200. Debout Congolais pour la renaissance-DCR-

201. Dynamique Congo uni/Parti politique-DCU/PP-

202. Dynamique pour la démocratie au Congo-DDC-

203. Dynamique pour le développement national-DDN-

204. Démocrates bâtisseurs du Congo-DEBACO-

205. Collectif des démocrates fédéralistes Congolais-DFC-

206. Droite plurielle/RDC-DP/RDC-

207. Debout pour le Congo-DPLC-

208. La dynamique des patriotes militants-DPM-

209. Démocratie progrès, renouveau-DPR-

210. Démocratie progressiste pour le renouveau-DPRe-

211. Démocratie républicaine pour le développement national-DRDN-

212. Dynamique pour un Congo nouveau-DYCON-

213. En action –EA-

214. Ensemble, changeons le Congo-ECCO-

215. Engagement pour la citoyenneté et le développement-ECIDé-

216. Eveil de la conscience pour le travail et le développement-ECT-

217. Espace démocratique pour la bonne gouvernance-EDG-

218. Emergence front national pour le renouveau-Emergence FNR-

219. Ensemble pour la justice et le développement humain-EJUD-

220. Entente national pour l’unité et le développement-ENUD-

221. Parti de l’envol RD.Congo -ENVOL-

222. Espace Congo-Parti politique-ESCO-

223. Force d’actions populaires-FAP-

224. Fondation du Congo-FC-

225. Front des Congolais pour la démocratie-FCD-

226. Front citoyen pour la république-FCR-

227. Forces du futur -FF-

228. Front populaires des humanistes démocrates-FHUD-

229. Front commun des nationalistes-FCN/Me Kamanda-

230. Front commun des nationalistes-FCN/Mme Ntumba-

231. Front pour le développement du Congo-FDC-

232. Front démocratique pour le progrès-FDP-

233. Front des patriotes Congolaise, parti du travail-FDP-PT-

234. Force démocratique pour la république-FDR-

235. Front des indépendants pour la démocratie chrétienne-FIDEC-

236. Front pour l’intégration sociale-FIS-

237. Front de la jeunesse pour la renaissance du Congo-FJRC-

238. Front de libération nationale du Congo-FLNC-

239. Front des Mobutistes indépendants-FMI-

240. Front national Congolais-FNC-

241. Forum national pour la démocratie-FND-

242. Front des nationalistes intégrationnistes- FNI-

243. Front de nationaliste pour la solidarité et le développement-FNSD-

244. Front populaire pour la justice-FPJ-

245. Front pour un nouveau type de Congolais-FNTC-

246. Forces novatrice pour l’union et la solidarité-FONUS-

247. Force du peuple-FOP-

248. Force de relève-FOR-

249. Force républicaine-FORE-

250. Forum des chrétiens pour la reconstruction nationale- FORENAC-

251. Front patriotique pour le renouveau et le progrès-FP-

252. Forces populaires pour la démocratie au Congo-FPDC-

253. Force paysanne pour la démocratie et le développement-FPDD-

254. Forces politiques nouvelles- FPN-

255. Front républicain FR-

256. Fraternité Congolaise-FRACO-

257. Force de la Relève Congolaise FRC

258. Forces Républicaine Fédéralistes FRF

259. Front des Démocrates Congolaise FRODECO

260. Front Patriotique pour le Changement FROPAC

261. Front des Socio-Démocrates pour le Développement FSDD

262. Front Social des indépendants Républicains FSIR

263. Front Uni pour le Changement FUC

264. Groupement pour l’Emergence du Congo GEC

265. Gardien de la Nation Pendant l’Oppression GNPO

266. Générations Républicaines GR

267. Génération pour la Solidarité et le Développement du Congo GSCO

268. Jeunesse Républicaine JR

269. Kabila Désir KD

270. Lutte pour un Congo Moderne LCM

271. le Démocrate LD

272. Ligue des Démocrates Chrétiens LDC

273. Ligue pour la Défense des Intérêts des Citoyens LDIC

274. Les Fédéralistes LF

275. Les Frères Chrétiens LFC

276. LIBERTE LIBERTE

277. Ligue des Démocrates Congolais LIDEC

278. La Libération Congolaise LLC

279. Ligue Nationale pour le Développement et le Progrès Social LNDPS

280. Ligue des Patriotes et Démocrates Socio-Chrétiens LPDSC

281. Levons-Nous pour la Nation LPN

282. Les Républicains Chrétiens LRC

283. Ligue pour la Qualité de la Vie LV

284. Mouvement du 17 Mai M17

285. Mouvement d’Autodéfense pour l’intégrité et le Maintient de l’Autorité Indépendante MAI-MAI

286. Mouvement d’Action pour la Résurrection du Congo, Parti du Travail et de la Fraternité MARC-PTF

287. Mouvement Chrétien Congolais MCC

288. Mouvement Chrétien pour le Développement Intégral MCDI

289. Mouvement pour la Cohésion Nationale MCN

290. Mouvement des Comités du Pouvoir Politique MCPP

291. Mouvement pour la Renaissance MCR

292. Mouvement Chrétien pour la Solidarité et la Démocratie MCSD

293. Mouvement des Démocrates MD

294. Mouvement Démocrate Chrétien MDC

295. Mouvement des Démocrates Congolais MDCo

296. Mouvement débout Congolais MDEC

297. Mouvement pour la Démocratie et le Développement MDD

298. Mouvement pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté du Peuple MDDSP

299. Mouvement Démocrate pour la promotion Estudiantine et Enseignante MDPEE

300. Mouvement d’Engagement National MEN

301. Mouvement pour le l’Intégrité du Peuple MIP

302. Mouvement des indépendants Réformateurs MIR

303. Mouvement Indépendant pour le Renouveau MIRE

304. Mouvement Indépendant Solidaire MIS

305. Mouvement de la Jeunesse Congolaise MJC

306. Mouvement des Jeunes Nationalistes Kabilistes MJLNK

307. Mouvement de la Libération du 17 Mais ML17

308. Mouvement de la Libération du Congo MLC

309. Mouvement pour la Libération des Consciences MLCO

310. Mouvement pour la Libération de la Démocratie et le Développement du Congo MLDC

311. Mouvement Libéral ML

312. Mouvement Lumumbiste Progressiste MLP

313. Mouvement Mai-Mai MMM

314. Mouvement National Congolais Lumumba MNC-L/Christophe GBENYE

315. Mouvement National Lumumba MNC-L/François T’OLENGA

316. Mouvement Nationaliste Démocrate MND

317.Mouvement National des Démocrates Libéraux MND

318. Mouvement National pour le Progrès Social MNPS

319. Mouvement des Démocrates du Congo MODEM CONGO

320. Mouvement National pour la Démocratie et le Progrès MONADEP

321. Mon Pays MON PAYS

322. Mouvement du Peuple Congolais pour la République MPCR

323. Mouvement des Patriotes pour la Démocratie Directe MPD

324. Mouvement du Peuple pour la Démocratie Directe MPDD

325. Mouvement pour la Liberté et la Démocratie MPLD

326. Mouvement Populaire de la Révolution «Frait Privé » MPR Fait Privé

327. Mouvement du Peuple pour le Progrès Social MPPS

328. Mouvement Populaire de la Révolution MPR

329. Mobilisation du Peuple pour le Triomphe de la Démocratie MPTDE

330. Mouvement pour le Rassemblement du Congo MRC

331. Mouvement de Renaissance Congolaise pour l’Afrique MRCA

332. Mouvement pour le Renouveau MR

333. Mouvement pour le Renouveau de la Jeunesse Congolaise MREJC

334. Mouvement de Réveil de la jeunesse Congolaise MRJCO

335. Mouvement des Réformateurs Libéraux MRL

336. Mouvement pour la Révolution des Mentalistes MRM

337. Le Mouvement pour la Renaissance et la Reconstruction du Congo MRRC

338. Mouvement de Solidarité pour le Changement MSC

339. Mouvement du Salut Commun MSCO

340. Mouvement de Solidarité pour le Développement MSD

341. Mouvement de Solidarité pour le Progrès Social MSPS

342. Mouvement Social pour le Renouveau MSR

343. Mouvement d’Union pour le Développement National MUDN

344. Mouvement d’Union pour le Développement Intégral MUNDI

345. Mouvement Uni pour la Renaissance et l’Equité MURRE

346. Mouvement des Volontaires pour le Développement MVD

347. Nouvelle Alliance des Démocrates NAD

348. Notre Beau Pays NBP

349. Notre Congo NC

350. Nouvelle Démocratie Africaine NDA

351. Nouvelle Dynamique Kongo NDK

352. Nouvelle Dynamique pour la République NDR

353. Nouveaux Parti Patriotique du Peuple Congolais NPPPC

354. Nouveaux Républicains pour la Justice NRJ

355. Organisation des Démocrates Autonomes du Peuple pour le Renouveau ODAPR

356. Organisation Politique des Kasavubistes et Alliés OPEKA

357. Ordre pour des Actions Nouvelles et Garantes de l’Equité ORANGE

358. Organisation pour la Révolution et la Démocratie au Congo ORDC

359. Le Parti pour l’Action PA

360. Parti pour l’Abolition des Antivaleur au Congo PAAC

361. Parti d’Action pour le Développement PAD

362. Parti Démocratique pour le Développement Communautaire PADDECOM

363. Parti Démocrates Libéral PADEL

364. Parti des Démocrates pour la Révolution de la République PADER

365. Parti Démocratique et Social PADES

366. Parti Lumumbiste Unifié PALU

367. Parti du Nouvel Elan du Congo PANECO

368. Parti National pour la Démocratie et la République PANADER

369. Parti des Nationalistes pour le Développement Intégral PANADI

370. Parti National du Peuple PANADI

371. Parti de l’Alliance Nationale pour l’Unité PANU

372. Parti pour l’Amour du Prochain et de la Patrie PAPP

373. Parti du Renouveau PAR

374. Parti de Rassemblement des Démocrates pour le Développement Intégrale PARADDI

375. Parti du Réveil et de l’Action pour la Défense des Intérêts du Souverain PARADISO

376. Parti Républicain Chrétien PARC

377. Patriotes Résistants Congolais PARECO

378. Coalition de Résistants Patriotes Congolais PARECO/PAP

379. Partis des Résistants Nationaliste Nsimba PARESO

380. Parti des Reformes dans la Société PARESO

381. Parti Chrétien Authentique PCA

382. Parti Congolais pour l’Alliance Nationale PCAN

383. Parti Congolais pour le Bien-être du Peuple PCB

384. Parti Congolais pour la Bonne Gouvernance PCBG

385. Parti des Conservateurs Congolais PCC

386. Parti Communiste Congolais PCCO

387. Parti du Centre pour le Changement Républicain PCCR

388. Parti Congolais pour le Développement PCD

389. Parti Conservateur des Droits Coutumiers PCDC

390. Parti Chrétien Démocrate pour le Développement Intégrale du Congolais PCDI

391. Parti Chrétien des Démocrates Libéraux PCDL

392. Parti du Changement-Forces Politiques Nouvelles PC-FPN

393. Parti Congolais pour le Progrès PCP

394. Parti Congolais pour le Progrès Intégral PCPI

395. Parti Chrétien pour la Solidarité Africaine PCSA

396. Parti Congolais Socio Démocratique PD

397. Parti Démocrate au Congo PD

398. Parti Démocrate au Chrétien PDC

399. Parti des Démocrates pour le Développement PDD

400. Parti Démocrate pour le Développement du Congo PDDCO

401. Parti Démocrate Fédéraliste PDF

402. Parti des Démocrates pour la Bonne Gouvernance PDF

403. Parti pour la Démocratie et pour la Justice PDJ

404. Parti pour la démocratie et la liberté totale -PDLT-

405. Parti du peuple -PDP-

406. Parti démocratique socialiste - PDS-

407. Parti démocrate et social-chrétien -PDSC-

408. Parti des travailleurs -PDT-

409. Parti des travailleurs africains -PDTA-

410. Parti pour la défense des valeurs chrétiennes -PDVC-

411. Parti émergence du Congo -PEC-

412. Parti fédéral chrétien -PFC-

413. Parti progressiste pour l’intégration de la jeunesse montante -PIJM-

414. Les Patriotes kabilistes -PK-

415. Parti libéral congolais -PLC-

416. Parti libéral pour le développement -PLD-

417. Parti libéral démocrate chrétien -PLDC-

418. Parti pour la liberté, la démocratie et le progrès -PLDP-

419. Parti pour la liberté et le progrès -PLP-

420. Parti des libéraux unis pour le salut -PLUS-

421. Parti de la Nation-Congo -PN-C-

422. Parti national pour la démocratie et le développement -PND-

423. Pour notre Congo -PNCO-

424. Parti national pour la nouvelle énergie du Congo -PNEC-

425. Parti des nationalistes fédéralistes -PNF-

426. Parti national pour la réforme -PNR-

427. Parti national du renouveau pour le développement -PNRD-

428. Parti du peuple -PP-

429. Parti des prolétaires congolais -PPC-

430. Parti du peuple pour le progrès du Congo -PPPC-

431. Parti du peuple pour la paix et la démocratie -PPPD-

432. Parti du peuple pour la reconstruction et le développement -PPRD-

433. Parti pour la promotion sociale et le développement communautaire -PPSDC-

434. Parti réformateur -PR-

435. Parti républicain écologique pour le développement -PRED-

436. Parti pour la relance du développement du Congo -PRDC-

437. Parti pour la résistance et le développement-Shikito -PRD-S-

438. Patriotes résistants Mai-Mai -PRM/KALIBA-

440. Parti pour la révolution du peuple -PRP-

441. Parti Réformateur pour Congo : PRPC-vivant

442. Parti de Rassemblement pour la République : PRPR

443. Parti Socialiste : Ps

444. Parti Socialiste Africain : PSA

445. Parti Socialiste Congolais : PSC

446. Parti des Sociaux-démocrates : PSD

447. Parti Social libéral : PSL

448. Peuple au Service de la Nation : PSN

449. Parti socialiste Progressiste : PSP

450. Parti social pour la Renaissance du Congo : PSRC

451. Parti Travailliste : PT

452. Parti Travailliste Congolais : PTC

453. Parti Travailliste Libéral : PTL

454. Parti d’Union Républicaine : PUR

455. Parti de l’Unité Nationale : PUNA

456. Parti pour l’Unité et la sauvegarde de l’intégrité du Congo : PUSIC

457. Parti des Vertus Républicaines -PVR

458. Les Républicains : R

459. Renouveau pour le développement et démocratie -R2D

460. Rassemblement des démocrates conciliants : RADECO

461. rassemblement pour la démocratie intégrale : RADEPI

462. Rassemblement des démocrates pour la rupture et le renouveau : RADER

463. Rassemblement pour le développement économique et social: RADESO

464. Rassemblement pour le développement intégral et Fédéral : RADIF

465. Regroupement des acteurs multisectoriels pour le développement du Congo

466. Réveil Chrétien: RC

467. Rassemblement Congolais pour la Démocratie: RCD

468. Rassemblement congolais pour la démocratie Kisangani-Mouvement de Libération: RCD/K-ML

469. Rassemblement des congolais démocrates: RCDN

470. Rassemblement des chrétiens démocrates pour le progrès: RCDP

471. Rassemblement des chrétiens pour le Congo: RCPC

472. La Renaissance du Congo pour la paix et le développement: RCPD

473. Rassemblement des chrétiens Républicains: RCR

474. Rassemblement des démocrates chrétiens: RDC

475. Rassemblement démocratique pour le développement et le progrès: RDDP

476. Rassemblement des Démocrates Libéraux –RDL

477. Regroupement des démocrates pour le progrès -RDP

478. Rassemblement pour la défense du peuple congolais -RDPC

479. Rassemblement des démocrates pour la république -RDPR

480. Rassemblement démocratique pour la république -RDR

481. Rassemblement démocratique pour le salut de la république -RDSR

482. Rassemblement des écologistes congolais, les verts –REC-LES VERTS

483. Parti pour la renaissance du Congo -RECO

484. Regroupement des écologistes du Congo démocratiques -RECOD

485. Regroupement des novateurs du Congo -RENOVAC

486. Rassemblement de forces progressistes Congolais -RFPC

487. Rassemblement des indépendants -RI

488. Rassemblement des missionnaires démocrates pour le justice -RMDJ

489. Rassemblement national populaire -RNP

490. Rassemblement des nationalistes pour la paix et la liberté -RNPL

491. Regroupement des nationalistes révolutionnaires -RNR

492. Rassemblement pour une nouvelle société -RNS

493. Rassemblement du peuple congolais -RPC

494. Respectons le peuple -RP

495. Rassemblement du peuple pour la démocratie et le développement -RPD

496. Rassemblement des patriotes pour le développement du Congo -RPDC

497. Rassemblement des patriotes démocrates pour le développement -RPDD

498. Rassemblement du peuple pour la démocratie et le renouveau -RPDR

499. Rassemblement des patriotes mulelistes Maï -RPM

500. Rassemblement des peuples pour leur promotion -RPP

501. Rassemblement des patriotes pour le développement -RPPD

502. Rassemblement des patriotes pour la refondation du Congo -RPRC

503. Renouveau patriotique so-Congo -RPSOCONGO

504. Rassemblement des révolutionnaires du 17 mai -RR17

505. Rassemblement pour la reconstruction du Congo -RRC

506. Rassemblement des forces sociales et fédéralistes -RSF

507. Rassemblement pour l’unité, le développement et l’environnement du Congo -RUDEC

508. République en avant -RA

509. Solidarité congolaise pour la démocratie -SCODE

510. Solidarité pour le développement national -SODENA

511. Solidarité pour le développement et le progrès -SODEPRO

512. Tous pour le Congo -TPC

513. Union congolaise pour le changement -UCC

514. Union pour la construction du Congo -UCCO

515. Union congolaise pour la liberté -UCL

516. Union chrétienne pour la libération des opprimés –UCLO

517. Union des combattants pour le bien-être –UCOBES

518. Union des congolais pour les progrès -UCP

519. Union des chrétiens républicains -UCR

520. Union chrétienne pour le renouveau et la justice -UCRJ

521. Union démocratique africaine -UDA

522. Union démocratique africaine originelle -UDA Originelle

523. Union des démocrates chrétiens -UDC

524. Union des démocrates pour la concorde nationale -UDCN

525. Union pour le développement du Congo -UDCO

526. Union des démocrates pour le développement social -UDDS

527. Union des démocrates chrétiens fédéralistes -UDECF

528. Union des démocrates mobutistes -UDEMO

529. Union pour la démocratie et la reconstruction du Congo -UDERCO

530. Union pour le développement social et communautaire -UDESC

531. Union démocratique des jeunes nationalistes -UDJN

532. Union des démocrates libéraux -UDL

533. Union pour le développement de la nation -UDN

534. Union des démocrates nationalistes/Rwenzori -UDN/R

535. Union démocratique du peuple libre -UDPL

536. Union pour la démocratie et le progrès social/Tshibala -UDPS

537. Union pour la démocratie et le progrès social/Mubake -UDPS/Renové

538. Union pour la démocratie et le progrès social/Kibassa -UDPS/Kibassa

539. Union pour la démocratie et le progrès social/Tshisekedi -UDPS/Tshisekedi

540. Union pour la démocratie et la république -UDR

541. Union des démocrates pour la reconstruction et le développement -UDRD

542. Union des démocrates socialistes -UDS

543. Union des démocrates et sociaux chrétiens -UDSC

544. Union démocratique travailliste -UDT

545. Union des écologistes pour la démocratie et le développement -UED-VERCO

546. Union des forces du changement -UFC

547. Union des fédéralistes pour l’émergence du Congo -UFEC

548. Union des fédéralistes et des républicains indépendants -UFERI

549. Union fait la force -UFF

550. Union des forces nouvelles pour le développement -UFND

551. Union des forces du progrès -UFP

552. Union des forces populaires du Congo -UFPC

553. Union fraternelle pour le travail et le progrès -UFTP

554. Union des jeunes progressistes solidaires -UJPS

555. Union pour la liberté et le bien-être -ULBS

556. Union des libéraux pour la démocratie -ULD

557. Union des libéraux démocrates chrétiens -ULDC

558. Union pour la liberté, la paix et el développement -ULPD

559. Union des mouvements des démocrates nationalistes/congolais -UMDN/C

560. Union pour un mouvement populaire -UMP

561. Union pour la majorité républicaine -UMR

562. Union nationale des démocrates chrétiens -UNADEC

563. Union nationale des démocrates fédéralistes -UNAFEC

564. Union nationale pour les intérêts des chômeurs -UNADIC

565. Union des nationalistes fédéralistes du Congo -UNAFEC

566. Union nationales des nationalistes -UNANA

567. Union pour la nation congolaise -UNC

568. Union nationale pour le développement de la population paysanne du Congo -UNDPC

569. Union des libéraux acquis au changement -UNILAC

570. Union pour la république -UNIR

571. Union pour la république-Mouvement national -UNIR-MN

572. Union nationale progressiste de la jeunesse -UNPJ

573. Union populaire africaine -UPA

574. Union des patriotes congolais -UPC

575. Union du peuple congolais engagé -UPCE

576. Union du peuple congolais -UPCO

577. Union du peuple pour le développement -UPD

578. Union des patriotes démocrates chrétiens -UPDC

579. Union des patriotes nationalistes congolais -UPNAC

580. Union pour une nation forte -UPNF

581. Union du peuple pour la paix et l’agape -UPPA

582. Union pour la promotion des paysans congolais -UPPC

583. Unis par le sort -UPS

584. Union des patriotes républicains -UPR

585. Union du peuple pour la république et le développement intégral -UPRDI

586. Union républicaine -UR

587. Union des Républicains chrétiens -URC

588. Union pour la Restauration et le développement –URD

589. Union pour le Réveil et le Développement du Congo –URDC

590. Union pour la Reconstruction et le Développement de la République –URDCO

591. Union des Résistants démocrates congolais –URDEC

592. Union pour la Reconstruction du Congo –UREC

593. Union des Républicains et Libéraux –URL

594. Union pour le Renouveau Républicain –URR

595. Union SOCIALISTE CONGOLAIS –USC

596. Union sociétaire pour le Développement intégral –USDI

597. Union sociale et Libérale –USL

598. Unité des valeurs –UV

599. Voix indépendante du Peuple -VIP

Liste des regroupements politiques

 

1. Alliance des 13 -A13-

2. Alternance 2018 -A 2018-

3. Accord pour l’Alliance avec les Alliés -AAA-

4. Alliance pour l’Avenir -AA/a-

5. Action des Alliés pour l’Amélioration des conditions de vie des congolais -AAAC-

6. Action Alternance pour le Bien-être et le Changement -AAB-

7. Alliance des Acteurs pour la Bonne Gouvernance du Congo -AABGC-

8. Alliance pour l’Alternance Démocratique -AAD-

9. Amour, Avenir et Paix -AAP-

10. Alliance des Bâtisseurs pour un Congo Emergent -ABCE-

11. Alliance des Centristes -AC-

12. Arc-en-ciel du Congo -ACC/KIAKWAMA-

13. Arc-en-ciel du Congo –ACC/LISANGA

14. Alliance des Démocrates pour le Renouveau et le Progrès –ADRP

15. Alliance dans l’Unité –ADU

16. Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés –AFDC-A

17. Alliance des congolaise -AFC-

18. Alliance Politique CCU et Alliés -ALLIANCE-

19. Alliance des mouvements du Kongo -AMK-

20. Alliance des nationalistes croyants congolais -ANCC& Alliés-

21. Alliance pour la prospérité du peuple congolais -APPC-

22. Alternance pour la république -AR-

23. Alliance pour la transformation intégrale du Congo -ATIC-

24. Avançon -AVANCONS-

25. Alternance Vital Kamerhe -AVK-

26. Cartel de la composante Opposition Politique, Signataire de l’accord Global et Inclusive –RSA- -CARTEL-

27. Composante Jeunesse Société Civile et Alliés -CJS/ALLIES-

28. Compagnons de la Démocratie au Congo -COD-

29. Coalition des démocrates -CODE-

30. Coalition des partis politique pour le Consensus National -CPCN-

31. Dynamique Congo Uni et alliés/Courant Tshisekediste -DCU/ACT-

32. Dynamique Chrétien pour l’unité et développement -DCUD-

33. Dynamique de l’Opposition Politique Congolaise -DO-

34. Dynamique de la marche populaire -DMP-

35. Dynamique des Partis Extra-parlementaires/Majorité Présidentielle

36. Dynamique Républicaine -DR-

37. Exode Citoyen -EC-

38. Forces Centristes Indépendantes de la République -FCIR-

39. Forces du Changement -FDC-

40. Front pour la défense de l’Unité de la République -FDUR-

41. Front pour le Renouveau Dynamique -FRD-

42. Front Uni des Patriotes -FUPA-

43. Groupe des 7 -G7-

44. Groupe de Quatorze –G14-

45. Groupe 18 -G18-

46. Groupe des Partis indépendants -GPI-

47. Le mouvement TOSEKWA -LE MOUVEMENT-

48. Les Progressistes -PROGRESSISTE-

49. Ligue Congolaise des partis Libéraux -LCPL-

50. Ligue du peuple -LP-

51. Les Patriotes -LES PATRIOTES-

52. Les sociocrates de la Majorité Présidentielle -LES SOCIOCRATES-

53. Mouvement Bleu -MB-

54. Mouvement Indépendant Solidaire -MIS-

55. Majorité Nationale -MNR-

56. Mouvement des Indépendants Réformateurs-Kongo OF Reform -MIR-KOR-

57. Mouvement Social -MS-

58. Nouvelle Dynamique de l’Opposition -NDA-

59. Nouvelle Initiative pour le Congo -NIC-

60. Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo -NOGEC-

61. Ordres Nouveau -ON-

62. Opposition politique Signataire de l’accord du 18 octobre 2016 -OPSA-

63. Opposition Républicaine -OR-

64. Opposition Transitoire pour l’Appui au Peuple -OTAP-

65. Parti Lumumbiste unifié et Alliés -PALU et ALLIES¬-

66. Le Peuple d’abord -PPA-

67. Première Force Politique -PFP-

68. Rassemblement des Forces Politiques et Socialistes de la République Démocratique du Congo, acquises au changement -RASSOP-

69. Rassemblement des Démocrates Tshisekedistes -RDT-

70. République en Avant et Alliés -REP ET ALLIES-

71. Républicains Indépendants et Alliés -RIA-

72. Synergie Electorale Notre Congo -SYENCO-

73. Union pour le changement-le Peuple D’abord -UC, PA-

74. Union de l’Opposition Congolaise -UOC-

75. Union pour le respect du Peuple -URP-

76. UDPS Tshisekedi et Forces Politiques -UTFP-

77. Zaire -ZAIRE-

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30 avril 2018

RDC : les médias se meurent en silence

En marge de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, les journalistes congolais sont dans le devoir d’une réflexion basée sur le passage de la gestion d’une simple rédaction à une entreprise de presse.

En République démocratique du Congo, les médias se meurent, faute d’organisation. Déjà, dans son rapport de la première journée de la rencontre de Bondeko à Kinshasa, en septembre 2003, l’Union nationale de la presse au Congo (UNPC) a fait remarquer que la génération actuelle des journalistes évolue en « amateur en quête du sensationnel et s’illustre dans la mauvaise gestion des organes de presse ». Cette situation est toujours d’actualité. Car les médias en RDC n’ont pas d’avenir, faute d’organisation. Et leur chiffre d’affaires est en baisse, selon le constat sur le terrain auprès de plusieurs médias contactés. Ils sont devenus des « médias d’annonces ou de faits » et non des médias qui veillent sur les événements.

Pour sortir de cette situation, les médias de la RDC sont obligés de faire l’auto-évaluation de leur organisation, en se basant sur les quatre lettres piliers de médias, à savoir IPAC. Ces quatre lettres viennent de verbes Informer, Promouvoir, Administrer et Conserver. Elles sont au centre de la gouvernance, de l’efficacité des médias et, surtout, pour l’augmentation de leur chiffre d’affaires. Ces sont des verbes-clés qui sont des piliers du fonctionnement des medias.

Un media ne peut fonctionner sans informer, sans promouvoir ses annonceurs, sans administrer son personnel et sans conserver sa documentation et ses archives.

 En République démocratique du Congo, seule la lettre I (informer) – et, peut-être aussi P (promouvoir) –  semblent fonctionner. Tandis que les deux autres lettres notamment A (administrer) et C (conserver) ne sont pas  utilisées.

Les Médias existent depuis l’époque coloniale: presse écrite (1891), radio (vers 1940), télévision (1966). Actuellement, nous avons les média en ligne (début des années 1990) et la Télévision numérique terrestre (TNT, non encore opérationnelle). Il convient de faire remarquer qu’il existe deux versions de médias en ligne: l’électronique ou la version papier et la version exclusivement en ligne.

Dans les nouveaux médias, l’émulation et la rapidité  sont plus recommandées que dans le journalisme classique. Malheureusement, pour la RDC, aucune institution universitaire ne prend en compte les nouveaux médias de TIC (Technologies de l’information et de la communication) dans la formation des étudiants.   

Lors d’une conférence organisée à Kinshasa, au Centre culturel américain, les participants voulaient savoir ce que gagnent les éditeurs des journaux en Afrique lorsque le site web américain www.allafrique.com utilise leurs informations. M. William Strassberger du bureau Afrique du Département d’Etat aurait dit lors d’une conférence du 6 mai 2009 sur la presse écrite face à l’Internet et aux nouvelles technologies de l’information: « Ce site web avait pris les engagements avec certains éditeurs africains afin qu’ils placent leurs informations dans son site. Mais payant ». Vrai ou faux?

      Tous ces médias produisent des informations pour informer leur public. Selon les observations faites dernièrement au cours d’un colloque organisé dernièrement dans un institut supérieur de la place sur l’avenir du journalisme, il ressort que l’écriture journalistique en RD Congo est en perte de vitesse. Car les médias diffusent des informations avec beaucoup de fautes de français (grammaire, syntaxes de mode et de temps, conjugaison, expressions incorrectes, etc.). Cet état des choses est dû, selon les spécialistes de médias, à la mauvaise formation en cours des langues au niveau de l’école secondaire ; le manque de motivation des étudiants au métier de journalisme ; et le mauvais encadrement des étudiants par les enseignants.

       Hormis les problèmes ci-haut évoqués, il s’opère  aussi, en RDC, la mutation de la formation du journalisme professionnel au journalisme scientifique qui pose problème. C’est-à-dire que la théorie domine la pratique. Il convient aussi de signaler que la plupart d’universités qui forment les étudiants en journalisme, orientent ceux-ci plus vers l’approche audiovisuelle que vers la presse écrite. C’est pour cette raison que la presse écrite est en train de disparaître, faute de bons journalistes qui maîtrisent l’écriture. 

       Certains observateurs pensent que la formation actuelle est plus dans la médialogie (Science qui étudie les médias) que dans l’écriture communicationnelle. Pourtant, l’écriture est la racine pivotante des Sciences de la communication et de l’information (SIC).

       Il convient de signaler que le traitement de l’information en journalisme est comparable à un repas préparé par un cuisinier à partir de différentes sortes d’ingrédients pour son public.

       Avant de présenter sa sauce, le journaliste collecte et diffuse, en passant par le traitement. La manière de présenter une information dépend surtout du support utilisé. En journalisme, l’information est aussi une source financière pour le journaliste et la rédaction.

 Medias sans vision            

        S’agissant de la promotion (P), en République démocratique du Congo, les médias n’ont que des services de publicité et non de marketing.  Ce service de « marketing » est parfois incapable de faire la chasse aux pubs. Cela est même prouvé dans le mémoire (B+5) de Galvanie Pinzi de l’Université catholique du Congo (UCC) qui constate, lors de son enquête, que la majorité de publicités diffusées dans les médias de Kinshasa n’est pas l’effort des agents de marketing, mais plutôt des annonceurs eux-mêmes et parfois des journalistes.

       Selon cette étudiante, « pour ce qui est de la recherche de la publicité, les agents de ce service sont sédentaires, attendant la publicité au bureau. C’est la notoriété de ces médias qui fait que les annonceurs viennent jusqu’à leurs bureaux avec leurs annonces ».

       Scientifiquement, l’immobilisme dans le service de marketing dans la presse serait dû au manque de méthodes et techniques de marketing appropriées,  comme l’analyse Swot en marketing. Swot consiste à étudier les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces dans l’organisation.  

       Il faut signaler qu’il existe une différence entre le marketing et la publicité. Le marketing, selon Sophie Anneau Guillemain, est « une démarche méthodique et permanente qui consiste à étudier le marché sur lequel se situe l’entreprise, à coordonner réflexions et actions pour créer et développer une offre adaptée aux besoins de consommateurs, et garantir ainsi la satisfaction de sa clientèle et la rentabilité de l’entreprise ».

       Tandis que la publicité désigne « l’ensemble des techniques et moyens mis en œuvre pour faire connaître et faire valoir un bien, un service, une entreprise, une institution ou une personne ». La publicité est dans les 4 P du marketing mixte :Produit, Prix, Place et Promotion.

       Au regard du fonctionnement d’actuels services de « marketing », ceux-ci n’ont qu’une responsabilité  d’annoncer et de discuter la grille tarifaire avec l’annonceur et faire le recouvrement. D’où les propriétaires de médias ont l’obligation de réorganiser le service de marketing afin d’augmenter le chiffre d’affaires de leurs entreprises.

       Pour y arriver, il est nécessaire que les médias engagent un personnel qualifié en marketing avec deux approches de marketing (marketing communicationnel et économique) afin de redéfinir la politique de marketing dans une entreprise de médias.

       En outre, parmi les sources financières d’une entreprise de presse, il y a aussi la vente de journaux. Actuellement à Kinshasa, les journaux ne se vendent plus, faute d’acheteurs. Même les institutions officielles ne sont plus abonnées. Elles recourent aux photocopies des journaux afin d’élaborer leurs revues de presse. 

       L’Administration est un cas très négligé dans la majorité de médias de Kinshasa. Pourtant, elle est le cerveau moteur d’un système. Elle permet à une structure de faire le contrôle et d’orienter le système. Il est parfois difficile aux médias de Kinshasa de trouver des dossiers sur les identités de leur personnel.

       Selon le Rapport d'activités de l’ONG African Media Institute (Ami) 2004, le service du personnel est quasiment inexistant dans les médias congolais. Très souvent, c'est le Directeur de publication qui fait office de chef du personnel. À ce titre, il doit remplir les formalités de déclaration aux impôts et à la sécurité sociale, mais comme les organes de presse privés en RDC fonctionnent sans convention collective, cette fonction est sans importance.

 Apport de la lettre C dans les médias

        Les médias en Afrique, en général, et  en RDC, en particulier, ont le devoir de bien conserver leurs archives. Un média sans  ses archives égale à un média sans backgrounds. À Kinshasa, la plupart de médias n’arrivent pas  à bien gérer et conserver leurs archives. Cette situation est générale en RDC, car les Congolais n’ont pas la culture des archives.

       Étant donné que les hommes de médias sont généralement des ‘‘intellectuels’’, il est nécessaire que les propriétaires de médias militent pour l’organisation des archives de médias. Au moment où les médias à travers le monde luttent pour conserver leur quatrième pouvoir en informant, analysant, rappelant et veillant sur les événements, en RDC, les médias ne font qu’annoncer des informations.

       Ne savez-vous pas que la force des médias internationaux, notamment AFP, Reuters, France 24, RFI,…se trouve dans la conservation de leurs archives et dans leur promptitude à diffuser l’actualité dans laquelle ils incèrent le background y afférent ?  

       Les archives et la documentation dans les médias jouent un rôle de sentinelle et de veille. Elles sont le métaschème de la rédaction. Leur mission est de définir la politique de conservation et gestion des documents. Dans cette approche, il faut conserver tous les documents utilisés par la rédaction (les conducteurs, les discours, les rapports, les anciennes productions, photo…). Dans le service de marketing et commercial, il est recommandé de classer les factures avec les pages de photocopie des journaux ou les documents du texte de l’annonceur) et, dans le service d’administration, d’analyser bibliologiquement le dossier du personnel en le classant par rapport aux indices préétablis. Sans oublier la conservation des documents essentiels de l’entreprise.   

       Ce service fait d’office d’intermédiaire entre sa rédaction et ses chercheurs. Il a aussi l’obligation de veiller sur la collaboration (dépôt obligatoire d’exemplaires des éditions) de sa rédaction avec la bibliothèque nationale (dépôt légal) et l’Institution des archives nationales. Aujourd’hui, les Congolais peuvent-ils retrouver facilement les archives du journal Umoja ou Le Palmarès (…) ?

       Il est impérieux que les organisations qui  soutiennent des médias en RDC s’impliquent dans la sauvegarde et, surtout, la création de la culture de conservation des archives de médias. Allusion est faite notamment à l’ONG Journaliste en danger (JED), à l’Observatoire des médias congolais (OMC), à OLPA, FFJ, à l’Union de la presse nationale du Congo (UNPC), au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC)  et aux partenaires extérieurs  tels que l’USAID, la FIJ, l’UNICEF, l’OMS, Reporter sans frontières, l’OIF, le PNUD et la MONUSCO.

 Delphin Bateko M. 

delphinbateko@yahoo.fr

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24 avril 2018

Presse en République démocratique du Congo : historique

  Par définition, le mot presse est  "l'action de presser sur un support."[1]  Dans le cadre de la publication , le mot presse signifie, l'ensemble des publications périodiques et des organismes qui s' y attachent. Souvent  lorsque on parle de la presse, on pense à la  presse écrite (journaux, revues) . D'une manière générale, le mot presse regroupe à la fois la presse écrite et la presse audiovisuelle(radio et télévision).

La presse congolaise, dans son histoire, a connu trois grandes périodes, notamment:

[1] Larousse

- “De 1891 à 1911: Presse missionnaire

Cette presse, qui a connu plusieurs titres, était caractérisée par un journalisme d'évangélisation. Elle était dirigée par des missionnaires auprès desquels les premiers journalistes congolais faisaient leurs premiers pas. L'introduction de la presse par le réseau missionnaire était liée à l'histoire de l'État Indépendant du Congo.

Parmi ces journaux de l'époque, nous avons: Misamu Miayanga, Se Kukianga, Ntembo Eto et Kasai Herald.

 - De 1911 à 1956: Presse coloniale belge

Créée à Elisabethville (Lubumbashi) par M. Paul Das, un sujet hollandais, fondateur du Journal “ Etoile du Congo ”, cette presse dépendait de la politique coloniale belge et était le reflet des querelles  des partis politiques métropolitains.

Nous avons Le courrier d'Afrique, l'Avenir, La croix du Congo, L'Echo de Stan, Le Stanleyvillois, La voix du Congo, Nos images, L'Etoile Nyota et Mbandaka etc.

 - De 1956 à ce jour

 Au début de cette période, les premiers journaux autochtones ont vu le jour avec les journalistes comme Jean-Jacques Kande, Denis Sakombi, Justin Nzeza, Muissa Camus, Philippe Kanza... Cette période marqua un tournant décisif dans l'histoire du journalisme en RDC. Malgré cela, la presse congolaise a connu aussi des générations qui ont fait  la fierté du journalisme congolais:

Première génération : des origines au début des années 70. Cette période a vu émerger les premiers éditorialistes et reporters congolais ;

Deuxième génération : de 1970 à 1975, plus précisément à la naissance de l'Upc ( Union de la presse congolaise) en 1971 jusqu'en 1980, c'est la génération des  grands journalistes et de Horizon des journaux spécialisés ;

Troisième génération : de 1980 à ce jour:

Journalisme amateur en quête du sensationnel, et mauvaise gestion des organes de presse.[1]

          Aujourd'hui, "la presse est devenue une véritable institution sociale, un “service public”, en ce sens qu'elle remplit une fonction d'intérêt général. Celle d'informer et d'éduquer la masse."[2] Partant de cette mission, la presse est considérée comme "le quatrième pouvoir dans le monde après les trois pouvoirs classiques:, exécutif, législatif et  judiciaire. La presse constitue donc, si elle est bien faite et parfaitement organiser, un pouvoir parmi d’autres pouvoirs qu’elle peut à loisir bousculer ou basculer ; elle peut même créer mais aussi anéantir incube et succube. C’est ainsi qu’elle considéré, au regard de ceux qui ne réussissent pas à l’amadouer ou qui ne parviennent pas à l’asservir, comme un élément dangereux à surveiller de près”[3]

          Dans la formation et l'éducation des masses, "la presse s'efforcera toujours de trouver la vérité et de présenter au public non pas les choses qu'on voudrait leur faire croire et connaître, mais la vérité de ces choses dans toute la mesure du possible. Ce qui fera de la presse" machine à fabriquer l'opinion publique."[4]

 Delphin Bateko (delphinbateko@yahoo.fr) 0812237393



[1] Compte-rendu de la première journée de l'atelier d'analyse Institutionnelle de l'Upc et de préparation du Congrès de la presse, Centre Bondeko du 17 au 19 septembre 2003.

[2] Raphaël Mpanu-Mpanu. – Quel est le rôle de la presse ?, In : Congo-Afrique n°7 du Janvier-février 1962. – p39.

[3] Kande D’Zambulaté. – le quatrième pouvoir se conscientise, In : Journal Le Phare n°2178 du vendredi 26 septembre 2003. – pp.1 et 5.

[4] Raphaël Mpanu-Mpanu. – Opcit p.40.

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18 avril 2018

Archivistique et archivologie : clarification épistémologique

Dans cet article scientifique intitulé  « l’archivistique et archivologie : clarification épistémologique, le professeur Bob Bobutaka de l’ISS/Kin et Unikin donne son point de vue scientifique sur : Archivistique et Archivologie.

  

Introduction

Beaucoup de théoriciens dans le domaine des archives exploitent de plus en plus l’archivologie pour mettre en exergue les considérations scientifiques, voire épistémologiques de la science des archives.

L’épistémologie est la branche de la philosophie qui a comme objet d’étude la science. Elle a pour rôle de valider, de critiquer, etc. les connaissances scientifiques et de surcroît les domaines scientifiques. En outre, elle s’intéresse entre autres aux méthodes, aux théories, à l’objet d’étude et de recherche d’une discipline scientifique, à l’élévation de la pensée, à la remise en question d’un discours scientifique, à la construction de la science, à la réalisation des études sur les esprits scientifiques d’une science, etc.

Il a été démontré que les chercheurs dans le domaine des archives se préoccupent rarement de l’emprise de l’épistémologie dans leur champ disciplinaire. En fait, les auteurs dans le champ des archives mettent en relief principalement la construction et l’exploitation des pratiques managériales pour ainsi associer les intelligences relatives à la praxis archivistique.

Il est aussi vrai qu’il faudra reconnaître le fait que quelques penseurs des archives essayent timidement de rationaliser leurs schèmes en exploitant  un contenu épistémologique. Cet effort est observé à travers la lecture des certains livres y relatifs. A ce titre, nous notons aussi les réflexions réalisées à l’Ecole de Chartes de la Sorbonne  en 2003 sur la scientificité de l’archivistique, et ce, malgré le fait que les philosophes des sciences et les épistémologues n’ont pas été invités à ce forum afin d’apporter leurs contributions en la matière. Par ailleurs, nous considérons la réflexion du professeur Carol Couture sur les champs de recherche en archivistique comme une piste des solutions pour la consolidation de l’archivologie d’autant plus que cette étude au contenu philosophique ou gnoséologique favorise le regroupement et l’identification des recherches dans le domaine des archives.

Après avoir mené les recherches à caractère épistémologique sur la scientificité de l’archivistique depuis 2000, nous avons réuni les éléments de conclusion soutenant que l’archivologie est le cadre épistémologique des archives. Ceci est aussi appuyé aussi au travers de notre expérience comme enseignant et chercheur à l’université et comme professionnel dans le domaine des archives depuis 1995. L’archivistique que nous avons enseignée et considérée comme une science éprouve de limites épistémologiques pour bénéficier de la qualification d’une science remplissant des critères de validation épistémologique. Et dans l’hypothèse où l’archivistique serait admise comme une discipline scientifique, force est de reconnaître qu’elle est davantage dans une approche paradigmatique que celle prônant l’interdisciplinarité, voire la syntagmatique.

Certes, il faudra aussi signaler qu’en 2006, l’étudiante Marie-France Luyingi Bobutaka avait fait mention aux disciplines des archives. Sur ce, elle a écrit qu’« A ce stade, nous tenons à souligner que du point de vue conceptuel, la discipline qui s’occupe des archives a évolué selon les 3 termes ci-après : l’archivéconomie, l’archivistique et l’archivologie. En effet, l’archivéconomie tire ses origines du concept bibliothéconomie. Elle était définie comme la science de l’économie des archives selon l’approche belge. L’archivéconomie a été également enseignée dans les universités congolaises notamment dans les Facultés où les enseignements et les recherches en Histoire ont été organisés. L’archivistique a été souvent explicitée comme étant soit la pratique et l’art de gérer les archives, soit la discipline où la science des archives. Enfin, l’archivologie se veut le cadre épistémologique de la science dont l’objet est les archives »[1].

L’archivologie comme discipline scientifique des archives doit aussi se construire aussi bien par l’accumulation des connaissances que par la rupture des connaissances. A ce propos, le Français Gaston Bachelard est l'auteur des réflexions relatives à la connaissance et à la recherche scientifique. Il invente la « psychanalyse de la connaissance objective »[] et est le concepteur de « la rupture épistémologique ». Quant à l’Américain Thomas Samuel Kuhn, il consolide la rupture épistémologique en soutenant qu’une science progresse de manière fondamentalement discontinue, c’est-à-dire non par accumulation mais par rupture. Ces ruptures s’appellent aussi les révolutions scientifiques et sont principalement  exposées dans son livre intitulé : La structure des révolutions scientifiques publié en 1962 qu’il a écrit quand il était encore à Harvard.

Pour  les sciences de l’information et de la communication, y compris le domaine scientifique des archives, il y a de plus en plus des épistémologues qui veulent établir la nette démarcation entre leur praxis et leur pensée.

1. Les Archives

 

Nous soutenons que la Politique et l’Eglise sont des champs qui constituent le grenier de prédilection des archives alors que l’Histoire en est la plus grande utilisatrice.

Du point de vue terminologique, le concept « archives »  est maintenant au féminin pluriel et lorsqu’il écrit avec A majuscule : les Archives désignent un service ou un dépôt d’archives ou encore une archivothèque ; par contre avec a minuscule, les archives signifient les documents ou les supports d’information.

Pour l’histoire de l’écriture de ce concept, Bruno Delmas affirme que le terme              «  Archives »  est un nom féminin pluriel, mais il n’a pas été toujours ainsi. Au XVIIIe siècle, on l’utilisait au masculin singulier. L’apparition, au cours du XIXe siècle, du mot « archives » au féminin pluriel est la conséquence de la formulation de la notion de fonds d’archives dont il devient l’équivalent par contraction. Cet usage accompagne la reconnaissance de la valeur scientifique des fonds d’archives qui implique le principe du respect des fonds. Depuis le dernier quart du XXe siècle, les philosophes et les sociologues réintroduisent l’usage du concept « archive » au singulier, mais au féminin, comme un concept général, considérant le document d’archives comme une trace, un monument, un objet de mémoire. Le caractère fondamentalement scientifique des archives tend à s'effacer ainsi devant le discours mémoriel, l’objet culturel et muséal.

Cette dialectique terminologique est aussi abordée par l’Université de Genève, en ce sens que « Depuis quelques années, les archives sont au centre de débats, de controverses et de préoccupations diverses qui ont largement débordé les milieux patrimoniaux et historiques. Signe paradoxal de cette centralité : la singularisation du mot. On parle plus volontiers aujourd'hui de l' « archive » que des « archives ». Manière de contourner ou de conjurer l'institution, le lieu et le dépôt, au profit d'une extension sémantique qui vise des supports, des contenus et des usages qui se sont diversifiés. Tout devient archive et l'archive paraît ainsi retrouver son sens matériel et ontologique pour désigner l'origine, le commencement, le primitif, le matériau brut. Dans un moment de conversion numérique irréversible, l'archive se confronte à la fragilité des supports. Parce que l'archive est incertaine, archiver devient une obsession de notre temps. Enjeu d'un avenir problématique, l'archive n'est plus seulement une trace, un vestige, une relique, mais l'expression d'une consignation, d'une conservation et d'une préservation de notre présent »[2].

 

De ce qui précède, nous estimons que le concept « archives » doit être transcrit selon l’écriture retenue par les spécialistes et les scientifiques des archives ; car dans cette pluralité de définitions, la discipline de notoriété en la matière qui est l’archivologie ou l’archivistique doit avoir la suprématie sur les autres domaines.

2. L’obsolescence de la théorie des trois âges des archives

L’archiviste Américain Theodore Roosevelt Schellenberg[3] a été le premier à mettre en évidence les trois âges des archives : le premier âge, le  deuxième âge et le troisième âge. Il est surtout connu pour sa contribution à l’archivistique, notamment pour avoir distingué la valeur d’un document d’archives comme une preuve et une source d’information. Ses deux publications les plus connues sont « Modern Archives: Principles and Techniques » en 1956 et « The Management of Archives » en 1965. Il est le père du Records Management que nous  traduisons comme la traçabilité managériale.

De son côté, le Français Yves Pérotin[4] a formulé le concept « trois âges des archives» pour le monde francophone dès 1961 avec une certaine théorisation, dans un article intitulé « L’administration et les «trois âges des archives » publié dans la revue Seine et Paris. Il proposa ainsi « la théorie des trois âges des archives » contenant les archives courantes  ou actives, les archives intermédiaires ou semi-actives et les archives archivées ou définitives. Yves Pérotin est surtout connu pour sa contribution à l'archivistique de langue française. On lui doit notamment la première observation des trois âges des archives et les premières tentatives d'adaptation des procédures du records management en France qu'il avait observées aux États-Unis d’Amérique et au Royaume-Uni.

En citant Schellenberg et Pérotin qui ont révolutionné le domaine des archives, l’on doit aussi citer l’archiviste Britannique Sir Hilary Jenkinson[5] qui était un ancien élève de l'Université de Cambridge. Il entre en 1906 au Public Record Office, dénomination jusqu'en 2003 des Archives Nationales anglaises qu'il dirigera de 1947 à 1954. Il est surtout connu pour sa contribution à l'archivistique de langue anglaise. Le manuel qu'il publie en 1922  sera jusque dans les années 1960 la "bible" des archivistes dans tous les pays anglophones.

La dialectique de la théorie des trois âges dans un contexte d’interrogation sur certains fondements de la profession de l’archiviste a été exploitée lors du colloque organisé en 2003 sur la scientificité de l’archivistique par l’Association Française des Archivistes à l’Ecole Nationale des Chartes à la Sorbonne. Et en 2004, Marcel Caya, professeur canadien d’archivistique, explicite et soutient qu’ « un savoir comme l’archivistique a grandement besoin de recherche et de chercheurs pour étayer les bases scientifiques de ses pratiques. En filigrane, une autre question préalable se posait aussi, sans qu’elle n’ait nécessairement fait l’objet d’un examen exhaustif, c’est bien sûr celle des questionnements actuels de l’archivistique en tant que science, et aussi en tant que pratique (…). Notre exploration s’inscrit donc en marge de la recherche archivistique appliquée et rejoint plutôt d’autres types de recherche plus prospective, plus théorique pour laquelle notre collègue néerlandais Eric Ketelaar avait proposé le terme archivologie»[6].

Cet archivologue Canadien tient au réductionnisme de la théorie des âges en deux composantes et ce, en mettant en exergue l’échec du deuxième âge en ce sens que « la remise en question de l’applicabilité de la théorie des trois âges en Europe est venue de l’administration française elle-même dans son traitement de la notion de pré-archivage  proposée par Yves Pérotin. Dès 1978, en effet, l’abandon par le gouvernement français du service de pré-archivage des Archives Nationales de Fontainebleau a marqué un sérieux recul dans l’utilisation du dépôt intermédiaire en gestion mixte par les ministères producteurs et les archives »[7].

Et conséquemment, nous avons émis la théorie des besoins des documents d’archives avec ses deux cycles ou sous-systèmes : la traçabilité managériale et la traçabilité historiographique. La disparition de la théorie des trois âges des archives n’est pas une fatalité, mais elle entre dans la dynamique épistémologique qui prône la naissance d’une théorie, son développement, sa maturité et sa mort utilitaire ; cette rationalité de la connaissance théorique se construit sur base de la remise en question réfléchie de celle-ci soutenue par les éléments scientifiques probants.

Tableau synoptique et différentiel  de la traçabilité managériale et de la traçabilité historiographique

 

Attribut archivologique

Traçabilité managériale

 Traçabilité historiographique

Orientation managériale

La gestion des archives courantes et intermédiaires

La gestion des archives historiques

Fondement

Le records management

 

L’histoire et l’heuristique

Outil de travail

Le Calendrier de Conservation et d’Elimination 

Les Instruments de Recherche 

Profil des besoins

Les besoins plus orientés vers les géniteurs du document d’archives.

Les besoins plus orientés vers l’utilisateur extérieur.

Base paradigmatique

Construction du fonds d’archives

Exploitation du fonds d’archives.

Collaborateurs de prédilection

Les managers, les employeurs, les employés, les juristes, les historiens, les Archives Nationales, etc.

Les anthropologues, les historiens, les politiciens, les sociologues, les spécialistes de la diplomatique, les paléographes, les Archives Nationales, etc.

Approche légistique

L’exploitation du règlement d’ordre intérieur de l’institution et dispositions légales nationales.

L’utilisation des dispositions légales nationales.

 

Principes archivistiques

Le principe du respect des fonds ou le principe de provenance, le principe de l’ordre primitif et le principe de numérotation.

Le principe de restauration, le principe d’universalité  et le principe de territorialité.

 

Valeur

Probante

Informative

Source : Tableau conçu par nous-même

3. L’Archivistique : intelligence pragmatique de la gestion des archives

 Il y a un débat sur la scientificité de l’archivistique et, sur base de plusieurs réflexions, nous sommes parmi ceux qui soutiennent que l’archivistique est une technique ou une discipline de gestion des archives. Du point de vue historique, on peut aussi retenir que les premiers écrits relatifs à l’archivistique ont été imprimés en 1571 et dont l’auteur, est l’aristocrate allemand Jacob von Rammingen qui est considéré comme le père  de ce sujet académique. Il a fondé une tradition archivistique en Allemagne qui a persisté pendant au moins deux siècles.

Les recherches en archivistique comme discipline ont été mises en exergue par la Troïka Hollandaise composée de Samuel Muller, Johan Adriaan Feith et Robert Fruin au travers de leur publication intitulée : Manuel pour le classement et la description des archives dont le titre  originel est Handleiding voor het ordenen en beschrijven van archieven  publié à Groningue en 1898.

Le Conseil International des Archives définit l’archivistique comme une  discipline traitant des aspects théoriques et pratiques de la fonction archives et soutient que l’archivistique, c’est  l’administration et la gestion des archives mettant l’accent sur les pratiques ou  les aptitudes managériales des archives.

Carol Couture qui est parmi les esprits contemporains de l’archivistique s’appuie sur les travaux de Robert Garon  et estime qu’« il est établi que l’archivistique [est une science ayant comme] objet qui se distingue des disciplines connexes : l’information consignée organique. Elle applique aussi des méthodes qui lui sont particulières, tels que des normes et critères, des délais de conservation ainsi que des règles de sélection des documents. Quant à la finalité de l’archivistique, son originalité ne fait aucun doute : la conservation et l’utilisation de l’information à des fins différentes de celles pour lesquelles elle a été produite.

Tout en encourageant les efforts pour la construction scientifique de l’archivistique exploitée par Carol Couture, une remise en question  des aspects méthodologiques présentés par Robert Garon s’impose car les normes, les critères ne sont pas des méthodes scientifiques. En effet, une science doit avoir son cadre méthodologique scientifique précis ; ce qui n’est pas le cas dans la littérature de Garon. Sur ce, nous sommes ragaillardi avec l’argument méthodologique de David Gracy qui suggère que l’Archivistique nécessite une méthodologie adéquate telle que l’analyse comparative, statistique, qualitative ou historique.

L’archivistique comprend les schèmes tels que l’archivistique traditionnelle, le records management, la théorie de continuum, l’archivistique intégrée, l’archivistique internationale, etc. L’archivistique traditionnelle tire ses origines de la France et sa quintessence est la traçabilité historiographique.  Le records management dont la genèse est liée à l’archiviste américain Theodore Roosevelt Schellenberg qui a été désigné respectivement par les présidents américains Trutman en 1947 et Eisenhower en 1953 pour l’installation de la commission Hoover dont l’objectif principal était d’étudier les « écrits de gestion » dans l’organisation et le fonctionnement de tous les départements de l’administration fédérale des Etats-Unis d’Amérique.

Selon Luis Carlos Lopes, l’archivistique intégrée apparaît comme la plus susceptible de soutenir une démarche globalisante et rapprochant avec succès l’archivistique traditionnelle et le records management. Actuellement, l’archivistique intégrée poursuit son développement.

L’archivistique internationale, d’après Marcel La jeunesse qui a défendu l’idée de l’internationalisme archivistique, est un paradigme de l’exercice des professions documentaires. Il a également pris la défense de l’idée suivante: le domaine de l’information, des bibliothèques et des archives est, par essence, un domaine de nature internationale. L’information ne s’arrête pas aux frontières des États nationaux.

Sur les aspects disciplinaires des archives, il y a lieu également de faire allusion à la recherche en archivistique. En effet, on peut noter que celle-ci s’exerce dans des conditions particulières, notamment de multidisciplinarité qui impliquent, entre autres, le records management, l’histoire, l’administration, l’informatique et la bibliothéconomie ; et nous pouvons allonger la liste avec les disciplines telles que la bibliologie, l’anthropologie, l’ethnologie, etc.

Nous notons l’existence d’un débat sur une« approche africaniste » de l’archivistique où l’on souligne l’oralité comme fondement de la gestion des archives. Delà, il importe de mettre en évidence que les archives exploitent aussi la mnémotechnique qui est l’ensemble des méthodes permettant de mémoriser.

En clair, la finalité de l’archivistique est la mémoire. Les paradigmes fondamentaux des archives sont la conservation et la communication des informations. Dans le système de l’oralité, la conservation et l’utilisation de l’information produite par la société traditionnelle africaine est gérée, notamment par le griot. Il serait commode dans cette logique que l’archivistique, selon le courant africaniste, puisse prendre en compte, notamment l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie, etc. afin de mieux associer son intelligence dans un environnement à tradition orale. Dans cette approche de l’oralité, nous sommes en train de consolider les néologismes « oralistique »[8] et « oralogie »[9].

Qu’à cela ne tienne. Dans la définition du cadre de recherche en archivistique, David Gracy estime que la recherche en archivistique doit s’effectuer en tenant compte des cinq conditions suivantes: (1) La recherche en archivistique doit aller au-delà de la simple description d’événements: elle nécessite une méthodologie adéquate telle que l’analyse comparative, statistique, qualitative ou historique; (2) La nature archivistique de l’information doit constituer un champ de recherche prioritaire; (3) La recherche en archivistique doit recourir aux sciences de l’information, surtout à ce qui a trait aux documents électroniques; (4) La recherche en archivistique doit prendre une dimension internationale; (5) Des efforts systématiques doivent être déployés pour trouver les fonds nécessaires au financement de la recherche.

 

 

4. L’Archivologie : science des archives

 

Sous l’impulsion des travaux de Robert Estivals sur la scientificité de l’écrit et de la communication écrite (la bibliologie), et la contribution d’Eric Ketelaar, nous nous efforçons de donner un contenu épistémologique à l’archivologie : science des archives en opposition avec l’archivistique : la technique de gestion des archives. Pour établir  la rupture épistémologique de l’archivistique comme science, Hubert Fondin[10], souligne que « (…) parler de science à propos de l’archivistique serait un abus de langage : comme pour la documentation et la bibliothéconomie, c’est une technique qu’il s’agit d’améliorer, une préoccupation autour d’objets manipulés plutôt qu’une réflexion scientifique, mais comme toute technique, l’archivistique doit être rattachée à une science fondatrice »[11].

En outre, Eric Ketelaar s’écarte de la définition de l’archivistique comme science d’autant plus qu’elle ne répond pas fondamentalement au questionnement sur le « Pourquoi ?». À cet effet, il était « assez hésitant sur le statut scientifique de l’archivistique (…) faisait remarquer dans l’une de ses conférences que le savoir archivistique se construisait essentiellement autour des questions « Quoi ? » et « Comment ?», mais rarement autour de la question « pourquoi? ». On pourrait ajouter que pour tout projet scientifique, mais singulièrement pour une science ayant trait à l’humain, l’absence de cette troisième interrogation pose de singuliers problèmes.

Il est vrai que le débat sur la scientificité de l’archivistique n’est pas à la portée de l’archiviste ; mais plutôt de l’essor de l’archivologue. En d’autres termes, la préoccupation fondamentale du professionnel des archives est la gestion de celles-ci pendant que l’objectif de l’archivologue est la réflexion épistémologique des archives.

Le concept « archivologie » est de plus en plus utilisé pour désigner la science ou le discours sur les archives. La publication des Allemands Knut Ebeling et Stephan Günzel intitulée « Archivologie. Theorien des Archivs in Philosophie, Medien und Künsten » publiée à Berlin en 2009 consolide notre heuristique épistémologique de l’archivologie. La traduction compréhensive de ce titre peut être « L’archivologie : la théorie et la philosophie des archives ». Ces deux auteurs définissent le contexte de mutation de l’archivistique en archivologie en ce sens qu’ « (…) il inscrit une réflexion sur l’archivistique dans un cadre contemporain qui ne se limite pas au domaine des archives elles-mêmes mais qui concerne les transformations des sociétés modernes ou post-modernes. Pour les auteurs, le discours sur [les archives] en est à son apogée depuis la chute du mur, l’expansion de nouvelles économies et l’émergence de nouvelles guerres. Pour donner à leur réflexion cette dimension globale, ils suggèrent de reprendre le terme proposé par Jacques Derrida : archivologie »[12].

La construction d’un concept a aussi une histoire et une genèse ; il nous revient de noter que le Français Jacques Derrida[13], dans sa publication intitulée le «Mal d'archive », aux éditions Galilée en 1995,  a prédit l’existence de ce concept en avançant que « (…) l’archivologie (…), un mot, qui n’existe pas, mais qui peut décrire une science générale et interdisciplinaire des [archives]»[14].

En exploitant l’archivologie au lieu de l’archivistique, nos confrères Allemands justifient l’interdisciplinarité à la profession qui exploite les archives. Pour consolider la justification terminologique de l’archivologie, Marcel Caya a noté que « notre collègue néerlandais Eric Ketelaar [15] avait proposé le terme «archivologie»[16]. En outre, Yves Pérotin, directeur des Archives de la Seine, s’interroge dans les années 1960 sur l’opportunité d’utiliser le terme « archivologie ».

L’archivologie et l’archivistique ont comme fondement les archives. Le Conseil International des Archives les définit  comme étant « l’ensemble des documents, quels que soient leur date, leur forme et leur support matériel, produits ou reçus par toute personne physique ou morale, et par tout service ou organisme public ou privé, dans l’exercice de leur activité (…) »[17].

 

Bon nombre de chercheurs sont d’avis que cette définition est davantage  institutionnelle et pragmatique, par conséquent, elle est limitée. Pour appuyer cette approche définitionnelle, nous ajoutons que « dans le langage courant, on parle d’archives de film, d’archives orales, d’archives de l’image et du son pour désigner des documents qui, en réalité, ne répondent nullement à la définition officielle »[18].

 Quant à nous, « les  archives  sont les informations cristallisées émanant des activités de toute personne morale ou physique dans une approche de matérialité, de dématérialisation et d’immatérialité ainsi constituées, traitées, conservées et communiquées à des fins de la gestion, de l’identité et de la connaissance de celle-ci »[19].

 Aussi peut-on noter que les archives du premier âge et du deuxième âge font partie de la traçabilité managériale que d’aucuns appellent abusivement les archives administratives et que les Anglo-saxons qualifient de Records Management en opposition avec la traçabilité  historiographique qu’ils appellent Archives. Par ailleurs, la notion de l’inertie des archives au 3e âge est fonction de la non exploitation de ces documents d’archives par leur géniteur ; cependant, ils sont actifs dans leur nouvel environnement où ils seront gardés et utilisées pour «l’éternité». D’où, nous avons aussi formulé la théorie de l’inertie des documents d’archives historiques.

 

5. Les auteurs ayant exploité le concept archivologie[20]

Le concept archivologie laisse tromper certaines personnes à croire qu’il n’est pas d’usage scientifique, et pourtant, on le retrouve déjà dans des nombreuses littératures scientifiques des auteurs aussi importants qui exploitent les archives. Pour ce faire, la construction de quelques foyers internationaux d’exploitation du concept archivologie s’avère indispensable pour la validation épistémologique de ce concept.

1. Le foyer Allemand                                          

Les Professeurs Markus Knut Ebeling et Stephan Gunzel utilisent le substantif archivologie dans leur livre intitulé « Archivologie. Theorien desArchivs in philosophie, medien und Kunsten » publié en 2009 à Berlin. La traduction littéraire de ce titre est « Archivologie : la théorie et la philosophie des archives ».

2. Le foyer Français

C’est dans ce foyer qu’on voit apparaître la suggestion du concept archivologie par le Professeur Jacques Derrida dans le Mal d’archives en 1995. Conscient par sa pensée que « le concept archivologie n’est pas encore exploité, mais il peut décrire une science générale et interdisciplinaire des archives »[21].

On peut aussi citer dans ce lot, les réflexions d’Yves Pérotin et du professeur d’Archivistique Bruno Delmas. En effet, le second cite le premier pour justifier le concept archivologie, notamment à travers le livre de Pérotin intitulé : Manuel d’archivologie tropicale publié au début de la décennie 1960.

3. Le foyer Néerlandais

Quant à ce foyer, nous retenons le Professeur Eric Ketelaar qui a aussi utilisé le substantif archivologie, alors cité par  le Professeur Marcel Caya, lors de la conférence  de l’Ecole de Chartes en 2004 et durant sa communication, il a mentionné que « (…) l’exploration s’inscrivait donc en marge de la recherche archivistique appliquée et rejoint plutôt d’autres types de recherche plus prospectives, plus théoriques, pour laquelle notre collègue néerlandais Eric Ketelaar avait proposé le terme « archivologie »[22].

4. Le foyer Canadien

Dans ce foyer qui marque aussi une noblesse de richesse de la discipline et de la profession des archives par son abondante production dans le domaine des archives, nous citons Marcel Caya qui exploite l’archivologie dans son article scientifique sous le titre « La théorie des trois âges en archivistique. En avons-nous toujours besoin ? ». Il soutient qu’il est important de considérer les recherches en archivistique comme l’avait prédit le Professeur Eric Ketelaar que ces recherches relèvent de l’archivologie.

L’apport du professeur Marcel Caya dans la conceptualisation de l’archivologie se trouve bel et bien du fait qu’il ait pu révéler la recherche terminologique y relative effectuée par son collègue archivologue Ketelaar. Cette reconnaissance scientifique lui vaut une paternité de ce concept d’autant plus qu’avant sa référence, on savait guère que dans le monde des professeurs en Archivistique, il y avait aussi l’utilisation de l’archivologie comme science des archives.

Ceci consolide l’argument selon lequel la lecture des publications est un gage essentiel pour la connaissance et la compréhension de la science.

5. Le foyer de l’Amérique Latine

Le concept archivologie, en espagnole langue utilisée aussi en Argentine « archivologo »[23] est exploité  par le Professeur Norma Fenoglio à l’école d’Archivologie de l’Université Nationale de Cordoba en Argentine. Elle reconnait la problématique terminologique qui se vit dans leur espace scientifique entre archivologo, archivistica et archivero. Ce foyer exploite l’archivologie pour designer toute une filière scientifique, sinon une école de formation dans le domaine des archives.

Certes, il sied de souligner le fait que notre collègue Norma Fenoglio nous a encouragé lorsqu’elle avait pris connaissance en 2013 de notre article scientifique intitulé : De l’archivistique à l’archivologie : essai d’une rupture épistémologique. Elle nous a informé l’exploitation de cette publication scientifique dans ses enseignements et ses recherches en vue de consolider les aspects différentiels entre  l’archivistique et l’archivologie.

6. Le foyer de la République Démocratique du Congo

Nous constatons que ce foyer est plus prôné par le Docteur Professeur Bob Bobutaka dans ses multiples publications sur le questionnement philosophique et épistémologique des sciences de l’information et de la communication, notamment :

  1. Ecrit, information et communication en République Démocratique du Congo : essai de Bibliologie, Kinshasa, L’Harmattan, 2009,183p ; où nous avons exploité le concept archivologie à la page 109 en soulignant que « Yves Pérotin avec sa théorie de trois âges et la conceptualisation de terme  archivologie (…) ».
  2. RD Congo-Belgique : Archives, Bibliothèque et Bibliologie, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2013, 301 p, dans lequel nous avons fait usage de l’archivologie à la page 4 en notant que « l’archivologie ne saurait remplir les conditionnalités épistémologiques si elle n’arrive pas à construire notamment son champ terminologique, sa sémantique, sa syntaxe théorique, son cadre méthodologique, etc. » ;
  3. Archivologie, Bibliologie et Communicologie : approche épistémologique, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2014, 423 p, qui dès l’introduction du livre à la page une cite l’archivologie comme discipline scientifique qui consacre les épistémologies des archives (…) ;
  4. Archivistique, Bibliothéconomie, Documentation et Légistique : Des disciplines de la bibliologie, Paris, L’Harmattan, 2015 et315 p. Nous avons exploité l’archivologie en argumentant que « beaucoup de théoriciens exploitent le concept « archivologie » au lieu de celui d’ « archivistique » pour désigner le domaine scientifique des archives ;
  5. Bibliologie : science de l’information et de la communication, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2015 et contenant 478 pages. Dans l’intervalle des pages allant de 261 à 275, nous avons exploité l’Archivistique et l’Archivologie.
  6. « Courrier électronique ou média interactif : de la bibliomatique à l’archivologie électronique » in Revue de la Bibliologie, Schéma et Schématologie : Hommage à Elena Savova, n°75, Paris, L’Harmattan, Société de Schématologie et de Bibliologie, 2010, pp.107-112. Cet article scientifique exploite systématiquement l’archivologie.
  7. « De l’archivistique à l’archivologie : essai d’une rupture épistémologique », in Revue de Bibliologie, Schème et Schématologie : le Cycle inter-séculaire du libéralisme et du communisme, vers la lutte finale ?, n°79, Paris, L’Harmattan, 2013, pp 110-132 dans lequel, il exploite le concept archivologie comme un déterminant scientifique ou épistémologique des archives.

 Tout récemment en 2017, nous avons publié un autre livre qui aborde également les éléments archivologiques. Il est intitulé : La France, la Belgique et les deux Congo : mémoire historique, approche archivologique et communication politique, il est édité aux éditions Edilivre à Paris et contenant 282 pages. Dans cette publication, il a aussi été question d’établir la corrélation entre l’Histoire, l’Archivistique et l’Archivologie dans les pages allant de 13 à 32.

 Par ailleurs, nous retenons les éléments du texte du mémoire universitaire d’Evariste Makaya de 2006 à 2016 sur l’archivologie en ces termes : « Il sied de signaler que nous avons dénombré 20 mémoires traitant de l’archivologie à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et 3 mémoires à l’Université de Kinshasa, et ce, à travers leurs départements des Sciences et Techniques Documentaires. En ce qui concerne les institutions où nous avons entrepris notre recherche, l’ISS/kin a produit beaucoup de mémoires qui ont exploité l’archivologie par rapport à l’Unikin. Le premier à exploiter le concept archivologie dans le mémoire de licence, c’est l’étudiante Marie-France Luyingi Bobutaka avec son mémoire [de fin d’études supérieures en Archivistique défendu en 2006] intitulé : Application des champs de recherche de Carol Couture sur des travaux défendus au département de sciences et techniques documentaires de l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa »[24].

Certes, dans cet exercice cognitif visant la construction de l’histoire conceptuelle de l’archivologie, il faudraaussi noter qu’en 2018 courant, nous avons enrichi le cadre conceptuel de l’archivologie avec la contribution terminologique du Russe Eugene Starostine[25].Ce professeur d’archivistique a aussi évoqué l’archivologie en ces termes : Il attire l’attention de la communauté scientifique sur la nécessité d’étudier la façon dont tous les évènements courants et extraordinaires de la vie sont documentés dans les différentes civilisations et il l’appelle cette « fixation de la vie dans les documents » - l’archivologie (le terme original inventé par E V Starostine –note de VT). Il insiste beaucoup dans ses publications sur le fait que, pour l’historien, la connaissance des lacunes dans le fonds qu’il étudie et de leur origine (destruction sauvage, tri réglementaire, conflit armé, catastrophe naturelle, déménagement du service) est aussi importante que la connaissance et la maitrise des sources présentes et disponibles.

Cet apport du professeur Starostine peut donner la matière pour instaurer un foyer russe dans la construction conceptuelle de l’archivologie.

Somme toute, ce voyage de par le monde démontre l’acceptation, la validation et l’utilisation universelle du concept archivologie. Cet état des choses consolide l’histoire scientifique du concept archivologie.

Tableau différentiel de l’archivistique et de l’archivologie[26]

 

Identifiant

Archivistique

Archivologie

Orientation disciplinaire

Discipline pragmatique ou opératoire des archives.

Discipline épistémologique des archives.

Production scientifique

Savoir scientifique des archives.

Connaissance scientifique des archives.

Interrogatoire épistémologique

Elle se fonde sur les questions Quoi faire ? ou Que faire ? et Comment faire ?

Elle répond à la question Pourquoi faire ?

Comportement bibliologique

Exploitation des fonds d’archives.

Production des livres sur les archives

Activité professionnelle

Gestionnaire des archives.

Théoricien, scientifique des archives.

Orientation de recherche

Recherche administrative et professionnelle

Recherche scientifique et interdisciplinaire.

Appellation

Archiviste, Records Manager, archivaire, conservateur des archives, etc.

Archivologue, scientifique des archives, épistémologue des archives, etc.

Déontologie professionnelle

Discrétion, communication des archives selon les délais de communicabilité.

Pédagogue, communicateur des archives pour des raisons de recherche et d’apprentissage.

Psychopédagogie professionnelle

Magister dixit, application stricte des normes et textes légaux

Dialectique scientifique des normes, théories,des textes, etc.

Quintessence professionnelle

Métier d’archiviste avec la maîtrise de la technicité de gestion des archives

Scientifique prônant  l’interdisciplinarité

Psycho-communication

Il ne parle presque pas pour la déontologie professionnelle

Il parle beaucoup pour expliquer les phénomènes des archives

Source : Tableau conçu par nous-même.

                En guise de synthèse herméneutique de ce tableau, nous pouvons nous permettre d’établir le parallélisme différentiel entre le pharmacien et le pharmacologue pour en faire une application dans la différenciation entre l’archiviste et l’archivologue. En effet, le pharmacien est un titulaire de diplôme de docteur en pharmacie et qui œuvre dans un laboratoire, voire dans une usine ou dans un dépôt pharmaceutique, alors que le pharmacologue est un spécialiste et théoricien de la pharmacologie : la science médicale et de la pharmacie qui s’occupe des médicaments et des autres substances actives sur l’organisme. Donc, l’archiviste est comparable à un pharmacien, tandis que l’archivologue agit comme un pharmacologue.

En plus, on constate aussi que dans plusieurs pays le qualificatif d’archiviste est attribué à qui conqueœuvrant dans un service d’archives, quand bien même il n’a pas un diplôme de la profession d’archiviste. Et avec l’émergence des universitaires dans le domaine des archives, le qualificatif d’archivologue permet d’en faire aussi une démarcation significative.

Conclusion

Nous sommes convaincu que la science fondatrice de l’archivistique, c’est l’archivologie qui, elle-même, fait partie de la bibliologie ; cette dernière étant comprise dans l’univers des sciences de l’information et de la communication. Cette même approche est d’application également en bibliothécologie et en documentologie qui sont respectivement les sciences d’attache de la bibliothéconomie et de la documentation.

La différence entre l’archivologie et l’archivistique se précise davantage. Un archivologue exploite principalement les livres et d’autres publications sur les archives pour exercer son métier d’enseignant et de chercheur alors que l’archiviste mise sur les fonds d’archives. Si l’archiviste, professionnel de l’écrit administratif, est discret pour des raisons de la déontologie professionnelle, l’archivologue, comme épistémologue et pédagogue universitaire des archives communique suffisamment sur les archives.

Pour corroborer nos réflexions épistémologiques sur l’archivologie, nous avons écrit que « Nos recherches sur l’archivologue se consolident davantage. Si l’archiviste est un professionnel œuvrant dans un service d’archives, l’archivologue peut avoir le même profil de formation que l’archiviste, mais après la formation universitaire, il est recruté pour entreprendre les recherches épistémologiques relatives au domaine des archives »[27].

L’étude sur les champs de recherche en archivistique de l’universitaire canadien Carol Couture financée par l’Unesco se situe bel et bien dans le champ archivologique d’autant plus qu’elle ne saurait être d’application dans l’agir archivistique, sinon dans la gestion d’un service d’archives. Son lieu de prédilection est dans le monde académique produisant et exploitant la documentation souterraine ou les travaux défendus sur les archives tels que le travail de fin du premier cycle supérieur ou universitaire (Bac+3), le mémoire de licence (Bac+5) ou celui de Master ou encore celui de 3e cycle et la thèse de doctorat.

Enfin etpour davantage d’ancrage, l’archiviste s’opérationnalise principalement sur les pratiques archivistiques, alors que l’archivologue construit son heuristique et sa communication pédagogique moyennant l’exploitation rationnelle des livres, des articles scientifiques et de la production documentaire universitaire, etc. dans la thématique de recherche sur les archives. En tout état de cause, si la formation professionnelle des archivistes-professionnel-gestionnaire des archivesn’avait pas besoin de ce genre d’échanges, certesavec l’organisation de cycle de doctorat dans certaines universités dans le domaine des archives, il faudra davantage encourager l’élévation de la pensée philosophique et la construction des schèmes dialectisantautour de problèmes épistémologiques fondamentaux de la discipline des archives.

Références bibliographiques et webographiques

  1. Bobutaka Bateko Bob, Archivistique, Bibliothéconomie, Documentation et Légistique : Des disciplines de la bibliologie, Paris, L’Harmattan, 2015, 315 p.
  2. Bobutaka Bateko Bob, Archivologie, Bibliologie et communicologie : approche épistémologique, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2014, 423 p.
  3. Bobutaka Bateko Bob, Bibliologie : science de l’information et de la communication, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2015, 478 p.
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  5. Bobutaka Bateko Bob, De l’archivistique à l’archivologie : essai d’une rupture épistémologique, in Revue de Bibliologie, Schème et Schématologie : le Cycle inter-séculaire du libéralisme et du communisme, vers la lutte finale ?, n°79, Paris, L’Harmattan, 2013, pp 110-132.
  6. Bobutaka Bateko Bob, DR Congo-Belgique : Archives, Bibliothèque et Bibliologie, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2013, 301 p.
  7. Bobutaka Bateko Bob, Epistémologie génétique de Piaget: Fondement Théorique de la Bibliologie et du Schématisme, de l’éditologie et de la communicologie in Revue Bibliologie, Schéma et Schématisation : Théorie de la fin du libéralisme et la suprématie de la Chine communiste, n* 77, Paris, L’Harmattan, 2012, pp.103-121.
  8. Bobutaka Bateko Bob, La France, la Belgique et les deux Congo : mémoire historique, approche archivologique et communication politique, Paris, Edilivre, 2017, 282 p.
  9. Bobutaka Bateko Bob, Nouvelles pistes pour les archives et les archivistes d’Afrique in Africa Studia : Africa Europe Archives, Requirements ?, Collaborations ? Plans DR  Congo, Rwanda Burundi and Belgium, n* 138, Bruxelles, Archives Royales de Belgique, 2013, pp. 57-74.
  10. Bobutaka Bateko Bob, Professeurs émérites Carol Couture, Eric Ketelaar et Robert Estivals : les modèles de la construction du savoir scientifique en sciences de l’information et de la communication in Revue de Bibliologie, Schéma et Schématisation : Otlet et la bibliologie, n* 73, Paris, L’Harmattan, 2010, pp. 108-124.
  11. Bobutaka Bateko Bob, Synoptique épistémologique de la bibliologue: corpus terminologique, théorique et méthodologique in Revue Bibliologie, Schéma et Schématisation : De l’Occident libéral à l’Eurasie communiste. La bibliologie coloniale, n* 78, Paris, L’Harmattan, 2013, pp. 196- 214.
  12. Caya Marcel, La théorie des trois âges en archivistique. En avons-nous toujours besoin ?,http://elec.enc.sorbonne.fr/document72.html, consulté 25 juillet 2008 à 15h34.
  13. Conseil International des Archives, Dictionnaire de terminologie archivistique, Paris, CIA, 1984, 215 p.
  14. Couture Carol et Rousseau Jean Yves, Les archives au XXe s, Montréal, Université de Québec, 1982, 491p.
  15. Ebeling Knut et Günzel Stephan, Archivologie, http://archishs.hypotheses.org/463, consulté le 24 juillet 2011 à 21h34.
  16. Ketelaar Eric, L’archivistique dans le monde actuel in Revue Revista archivelor, Roumanie, 2007, pp.112 – 123.
  17. Liard Marie-Françoise, L'archivistique est-elle une science ?, Bulletin des Bibliothécaires Français, 2003, Paris, t. 48, n° 3, http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2003-03-0099-005, consulté le 30 avril 2011 à 11h34.
  18. Luyingi Bobutaka Marie-France, Application des champs de Recherche de Carol Couture aux travaux défendus en archivistique à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa, Mémoire de licence (Bac+5) dirigé par le professeur Denis Nzokantu et encadré par l’Assistant Marie-Raphaël Wolo-wolo,Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2006, 116 f.
  19. Makaya Malanda Evariste,Analyse du concept du concept Archivologie dans les mémoires des Sciences et Techniques Documentaires à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et à l’Université de Kinshasa : approches bibliographique et bibliométrique, Mémoire de Licence (Bac+5), dirigé par le professeur Bob Bobutaka Bateko et encadré par le Chef de Travaux Marie-Raphaël Wolo-wolo, Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2016, 116 f.
  20. Musey Nina Eloki Matthieu, Claude Lévi-Strauss : Anthropologie et communication, Bern, Frankfurt, New York, Publications Universitaires Européennes, 1984, 233 p.
  21. Ngongo Musuyu Faustin, Essai de réflexion sur l’Archivologie comme Philosophie des Archives, Mémoire de Licence (Bac+5), dirigé par le professeur Bob Bobutaka Bateko et encadré par le Chef de TravauxMarie-Raphaël Wolo-wolo, Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2016, 120 f.
  22. Université de Genève, Maison de l’histoire, Colloque international : Archives des savoirs : problèmes et enjeux, http://www.unige.ch/rectorat/maison-histoire/Recherche/Archives-1/Appel_a_contribution.pdf, consulté le 24 septembre 2013 à 19h00.
  23. Université de Lausanne, Cours 3:le métier et la formation d’archiviste, 10 juin 2002, pp. 30-31.

 

Bob Bobutaka Bateko, Professeur d’université[28]

e-mail :bobbobutaka@yahoo.fr

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[1] Marie-France Luyingi Bobutaka, Application des champs de Recherche de Carol Couture aux travaux défendus en archivistique à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa, Mémoire de licence (Bac+5) dirigé par le professeur Denis Nzokantu et encadré par l’Assistant Marie-Raphaël Wolo-wolo,Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2006,  f. 42.

[2] Université de Genève, Colloque international : Archives des savoirs : problèmes et enjeux, http://www.unige.ch/rectorat/maison-histoire/Recherche/Archives-1/Appel_a_contribution.pdf, consulté le 24 septembre 2013 à 19h00.

[3]Theodore Roosevelt Schellenberg archiviste américain, né le 24 février 1903 à Garden Township (Kansas) et mort le 14 janvier 1970 à Arlington (Virginie).

[4] Yves Pérotin est né le 15 juillet 1922 à Bordeaux et est mort le 1er mars 1981 à Perpignan, est un archiviste français. Il est reçu en 1942 à l'École nationale des chartes, Reprenant ses études, il soutient une thèse sur le chapitre collégial de Saint-Seurin de Bordeaux pour obtenir son diplôme d'archiviste-paléographe en 1948. Il dirige  successivement les Archives départementales du Lot-et-Garonne (1948-1952), de la Réunion (1952-1958), de la Seine et du Var (1971-1972). Il exerce aussi des fonctions d'archiviste aux Nations-Unies avant de terminer sa carrière aux Archives départementales des Pyrénées-Orientales (juillet 1974-mai 1981).

[5] Sir Hilary Jenkinson est un archiviste Britannique, né en 1882 et mort le 5 mars 1961.

[6] Marcel Caya, La théorie des trois âges en archivistique. En avons-nous toujours besoin ?,École des chartes, Jeudi 2 décembre 2004, http://elec.enc.sorbonne.fr/conferences/caya, consulté le 24 décembre 2012 à 18h45.

[7] Ibidem

[8] C’est une technique de gestion de l’oralité.

[9] C’est un ensemble des connaissances structurées scientifiquement pour répondre aux questions du quand ?, d’où ?, du comment ? et du pourquoi ? de l’oralité.

[10] Professeur français en sciences de l’information à l’université de Bordeaux III.

[11]Marie-FrançoiseLiard, L'archivistique est-elle une science ?, Bulletin des bibliothèques de France,  2003 - Paris, t. 48, n° 3, http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2003-03-0099-005, consulté le 30 avril 2011 à 11h34.

[12]Knut Ebeling et Stephan Günzel, Archivologie, http://archishs.hypotheses.org/463,consulté le 24 juillet 2011 à 21h34.

[13]Jacques Derrida est né Jackie Derrida le 15juillet1930 à El Biar (Algérie française) et est mort le 8octobre2004 à Paris. Jacques Derrida est un Français d’origine Algérienne. C’est un philosophefrançais qui a créé puis développé la notion de déconstruction. À la suite de Heidegger, Derrida cherche à dépasser la métaphysique traditionnelle et ses résonances dans les autres disciplines. Après sa licence ès lettres à l'université de Paris, il part aux Archives Husserl de Louvain en 1953-1954. Il obtient le diplôme d'études supérieures en philosophie avec un mémoire concernant Le Problème de la genèse dans la philosophie de Husserl[], influencé par les travaux de Jean Hyppolite, et Jean Cavaillès. Il suit les cours de Michel Foucault.

[14]Knut Ebeling et Stephan Günzel, Archivologie,

[15] Eric Ketelaar (1944) is Professor of Archivistics (Archival Science) in the Department of Mediastudies (Archives and Information Studies) of the University of Amsterdam (since 1997). He is a Honorary Professor at Monash University, Melbourne (Faculty of Information Technology).

[16]Marcel Caya, La théorie des trois âges en archivistique. En avons-nous toujours besoin ?,

http://elec.enc.sorbonne.fr/document72.html, consulté 25 juillet 2008 à 15h34.

[17] CIA, Dictionnaire de terminologie archivistique, Paris, CIA, 1984, p. 25.

[18] Université de Lausanne, Cours 3: le métier et la formation d’archiviste, 10 juin 2002, pp. 30-31.

[19] Bob Bobutaka Bateko, La France, la Belgique et les deux Congo : mémoire historique, approche archivologique et communication politique, Paris, Edilivre, 2017, p.12.

[20]Faustin Ngongo Musuyu, Essai de réflexion sur l’Archivologie comme Philosophie des Archives, Mémoire de Licence (Bac+5), directeur le professeur Bob Bobutaka Bateko et encadré par Raphaël Wolo-wolo, Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2016, 120 f.

[21] Bob Bobutaka Bateko, Archivologie, Bibliologie et communicologie : approche épistémologique, Saarbrücken, Editions Universitaires Européennes, 2014, p.20.

[22]  Marcel Caya, La théorie de trois âges en archivistique. En avons-nous ? Edition en ligne de l’Ecole nationale des chartes, Paris, 2004, p.1.

[23]Lire à ce sujet une correspondance électronique entre Le Professeur Norma et Professeur Bobutaka autour de « De l’archivistique à l’archivologie (…)», jeudi 6 Février 2014 à 16h12.

[24] Evariste Makaya Malanda,Analyse du concept du concept Archivologie dans les mémoires des Sciences et Techniques Documentaires à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et à l’Université de Kinshasa : approches bibliographique et bibliométrique, Mémoire de Licence (Bac+5), dirigé par le professeur Bob Bobutaka Bateko et encadré par le Chef de Travaux Marie-Raphaël Wolo-wolo, Section : Sciences et Techniques Documentaires, option : Archives, Kinshasa, 2016, ff. 104-105.

[25]Il est né le 4 novembre 1935 à Sol-Iletsk et décédé le 23 mars 2011 à Moscou.Il est un  historien et archiviste russe, expert UNESCO (1994-1995), docteur en histoire (1972) docteur d’état en archivistique, documentation et gestion documentaire (1995), spécialiste éminent en archivistique et en histoire universelle des archives, critique et typologie des sources, histoire de la pensée socio-politique russe, spécialiste de Pierre Kropotkine, expert en restitution des biens culturels. Professeur titulaire (1992) et directeur de la Chaire d'histoire et d'organisation des archives (1981-2011) de l'Institut d'histoire et des archives de l'Université d'État des sciences humaines de Moscou (1992-1996).

[26] Bob Bobutaka Bateko, Archivistique, Bibliothéconomie, Documentation et Légistique : Des disciplines de la bibliologie, Paris, L’Harmattan, 2015, p. 237.

 

[27] Bob Bobutaka Bateko, Nouvelles pistes pour les archives et les archivistes d’Afrique in Africa, Studia : Africa Europe Archives, Requirements ?, Collaborations ? Plans DR Congo, Rwanda Burundi and Belgium, n* 138, Bruxelles, Archives Royales de Belgique, 2013, p.62.

[28]Il est professeur d’Archivistique à l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et à l’Université de Kinshasa et il détient Doctoratd’Etat en Sciences de l’Information et de la Communication. Il a aussi un Diplôme d’Etudes Approfondies en Sciences de l’Information et de la communication dans les orientations archivistique et bibliothéconomie et un diplôme de troisième cycle professionnel en bibliothéconomie. Il a deux licences (Bac+5) en Archives et en Bibliothéconomie et Documentation ainsi qu’un diplôme de graduat (bac+3) en Sciences et Techniques documentation dans l’option : Archivistique. Enfin, il est auteur de plusieurs livres et articles scientifiques publiés en France, en Belgique, en Allemagne et en République Démocratique du Congo. 

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